ANALYSE : Hoekstra relaie l'idée de nous taxer comme l'Europe, un plafond qui cache un plancher de 10 %
Le National Post, dans un article repris ce lundi 28 septembre, écrit qu'on songerait à Washington à punir le virage européen de Mark Carney. Comment ? En traitant le Canada… comme l'Europe.
- Le National Post, dans un article repris ce lundi 28 septembre, écrit qu'on songerait à Washington à punir le virage européen de Mark Carney. Comment ? En traitant le Canada… comme l'Europe.
- Le National Post, dans un article repris ce lundi 28 septembre, écrit qu'on songerait à Washington à punir le virage européen de Mark Carney.
- En traitant le Canada… comme l'Europe.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Une meule au comptoir
Repris le 28 septembre
Le National Post, dans un article repris ce lundi 28 septembre, écrit qu'on songerait à Washington à punir le virage européen de Mark Carney. Comment ? En traitant le Canada… comme l'Europe.
Pendant que Bruxelles offre au Canada une place d'associé, l'idée tient en une phrase. Glisser le pays sous l'entente tarifaire conclue entre Washington et l'Union européenne.
Au comptoir des fromages, dans n'importe quelle épicerie, on soupèse une pointe venue de France ou d'Italie. Le plastique colle aux doigts. On la repose. On la reprend.
Le choix est européen. Le geste est d'ici. Personne, à ce moment-là, ne pense à la douane. On pense au souper.
Le fromage a un dossier
Ce geste a pourtant un dossier. À Washington.
Selon le Service de recherche du Congrès, dans un rapport du 14 septembre, la Maison-Blanche reproche ceci à Ottawa. Ses détaillants peuvent obtenir une part du contingent de fromage prévu par l'accord avec l'Union européenne. Pas une part des contingents laitiers ouverts aux produits américains par l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
Le grief est laitier. La facture aussi. Il coûte déjà 50 % de droits aux produits laitiers canadiens.
Le reproche : un traitement plus favorable à l'Europe. La punition évoquée : nous traiter comme l'Europe.
Le fromage européen est déjà une pièce du dossier.
Un ambassadeur, une vidéo
Le 20 septembre
L'idée a une voix. Celle de Pete Hoekstra. Ambassadeur des États-Unis au Canada.
L'idée a une date. Le 20 septembre, Élie Cantin-Nantel met en ligne un extrait d'entrevue. L'ambassadeur y formule l'idée.
L'idée a une source, du moins selon lui. Les négociateurs commerciaux américains. Il dit leur en avoir parlé. Ils auraient répondu que cela simplifierait les choses, puisque Washington a déjà un accord avec l'Europe.
La phrase clé qu'il leur prête, traduite : « Nous pourrions simplement glisser le Canada sous l'accord commercial avec l'UE ».
Puis celle-ci : « Le Canada a pris sa décision ».
Washington ne traiterait plus le Canada comme un pays avec qui il partage une frontière de quatre ou cinq mille milles, rapporte-t-il encore. Et l'entente préliminaire entre les deux pays ne peut plus servir de point de départ, selon le Post. Trop de choses auraient changé. En trois semaines et demie.
Des négociateurs sans visage
Qui sont ces négociateurs ?
Le journal ne les nomme pas. Hoekstra non plus. Pas dans les mots que le Post rapporte.
Le bureau de l'ambassadeur, lui, a refusé de commenter. Le National Post l'avait sollicité.
Seul nom officiel sur la page : celui du messager.
Un chiffre traduit
« Autrement dit »
Le titre du journal est affirmatif. L'administration Trump « songe » à nous frapper de tarifs à l'européenne.
La page, elle, cite un ambassadeur.
Et le chiffre de 15 % ? Hoekstra n'en prononce aucun. Du moins pas dans la citation que rapporte le journal. C'est le Post qui traduit. D'un « autrement dit ».
Washington, écrit-il, pourrait chercher à appliquer au Canada le plafond de 15 % imposé à la plupart des exportations européennes.
Des négociateurs sans nom, un chiffre sans signataire.
Un conditionnel, deux fois
Un conditionnel dans le titre. Un conditionnel dans la traduction. Je lis donc l'idée pour ce qu'elle est. Une hypothèse relayée. Pas une décision.
Et je la lis autrement que le journal. Ce 15 % n'est pas d'abord un plafond. Pour ce qui passe aujourd'hui sans payer, il serait un plancher.
Les textes le montrent. Un par un.
Au conditionnel, une menace ne coûte rien à son auteur.
Quinze pour cent, payés par Bruxelles
Le 21 août 2025
Le plafond européen a une date de naissance. Le 21 août 2025. Ce jour-là, Washington et Bruxelles publient une déclaration conjointe.
Les États-Unis s'y engagent à appliquer aux produits européens le plus élevé de deux taux. Le droit habituel de la nation la plus favorisée. Ou 15 %.
Le plus élevé.
Quinze pour cent, dans ce texte, n'est pas seulement une limite. C'est aussi un minimum. Quelques produits y échappent. Les avions. Les médicaments génériques. Le liège.
Pour les voitures européennes, le droit combiné ne devait pas dépasser 15 % non plus. L'acier et l'aluminium, eux, restent dehors. Washington et Bruxelles entendaient seulement envisager une coopération.
Ce que l'Europe a donné
Et ce taux n'était pas une punition. C'était un contrat. Avec une contrepartie.
L'Union européenne entend supprimer ses droits sur tous les biens industriels américains. L'Union européenne entend acheter pour 750 milliards de dollars d'énergie américaine d'ici 2028. L'Union européenne entend investir 600 milliards de plus aux États-Unis dans la même période. Et acheter au moins 40 milliards de puces américaines d'intelligence artificielle.
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Glisser le Canada sous cet accord ? Ce serait lui prêter le tarif sans le marché qui l'a fixé.
Ce plafond, Bruxelles l'a acheté comptant.
Dix pour cent depuis juillet
Après la Cour suprême
Depuis, la mécanique a changé. Deux fois.
En février 2026, la Cour suprême des États-Unis tranche. La loi sur les pouvoirs économiques d'urgence ne permet pas au président d'imposer des tarifs. Le Service de recherche du Congrès le rappelle dans sa fiche du 16 septembre.
Suit une surtaxe temporaire de 10 %, pour 150 jours. Elle expire en juillet.
Le 23 juillet, le représentant américain au Commerce publie le régime qui prend le relais. Des droits sur 60 économies. Au nom de la lutte contre les biens issus du travail forcé.
Deux calculs, deux pays
Pour l'Union européenne, le texte fait un calcul à part. Si le droit habituel d'un produit est sous 10 %, le nouveau droit le complète jusqu'à 10 %. Si le droit habituel atteint 10 % ou plus, le nouveau droit tombe à zéro.
Autrement dit, hors exemptions, 10 % est le sol européen. Un plancher.
Le 6 août, l'Atlantic Council jugeait que ce régime semblait tenir le plafond de 15 % promis à Bruxelles. Il prévenait aussi. De nouvelles enquêtes pourraient le dépasser.
Pour le Canada, le texte du 23 juillet impose 10 % de droits additionnels. Sauf sur ce qui entre en franchise sous l'ACEUM.
Là se loge le paradoxe.
L'Europe paie un plancher. Nous passons en franchise.
Ce qui entre libre
Quinze pour cent taxés en 2025
Ce qui passe sans payer, le Service de recherche du Congrès le mesure.
En 2025, les États-Unis ont perçu des droits sur environ 15 % des importations venues du Canada. En valeur. Quelque 56 milliards de dollars américains.
Le reste est entré sans droits. Probablement grâce aux règles d'origine de l'ACEUM, précise le rapport.
Le reste, c'est l'essentiel.
Soixante-douze pour cent vers le sud
Le Canada a vendu 72 % de ses exportations de biens aux États-Unis en 2025. Ce sont les données de Statistique Canada, reprises par le même rapport. En 2025 encore, 64 % du pétrole brut importé par les Américains venait du Canada.
Et pourtant, c'est cette masse-là qu'on glisserait d'abord sous l'accord européen. Celle qui franchit la douane sans rien payer.
Pour elle, le plafond ne serait pas une limite. Ce serait une taxe neuve. Avec un sol à 10 %, si le régime européen actuel s'appliquait tel quel.
Prenez une pièce d'auto conforme à l'ACEUM. Elle traverse aujourd'hui sans droit. Sous le régime européen, elle perdrait son zéro. Comme tout ce qui respecte les règles d'origine.
Sur ce qui ne paie rien, un plafond devient une taxe.
Le rabais des punis
Alcool, lait, papier, bois
Et pourtant, le paradoxe a un revers. Il faut le dire.
Depuis août, certains produits canadiens paient 50 %. Au nom de l'article 338. Alcool, produits laitiers, papier, bois, d'autres biens encore. C'est le tableau du Service de recherche du Congrès, arrêté au 15 septembre.
Ces droits ne font aucune exception pour l'ACEUM. Depuis le 15 septembre, la plupart s'ajoutent même aux droits de l'article 232.
Ottawa a répliqué le 8 septembre, sur 27,6 milliards de dollars canadiens de biens américains. Demain, 29 septembre, certains produits canadiens seront interdits d'entrée.
Un plafond comme soulagement
Pour ces biens, un plafond de 15 % serait un soulagement. Jusqu'à trente-cinq points de moins. Sur chaque facture douanière.
C'est le fait qui dérange ma lecture. Je le publie quand même.
Qui gagnerait au change ?
Une liste. Celle des produits punis cet été. La masse, elle, perdrait sa franchise. Le calcul ne s'inverse pas. Il se partage mal.
Rabais pour une liste, taxe pour la masse.
Aucune théorie juridique
Le conseil de Richard Stern
La réplique la plus forte vient de Washington même. D'un groupe conservateur, qui plus est.
Richard Stern est vice-président d'un institut rattaché à Advancing American Freedom. Un groupe de réflexion conservateur. Son conseil au Post : « Ne le prenez pas au sérieux ».
Il va plus loin. L'ambassadeur jouerait le pitbull, dit-il. La voix de ceux qui cherchent à séparer l'Amérique de ses plus proches alliés.
Glisser le Canada dans le cadre européen n'écarte pas l'ACEUM, selon lui. « Il n'y a pas vraiment de théorie juridique là-dessus ».
L'article 32.10, écrit pour Pékin
Alfredo Carrillo Obregon, analyste au Cato Institute, va dans le même sens.
Un seul article permet aux deux autres parties de mettre fin à l'accord. Le 32.10. Il vise un pacte de libre-échange avec une économie non marchande. Il ne s'appliquerait pas à une entente du Canada avec l'Union européenne.
Cette clause a été écrite en pensant à la Chine, ajoute-t-il. On ne pourrait pas la mouler sur l'Europe.
Gary Clyde Hufbauer, du Peterson Institute for International Economics, le confirme. L'accord ne contient aucune disposition qui priverait nos biens de leur traitement préférentiel pour un rapprochement avec Bruxelles.
Stern tranche. Aucun tribunal sérieux ne laisserait le président classer l'Union européenne parmi les économies non marchandes.
En droit, cette porte est fermée.
Une loi de 1930
Une première, cet été
Et pourtant, une porte fermée n'a jamais freiné ce dossier.
L'article 338 date de 1930. Aucun président ne l'avait expressément invoqué pour imposer des tarifs, écrit le Service de recherche du Congrès. Donald Trump l'a fait. Cet été. Contre le Canada.
Hufbauer le dit d'ailleurs sans détour au Post. « Trump ne se soucie pas des accords précédents, même de ceux qu'il a écrits ».
Il suffirait, selon lui, du prochain décret. Un décret qui cite une loi.
Le fromage, puis les normes
Obregon nomme un déclencheur possible. Un accès plus favorable aux produits européens qu'aujourd'hui, sous l'accord Canada–Europe. Washington pourrait y voir une discrimination. Et invoquer de nouveau l'article 338.
Hufbauer ajoute les normes. Si Ottawa aligne ses règles sur celles de Bruxelles, elles deviennent un substitut au tarif, dit-il. L'article 232 serait alors l'outil le plus simple.
La réplique tient en droit. Elle cède devant l'outil.
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Cette loi de 1930 a déjà servi une fois.
Retour au comptoir
Le contingent des détaillants
Revenons à la pointe sous plastique.
Ce que le Canada accorde à ses détaillants pour le fromage européen, il le leur refuse pour les produits laitiers américains. C'est le cœur du grief laitier de la Maison-Blanche, selon le rapport du 14 septembre.
La différence de traitement existe. Je ne l'efface pas.
Deux groupes spéciaux, 2021 et 2023
Elle a une histoire. En 2021, un groupe spécial de l'ACEUM donne tort au Canada sur ses contingents laitiers. En 2023, un second groupe spécial lui donne raison. C'est le même rapport qui le rappelle.
En juin 2025, le Canada a aussi adopté une loi. Elle interdit d'élargir ses contingents laitiers dans les négociations futures, note le Service de recherche du Congrès.
Le fromage était une affaire de contingents. Il est devenu un motif de tarifs. Bientôt un modèle ?
Hoekstra pousse la logique d'un cran. Le Canada s'aligne sur l'Union européenne, dit-il. Alors il serait logique de le placer sous cet accord.
Le comptoir, lui, n'a pas changé. Ce qu'il porte, si.
Pointe de fromage, argument d'État.
De 0,4 à 10 milliards
Une année, vingt-cinq fois
En 2024, les États-Unis avaient perçu 0,4 milliard de dollars de droits sur les biens canadiens.
En 2025, 10 milliards.
Vingt-cinq fois plus. En une année. Ce sont les chiffres du Service de recherche du Congrès. Et c'était avant l'été de l'article 338.
La franchise elle-même est en sursis. En juillet, Washington a refusé de renouveler l'ACEUM, que le Canada et le Mexique voulaient prolonger. Sans renouvellement, l'accord expire en 2036.
Ceux qui paient sans signer
Il y a l'importateur américain. Il paie le droit à la frontière. Il y a l'acheteur. Il le retrouve souvent dans le prix. Il y a l'usine canadienne. Elle perd la commande quand le prix monte. Il y a le transporteur. Un voyage de moins. Il y a le producteur laitier d'ici. Déjà frappé à 50 %.
Aucun d'eux n'a signé.
Un régime à l'européenne étendrait le droit à la masse qui entre libre. On entend d'ici le claquement des portes de remorque. On les ouvrirait moins souvent.
Le vertige n'est pas dans le taux. Il est dans l'assiette.
Vingt-cinq fois plus, avant même le régime européen.
Un sommet à Montréal
Strasbourg, 16 septembre
La vraie question est ailleurs. Pourquoi cette idée. Pourquoi en septembre.
Le 16 septembre, à Strasbourg, Ursula von der Leyen invite le Canada à devenir le premier « membre associé » de l'Union, rapporte Euronews. Un statut sans précédent dans les traités.
Le commissaire au Commerce, Maroš Šefčovič, y voit une solidarité avec le Canada. Quelques heures plus tard, Donald Trump parle d'un possible « acte hostile ». Il menace les Européens de tarifs.
Un sommet Canada–Union européenne est prévu à Montréal. Fin octobre.
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Le prix avant le traité
Jamie Tronnes, du Center for North American Prosperity and Security, résume l'humeur au Post. « Tout ce qui touche l'UE les hérisse ».
La fonction de l'idée se devine au calendrier. Fixer le prix du rapprochement avant qu'il existe. Avant qu'un texte soit négocié. Avant qu'un Parlement le ratifie, comme Carney l'a promis à Strasbourg.
L'incertitude, elle, pèse déjà sur les entreprises canadiennes, écrit le Post. Aucune victoire en cour ne l'efface.
Une menace sans texte devance le traité.
Plus souverain, dit Carney
En marge de l'ONU
Mark Carney a expliqué son virage en termes simples. C'était en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, rapporte le Post.
Une alliance avec l'Union européenne, dit-il, est « fondée sur un Canada qui devient plus souverain ».
À Strasbourg, il précisait que le Canada ne cherche pas à devenir membre à part entière, selon Euronews. Il parlait d'énergie. De minéraux critiques. De défense. D'intelligence artificielle.
Une vidéo ou une proclamation
J'avoue ne pas savoir ce que deviendra l'idée de Hoekstra. Elle peut très bien mourir dans une vidéo. Elle peut très bien renaître dans une proclamation.
J'avoue aussi une fatigue. Chaque semaine apporte sa menace. Chacune exige d'être lue comme si elle était la dernière.
Je sais seulement ceci. Un pays qui vend 72 % de ses biens à un seul client a le droit d'en chercher d'autres.
Obregon le formule à sa façon, dans le Post. Ce rapprochement sert d'abord à se prémunir. Contre un esprit plus protectionniste à la Maison-Blanche.
Et pourtant, chaque pas vers Bruxelles aura son prix affiché à Washington. Avant même d'être fait.
Diversifier n'est pas déserter.
Le plancher que personne n'a signé
Rien au registre
Rien n'est signé. L'article du Post ne cite aucune proclamation. Aucun avis public. Aucune déclaration du représentant au Commerce.
Il y a un ambassadeur. Des négociateurs sans nom. Un chiffre traduit. Et un bureau qui se tait…
Le comptoir, lundi
Au comptoir, ce lundi, la pointe européenne coûte ce qu'elle coûtait. Le bip de la caisse ne dit rien de la frontière. Le prix de l'idée n'est pas sur l'étiquette. Pas encore.
Le prix de notre rapprochement avec l'Europe se fixera-t-il à un sommet à Montréal en octobre, ou dans une vidéo de septembre ?
La réponse n'est pas à Washington.
Elle est dans ce qu'Ottawa signera. Et dans ce que nous serons prêts à payer pour le signer.
Un plancher de 10 %, sous un plafond sans signataire.
Sources :
Sources Primaires :
- Représentant américain au Commerce — droits de l'article 301 sur 60 économies, Canada et Union européenne, 23 juillet 2026
- Commission européenne — déclaration conjointe États-Unis–Union européenne et taux de 15 %, 21 août 2025
- Service de recherche du Congrès — relations commerciales États-Unis–Canada et tarifs en vigueur, 16 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). ANALYSE : Hoekstra relaie l'idée de nous taxer comme l'Europe, un plafond qui cache un plancher de 10 %. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/analyse-hoekstra-relaie-l-idee-de-nous-taxer-comme-l-europe-un-plafond-qui-cache-un
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