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La ChroniqueAnalyse· N° 5490

ANALYSE : Carney signe à Ankara pendant que Trump dit tenir toutes les cartes

Donald Trump marchait vers Marine One. Un journaliste lance le Canada. La réponse tombe. "Nous avons toutes les cartes."

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À retenir · résumé par IA
  1. Carney signe à Ankara un partenariat stratégique de trois ans avec Erdogan, accompagné de trois textes, et ouvre des négociations de libre-échange.
  2. Un contrat de deux centrales Candu, porté par AtkinsRéalis, est présenté comme une possible option de diversification loin du marché américain.
  3. Carney affirme que le Canada peut attendre "des mois, ou plus longtemps, ou sous une autre administration", tandis que Trump dit que le Canada "travaille très fort" et que "nous avons toutes les cartes".
  4. Les droits de 50 % reposent sur la section 338 de la loi de 1930, utilisée pour la première fois comme tarif, et la liste des produits visés change régulièrement.
  5. La sénatrice Susan Collins obtient des exemptions pour les producteurs du Maine, et l'importateur Gellert conteste les tarifs devant la Cour du commerce international.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

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Deux phrases, un seul vendredi

La phrase de Washington

Donald Trump marchait vers Marine One. Un journaliste lance le Canada. La réponse tombe. "Nous avons toutes les cartes."

Il ajoute une nuance. "Je déteste le dire." Puis il le dit quand même. Le Canada travaille "très fort". Un accord est proche. Selon lui.

La veille, il avait appelé Mark Carney. "Pendant un bon moment", dit le premier ministre. Le contenu reste secret. Les deux se taisent. Pour l'instant.

Toutes les cartes. Trois mots. La formule est connue. Elle a déjà servi. Avant aujourd'hui.

La phrase d'Istanbul

Quelques heures plus tôt, Carney parlait. En pleine nuit canadienne. Depuis Istanbul. Il venait de signer avec Erdogan.

Sa réponse ne portait pas sur les cartes. Elle portait sur le temps.

"Nous pourrions signer cet après-midi." Ou dans des mois. Ou "sous une autre administration".

Un président qui dit tenir toutes les cartes et un premier ministre qui dit n'avoir aucune hâte ne jouent pas la même partie.

L'un presse. L'autre attend. L'un parle fort. L'autre signe loin. L'un vote le 3 novembre. L'autre, non. Le calendrier choisira.

Toutes les cartes, sauf celle du temps.

Ce qui a été signé à Ankara

Une première en 83 ans

Le Canada et la Turquie ont 83 ans de relations diplomatiques. Aucun chef de gouvernement canadien n'avait fait le voyage. Carney l'a fait. Ce jeudi.

Avec Erdogan, il lance un partenariat stratégique. Un plan d'action de trois ans. Quatre piliers. Le commerce et l'énergie. La défense et le dialogue.

Trois textes sont signés. Un protocole sur les industries de défense. Un accord de transport aérien. Une déclaration commune sur l'énergie.

Les négociations de libre-échange commencent. Elles ne sont pas finies. Le communiqué le dit. Avec franchise.

Ce que le texte promet

Un dialogue stratégique annuel. Un comité économique annuel. Des consultations militaires. Des consultations antiterroristes.

Du gaz naturel liquéfié. Du nucléaire civil. Des minéraux critiques. Le menu est long.

La Turquie accueille la COP31 à Antalya. Du 9 au 20 novembre. Ottawa promet d'y travailler avec elle. De près.

Erdogan est invité au Canada. À une date qui conviendra. La phrase est diplomatique. L'invitation est réelle.

Un plan de trois ans signé avec un allié de l'OTAN vaut plus qu'une déclaration d'intentions, il vaut un carnet de commandes.

Ottawa cherche des clients ailleurs. Il en a trouvé un gros. En une journée.

Le pari Candu

Deux centrales à construire

La Turquie planifie deux centrales nucléaires. AtkinsRéalis veut les construire. Avec le réacteur Candu. Un réacteur canadien. Conçu ici.

Carney a parlé de "bonnes chances". Ce vendredi. À Istanbul. Devant des gens d'affaires turcs. Le mot est pesé.

Un chantier nucléaire engage des décennies. Du financement. Du combustible. Des transferts de technologie. Des emplois d'ingénieurs. Au Canada aussi.

La déclaration sur l'énergie encourage le dialogue nucléaire. Elle ne nomme pas Candu. Carney le fait pour elle. À voix haute.

Pourquoi ça compte face à Washington

Un contrat nucléaire en Turquie ne remplace pas le marché américain. Rien ne le remplace. Mais il change la conversation. Un peu.

Un pays qui vend des réacteurs à Ankara négocie autrement. Il a un carnet. Il a des options. Il a du temps.

C'est tout l'objet du voyage. Réduire la dépendance. Carney le dit. Depuis des mois. Il le fait maintenant. À Ankara.

Deux centrales en Turquie pour une entreprise de Montréal, ce n'est pas une revanche sur Trump, c'est une police d'assurance contre lui.

La carte nucléaire est canadienne. Elle n'est pas dans la main de Trump.

"Nous avons toutes les cartes"

Ce que Trump a vraiment dit

La question portait sur le Mexique. Trump répond "très proche". D'un "très bon" accord. Puis il enchaîne. "Même chose avec le Canada."

Le Canada "travaille très fort". Et "je déteste le dire, mais nous avons toutes les cartes". Trois phrases. Trente secondes.

C'était vendredi 23 octobre. Sur la pelouse sud. Avant Marine One. Les caméras tournaient.

Le président parle de cartes. Il n'en décrit aucune. Pas une seule. Il n'en a pas besoin. Il croit.

Ce qui bouge en coulisses

Le comité consultatif de Carney sur les relations américaines s'est réuni jeudi.

Première réunion en plus d'un mois et demi. Des sources l'ont dit à CTV.

Dominic LeBlanc était à Ottawa vendredi. Puis au Nouveau-Brunswick. Pour une annonce d'infrastructure. Le ministre du Commerce inaugurait des routes.

Un accord éclair avant le vote américain n'est pas exclu. L'espoir reste "faible". Le mot est des sources. Il est choisi.

Un comité qui se réunit après six semaines de silence et un ministre qui inaugure des routes ne décrivent pas une capitale pressée.

Ottawa a remis ses dossiers sur la table. Avec calme.

Le temps comme stratégie

Les mots exacts de Carney

"Nous ne nous soucions pas du moment." La phrase est de Carney. À Istanbul. Vers minuit, heure d'Ottawa. Elle est nette.

Il la précise. Le Canada est prêt à négocier "de bonne foi".

Un accord "dans nos deux intérêts". Il regarde "les intérêts des Canadiens". Rien d'autre.

Puis la clé. "Si ce doit être dans des mois, ou plus longtemps, ou sous une autre administration." Le Canada attendra. Il l'a dit.

Une autre administration. Trois mots. Il n'a pas corrigé.

Avant ou après le 3 novembre

Un journaliste insiste. Le moment compte-t-il ? Carney répond. Le Canada "laisserait tout tomber". Pour une négociation de bonne foi.

Avant les élections américaines ? "Cela dépend des États-Unis. Ils sont un peu difficiles à prévoir." La phrase est sèche. Elle est exacte.

Le président a besoin d'un accord avant le vote. Pas le premier ministre. C'est la vraie répartition des cartes. Elle est publique.

Un négociateur qui annonce pouvoir attendre une autre administration vient de retirer la seule carte que son adversaire croyait tenir, le calendrier.

Celui qui n'a pas hâte tient la montre. Et la montre tourne à Washington.

Une loi de 1930 sortie du tiroir

La section 338

Les droits de 50 % reposent sur la section 338 du Tariff Act de 1930.

Une loi de 96 ans. Jamais utilisée pour un tarif. Avant juillet.

Le 20 juillet, Trump signe trois proclamations. Les autos, l'alcool, les produits laitiers. Trois griefs. Trois listes. Entrée en vigueur le 22 août.

Les produits visés racontent le quotidien. Bâtons de hockey. Du vin. Du miel. Des perruques. Des fromages. Tout à 50 %.

Le tarif s'applique même aux produits conformes à l'ACEUM. Et il s'ajoute aux droits de la section 232. Deux couches. Une facture.

Le fil de l'ACEUM

En juillet, l'administration annonce une rupture. Elle ne renouvellera pas l'ACEUM pour seize ans. Le traité devient précaire. L'accès aussi.

Les discussions de Washington s'effondrent en août. Les tarifs tombent le 22. Le Canada riposte. Dollar pour dollar.

Depuis, la liste bouge. Le 8 septembre. Le 23 octobre. La loi de 1930 est devenue un outil hebdomadaire.

Une loi de 1930 ressortie pour taxer des bâtons de hockey mesure moins la force de Washington que l'usure de ses autres outils.

Le tiroir était vide. Il restait 1930. Poussiéreux. Mais légal, dit-on.

Le remaniement du 23 octobre

Ce qui sort, ce qui entre

Vendredi, une nouvelle proclamation. Elle modifie la proclamation 11048. Celle sur les véhicules. Effet le 30 octobre.

Sortent de la liste : contreplaqué, certains papiers, certaines machines, équipements de réfrigération, caisses d'emballage. Et des algues.

Entrent : certaines valves, des tapis, des déchets, de la poudre de cacao, des revêtements de vinyle, des shampooings.

Les algues sortent. Le cacao entre. Personne n'explique la logique. La fiche parle "d'intérêt public". C'est tout.

Ce que dit la fiche

La Maison-Blanche rappelle sa version. Le Canada aurait quitté un accord presque conclu "l'été dernier". Puis riposté sur 20 milliards de dollars d'exportations.

Plus d’analyse

Elle ajoute un classement. En dix-huit mois, deux pays seulement ont riposté plutôt que négocier. La Chine. Et le Canada.

Être classé avec la Chine est un compliment involontaire. Cela veut dire qu'Ottawa a tenu. Jusqu'ici, du moins.

Une liste qui change trois fois en trois mois, qui sort les algues et rentre le shampooing, ne protège rien, elle sert de monnaie.

La liste est une main de cartes. Elle se rebat chaque mois.

Susan Collins, bleuets et pommes de terre

Les exemptions du Maine

Susan Collins est sénatrice républicaine. Du Maine. Elle est en campagne. Contre le démocrate Troy Jackson. Le vote est dans dix jours.

Vendredi, elle annonce des exemptions. Pour les producteurs de bleuets. De pommes de terre.

De pommes et d'algues. Elle les a demandées à Greer et à Lutnick.

Sa phrase est précieuse. Les fermiers du Maine dépendent d'équipements canadiens "indisponibles chez les fournisseurs américains". Ou trop chers à remplacer. Elle l'écrit.

Une sénatrice républicaine vient d'écrire la carte du Canada. Noir sur blanc. Les Américains en ont besoin.

Ce qu'un analyste en conclut

Eric Ham analyse la politique pour CTV. Il tranche. "C'est entièrement politique." Les sondages internes doivent montrer Collins "en très, très grande difficulté".

Les républicains "sonnent l'alarme". À dix jours du vote. Les tarifs causent "une angoisse énorme" aux électeurs. Il le dit tel quel.

Trump tente de "donner une bouée" à ses candidats. Pendant que les électeurs votent. L'analyse est américaine. Pas canadienne.

Quand une sénatrice du parti au pouvoir négocie des exemptions pour ses bleuets à dix jours du vote, les cartes ont changé de côté.

Les cartes de Trump s'appellent Collins, bleuets et pommes de terre.

Un importateur de fromage attaque la loi

Gellert contre Trump

Gellert Global Group importe du fromage. Au New Jersey. Plus de 1,7 milliard de dollars de revenus annuels. Du brie. Du camembert. Du mascarpone.

En 2025, l'entreprise a importé 71 millions de dollars de fromage canadien. Aucun tarif. Grâce à l'ACEUM.

Aujourd'hui, elle paie 50 %. Environ 40 millions par an. Elle absorbe jusqu'à la fin de 2026.

Après, les prix montent. Chez vous aussi. Sur le brie.

Le 20 octobre, elle a déposé plainte. Cour du commerce international. Avec le Liberty Justice Center. Un allié de poids.

L'argument qui porte

Le Liberty Justice Center a déjà gagné. Contre les tarifs "réciproques". En Cour suprême. En février 2026.

Washington rembourse depuis environ 166 milliards de dollars. Aux importateurs. Le précédent pèse lourd. Très lourd.

La plainte dit une chose simple. Les mesures canadiennes citées répondaient aux tarifs de Trump.

Certains jugés illégaux. "Les représailles ne sont pas de la discrimination."

Sara Albrecht dirige le centre. Elle résume : "Ce dossier ne porte pas sur le président. Il porte sur la présidence."

Un président qui a remboursé 166 milliards pour une loi mal lue et ressort celle de 1930 pour taxer du camembert joue une main coupée.

Le fromage ira en cour. La cour a déjà parlé une fois. Elle peut recommencer.

L'acier, Stelco et le mot ingérence

Cinq cents emplois à Hamilton

L'acier canadien paie 50 %. Depuis juin 2025. C'était 25 % en mars 2025. Le taux a doublé. En trois mois.

Le Canada riposte sur 27,6 milliards de dollars d'importations américaines. De l'acier. Des produits laitiers. Des électroménagers. Des machines agricoles. Du papier. De l'électronique.

À Hamilton, Cleveland-Cliffs veut mettre à pied 500 travailleurs de Stelco. Le patron, Lourenco Goncalves, a soutenu les tarifs de Trump. En public.

Mélanie Joly l'a averti. Reculez, dit-elle. Le ministère de l'Industrie ne lâche pas 500 emplois. Pas sans un mot.

À découvrir

La fiche de l'ambassade

Jeudi, l'ambassade américaine à Ottawa publie une fiche. Elle accuse des dirigeants canadiens d'ingérence. Dans le vote du 3 novembre. Joly est nommée.

Carney répond d'Istanbul. "Ces allégations n'ont aucun fondement." Il se dit "déçu". L'envoyé américain voit là son rôle. Pas lui.

Le Canada est "très, très prudent". Pour ne pas sembler s'ingérer. Il a une présence diplomatique profonde aux États-Unis. Des contacts partout. C'est son travail.

Un ambassadeur qui accuse d'ingérence le pays dont les ministres défendent 500 emplois chez eux retourne le mot contre son sens, et Ottawa a raison.

Défendre Hamilton n'est pas s'ingérer à Washington. C'est gouverner.

Le fait qui dérange

Erdogan et les droits

Le partenaire d'Ankara ne partage pas tout. Ce mois-ci, son gouvernement a mené plusieurs opérations. Contre l'opposition. Contre des journalistes. Contre des groupes marginalisés.

Les organisations de droits humains le disent. Depuis des années. Carney le sait. Il signe quand même. Les yeux ouverts.

Il appelle cela du "réalisme fondé sur les valeurs". "L'engagement ne signifie pas l'approbation." Et : "très peu de pays ont les standards du Canada".

Anita Anand a soulevé les droits humains. Avec son homologue turc. Ce jeudi.

Carney, lui, ne dit pas s'il l'a fait avec Erdogan. Il préfère les conversations "directes". Non rapportées.

Notre lecture

Nous publions ce fait à sa place. Il dérange.

Un premier ministre qui vante les standards du Canada et qui esquive sur Erdogan laisse un vide.

Le réalisme a un prix. Carney l'a accepté. Il devrait le nommer. Pas seulement le théoriser.

Diversifier loin de Trump est juste. Le faire sans répondre sur les journalistes turcs l'est moins. Les deux sont vrais. En même temps.

Un partenariat de trois ans avec un gouvernement qui a fait taire ses opposants ce mois-ci exige une réponse directe, et Carney l'a esquivée.

Le réalisme a des valeurs, dit Carney, et il a un prix.

Ce que vous tenez dans votre main

Vos cartes à vous

Vous achetez du fromage. Des outils. Du bois. Vous travaillez dans l'acier. Dans l'alimentaire. Dans la machinerie. Chaque remaniement passe par votre facture.

Mais vous tenez aussi des cartes. Les fermiers du Maine le disent. Ils ont besoin de vos équipements. De vos emballages. De vos algues.

Les importateurs américains le disent en cour. Ils ont besoin de votre fromage. Au point de poursuivre leur président. Le leur.

Les cartes du Canada ne sont pas à Ottawa. Elles sont dans les champs du Maine. Et les entrepôts du New Jersey.

Ce que Trump a raison de voir

Trump a raison sur un point. Le Canada a besoin d'un accord. Son économie est liée à la vôtre. Très profondément. Il le sait.

Mais un accord avant le 3 novembre sert d'abord ses candidats. Collins l'a montré. Ham l'a expliqué. Le compte à rebours est le sien.

La pression maximale fonctionne contre un adversaire pressé. Carney a choisi de ne pas l'être. C'est sa carte. Elle suffit peut-être.

Un pays qui négocie sans montre face à un pays qui vote dans dix jours a moins de cartes mais plus de temps.

La montre d'Ottawa n'a pas d'aiguille électorale.

Ankara, Istanbul, Washington

Ce que ce vendredi laisse

Un partenariat de trois ans. Deux centrales en vue. Une liste rebattue. Une sénatrice qui demande grâce pour ses bleuets. Un fromager en cour.

Et deux phrases. "Toutes les cartes." "Une autre administration." Elles se sont croisées au-dessus de l'Atlantique. Le même jour.

Le président a dit vrai sur la force. Le premier ministre a dit vrai sur le temps. Les deux vérités ne font pas un accord.

Elles font une attente. Elle se compte en jours. Jusqu'au 3 novembre. Puis en années. Peut-être quatre.

Ce que vous devez retenir

Celui qui tient toutes les cartes n'exempte pas les bleuets du Maine. Celui qui n'a pas hâte ne signe pas à Ankara. En principe.

Les deux l'ont fait. Les deux savent pourquoi. Vous aussi, maintenant. C'est l'essentiel.

Celui qui tient toutes les cartes ne demande pas de jouer vite.

Carney signe à Ankara pendant que Trump dit tenir toutes les cartes.

Et vous, qui tient les cartes quand l'un signe en Turquie et l'autre exempte des bleuets à dix jours du vote ?

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.

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Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). ANALYSE : Carney signe à Ankara pendant que Trump dit tenir toutes les cartes. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/analyse-carney-signe-a-ankara-pendant-que-trump-dit-tenir-toutes-les-cartes

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