ANALYSE : Washington négocie avec Mexico sans Ottawa, et l'ordre du jour passe de 54 à près de 90 sujets
La quatrième ronde de pourparlers entre Mexico et Washington n'aurait pas lieu la semaine suivante : le vice-ministre du Commerce extérieur Luis Rosendo Gutiérrez l'a annoncé le 23 septembre, à Mexico.
- La quatrième ronde de pourparlers entre Mexico et Washington n'aurait pas lieu la semaine suivante : le vice-ministre du Commerce extérieur Luis Rosendo Gutiérrez l'a annoncé le 23 septembre, à Mexico.
- La quatrième ronde de pourparlers entre Mexico et Washington n'aurait pas lieu la semaine suivante : le vice-ministre du Commerce extérieur Luis Rosendo Gutiérrez l'a annoncé le 23 septembre , à Mexico.
- Le pays qu'on dit premier de la file attend, lui aussi.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Le pays qui passe devant
Une ronde reportée
La quatrième ronde de pourparlers entre Mexico et Washington n'aurait pas lieu la semaine suivante : le vice-ministre du Commerce extérieur Luis Rosendo Gutiérrez l'a annoncé le 23 septembre, à Mexico.
Le pays qu'on dit premier de la file attend, lui aussi. Et sa liste a grossi. De 54 points à près de 90, selon Reuters.
Ottawa, lui, n'a pas de ronde du tout.
Pas de date. Pas de salle. Pas d'ordre du jour.
Voilà le paradoxe. Le Mexique est dans la salle, et la salle ne bouge pas. Le Canada est dehors. Et on lui répète que tout se joue dedans.
Là où se fabrique la pièce
Dans une usine de pièces automobiles, d'un côté comme de l'autre de l'ACEUM, l'accord Canada–États-Unis–Mexique, ces rondes ne sont pas des abstractions. On y entend le bip des chariots élévateurs. On y compte les commandes.
Le Mexique fournit environ 44,6 % des pièces automobiles importées par les États-Unis, selon Latin Times.
Au Canada, Washington menace de porter à 50 % les droits sur les voitures, les pièces et l'acier à partir de janvier, rapporte Reuters.
Deux chaînes de montage. Une même attente.
L'accord nord-américain tient encore. Sa promesse, moins. La rupture avec Ottawa jette un doute sur sa viabilité, écrit Reuters.
Premier ou dernier, chacun attend la même lettre de Washington.
Cinquante-quatre
La liste d'origine
Il faut partir du chiffre de départ.
Au début des discussions, Washington a présenté à Mexico une liste de 54 points. Des points à régler pour espérer une baisse de tarifs. La présidente Claudia Sheinbaum l'a rappelé à la mi-septembre, selon le quotidien Vanguardia.
Sa méthode tient en une phrase. Sur chaque point, Mexico propose une sortie, dit-elle. Pas toujours celle que Washington demande. Certaines demandes violeraient les lois mexicaines.
Elle ajoute une idée. Pour réduire le déficit américain, Mexico cherche à acheter aux États-Unis ce qu'il achète ailleurs.
Le déficit est le fil. Trump cherche à le réduire, l'a-t-elle rappelé le 18 septembre. Le reste s'accroche à ce fil.
Quatorze, dit Ebrard
Le secrétaire mexicain à l'Économie, Marcelo Ebrard, affiche un résultat chiffré. Selon lui, la liste des plaintes américaines est passée de 54 à 14, rapporte Latin Times.
Quarante points réglés, donc. Le bon élève a fait ses devoirs.
C'est l'image que Washington aime montrer au Canada. Mexico règle. Mexico ne riposte pas. Mexico avance.
Le Canada, lui, a riposté. Il a quitté la table le 21 août.
Cinquante-quatre demandes, et une réponse pour chacune.
Près de quatre-vingt-dix
Le 23 septembre
Et pourtant, le jour même où il reportait la ronde, Gutiérrez a donné un autre chiffre.
L'ordre du jour de la négociation est passé de 54 sujets à près de 90, a-t-il dit selon Reuters. Il y voit l'évolution naturelle de dossiers complexes. Par exemple, la réglementation des plateformes numériques.
Sheinbaum l'avait dit autrement, quelques jours plus tôt, selon Vanguardia. La liste a grimpé à mesure que Washington ajoutait de nouvelles demandes.
Vider, remplir
Quatorze d'un côté. Près de quatre-vingt-dix de l'autre.
Les deux chiffres ne se contredisent pas. Ils décrivent un mouvement.
L'un compte ce qui sort. L'autre, ce qui entre.
La liste s'allonge à mesure qu'on la vide.
Voilà ce que la file mexicaine révèle d'abord. Une liste qu'on vide n'est pas une liste qui se ferme. Un partenaire qui répond à tout ne reçoit pas, pour autant, la fin des demandes.
Il reçoit la suite.
Régler quarante points en fait apparaître d'autres.
Le calendrier qui glisse
Trois rondes, puis une date flottante
Mexico a déjà tenu trois rondes, selon El Heraldo de México. La première s'est conclue le 29 mai à Mexico. La deuxième a eu lieu à Washington en juin. La troisième, du 21 au 23 juillet, de nouveau à Mexico.
La quatrième flotte.
Le 16 septembre, le Wall Street Journal annonçait qu'elle glisserait aux 28 et 29 septembre, après la visite de Xi Jinping. C'est ce que rappelle le chroniqueur Rodrigo Pacheco dans Excélsior. Le 23, Gutiérrez l'a sortie de la semaine suivante.
Octobre, peut-être.
Le matin du 23 encore, El Heraldo de México écrivait que la date n'était pas confirmée. Le ministère de l'Économie parlait de dates provisoires. Le jour même, elles n'existaient plus.
Xi, le G20, Lutnick
Gutiérrez invoque des conflits d'agenda. La visite du président chinois aux États-Unis. Le sommet du G20 de Miami, en décembre. Les deux pays annonceront la date « dans les prochaines semaines », dit-il, selon Mexico News Daily.
Pacheco avance une autre lecture. Le 9 septembre, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick avait annulé à la dernière minute une visite à Sheinbaum au Palais national. Il n'en est resté qu'un appel vidéo.
Selon le chroniqueur, le report obéirait à une dynamique proche de celle du Canada. Des progrès avec le bureau de Greer. Puis le refus de Lutnick de baisser les tarifs de l'article 232.
Une date qui recule n'est pas une date qui approche.
Vingt-deux appels
Sans annonce
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Mexico a sa méthode, et elle se voit.
Le 18 septembre, Sheinbaum a confirmé avoir parlé avec Donald Trump le mercredi 16 septembre. Un appel prévu, dit-elle. Quelques accords atteints. Rien de public avant l'entente finale.
Elle a ajouté un chiffre. Elle a parlé avec Trump 22 fois depuis son arrivée au pouvoir.
Mexico a eu trois rondes. Mexico a eu vingt-deux appels. Mexico a eu une coordination technique quotidienne avec le bureau de Greer, selon Gutiérrez.
Ottawa a eu une rupture, le 21 août.
Une seule.
Sans micro
Greer a souligné la différence lui-même. Le lundi 21 septembre, sur Bloomberg, il s'est montré optimiste sur le Mexique, rapporte Excélsior. Il a cité le moniteur du commerce de l'aluminium présenté par Mexico le 18 septembre.
Il a surtout insisté sur un point. La négociation avec Mexico ne se plaide pas dans les médias. Elle se fait discrètement.
L'allusion au Canada n'avait pas besoin d'être nommée.
À l'ONU, Trump a désigné le Mexique comme l'épicentre de la violence des cartels. Dans le même discours, il s'est dit très fier de sa bonne relation avec le gouvernement mexicain, relève Pacheco.
Le reproche et la caresse. Même tribune.
Mexico parle bas, et Washington l'écoute plus souvent.
Ottawa sans rendez-vous
Banff, mi-septembre
À Banff, lors d'une retraite du cabinet, à la mi-septembre, Dominic LeBlanc a reconnu n'avoir aucune réunion prévue à Washington, selon le National Post.
Mexico et Washington visaient alors un accord avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. LeBlanc a relativisé la vitesse. Foncer vers un accord deux mois plus tard, a-t-il dit, ne ressemble pas à de la vitesse.
Le National Post rappelait les autres menaces. Une interdiction visant Bombardier. Des droits de 50 % sur les autos et camions canadiens au 1er janvier 2027.
Le 25 septembre, depuis Moncton, LeBlanc disait parler à Greer quelques fois par semaine, rapporte CBC. Sans attendre près du téléphone.
Un levier sur nous
Le même jour, Greer disait à CNBC ne voir aucune urgence à conclure avec le Canada. Les Canadiens « nous appellent de temps en temps », a-t-il dit, selon Reuters.
Reuters ajoute une lecture. Certains experts pensent que l'administration Trump veut d'abord conclure avec le Mexique. Cela lui donnerait plus de poids pour obtenir un meilleur accord avec le Canada.
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Un téléphone posé sur un bureau, qui ne sonne pas à heure fixe. C'est notre canal.
Qui écrira la règle, pendant que nous rappelons ?
Hors de la salle, on ne négocie pas. On attend la copie.
Pourquoi Mexico d'abord
Le 1er janvier à Mexico
Il faut écrire ce qui dérange notre version.
La préférence de Washington pour Mexico a des raisons documentées. Le 1er janvier, le Mexique a imposé des tarifs nouveaux ou plus élevés sur les produits de pays sans accord de libre-échange, dont la Chine et Taïwan, selon Mexico News Daily.
Les importations ont reculé dans près de 1 500 catégories de produits.
Un signal. Washington sait le lire.
Mexico n'a pas riposté aux tarifs américains. Ottawa, si.
La Maison-Blanche l'a écrit le 8 septembre. Depuis un an et demi, deux pays seulement ont riposté plutôt que de négocier : la Chine et le Canada.
Le même mois à Pékin
En janvier aussi, rappelle l'ancien diplomate Michael Kovrig dans le Globe and Mail, Ottawa concluait une entente avec Pékin, avec un quota de véhicules électriques chinois.
Deux gestes. Un même mois. Deux directions opposées.
Pour Washington, qui négocie avec Mexico sur l'investissement chinois, la file n'est pas arbitraire. Et nous tenons, nous aussi, le pouvoir de Pékin pour la première menace.
C'est vrai, et cela ne change pas ceci : l'alignement mexicain n'a pas encore acheté la levée des tarifs de l'article 232. C'est toujours la priorité de Gutiérrez.
La bonne note n'a pas ouvert la porte du 232.
La porte du 232
Cinquante pour cent de contenu américain
« Notre priorité est de réduire les tarifs de l'article 232 », a dit Gutiérrez le 23 septembre, selon Reuters. Il visait l'acier, l'aluminium et l'automobile.
Cinquante pour cent sur l'acier. Cinquante pour cent sur l'aluminium. Cinquante pour cent de contenu américain réclamé dans les véhicules pour un accès préférentiel, selon Latin Times.
Mexico s'y oppose. Il demande d'abord un allègement sur l'automobile, l'acier et l'aluminium. Ensuite seulement, il cédera ailleurs. La Maison-Blanche ne montre aucun signe de souplesse, écrit Latin Times.
Le reste du commerce mexicain respire. Depuis le 24 juillet, les produits mexicains hors de l'accord paient 10 % de plus. Ceux qui s'y conforment restent exemptés. Plus de 80 % des exportations mexicaines le seraient, selon une estimation du gouvernement mexicain.
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Le mur de Lutnick
C'est le même mur que celui du Canada. Des tarifs de sécurité nationale. Un secrétaire au Commerce qui ne les baisse pas. Un calendrier qui glisse.
Je l'avoue. J'ai d'abord lu le report mexicain avec un petit soulagement. Nous ne serions pas les seuls à attendre.
Puis j'ai lu ce que contient leur liste.
Le soulagement n'a pas duré.
Le mur ne distingue pas le bon élève du retardataire.
Ce qui s'écrit sans nous
La liste mexicaine
Voici ce qui se négocie dans la salle où nous ne sommes pas.
Ce que Mexico négocie, c'est le contenu des véhicules, selon Reuters. Ce que Mexico négocie, c'est l'investissement chinois. Ce que Mexico négocie, c'est la réglementation des plateformes numériques. Ce que Mexico négocie, c'est l'acier et l'aluminium. Ce que Mexico négocie, c'est la part régionale des composants électroniques, selon Gutiérrez.
Aucun de ces dossiers ne s'arrête à la frontière canadienne.
Ils nous concernent. Sans nous.
Une règle écrite à deux
Latin Times rapporte que Greer a dit aux sénateurs espérer des ententes intérimaires avec le Mexique et le Canada cette année. Le contenu automobile, le travail et l'environnement seraient renvoyés à 2027.
Une règle sur la part américaine d'une voiture, écrite à deux, appliquée ensuite à trois…
Au bout de la ligne, la tôle encore tiède ne sait pas quelle salle a fixé son pourcentage. Celui qui la soude, lui, l'apprendra par une note de service.
Nos usines suivront une règle qu'elles n'auront pas lue.
La table à trois
Ce que dit Sheinbaum
Mexico ne ferme pas la porte au Canada. Le 18 septembre, interrogée sur Ottawa, Sheinbaum a répondu avec prudence.
Elle dit que Carney prend les meilleures décisions pour son pays. Elle dit que le Canada était sur le point de conclure, pour des raisons qu'elle ne connaît que par ce qui est public. Elle dit que l'accord nord-américain n'a pas disparu, puisqu'il a force de loi dans les trois pays.
Mais les hausses de tarifs américaines, ajoute-t-elle, trahissent l'idée d'origine. Zéro tarif sur la grande majorité des produits.
À la mi-septembre, LeBlanc se disait encouragé par un autre souhait de Sheinbaum, selon le National Post. Les trois pays à la table.
Une table. Trois chaises. Pour l'instant, deux seulement se font face à Washington, et la nôtre reste rangée contre le mur.
Un plan à trois pour l'électronique
Gutiérrez ouvre même une fenêtre. Le Mexique, dit-il, travaille avec les États-Unis et le Canada à remplacer des intrants asiatiques par du contenu régional, selon Mexico News Daily.
La part mexicaine dans l'électronique exportée vers les États-Unis tourne autour de 7 à 8 %. Pour l'ensemble des produits fabriqués au Mexique, elle atteignait 44 % en 2024. Gutiérrez vise, dans l'électronique, 20, 30 ou 40 %, main dans la main avec Washington et Ottawa.
L'enjeu est concret. Le Mexique exporte des serveurs pour l'intelligence artificielle. Leur contenu vient d'Asie, surtout de Taïwan, selon Mexico News Daily.
Un plan à trois existe donc. Il se discute. Il n'a pas de ronde.
Il reste une chaise, à condition de s'y asseoir.
Deux courbes
Treize pour cent
Le premier de file n'a pas que des ennuis.
Fitch a relevé sa prévision de croissance du Mexique pour 2026 à 1,4 %, contre 1,0 %, rapporte Latin Times. Au premier semestre, les exportations mexicaines vers les États-Unis ont augmenté de 13 %, selon l'institut statistique mexicain cité par le même média.
Chez nous, en juillet, les exportations vers les États-Unis reculaient de 6,6 % en un mois, selon Statistique Canada.
Deux périodes différentes. Deux pentes.
Le premier de file vend plus. Il attend quand même. Ses usines d'automobiles aussi : leurs exportations vers les États-Unis ont reculé de 2,7 % au premier semestre, selon Latin Times.
La revue annuelle
Et pourtant, Fitch signale aussi un frein. Le 1er juillet, Washington a refusé de reconduire l'accord pour seize ans. Sa révision revient désormais chaque année, jusqu'à l'échéance de 2036. L'incertitude pèse sur l'investissement.
Pacheco va plus loin. Le scénario le plus probable, écrit-il, serait un report de la négociation à 2027. Avec des investissements ralentis dans l'automobile, l'acier et l'aluminium.
À quoi sert d'être premier, si la file ne bouge pas ?
Mieux placé ne veut pas dire mieux servi.
Premier de file, pas premier servi
Ce que la file révèle
L'arbitrage tient en deux constats.
Le premier : être dans la salle ne ferme pas la liste. Mexico a répondu à 54 demandes. L'ordre du jour compte maintenant près de 90 sujets. Et le 232 n'a pas bougé.
Le second : être hors de la salle ne protège pas de la liste. Les règles qu'on y écrit sur l'automobile, la Chine et le contenu régional couvriront aussi nos usines.
La chaise vide ne coûte pas de tarif. Elle coûte le stylo.
Et un stylo perdu ne se récupère pas au dernier chapitre.
Ce qui reste ouvert
On ne sait pas si l'entente mexicaine servira de gabarit. On ne sait pas quand la quatrième ronde aura lieu. On ne sait pas si la table redeviendra trilatérale, comme le souhaite Sheinbaum.
Ces trois inconnues décideront, ensemble, du prix réel de notre absence.
Et pourtant, une chose est déjà sûre. La liste ne nous attendra pas.
Absent de la salle, présent sur la facture.
La chaise vide
Octobre, peut-être
La quatrième ronde viendra en octobre, peut-être. Mexico y arrivera avec ses réponses. Washington, avec ses nouveaux points.
Ottawa, avec son téléphone.
La liste, elle, a déjà changé de taille pendant que nous regardions ailleurs. Elle comptait 54 points. Puis 14, selon Ebrard. Puis près de 90, selon son vice-ministre.
Le stylo
Voilà la question que la file mexicaine nous renvoie.
Préférons-nous une chaise dans une salle où la liste s'allonge, ou une absence qui nous laisse signer ce que d'autres auront écrit ?
Les chiffres bougent. La chaise d'Ottawa, non.
Près de quatre-vingt-dix sujets, une liste qui s'allonge, et Ottawa dehors.
Sources :
Sources Primaires :
- Reuters — Mexico reporte la quatrième ronde avec Washington, 23 septembre 2026
- Présidence du Mexique — conférence de Claudia Sheinbaum sur l'appel avec Trump, 18 septembre 2026
- Reuters — Greer ne voit aucune urgence avec le Canada, 25 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). ANALYSE : Washington négocie avec Mexico sans Ottawa, et l'ordre du jour passe de 54 à près de 90 sujets. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/analyse-washington-negocie-avec-mexico-sans-ottawa-l-ordre-du-jour-passe-de-54-a-90
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