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La ChroniqueCommentaire· N° 7741

COMMENTAIRE : Les brise-glaces de Trump sont un bon coup dans l'Arctique, même pour un Nord qui le craint

Un sondage publié par Global News le lundi 21 septembre donne la réponse du Nord. Pour 48 % des répondants, la plus grande menace sur l'Arctique, ce sont les États-Unis de Donald Trump.

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  1. Un sondage publié par Global News le lundi 21 septembre donne la réponse du Nord. Pour 48 % des répondants, la plus grande menace sur l'Arctique, ce sont les États-Unis de Donald Trump.
  2. Deux réponses le même lundi
  3. Le sondage du 21 septembre
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Deux réponses le même lundi

Le sondage du 21 septembre

Un sondage publié par Global News le lundi 21 septembre donne la réponse du Nord. Pour 48 % des répondants, la plus grande menace sur l'Arctique, ce sont les États-Unis de Donald Trump.

Pas la Russie. Pas la Chine. Les États-Unis.

Le même jour, à New York, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, s'assoit à une table convoquée par Marco Rubio. Le sujet : la sécurité de l'Arctique.

Deux réponses. Un seul Nord.

Un navire de 1969

Pendant ce temps, là-haut, le Louis S. St-Laurent casse la glace pour la Garde côtière canadienne. Construit en 1969. Plus de onze mille tonnes. Cent vingt mètres. Des hélices bruyantes, écrit The Walrus.

Il fend jusqu'à trois mètres de glace. Quand la force ne suffit pas, il souffle de l'air comprimé sous la ligne de flottaison. Les bulles montent le long de la coque. Elles décollent la glace qui la serre.

Il a 57 ans. C'est notre plus lourd.

Deux cartes du même Nord, le même lundi.

Une table à New York

Huit ministres autour de Rubio

Autour de Rubio, ce 21 septembre : le Canada, le Danemark, les îles Féroé, la Finlande, le Groenland, l'Islande, la Norvège, la Suède. Huit ministres des Affaires étrangères, selon le compte rendu du département d'État.

Pas de Russie autour de la table. La réunion se tient dans un hôtel de New York, en marge de l'Assemblée générale, rapporte l'AFP.

Le texte dit ce que les alliés ont convenu. La sécurité de l'Arctique exige des investissements continus. Pour protéger la région. Pour dissuader les « concurrents stratégiques ».

Il parle aussi de capacités militaires et économiques souveraines. D'infrastructures essentielles. D'un accès fiable. De sécurité des investissements.

Des mots de dissuasion. Pas des mots de tarif.

« Tout à fait à la table »

Le 27 septembre, à l'émission The West Block, Anand résume : les États-Unis sont « tout à fait à la table ».

Elle parle d'une discussion franche. Du besoin collectif de travailler ensemble sur la sécurité de l'Arctique. Elle dit en parler régulièrement avec Rubio, y compris sur la façon de défendre les intérêts communs au sein de l'OTAN.

Le 26 septembre, à la tribune de l'ONU, elle salue la réunion des « Sept de l'Arctique » convoquée par Rubio.

Au sud, les tarifs. Au nord, une table.

L'Europe regarde aussi vers le froid. Sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a dit récemment que l'Europe a besoin de brise-glaces, selon la même dépêche.

Sous les tarifs, une table reste dressée.

Le bon coup de Trump

Une phrase du département d'État

Le compte rendu contient une phrase à ne pas rater.

Rubio y présente le pacte ICE, entre les États-Unis, le Canada et la Finlande, comme un modèle. Un modèle de coopération industrielle. Un modèle de partage du fardeau.

Le texte ajoute ceci. Ce modèle est renforcé par l'engagement de Trump à agrandir nettement la flotte américaine de brise-glaces.

Je le dis sans détour.

C'est un bon coup.

Onze navires commandés

Un bon coup, parce que les États-Unis n'ont pas construit seuls un brise-glace depuis 1976, écrit le CSIS. Un bon coup, parce qu'en mai, leur Garde côtière a signé un contrat de 3,5 milliards de dollars pour cinq brise-glaces de sécurité arctique. Un bon coup, parce qu'en juillet, elle en a commandé six autres, pour 3,3 milliards.

Onze navires. Quatre construits en Finlande. Sept aux États-Unis. Ils compléteront, puis remplaceront, le Healy et le Storis.

Plus de 2 400 emplois annoncés pour le premier contrat. Environ 300 travailleurs de plus pour le second, chez Bollinger.

Il ne s'agit pas d'aimer Trump. Il s'agit de compter les coques.

Un Occident qui brise la glace peut se montrer là où Moscou et Pékin passent déjà.

Même signé Trump, un bon coup reste un bon coup.

Le même chantier, deux calendriers

Helsinki, propriété de Davie

Le chantier d'Helsinki appartient à Chantier Davie. Une entreprise du Québec, rappelle The Walrus.

Il construira deux des brise-glaces commandés en mai par la Garde côtière américaine. Le premier est attendu en 2028, selon le CSIS.

Il construit aussi le futur brise-glace polaire canadien. L'Arpatuuq. Attendu en 2030.

Sa mission sera quadruple. Porter des scientifiques. Mener des sauvetages. Ravitailler des hameaux autochtones isolés. Maintenir la présence canadienne.

Même chantier. Même propriétaire. Deux clients.

Deux ans d'écart

Helsinki livrera Washington en 2028, nous en 2030.

L'autre polaire canadien, l'Imnaryuaq, sortira de Seaspan, à Vancouver. En 2032.

Des entreprises canadiennes et finlandaises fournissent les plans, la technologie et le savoir-faire des chantiers pour les brise-glaces américains, écrit encore The Walrus.

Autrement dit : notre savoir casse déjà la glace des autres. Pas encore la nôtre.

Ce n'est pas un reproche à Washington. Washington a commandé. Nous, nous attendons.

Nos plans naviguent avant nos coques.

Cinquante-sept contre dix-neuf

La flotte de Moscou

La Russie en aligne 57. La Russie en fait naviguer huit à propulsion nucléaire, les seuls de leur espèce. La Russie en a mis un de plus en service en 2025, le Yakutia.

Le Canada en compte 19. Deux lourds. Sept moyens. Dix légers. Plus deux aéroglisseurs sur le Saint-Laurent, selon The Walrus.

Les États-Unis n'en ont que deux dans l'Arctique. Le Healy et le Storis, écrit le CSIS. Le Polar Star, 50 ans, reste leur seul brise-glace lourd en Antarctique.

Vingt et un, de l'autre côté

Cinquante-sept d'un côté. Vingt et un de l'autre, en additionnant le Canada et les États-Unis.

Dans l'Arctique, se montrer, c'est déjà le pouvoir, écrit Wesley Wark. Moscou l'a compris. Ses brise-glaces gardent ouverte la route maritime du Nord. Ils allongent la saison. Ils maintiennent une présence.

Le Canada, lui, a longtemps eu la deuxième flotte du monde, derrière la Russie. Il l'a laissée vieillir. Dix-neuf, c'est beaucoup sur papier. Sur l'eau, c'est vieux.

Et pourtant, c'est Washington que le Nord désigne comme sa plus grande menace.

La glace se compte en coques, pas en discours.

Ce que Moscou appelle un risque

« Plus au nord »

Anand le dit à Global News. La menace russe se déplace « de plus en plus au nord, vers le cercle arctique ».

Les menaces sur l'Arctique canadien ont « changé de façon importante », dit-elle. Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en 2022.

Elle rappelle l'opération Reassurance, sur le flanc est de l'OTAN. Et elle demande que l'Alliance fonde sa vision sur une évaluation stratégique du Nord. Pas seulement de l'Est.

La mise en garde russe

Au même moment, un haut responsable russe, cité par Global News sans être nommé, prévient. Tout renforcement de la sécurité dans la région accroîtrait le risque d'incidents aux conséquences « potentiellement désastreuses ».

Qui crée le risque ?

Le CSIS rappelle ce que Moscou fait, lui. Pékin et Moscou ont multiplié les missions militaires et scientifiques conjointes dans l'Arctique. Ils y défrichent une route maritime commerciale.

Le Kremlin étend sa présence. Puis il avertit ceux qui s'équipent.

Une menace militaire classique contre l'Arctique canadien reste lointaine, disent des experts à Global News. Le même article rapporte que des services de renseignement européens ont envisagé une action russe « imminente » pour tester l'OTAN, selon le Guardian.

Qui aligne 57 brise-glaces parle mal de risque.

Le Louis S. St-Laurent, toujours là

Quarante ans de promesses

Il y a le Polar 8, promis en 1985 après le passage d'un navire américain, abandonné en 1990.

Il y a le John G. Diefenbaker, promis en 2008, 720 millions de dollars, jamais livré.

Il y a le Terry Fox, acquis comme bouche-trou, 43 ans aujourd'hui, en cale sèche pour prolonger sa vie.

Il y a le Louis S. St-Laurent, qui aura 60 ans avant la fin de la décennie.

Il y a les nouveaux polaires, dont les plans n'ont pris forme qu'entre 2021 et 2024. Tout cela, selon The Walrus.

Le Polar 8 avait grossi sur papier jusqu'à la taille d'un cuirassé. Trop gros pour les eaux peu profondes de l'Arctique.

Le fait qui gêne

C'est le fait qui dérange ma lecture. Le retard n'est pas américain. Il est canadien. Et il traverse les gouvernements.

La flotte de la Garde côtière sera plus moderne, pas plus grande, conclut Wesley Wark.

Je le publie parce qu'il coûte. Il ôte au Canada le confort d'accuser Washington de tout.

Quarante ans de promesses, un navire de 1969.

Le passage du Nord-Ouest

La crainte de Huebert

La réplique la plus forte vient d'ici.

Robert Huebert, de l'Université de Calgary, craint qu'une flotte américaine agrandie serve un jour à contester notre position. Le passage du Nord-Ouest, eaux intérieures canadiennes. Il l'a dit à la CBC, rapporte The Walrus.

Le précédent existe. En 1985, un navire de la Garde côtière américaine a traversé le passage sans autorisation formelle du Canada. Ottawa y a vu un défi direct à sa revendication.

Le pacte, rappelle aussi Wark, tombe pile dans les plans de domination hémisphérique du président.

« Surveiller de très près »

Vincent Rigby, ancien conseiller à la sécurité nationale, dit de ne pas paniquer. Mais de surveiller le pacte de très près.

Le bon coup d'aujourd'hui pourrait équiper la contestation de demain.

Et si un brise-glace neuf, sous pavillon ami, entrait un jour dans le passage sans demander…

La crainte n'est pas une fantaisie. Le Nord, on le verra, la partage.

L'ami d'aujourd'hui brise la glace à sa façon.

Être là, c'est tenir

Un pacte d'avant Trump

Et pourtant, la crainte se retourne par un fait. Le pacte ICE date de 2024. Il a été réaffirmé en 2025, rappelle The Walrus.

Il couvre le partage d'information. La formation de la main-d'œuvre. Les chaînes d'approvisionnement. La coopération entre chantiers.

Il ne donne pas le passage. Un passage se défend par la présence. Pas par la faiblesse du voisin.

Une présence, ça se construit. Avec des coques. Tenir un passage, c'est y passer. Souvent. L'hiver aussi.

Six navires promis au Québec

Fin août, Ottawa a annoncé qu'un chantier québécois fournirait six nouveaux brise-glaces à la Garde côtière. Chantier Davie en livrera six moyens, Seaspan jusqu'à seize, selon The Walrus.

Le gouvernement promettait au Canada la plus grande flotte de brise-glaces de l'OTAN.

Wark nuance aussitôt. Ces navires moyens sont des navires de beau temps. L'hiver venu, leur utilité chute.

Une flotte américaine plus forte ne menacerait notre revendication que si la nôtre restait à quai.

Notre souveraineté se prouve à la proue.

Quarante-huit pour cent

De 37 à 48

Dans le Nord, 48 % voient les États-Unis comme la plus grande menace. Dans le Nord, ils étaient 37 % en septembre 2025. Dans le Nord, la Russie recule de 35 à 30 %, la Chine de 17 à 12 %.

Le sondage a été mené pour l'Observatoire de la politique et la sécurité de l'Arctique, au Québec. Au Nunavut. Dans les Territoires du Nord-Ouest. Au Yukon. Au Nunavik.

Son directeur, Mathieu Landriault, se dit surpris d'un chiffre aussi élevé. Il y voit un appui à une idée : développer nos capacités arctiques, s'il le faut, avec le moins d'implication américaine possible.

Des mots, pas des navires

Global News l'explique par les propos de Trump sur l'annexion du Canada. Et par ses menaces sur le Groenland.

Voilà le mauvais coup. Il ne coûte pas un dollar. Il coûte la confiance des gens qui vivent là où se joue la sécurité.

Là-haut, des villages attendent chaque année le ravitaillement par la mer. Le brise-glace leur ouvre la route. On y connaît le prix d'un navire. On y connaît aussi le poids d'une menace d'annexion.

Et 60 % veulent qu'Ottawa tienne une « ligne ferme » dans l'Arctique. Seulement 26 % préfèrent un compromis négocié.

J'avoue que ce chiffre m'a arrêté. Pendant des générations, rappelle Global News, le Canada et les États-Unis ont défendu ensemble le Nord face à l'Union soviétique. Aujourd'hui, le Nord craint l'allié plus que l'agresseur de l'Ukraine.

Le froid n'effraie pas le Nord. Les mots, oui.

Nuuk, puis Anchorage

Deux consulats

Anand rappelle le consulat canadien ouvert à Nuuk, au Groenland. Un autre est prévu à Anchorage, en Alaska.

À l'ONU, elle salue aussi l'accord entre le Groenland, le Danemark et les États-Unis sur la sécurité du Grand Nord. Une phrase. Pas plus.

Le Canada est une nation arctique, dit-elle. Une région de concurrence croissante. Mais pour bien des Canadiens, l'Arctique, c'est simplement chez eux.

Elle ajoute que ces investissements se font en consultation avec les peuples autochtones.

Un projet phare

Ursula von der Leyen veut faire de l'Arctique un « projet phare » commun entre l'Union européenne et le Canada, rapporte Global News. Les gens du Nord, dit Landriault, ont une perception positive des pays européens.

Le Conseil de l'Arctique a 30 ans cette année, rappelle Anand. Elle dit viser une région de coopération.

Un consulat n'est pas un navire. C'est une présence d'une autre sorte. Des gens qui écoutent, qui rapportent, qui tissent.

Et pourtant, la coopération se joue aujourd'hui autour de Rubio, à New York, sans Moscou.

Nuuk et Anchorage tiennent le même fil.

Sous-marins et deux pour cent

Douze sous-marins

Anand rattache le Nord aux dépenses militaires décidées par Mark Carney. Un contrat avec l'allemande TKMS pour jusqu'à 12 sous-marins. Des avions de chasse dont l'achat n'est pas encore tranché, précise Global News.

À l'ONU, elle chiffre l'effort. 80 milliards de dollars d'investissements en défense dans le budget de l'an dernier. Deux pour cent du PIB aujourd'hui. L'engagement de l'OTAN : 5 % d'ici 2035.

Notre engagement envers l'Alliance est « inébranlable », dit-elle.

Des navires d'été

The Walrus pose une question dure.

Un sous-marin qui ne patrouille le Nord qu'en été remplace-t-il un brise-glace qui y travaille l'hiver ?

Le brise-glace n'a pas d'arme. Il ouvre la route aux patrouilleurs. Il ravitaille les bases, les stations radar, les villages.

Les nouveaux patrouilleurs arctiques de la Marine traversent certaines glaces. Pas la glace d'hiver la plus épaisse, écrit Wark.

Sans brise-glace, le reste attend le dégel. Un brise-glace ne fait pas la une. Il fait l'hiver.

Une arme sans route reste au port.

Ce qu'Ottawa peut encore bâtir

Trois chantiers

Il faut construire des brise-glaces lourds, plus nombreux, pas seulement plus neufs. Il faut construire plus vite que 2030 et 2032. Il faut construire là où il reste de la capacité, puisque nos grands chantiers sont pleins, écrit The Walrus.

Le pacte ICE n'ajoute aucune capacité, prévient Wark. Il partage celle qui existe.

Et les projets du Nord en réclament. Le port de Churchill, au Manitoba, pris par les glaces. Le projet de Grays Bay, un port en eau profonde sur la côte arctique centrale, avec une piste et une route là où il n'y a rien. Sans flotte lourde, écrit Wark, ces plans restent des cartes.

L'Arctique compte pour 40 % du territoire canadien. Pour 70 % de ses côtes. Un archipel de 1,4 million de kilomètres carrés.

Un aveu

J'avoue un malaise. Il m'est désagréable d'écrire qu'un geste de Trump sert le Nord, quand le Nord le craint à 48 %.

Je l'écris quand même. Un acte se juge à ses effets. Onze brise-glaces de plus dans le camp occidental, c'est un effet.

Un mot d'annexion en moins en serait un autre.

Ce qui reste à bâtir, c'est notre part.

Ce qui reste à bâtir porte notre nom.

La glace ne négocie pas

Le vieux navire, lundi

Le Louis S. St-Laurent navigue encore. Il n'est plus seulement un vieux navire. Il est devenu le calendrier de notre retard.

Sur son pont, le métal gelé colle aux gants. Sous l'étrave, la glace craque. Le bruit est le même qu'en 1969.

Ce qui nous revient

Pendant ce temps, un chantier d'Helsinki, propriété québécoise, doit livrer à Washington son premier brise-glace en 2028.

Que sommes-nous prêts à retrancher ailleurs pour qu'un brise-glace lourd canadien quitte le chantier avant 2030 ?

Le Nord a répondu à un sondage.

À Ottawa de répondre avec de l'acier.

Un bon coup pour Washington en 2028, et nous, en 2030.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). COMMENTAIRE : Les brise-glaces de Trump sont un bon coup dans l'Arctique, même pour un Nord qui le craint. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/commentaire-les-brise-glaces-de-trump-sont-un-bon-coup-dans-l-arctique-meme-pour-un-nord

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MM
Maxime Marquette
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