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La ChroniqueAnalyse· N° 7735

DÉCRYPTAGE : Washington a frappé chez Québec avec l'aluminium, c'est la table d'Ottawa qu'il visait

Washington a approché le gouvernement du Québec, ont publié les médias de Québecor le vendredi 25 septembre, à midi. Pour parler de tarifs. Sans passer par Ottawa.

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  1. Washington a approché le gouvernement du Québec, ont publié les médias de Québecor le vendredi 25 septembre, à midi. Pour parler de tarifs. Sans passer par Ottawa.
  2. Une porte, un vendredi midi
  3. Vendredi 25 septembre, 12 h
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Une porte, un vendredi midi

Vendredi 25 septembre, 12 h

Washington a approché le gouvernement du Québec, ont publié les médias de Québecor le vendredi 25 septembre, à midi. Pour parler de tarifs. Sans passer par Ottawa.

Une campagne électorale a changé de sujet. En quelques minutes.

Christine Fréchette était au congrès de la Fédération québécoise des municipalités. Dans les minutes qui ont suivi, elle interpellait Mark Carney. Plus tard, en mêlée de presse, elle confirmait l'essentiel. Pas un démenti. Une confirmation.

Sa phrase tient en sept mots : « j'ai fermé la porte tout de suite ».

Une porte. C'est le mot qu'elle a choisi.

Le bulletin qu'on plie seul

Ce dimanche 27 septembre et lundi, le vote par anticipation s'ouvre dans les 127 circonscriptions du Québec.

On entre avec un peu de froid aux doigts. On reçoit un bulletin de papier. On le plie en deux, et le papier fait ce petit bruit sec qu'on n'entend nulle part ailleurs.

Ce geste appartient à celui qui le fait. À personne d'autre.

Vendredi midi, une manchette a rappelé qu'une porte peut aussi s'ouvrir de l'extérieur. Ou qu'on peut y frapper. C'est de cette porte qu'il s'agit ici.

Les portes d'un pays ferment de l'intérieur.

Deux sources, une ambassade

Ce que Québecor publie

Le Bureau d'enquête de Québecor s'appuie sur deux sources haut placées au gouvernement du Québec.

Selon ces sources, l'ambassade américaine à Ottawa a communiqué avec le gouvernement Fréchette au cours des derniers mois.

Selon ces sources, les représentants de l'administration Trump voulaient discuter d'une baisse possible de certains tarifs. Celui qui touche l'aluminium est nommé.

Selon ces sources, la tentative n'a pas débouché sur des négociations concrètes.

Pas de date. Pas de nom. Pas de document publié. Voilà tout.

Ce que le reportage n'écrit pas compte autant. Qui, à l'ambassade. Quand, au juste. Par quel canal.

Une voix sans visage

L'une des sources dit avoir signalé au fédéral que les Américains avaient fait « un geste » envers Québec.

La même personne y lit un intérêt étranger à diviser le Canada, et refuse d'y voir « une vue de l'esprit ».

Je tiens cette voix pour ce qu'elle est. Anonyme. Rapportée. Utile. Pas établie.

Le Bureau du représentant américain au commerce, lui, n'avait pas répondu à Québecor au moment de publier.

C'est mince. La suite l'épaissit.

Deux sources, aucun document, et une question entière.

Le printemps de Fréchette

Une approche, sans expéditeur

Ses mots, maintenant. Ils pèsent plus que les sources.

Il y a eu, dit-elle, une approche au printemps dernier. Pour tenter d'avoir une entente avec le Québec. Sur des secteurs liés à l'ACEUM, l'accord de libre-échange nord-américain.

Elle n'a pas précisé de quelle organisation venait la prise de contact, relève Le Devoir.

Selon CTV, elle a aussi confirmé l'autre volet du reportage. Un représentant américain aurait cherché à discuter directement avec Québec. D'une baisse de certains tarifs. Dont ceux sur l'aluminium.

Au printemps, une approche. En septembre, une manchette. Entre les deux, le silence.

Une entente globale, un front uni

Sa raison, rapportée par La Presse, tient en trois idées. Le Québec ne peut pas signer seul avec les États-Unis. Une entente séparée ne répondrait pas à ses besoins. Il faut une entente globale et un front uni.

Je suis du côté de ce front. Contre la démarche que la première ministre a confirmée le 25 septembre. Parce qu'une entente avec le Québec seul, sur des secteurs de l'ACEUM, n'a qu'une utilité pour celui qui l'offre. Sortir une province de la table.

Je ne défends pas un gouvernement sortant. Je défends une table où l'on s'assoit à dix.

Washington a frappé chez Québec, par-dessus Ottawa.

Fermer la porte, c'est déjà défendre la table.

Un tarif à part

La table d'Ottawa

Le commerce avec les États-Unis se négocie à Ottawa. Au nom de tout le pays. Dix provinces, une seule table.

Québecor décrit l'approche sans détour : elle tentait de « court-circuiter » le Canada dans les pourparlers.

Le cabinet de la première ministre a répondu que le Québec entretient des relations avec les États-Unis, mais adhère à la stratégie pancanadienne.

Une relation, oui. Une négociation à part, non. Toute la question tient dans cet écart.

Le rabais qui isole

Un tarif à part pour l'aluminium du Québec ne baisse pas le mur. Un tarif à part ouvre une fenêtre dans un seul pan. Un tarif à part donne à une province une raison de lire sa facture avant celle du voisin.

Autrement dit, le rabais n'est pas le but. Le rabais est l'outil. L'outil sert à isoler.

Un tarif à part ne s'offre pas par générosité. Il s'offre parce qu'il sépare.

Si Québec avait décroché au printemps…

Les neuf autres provinces l'auraient lu comme un départ. Ce que Québec aurait gagné seul, elles l'auraient perdu. En poids. À la table.

Un rabais pour un seul, c'est une table de moins.

Le billet du 26 février

Arlington, El Segundo, Londres

Le même reportage parle d'un groupe de réflexion américain. Son nom : Defense Analyses and Research Corporation. Son sigle : DARC.

Selon CTV, ses bureaux sont à Arlington, en Virginie, et à El Segundo, en Californie. Québecor ajoute Londres.

Québecor décrit une jeune organisation, dont plusieurs contributeurs publient sous pseudonyme. Le SCRS s'intéresserait de près à ses écrits, selon ses informations.

Un billet daté du 26 février 2026 parle nommément de l'élection québécoise. C'est une antériorité : sept mois avant le vote. Un billet. Pas un décret.

Un groupe de réflexion peut écrire ce qu'il veut. C'est la liberté américaine, et elle est précieuse.

Le troisième moyen

Selon l'extrait publié par CTV, le billet dit que les États-Unis devraient envisager un soutien secret au PQ avant l'élection.

Il aligne ensuite trois moyens. Un : un soutien financier ouvert au PQ. Deux : des opérations psychologiques pour attiser le séparatisme québécois et albertain. Trois : des négociations commerciales à huis clos avec le PQ. Washington y offrirait au Québec des tarifs plus bas qu'au reste du Canada.

Relisez le troisième moyen. Puis relisez ce que les deux sources décrivent.

Rien de publié n'établit que l'ambassade suit ce billet. Je l'écris sans détour : ce n'est pas une preuve de lien.

Et pourtant, le dessin est le même. Un détail le contredit. Le billet vise un parti. L'approche décrite visait un gouvernement.

Même dessin, aucun lien prouvé, une seule cible.

Trois avertissements, une semaine

Début 2026, début septembre

Selon Québecor, repris par Le Devoir, Ottawa aurait mis Québec en garde à trois reprises.

Au début de 2026, lors d'une rencontre des premiers ministres des provinces à Ottawa, précise La Presse. Au début de septembre. Puis au cours des derniers jours.

Au début de septembre, toujours selon Québecor, un haut fonctionnaire du gouvernement Fréchette a rencontré un vis-à-vis fédéral. Celui-ci lui a remis des écrits du DARC.

Le cabinet de Mark Carney n'a pas voulu confirmer ces avertissements, écrit Le Devoir.

Le SCRS, lui, rappelle dans une déclaration à CTV qu'il avait offert dès juin des séances d'information sur l'ingérence étrangère à tous les partis du Québec.

Samedi, mardi, mercredi

Christine Fréchette dit avoir été mise au courant le samedi 19 septembre. Elle l'a précisé par écrit, en fin d'après-midi, le 25.

Avant la déclaration écrite, trois versions orales : « au cours des derniers jours », « quelques jours », « plusieurs jours ».

Son ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, avait été informé avant elle et ne lui en avait rien dit, a-t-elle déclaré, selon CTV.

Son équipe a joint le SCRS le mardi 22 septembre. La rencontre a eu lieu le mercredi 23 septembre.

Le public l'a appris le vendredi. Six jours après la première ministre. À deux jours du vote par anticipation.

Les autres chefs, eux, disent être restés dans le noir. Le chef péquiste affirme n'avoir jamais été mis en garde, écrit Le Devoir. Charles Milliard demande pourquoi rien n'a été dit lors de deux rencontres virtuelles entre chefs, selon Radio-Canada.

L'alerte a voyagé des mois. Le public l'a reçue un vendredi.

Cinq chefs, cinq lectures

Vendredi midi, samedi à Gatineau

Vendredi midi, la cheffe caquiste se disait « très préoccupée ».

Plus tard vendredi, selon La Presse, elle assurait que rien ne l'amenait à croire ces allégations fondées.

Samedi, à Gatineau, elle a dit qu'il n'y avait pas eu d'ingérence pour l'instant. Elle évoquait tout de même de possibles tentatives d'intérêts américains pour déstabiliser le Canada, rapporte CBC.

Trois moments. Trois tons. Un même dossier.

Quatre rivaux, un soupçon chacun

Un chef soupçonne une fuite. Paul St-Pierre Plamondon émet l'hypothèse que la CAQ aurait coulé l'histoire. Il parle de « mauvais théâtre ».

Un chef soupçonne des rencontres secrètes. Charles Milliard a demandé au chef péquiste s'il avait rencontré des groupes aux États-Unis.

Un chef soupçonne une campagne de peur. Éric Duhaime parle d'un « pétard mouillé ».

Le chef péquiste a répondu n'avoir jamais eu de rencontre politique aux États-Unis, avec qui que ce soit. Son parti n'a pas été contacté par des représentants américains, a-t-il ajouté, selon La Presse canadienne.

Ruba Ghazal, de Québec solidaire, demande que tous les chefs parlent d'une seule voix. Une seule.

Cinq chefs. Cinq lectures. Aucune ne vient de Washington.

Les soupçons ont fait le tour de la salle. Une question, elle, est restée dehors : qu'offrait-on, exactement, et qui l'offrait ?

Chacun soupçonne chez soi. L'offre venait d'ailleurs.

Pas de preuve, dit Ottawa

Anita Anand, vendredi

Ce qui suit dérange ma lecture. Je le publie quand même.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a dit vendredi ne pas avoir la preuve d'une ingérence américaine dans la campagne.

La première ministre sortante a écrit qu'aucune information ne lui avait été confirmée sur une ingérence observée dans le processus électoral.

L'approche décrite date du printemps. Elle n'a débouché sur aucune négociation, disent les sources de Québecor elles-mêmes.

Et un groupe de réflexion n'est pas un gouvernement. Plusieurs de ses textes ne sont pas signés, note La Presse.

Je le dis donc clairement. Rien ne prouve, à ce jour, qu'un seul bulletin du 5 octobre soit menacé.

Gatineau, début septembre

Il y a plus. L'histoire tombe deux jours avant le vote par anticipation. Dans une campagne où la cheffe caquiste avait parlé, début septembre, d'une « convergence de vues » entre le chef péquiste et Donald Trump.

Le soupçon d'un usage électoral n'est donc pas une lubie. Des faits datés le nourrissent.

C'est vrai. Et cela ne change pas ceci. Une approche a eu lieu. La première ministre l'a confirmée. Elle visait une entente avec le Québec seul.

Pas de preuve d'ingérence. Une approche confirmée, elle.

« L'avenir du Québec relève du Québec »

Un porte-parole, au Devoir

Appelée à réagir, l'ambassade des États-Unis à Ottawa a répondu au Devoir en deux phrases.

Les États-Unis soutiennent la tenue d'élections libres et équitables partout dans le monde. Et « l'avenir du Québec relève du Québec ».

La première phrase est juste. Je la signe.

L'objection la plus forte tient debout. Je la donne entière. Une ambassade qui parle à un gouvernement provincial, c'est de la diplomatie. Rien de clandestin n'a été établi. Aucune loi enfreinte n'est alléguée.

Michelle Tessier, ancienne sous-directrice des opérations au SCRS, rappelle à Radio-Canada les critères du service. Un État étranger. Du clandestin. Des menaces. Un tort à l'intérêt du Canada. Sans clandestinité, pas nécessairement d'ingérence.

Ce que la réponse ne dit pas

Et pourtant, la même experte ajoute qu'une démarche ouverte peut tout de même créer des préoccupations pour la diplomatie.

Et pourtant, la réponse publiée de l'ambassade ne dit pas un mot des tarifs. Le Devoir la cite sous le volet des tarifs. Elle parle d'élections.

« L'avenir du Québec relève du Québec. » Dans une négociation que le Canada mène pour dix provinces, la phrase n'en nomme qu'une.

Ce n'est pas clandestin. Ce n'est pas illégal. Ce n'est pas anodin.

Une ambassade a le droit de parler. Un pays a le droit de refuser qu'on le découpe par téléphone, par lettre ou par rabais.

Ouvert ne veut pas dire inoffensif.

Un scrutin sans veilleur

Au fédéral seulement

Le fait le plus lourd de la semaine n'est pas américain.

Au fédéral, un groupe de travail surveille les risques d'ingérence pendant les élections. Pour les scrutins provinciaux, aucun mécanisme équivalent n'existe, écrit Le Devoir.

Le SCRS peut avertir des partis. À une condition : que les personnes visées détiennent la cote de sécurité requise.

La première ministre sortante ne la détient pas. Elle l'a dit à sa façon, selon CTV : on n'a pas les outils pour analyser ce genre de chose.

Le 5 octobre, sans groupe de travail

Il n'y a pas de groupe de travail pour le 5 octobre. Il n'y a pas de cote de sécurité chez celle qui gouverne jusqu'au scrutin. Il n'y a pas de mise en garde du Mécanisme de réponse rapide sur les écrits du DARC, selon La Presse. Il n'y a pas de preuve, dit Ottawa. Il n'y a pas de réponse du représentant américain au commerce, au moment où Québecor publie.

Il reste un bulletin. Et une porte que personne n'est chargé de garder. Personne.

J'avoue que c'est ce vide qui m'inquiète. Pas le billet d'un groupe sans signatures. Pas même l'ambassade.

Le vide.

Une élection sans veilleur, c'est une porte sans serrure.

Le bourdonnement des cuves

Une industrie importante

L'aluminium n'a pas été nommé par hasard. C'est une industrie importante au Québec, rappelle CTV.

Dans une aluminerie, les cuves d'électrolyse bourdonnent jour et nuit. Le bruit ne s'arrête pas. Le métal sort chaud. On le coule. On le laisse refroidir. On le charge.

Une aluminerie, c'est une ville autour. Des fournisseurs. Des camions. Des salaires qui paient une hypothèque.

Ceux qui y travaillent ne votent pas pour un tarif. Ils votent pour un gouvernement. Le tarif leur arrive quand même, par la frontière.

Ce que coûte un rabais isolé

Une baisse sur l'aluminium d'ici soulagerait des gens d'ici. C'est vrai. Je ne le balaie pas.

Et pourtant, un rabais obtenu seul se paierait ailleurs. En poids perdu à la table. Pour les secteurs qui n'auraient plus le Québec à leurs côtés.

Et le prochain rabais, qui en fixerait le prix ?

Une facture qui baisse, c'est concret. Une table commune, c'est abstrait. Jusqu'au jour où l'on se retrouve seul devant plus gros que soi.

L'aluminium pèse plus lourd quand dix provinces le portent.

Après le 5 octobre, le même appel

Un billet qui ne s'efface pas

Le billet du DARC est daté de février. Il ne disparaîtra pas le soir du 5 octobre.

L'approche décrite date du printemps. Rien, dans les réponses publiées, ne dit qu'elle ne reviendra pas.

Le prochain gouvernement pourrait recevoir la même approche. Le prochain gouvernement devra dire si la porte reste fermée. Le prochain gouvernement n'aura pas plus de veilleur que celui-ci, si rien ne change d'ici là.

Ce n'est pas une affaire de parti.

Cinq chefs, une même porte

Le billet du DARC nomme un parti. La prochaine approche, s'il y en a une, viserait un gouvernement. Celui qui sortira des urnes.

Qui répondra ? Le 5 octobre le décidera.

La même exigence vaut pour les cinq chefs. Sans exception. Elle n'a rien d'un piège.

Une province peut parler à Washington. Elle ne peut pas négocier à côté du pays sans l'affaiblir. C'est la ligne. Elle ne dépend d'aucun parti.

Après le 5 octobre, la porte changera peut-être de main.

Un pays, une seule table

L'aluminium, l'appât

L'aluminium était l'appât. La table était la cible.

Le mot ingérence attend ses preuves. Je les attendrai avec lui. Le mot contournement n'en a plus besoin. La première ministre a confirmé l'approche.

Au printemps, une porte fermée par une seule personne a protégé la table. Sans que le public le sache. Une porte. Pas une loi. Pas un veilleur.

Une porte fermée suffisait au printemps. Elle ne fait pas une politique.

Dimanche, lundi, puis le 5 octobre

Pour un rabais sur l'aluminium d'ici, accepteriez-vous que le Québec quitte seul la table où l'on négocie pour tout le pays ?

La réponse ne se coche pas dans l'isoloir. Elle se demande aux cinq chefs. Avant le 5 octobre.

Washington frappera chez le prochain. La table d'Ottawa reste la seule.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). DÉCRYPTAGE : Washington a frappé chez Québec avec l'aluminium, c'est la table d'Ottawa qu'il visait. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/decryptage-washington-a-frappe-chez-quebec-avec-l-aluminium-c-est-la-table-d-ottawa

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MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

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