DÉCRYPTAGE : Le juge Ali rend à l'antiterrorisme plus de 200 millions que FEMA liait au vote
Le juge fédéral Amir Ali a effacé le 28 septembre une retenue de 20 % sur l'argent que Washington verse aux États et aux villes pour se préparer aux attentats.
- Le juge fédéral Amir Ali a effacé le 28 septembre une retenue de 20 % sur l'argent que Washington verse aux États et aux villes pour se préparer aux attentats.
- Ceux qui s'entraînent au pire
- Un dollar pour le colis suspect
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Ceux qui s'entraînent au pire
Un dollar pour le colis suspect
Le juge fédéral Amir Ali a effacé le 28 septembre une retenue de 20 % sur l'argent que Washington verse aux États et aux villes pour se préparer aux attentats.
Vingt cents sur chaque dollar. Au nom de l'intégrité du vote, c'est ce que FEMA, l'agence fédérale des urgences, voulait garder. Tant que les États n'auraient pas changé leur façon de voter.
Ce dollar-là a un usage précis. Selon le Brennan Center, le programme est né après le 11 septembre 2001. Il aide les gouvernements locaux à prévenir les attentats et à y répondre.
On sait à quoi ressemble cet argent sans l'avoir vu dépenser. Un exercice de colis suspect dans un stationnement. Une radio qui grésille pendant la simulation. Des gants épais qu'on enfile trop vite.
Le mot du comté de Dallas
Le procureur du comté de Dallas, John Creuzot, le dit plus simplement dans le communiqué du Brennan Center. Ce financement paie la formation et l'équipement de ses policiers. Et de ses équipes d'intervention rapide.
Pas des bulletins. Pas des imprimantes. Pas des audits.
Vingt cents, c'est peu sur un dollar. C'est beaucoup sur un budget de formation.
Et pourtant, c'est à ces choses-là que FEMA avait attaché ses vingt cents.
Un dollar antiterroriste a une adresse : le premier répondant.
Vingt cents sur chaque dollar
Juin 2026, un avis de financement
Tout commence par un document administratif.
En juin 2026, FEMA publie son avis de financement pour l'année 2026 du programme de subventions de sécurité intérieure. Selon le jugement, cet avis retient 20 % des fonds d'un État. Selon le jugement, la retenue dure jusqu'à la preuve que cinq conditions électorales sont remplies.
Vingt cents par dollar, retenus pour le vote.
Un dollar sur cinq. Gelé. Pas supprimé, gelé.
Le jugement chiffre la somme en jeu. Plus de 200 millions de dollars de subventions sont touchés par cette retenue.
Du Congrès aux comtés
D'où vient l'argent ? Du Congrès.
Selon le juge, il vote en général de 1 à 2 milliards de dollars par an pour ce programme. Environ 1 milliard pour 2026.
FEMA verse aux États. Les États doivent en redonner au moins 80 % aux gouvernements locaux, selon la loi citée par le juge.
Autrement dit, la retenue visait les États sur le papier. Elle tombait sur les comtés dans les faits.
Retenir chez l'État, c'est priver le comté.
Cinq conditions pour un chèque
La liste de FEMA
Le jugement reproduit les cinq conditions en entier. Les voici, en clair.
Un plan pour abandonner les machines à code-barres ou à code QR. À la place, des bulletins marqués à la main.
Un audit manuel de 5 % des bulletins après l'élection. Un rapprochement entre le nombre de votants et le nombre de bulletins.
La vérification de la citoyenneté de toutes les personnes inscrites sur la liste électorale, par le système fédéral SAVE, dans les 120 jours. La même vérification pour tout travailleur de bureau de vote, fournisseurs compris.
Le 10 août, le mode d'emploi
Le 10 août 2026, FEMA précise la marche à suivre dans un mémo. Le juge l'annule aussi.
La fiabilité de SAVE est contestée, jusque dans la lettre des sénateurs citée plus bas. Ce texte n'y revient pas.
Cinq conditions. Cinq chantiers. Des machines, des audits, des vérifications, du personnel.
Cent vingt jours pour vérifier une liste électorale entière. En pleine année d'élection.
La question ici est plus étroite. Et plus lourde.
Qui paie ces cinq changements, et avec quel argent ?
Cinq conditions, aucune financée par la subvention.
La liste de la loi
Huit menaces nommées
Le juge lit la loi mot à mot. Elle permet à FEMA d'aider les États face aux attentats. Les prévenir. S'y préparer. S'en protéger. Y répondre.
Elle nomme aussi les menaces que FEMA doit peser. Biologique. Chimique. Cybernétique. Explosifs. Incendiaire. Nucléaire. Radiologique. Attentats-suicides.
Huit menaces. Aucune urne.
La loi ajoute « d'autres types de menace » que l'agence juge pertinents. C'est la porte que le gouvernement a tenté d'ouvrir.
Un mot et ses voisins
Le juge répond par une vieille règle d'interprétation. Un mot se lit avec ceux qui l'entourent.
« D'autres types de menace » veut donc dire des menaces de même nature que les huit premières. Pas n'importe quelle réforme que l'agence estime utile.
Le juge note que le gouvernement présente ses conditions comme un moyen de renforcer l'intégrité du vote. Le juge note aussi qu'il n'explique jamais comment elles réduisent la vulnérabilité aux attentats.
Le lien manque. Le juge le constate, sans plus.
Huit menaces dans la loi, et le bulletin n'en est pas une.
À leurs propres frais
Les imprimantes de Dallas
Voici le cœur du mécanisme. Et le cœur du jugement.
Les réformes exigées n'étaient pas payées par la subvention. Selon le juge, ce point n'est pas contesté. Les comtés et les villes, ou leurs États, devaient les financer eux-mêmes.
Personne. Pas même le gouvernement.
Le comté de Dallas a chiffré sa part : 7,25 millions de dollars d'équipement d'impression, pour la seule condition sur la forme des bulletins. Le comté de Travis parle de « coûts importants » pour la condition sur les travailleurs électoraux.
Nashville, de personnel et d'équipement supplémentaires.
Le greffe du comté de Harris ajoute un problème de calendrier. Sa déclaration est citée par le juge. Avec des bulletins uniquement marqués à la main, le comté ne tiendrait pas les délais de dépouillement de la loi texane.
Payer pour être payé
Le mécanisme tient en une phrase. Pour toucher tout son argent antiterroriste, un comté devait d'abord dépenser le sien pour réformer son vote.
La loi, écrit le juge, ne permet pas à FEMA de retenir ces subventions jusqu'à ce que les États atteignent des objectifs politiques « à leurs propres frais ».
Le coût n'avait pas disparu. Il avait changé d'adresse.
Le fédéral exigeait, le comté payait.
Ce que plaidait le gouvernement
L'intégrité du vote
Le gouvernement avait une défense. Elle n'était pas vide.
Selon le jugement, il présentait ses conditions comme un moyen de renforcer l'intégrité des élections. La vérification de citoyenneté, plaidait-il, garantit que seuls des citoyens votent.
L'argument se tient. Il vise le vote.
Il soutenait que FEMA dispose d'une large discrétion face aux menaces qui évoluent contre les infrastructures électorales.
Et le département de la Sécurité intérieure a bel et bien classé les systèmes électoraux comme infrastructures essentielles, rappelle le juge.
« Pousser un soupir de soulagement »
À l'audience du 2 septembre, les avocats du gouvernement ont aussi minimisé l'urgence. Les parties pouvaient, selon eux, « pousser un soupir de soulagement ».
Les États auraient 60 jours pour accepter leur subvention. FEMA pourrait prolonger ce délai. Les juridictions auraient même trois ans pour se conformer, ont-ils avancé.
Trois ans. Mais les vingt cents, eux, restaient retenus dès le premier jour.
Une défense réelle. Un lien absent.
Plus le délai s'allonge, plus la retenue dure.
Un contrat, cinquante États
Un contrat qui n'existe pas
Le gouvernement a aussi tenté de sortir l'affaire du tribunal.
Il a laissé entendre qu'elle relevait de la Cour des réclamations fédérales, comme un litige de contrat. Le juge répond qu'aucune subvention n'a encore été accordée. Donc aucun contrat.
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Il n'y a pas de compétence exclusive là où il n'y a pas de compétence du tout, écrit-il en substance.
Le juge note même que le gouvernement ne soutient jamais fermement cette thèse. Il la laisse flotter.
Les 50 États à la barre
Le gouvernement a ensuite soutenu qu'il fallait joindre à la poursuite tous les États concernés. Les 50.
« Ce n'est pas non plus un argument serré », répond le juge.
Aucun État n'est intervenu pour défendre ces conditions, note-t-il. Un État qui veut les adopter de lui-même reste libre de le faire.
Deux portes de sortie. Deux portes fermées.
Pas de contrat, pas d'échappatoire.
Ce que le juge laisse debout
Un but louable
Il faut le dire avec la même précision : le juge ne condamne pas ces réformes.
Il écrit qu'il ne juge ni la valeur ni l'importance des choix électoraux en cause. L'intégrité des élections, dit-il, peut être un but louable.
Un but louable n'est pas un but antiterroriste.
Voilà toute la nuance. Le texte ne donne tort ni aux partisans de la vérification ni à ses adversaires. Il donne tort à l'outil.
Le débat reste entier. L'outil, lui, tombe.
Je l'avoue : je ne sais pas si la vérification par SAVE est une bonne idée. Ce dossier ne me permet pas de trancher. Je sais seulement que l'argent des premiers répondants n'a pas été voté pour ça.
Le 3 % qui reste
Autre chose tient debout. L'avis de financement oblige les bénéficiaires à consacrer au moins 3 % de leurs subventions à la sécurité physique et informatique des élections.
Ce minimum n'était pas contesté. Il n'est pas annulé.
Des serrures. Du verre incassable. Des alarmes. Une protection contre les attaques par déni de service. Ce sont les exemples de FEMA elle-même, cités par le juge.
Et pourtant, le même document qui protégeait l'urne voulait aussi la réformer, aux frais des comtés.
Défendre le bureau de vote n'est pas réécrire le bulletin.
Deux jours avant les versements
Le 30 septembre
Voici le chiffre qui donne son poids au jugement.
Selon le juge, FEMA n'avait encore versé aucune subvention pour 2026. Elle devait le faire au plus tard le 30 septembre.
Le jugement tombe le 28.
Deux jours.
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Pas deux mois. Pas deux saisons. Deux jours.
Les vingt cents, au bord du guichet
Sans ce jugement, les vingt cents de chaque dollar partaient retenus. Et le comté de Dallas avait devant lui une facture d'imprimantes de 7,25 millions pour les récupérer.
Les plaignants avaient demandé une procédure accélérée pour cette raison. Ils craignaient, selon le juge, de ne pas pouvoir appliquer ces conditions à temps. Les élections sont en novembre.
L'administrateur électoral du comté de Dallas jugeait même impossible de s'équiper et de former ses travailleurs avant la fin du cycle électoral de 2027.
Le greffier a reçu l'ordre de fermer le dossier.
Un dossier fermé, à quarante-huit heures du guichet.
Quarante-huit heures entre une retenue et un chèque entier.
Six comtés et villes
Trois États, une même plainte
Les plaignants viennent du Tennessee, du Texas et de l'Ohio. Nashville et le comté de Davidson. Les comtés de Harris, d'El Paso, de Travis et de Dallas. La ville de Columbus.
Ils ont poursuivi le département de la Sécurité intérieure et FEMA en août, selon UPI.
« Nashville sait mener des élections sûres », dit son directeur juridique, Tyler Yarbro, dans le communiqué du Brennan Center.
La procureure du comté de Harris, Abbie Kamin, juge « dangereux et illégal » de retenir l'argent de la sécurité publique pour imposer le programme du président.
La procureure du comté d'El Paso, Christina Sanchez, juge « imprudent » d'avoir lié l'argent antiterroriste à un système de vérification. Un système qu'elle dit non éprouvé.
Sans ficelles politiques
Le procureur de Columbus, Zach Klein, parle d'un financement qui arrivera désormais « sans ficelles politiques, comme le Congrès l'a voulu ».
La procureure du comté de Travis, Delia Garza, dit que le fédéral ne peut pas passer par-dessus la loi pour forcer la main des villes et des comtés.
Le procureur de Dallas, lui, parle d'un « soupir de soulagement collectif ». Le 2 septembre, le gouvernement promettait déjà un soupir. Ce n'était pas le même.
Selon CNBC, les zones urbaines américaines votent massivement pour les démocrates. Le jugement, lui, n'en dit pas un mot.
Le juge ne parle pas de partis. Il parle d'une loi et de ce qu'elle finance.
Des comtés ont gagné contre une agence, pas contre un parti.
Trente-quatre sénateurs, le même jour
La lettre à Markwayne Mullin
Le même 28 septembre, 34 sénateurs écrivent au secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin.
Ils exigent l'annulation des conditions électorales de FEMA. Ils exigent le versement aux États de tous les fonds retenus. Ils exigent les preuves d'une affirmation de Mullin du 17 juillet : 250 000 non-citoyens inscrits pour voter dans quatre États.
Selon eux, ces conditions ont même été appliquées rétroactivement aux fonds déjà accordés pour 2025.
Selon The Hill, Mullin avait d'abord parlé de 16 000 non-citoyens inscrits illégalement au Nevada. D'autres responsables du département ont ensuite révisé ce chiffre à 185.
Aucune signature républicaine
La liste des signataires compte des démocrates et deux indépendants, Angus King et Bernie Sanders. Aucun républicain.
Ce détail compte. Une règle sur l'argent antiterroriste devrait inquiéter les deux partis de la même façon.
Et pourtant, la défense des comtés est venue d'un seul côté de l'hémicycle.
Selon UPI, Trump répète sans preuve que les élections américaines sont minées par la fraude.
La lettre cite aussi un lanceur d'alerte. Selon lui, des employés des services d'immigration auraient reçu l'ordre de se servir de données personnelles pour consulter des sites d'inscription électorale. Les sénateurs parlent d'une « initiative sur les électeurs illégaux ».
Ce sont des allégations. La lettre les présente comme telles.
Deux cent cinquante mille, dans quatre États. Et si la même révision attendait ce chiffre-là…
Seize mille, puis cent quatre-vingt-cinq : la preuve reste attendue.
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La même doctrine que pour les tarifs
Les questions majeures
Le juge ajoute un troisième argument. Il vient de la Cour suprême.
C'est la doctrine des questions majeures. Une agence revendique un pouvoir d'une grande portée économique et politique ? Elle doit montrer une autorisation claire du Congrès.
Ici, écrit le juge, il s'agit de la façon même dont se tiennent les élections. Et de centaines de millions de dollars.
Un arrêt du 20 février 2026
Pour l'appuyer, il cite l'arrêt Learning Resources contre Trump.
Selon SCOTUSblog, l'arrêt date du 20 février 2026. Six juges contre trois. La loi sur les pouvoirs économiques d'urgence n'autorise pas le président à imposer des tarifs.
Un lecteur canadien reconnaîtra le raisonnement. La même doctrine qui a fait tomber des tarifs fait tomber une retenue électorale.
Des tarifs. Une retenue. Le même frein.
Le juge ajoute enfin qu'une condition de dépense doit avoir un lien raisonnable avec le but de la dépense. Ici, aucun.
Le gouvernement répondait que cette limite vise le Congrès, pas l'exécutif. « Cet argument se détruit lui-même », écrit le juge. Si le pouvoir de dépenser appartient au Congrès, l'exécutif ne peut pas s'en servir seul.
Sans texte clair du Congrès, l'agence n'a pas ce pouvoir.
Ce qui reste à trancher
Pas d'injonction permanente
Le jugement a ses limites. Il faut les lire.
Le juge annule les conditions et la retenue de 20 %. Il refuse en revanche l'injonction permanente que demandaient les plaignants. L'annulation suffit, écrit-il.
Il précise que l'annulation vaut au-delà des seuls plaignants. C'est la règle ordinaire, selon lui, quand une règle d'agence est jugée illégale.
Il donne aussi raison au gouvernement sur un point. La demande des plaignants fondée sur l'excès de pouvoir tombe, parce que la voie administrative leur suffisait. Un point. Un seul.
Cinq inconnues
CNBC a demandé l'avis du département de la Justice, qui représentait FEMA et la Sécurité intérieure. Aucune réponse n'était publiée dans son article.
Reste à savoir si le gouvernement fera appel. Reste à savoir si FEMA versera des subventions entières le 30 septembre. Reste à savoir si les fonds de 2025 seront libérés. Reste à savoir si les bulletins d'information 569 et 569(a), visés par les sénateurs, tomberont aussi. Reste à savoir si Mullin produira la preuve de ses 250 000.
Cinq inconnues. Un seul jugement.
Selon le Brennan Center, ces politiques électorales avaient déjà échoué par décret et au Congrès. Pourquoi passer, cette fois, par l'argent antiterroriste ?
Gagner un jugement ne remplit pas le chèque.
Le 30 septembre, au guichet
Ce que le chiffre voulait dire
Vingt cents sur chaque dollar. Plus de 200 millions en tout. Une facture d'imprimantes de 7,25 millions dans un seul comté.
Ce n'était pas un débat sur la fraude électorale. C'était un transfert de facture, du fédéral vers les comtés, payé avec l'argent des premiers répondants.
Le juge ne l'a pas dit en ces mots. Il a dit plus sec : pas de réforme imposée aux frais des autres.
Deux jours plus tard
Le 30 septembre, FEMA versera-t-elle aux États des subventions entières, ou attendra-t-elle qu'une cour d'appel lui rende ses vingt cents ?
Quelque part, une équipe prépare son prochain exercice. Elle ne sait pas encore avec quel budget.
La radio grésille. Les gants attendent.
Les vingt cents reviennent, déliés du vote.
Sources :
Sources Primaires :
- Tribunal de district du district de Columbia — opinion du juge Amir Ali, Nashville c. DHS, 28 septembre 2026
- Tribunal de district du district de Columbia — ordonnance d'annulation des conditions et de la retenue de 20 %, 28 septembre 2026
- Comité sénatorial de la sécurité intérieure (minorité) — lettre de 34 sénateurs à Markwayne Mullin, 28 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). DÉCRYPTAGE : Le juge Ali rend à l'antiterrorisme plus de 200 millions que FEMA liait au vote. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/decryptage-le-juge-ali-rend-a-l-antiterrorisme-plus-de-200-millions-que-fema-liait-au-vote
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