DÉCRYPTAGE : Michoustine tait son chiffre militaire, Kyiv y lit 12 milliards pour les drones à réaction
Le projet de budget que le gouvernement russe a approuvé le 24 septembre n'affiche aucun montant pour l'armée.
- Le projet de budget que le gouvernement russe a approuvé le 24 septembre n'affiche aucun montant pour l'armée.
- Dix kilomètres par minute
- Ce que le budget n'affiche pas
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Dix kilomètres par minute
Ce que le budget n'affiche pas
Le projet de budget que le gouvernement russe a approuvé le 24 septembre n'affiche aucun montant pour l'armée.
Le chiffre, c'est Kyiv qui le donne. 12 milliards de dollars américains en 2027. Pour les seuls drones à réaction et munitions rôdeuses, a affirmé Volodymyr Zelensky le 26 septembre au soir.
Ces milliards se mesurent en minutes. Le Geran-5 file jusqu'à 600 km/h, selon un responsable du renseignement militaire ukrainien interrogé par RFE/RL. Dix kilomètres par minute.
Le sifflement qui a remplacé le bourdon
Dix kilomètres, c'est une ville. Une minute, c'est une alerte qu'on lit. Puis des clés qu'on cherche.
Il y a le téléphone qui vibre dans la paume. Il y a l'escalier, en chaussettes. Il y a la rampe froide sous la main. Il y a ce sifflement aigu, sans rapport avec le bourdon de mobylette des premiers Shahed.
Ce n'est pas une image. C'est une vitesse.
Une vitesse change tout. Le calcul de chaque abri. Celui de chaque batterie antiaérienne. Celui de chaque équipe qui guette le ciel, mitrailleuse et projecteur en main.
Ce texte décortique un budget. Lisez-le avec une seule unité : la minute.
Une minute, dix kilomètres, et l'escalier n'est pas fini.
Douze milliards, selon Kyiv
L'allocution de 20 h 47
L'allocution est datée du 26 septembre, 20 h 47. Elle est en ligne sur le site de la présidence ukrainienne.
Zelensky y parle de rapports du renseignement militaire. Sur la production d'armes russes. Les « shaheds » à réaction, et d'autres technologies avancées.
Il affirme connaître des documents internes russes. Ce qui est prévu pour l'an prochain. Les volumes. Le financement.
Puis la phrase. Douze milliards pour les drones à réaction et les munitions rôdeuses, « rien que pour cette catégorie d'armes ».
Il ajoute que les Russes ne se préparent pas à arrêter leur guerre. Du moins pour l'instant, précise-t-il. Moscou devrait avoir envie de dépenser pour autre chose que la mort, dit-il.
Un chiffre de belligérant
Je le tiens pour ce qu'il est. L'affirmation d'un État en guerre. Aucune page publiée.
L'Institute for the Study of War le reprend le 27 septembre. Attribué. Non confirmé.
Le même soir, Zelensky affirme aussi que plusieurs services de renseignement savent que Moscou veut porter sa guerre dans d'autres pays. Une affirmation de plus. Aucune pièce jointe.
Et pourtant, le chiffre n'arrive pas seul. Il arrive avec un décompte de septembre. Avec un taux d'interception. Avec un budget russe qui se tait.
Un chiffre invérifiable. Un silence lisible.
Douze milliards affirmés, aucune page montrée.
48 800 milliards de roubles
La séance du 24 septembre
Ce jeudi-là, à Moscou, Mikhaïl Michoustine a présenté le budget fédéral 2027-2029. Les grands chiffres. Pas tous.
Le budget prévoit 48 800 milliards de roubles de dépenses en 2027.
Le budget prévoit 43 300 milliards de recettes.
Le budget prévoit un déficit de 2,2 % du PIB.
Le budget prévoit la défense en deuxième priorité. Avec la sécurité et le soutien aux soldats envoyés en Ukraine.
Le budget prévoit, dans son volet technologique, « le financement nécessaire » aux systèmes aériens sans pilote. Les mots sont d'Anton Silouanov, ministre des Finances.
Le financement nécessaire
Nécessaire à quelle hauteur ? Aucun montant.
Le ministère des Finances n'a publié aucun chiffre militaire, note bne IntelliNews le 26 septembre. Le baril d'Oural de référence, lui, est fixé à 50 dollars dès 2027.
Michoustine, lui, chiffre les projets nationaux : environ 19 000 milliards de roubles. Une ligne de plus, avec son montant. Pas celle de l'armée.
Silouanov qualifie son projet d'« équilibré ». Il prévoit 5 500 milliards de roubles de déficit.
Le chiffre est invérifiable. Le silence, non.
Priorité nommée, prix caché.
Deux signatures et une phrase
Michoustine et Silouanov, le 24
Je suis du côté de ceux qui comptent en minutes sous les Geran-5. Et des équipes qui les abattent.
Contre le budget que Michoustine et Silouanov ont fait approuver le 24 septembre. Parce que ce budget range la guerre parmi ses priorités et refuse d'en dire le prix.
Ce n'est pas un peuple que je vise. C'est une décision. Une date. Deux noms.
Michoustine a rappelé l'échéance lui-même. Le projet doit arriver à la Douma d'ici le 1er octobre.
Il a rappelé les priorités du président. Le renforcement de la défense en fait partie.
La phrase du 25 septembre
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Le lendemain, Vladimir Poutine a parlé. L'Ukraine « doit ressentir » les frappes russes « de représailles », rapporte l'ISW.
L'institut en tire une lecture. Poutine entend intensifier sa campagne vers l'hiver. Comme lors des hivers précédents.
Un budget sans chiffre. Une phrase sans détour.
Le jour suivant, Kyiv met un prix sur les deux.
Michoustine signe le silence, Poutine en donne le sens.
Un dixième à découvert
Au taux de 87,4 roubles
Faisons le calcul. Avec les chiffres de Moscou.
Le ministère russe du Développement économique prévoit un dollar à 87,4 roubles en moyenne en 2027, selon IntelliNews.
À ce taux, 12 milliards de dollars font environ 1 049 milliards de roubles. Mon calcul. Pas celui de Kyiv.
Face aux 48 800 milliards de dépenses prévues, cela ferait un peu plus de 2 %. Pour une seule catégorie d'armes.
103,3 milliards affichés
Le budget montre, lui, un programme national de drones. Il doit atteindre 103,3 milliards de roubles par an en fin de période, selon IntelliNews.
Ce n'est pas la même chose. Je ne les confonds pas. Ce programme relève des projets technologiques. Pas des commandes de l'armée.
Et pourtant, la comparaison donne la taille de l'ombre. Si Kyiv dit vrai, la ligne visible pèserait à peine le dixième de la ligne cachée.
Qui, à Moscou, a signé la commande ?
Un dixième dans la lumière. Neuf dixièmes dans le noir, si l'on croit Kyiv.
Ce qui se montre tiendrait dans un dixième.
2 730 en septembre
Cinquante-cinq sur cent
Zelensky donne aussi un décompte. Plus de 2 730 « shaheds » à réaction lancés en septembre. Plus de 1 500 abattus ou neutralisés.
Taux d'interception : 55 %, dit-il. Contre plus de 90 % pour les « shaheds » ordinaires.
Sur cent drones à hélice, plus de quatre-vingt-dix tombent. Sur cent drones à réaction, cinquante-cinq tombent. Sur cent drones à réaction, quarante-cinq passent.
Voilà ce que la vitesse achète.
La nuit du 26 au 27
La soustraction est simple. Environ 1 200 machines à réaction n'ont pas été arrêtées en septembre. Si les chiffres de Kyiv tiennent.
Nuit du 26 au 27 : l'armée de l'air ukrainienne compte 170 drones lancés, leurres compris. Dont 76 à réaction. Elle en abat 147, selon l'ISW. Des engins touchent 18 endroits.
Zelensky l'admet dans la même allocution. Une part importante atteint encore sa cible.
Une part importante. Pas une poignée.
Ceux qui passent ne s'évaporent pas. Ils finissent sur un toit, une ligne électrique, une cuisine où l'on faisait chauffer de l'eau.
Quarante-cinq sur cent, et chaque fois une adresse.
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Trois mille par mois
Geran-3, Geran-4, Geran-5
Trois versions à réaction font l'essentiel des dégâts, écrit RFE/RL. Le Geran-3. Le Geran-4. Le Geran-5.
Le Geran-3 reprend le vieux Shahed, avec un réacteur. Les défenses ukrainiennes l'ont déjà intercepté plusieurs fois.
Le Geran-4 file à environ 350 km/h. Le Geran-5 monte jusqu'à 600. Sa portée atteint 950 kilomètres, selon le responsable du renseignement militaire ukrainien.
Neuf cent cinquante kilomètres. Depuis la frontière russe, Kyiv est à portée. Avec une large marge.
Les deux derniers modèles ont reçu des améliorations plus poussées, précise RFE/RL. Leur avantage tient en un mot. La vitesse.
Cent par jour
La Russie produirait près de 3 000 exemplaires par mois des deux derniers modèles. La source est le site militaire ukrainien Militarnyi, cité par RFE/RL.
Euromaidan Press ajoute environ 2 800 drones à hélice par mois. En août, selon le site, la production de Geran-4 et de Geran-5 dépassait déjà celle du vieux Geran-2.
Trois mille par mois, c'est cent par jour. Trois mille par mois, c'est quatre par heure. Trois mille par mois, c'est une chaîne sans dimanche.
Des chiffres ukrainiens. Ils décrivent une industrie. Pas une humeur.
Aucune chaîne de montage n'attend un sommet.
Un chiffre sans page
Ce que Kyiv n'a pas montré
L'argument le plus sérieux contre ce texte, Moscou pourrait le signer. Sans changer une virgule.
Kyiv n'a pas montré de page. Kyiv n'a pas nommé de ministère russe. Kyiv n'a pas ventilé entre drones et munitions rôdeuses.
Et le même soir, Zelensky dit pourquoi il en parle. Pour obtenir des sanctions plus fortes. Pour promouvoir ses accords sur les drones.
Un belligérant qui demande a intérêt à montrer grand. C'est vrai. L'argument tient debout.
Ce que Moscou dit lui-même
Il tombe pourtant. Pas sous une preuve venue de Kyiv. Sous les mots du camp d'en face.
Le 27 septembre, un milblogueur influent proche du Kremlin a appelé à intensifier les frappes. Pendant que les ressources abondent, rapporte l'ISW.
Il reconnaît un front « statique ». Il juge qu'élargir l'arsenal de frappe coûte moins cher qu'une seconde mobilisation. Il prévient même que le coût de la campagne pourrait dépasser ses effets, si elle dure.
Retirez les 12 milliards du dossier. Il reste le budget sans chiffre. La phrase de Poutine. Le pari écrit par ses propres partisans.
Retirez le chiffre : le pari reste signé.
Des prototypes en septembre
Plusieurs prototypes efficaces
Maintenant, ce qui coûte à mon propre camp.
Zelensky parle de « plusieurs prototypes efficaces » d'intercepteurs. Des prototypes. En septembre de la cinquième année de guerre.
Des équipes les emploient au combat, dit-il. Production et composants doivent encore passer à l'échelle.
Le 27 septembre, Kyrylo Budanov, chef du Bureau du président, a donné un horizon. L'emploi massif pourrait commencer d'ici quelques mois, selon l'ISW.
Deux ateliers en un mois
L'ISW l'écrit sans fard. On ignore si le programme ukrainien grandira à temps pour perturber la campagne russe cet hiver.
Et Moscou vise les ateliers. Le fabricant Pegasus ARMS a suspendu sa production après des frappes balistiques, dans la nuit du 23 au 24 septembre, selon l'ISW. Le 2 septembre, son atelier précédent avait déjà été touché.
Le 27 septembre encore, Serhiy Beskrestnov, conseiller présidentiel aux technologies de défense, signale que des « shaheds » à réaction coupent parfois leur moteur et planent avant l'impact. Tactique ou panne, on ne sait pas, rapporte l'ISW.
Voilà le fait qui dérange. L'Ukraine a une réponse. Pas encore en quantité.
Cela ne change pas le signataire. Cela change l'urgence.
Quelques mois, c'est long sous un ciel à réaction.
Le pari de l'hiver
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Une théorie de la victoire modifiée
L'ISW va plus loin le 27 septembre. Poutine réévaluerait sa théorie de la victoire.
L'ancienne supposait une avance sans fin, jusqu'à ce que l'Ukraine cède. Les succès ukrainiens de 2026 l'auraient ébranlée, selon l'institut.
Le nouveau pari tient en une campagne de frappes. Missiles balistiques et drones à réaction. Pour forcer l'Ukraine à capituler cet hiver.
Il repose, écrit l'ISW, sur des Geran à réaction bon marché. Lancés en masse. Avec un taux de pénétration relativement élevé. Il compte aussi sur la pénurie d'intercepteurs Patriot face aux missiles balistiques.
Le printemps 2027 comme échéance
L'institut juge probable que Poutine vise cette capitulation avant le printemps 2027. D'ici là, il ne céderait rien sur ses exigences. Pas de vraie négociation de cessez-le-feu tant que le pari n'a pas couru sa chance, écrit l'ISW.
Et pourtant, la ligne que Kyiv dit avoir lue couvre toute l'année 2027. Le pari vise le printemps. Le budget regarde plus loin.
Dans la semaine close le 27 septembre : plus de 2 200 drones, environ 1 650 bombes aériennes, 38 missiles, selon Zelensky. Près de 3 900 armes en sept jours.
Un hiver. Un budget. Une chaîne de montage.
Si les trois tiennent ensemble, alors les 12 milliards de 2027…
Chaque hiver devient une échéance chiffrée.
Huit morts un dimanche
Kyiv, Zaporijjia, Odessa
Le dimanche 27 septembre, des frappes russes ont coûté la vie à huit personnes en Ukraine. Ce sont les autorités qui le disent, citées par l'AFP.
Trois dans la région de Zaporijjia. Trois à Soumy, où un centre pour enfants a été touché. Une à Kyiv, sous un drone. Une dans la région d'Odessa, après une frappe que les autorités régionales disent massive.
À Kyiv, une femme et deux adolescents de 16 ans ont été blessés. Le maire Vitali Klitschko l'a annoncé.
La veille, un drone à réaction avait frappé à Kyiv un immeuble d'habitation et un supermarché, selon RFE/RL.
La minute qui ne revient pas
Je reviens à la minute du début.
Une minute pour lire l'alerte. Une minute pour réveiller un enfant. Une minute pour gagner le corridor, loin des fenêtres.
Pour huit personnes, ce dimanche, pas de minute suivante.
Rien.
Le 24, un budget sans chiffre. Le 27, huit noms que nous ne connaissons pas.
Huit vies ne tiennent dans aucune ligne de budget.
Onze accords, un douzième
La Finlande, à New York
Il faut dire aussi ce qui se construit.
L'Ukraine a signé onze accords sur les drones, affirme Zelensky. Le onzième avec la Finlande. À New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, quelques jours avant l'allocution.
Un douzième se prépare. Avec un pays qu'il dit puissant. D'ici quelques semaines.
Le principe dépasse la vente d'armes, dit-il. Bâtir des défenses communes. Partager l'expérience des soldats ukrainiens. Produire ensemble. Pour les partenaires, de l'expérience et de la sécurité. Pour l'Ukraine, plus de capacité et plus de financement.
La loi Graham, à appliquer
À Washington, Donald Trump a signé ce mois-ci la loi Graham, rapporte RFE/RL. Elle lui donne une large autorité de sanctions et de droits de douane. Contre la Russie, son énergie et ceux qui l'aident à contourner les restrictions.
C'est un bon coup. Je le nomme comme tel.
Zelensky demande maintenant à Trump de l'appliquer. Contre la Russie. Contre ceux qui financent sa guerre.
Une loi qui dort ne coûte rien au Kremlin. Appliquée, elle toucherait la caisse qui paie les Geran.
Onze accords, une loi : la riposte a déjà ses signatures.
Le 1er octobre à la Douma
Une Douma à peine élue
Michoustine veut aller vite. Les élections à la nouvelle Douma viennent de finir, a-t-il dit. Les résultats ne sont pas encore certifiés.
Il veut financer dès les premiers jours de 2027. Sans délai.
Le citoyen russe qui lira le document public y trouvera des pensions relevées de 6,8 % au 1er février. Un salaire minimum. Des écoles. Il n'y trouverait pas le prix d'un Geran-5.
Combien coûte, à Moscou, une minute retirée à l'alerte de Kyiv ?
Un budget que la guerre dépasse
Le budget russe n'a été exécuté tel qu'écrit dans aucune année récente. IntelliNews le rappelle, citant le quotidien Kommersant.
Cette année, le déficit atteindra au moins le double du plan. Jusqu'à 3 % du PIB, selon Silouanov cité par IntelliNews.
En juin, le gouvernement a relevé son propre plafond de dépenses. Il peut dépenser au-delà de la loi sans retourner devant les députés.
Les drones coupent aussi dans l'autre sens. L'inflation russe de fin d'année est relevée à 6,8 %. Surtout à cause du carburant, après des frappes de drones ukrainiens sur le raffinage, selon la même source.
Autrement dit, la ligne des drones peut grossir en cours d'année. Sans nouveau vote.
Votée ou non, la dépense suit la guerre.
Douze milliards contre une minute
Trois dates
J'avoue une fatigue. À force de chiffres de belligérants, on finit par ne plus rien croire. C'est exactement ce qu'un budget muet espère.
Je ne sais pas si les 12 milliards sont exacts. Je sais ce qui est daté.
Je sais aussi ce que Moscou a choisi de montrer. Des pensions. Des écoles. Un baril à 50 dollars.
Le 24, un budget qui range la défense parmi ses priorités sans en dire le prix. Le 25, Poutine qui veut que l'Ukraine « ressente » ses frappes. Le 27, huit morts.
La ligne qui nous revient
Moscou aurait écrit sa ligne de drones pour 2027 sans la montrer. La nôtre s'écrit en public.
Dans le prochain budget d'Ottawa, où sera la ligne qui achète une minute de plus au ciel de Kyiv ?
Une minute d'alerte de plus, c'est un Geran-5 intercepté dix kilomètres plus loin.
C'est un escalier qu'on finit.
Le chiffre de Kyiv se discute, le silence de Michoustine se lit.
Sources :
Sources Primaires :
- Présidence de l'Ukraine — allocution sur les 12 milliards et les intercepteurs, 26 septembre 2026
- Gouvernement de la Fédération de Russie — séance sur le projet de budget 2027-2029, 24 septembre 2026
- France 24 (AFP) — huit morts et 3 900 armes aériennes en une semaine, 27 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). DÉCRYPTAGE : Michoustine tait son chiffre militaire, Kyiv y lit 12 milliards pour les drones à réaction. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/decryptage-michoustine-tait-son-chiffre-militaire-kyiv-y-lit-12-milliards-pour-les-drones
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