BILLET : Eby met Trump sur le bulletin du 24 octobre, et Trump ne s'y présente pas
David Eby a déclenché des élections en Colombie-Britannique le mardi 22 septembre, et il a demandé aux électeurs de dire non à Donald Trump.
- David Eby a déclenché des élections en Colombie-Britannique le mardi 22 septembre, et il a demandé aux électeurs de dire non à Donald Trump.
- Une odeur de fumée à Victoria
- David Eby a déclenché des élections en Colombie-Britannique le mardi 22 septembre , et il a demandé aux électeurs de dire non à Donald Trump.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Une odeur de fumée à Victoria
Mardi 22 septembre, midi
David Eby a déclenché des élections en Colombie-Britannique le mardi 22 septembre, et il a demandé aux électeurs de dire non à Donald Trump.
Un non catégorique, même. Le mot anglais qu'il a choisi était plus rude. Je le traduis par la conviction.
Le vote aura lieu le 24 octobre.
Donald Trump n'y sera pas candidat.
Ni à Victoria. Ni à Vancouver. Ni ailleurs.
C'est tout le billet. Le reste, ce sont les détails.
Le coupe-feu
Le premier ministre a choisi une image que tout le monde comprend là-bas. Le coupe-feu.
Il a comparé son parti à une tranchée qu'on creuse devant un feu de forêt. « Quand on sent la fumée, on n'attend pas la suite. On agit », a-t-il dit, selon The Tyee.
L'été, en Colombie-Britannique, la fumée entre par les fenêtres fermées. Elle pique les yeux. Elle reste dans les rideaux. On sait ce que veut dire l'odeur.
Un coupe-feu se creuse à la pelle, dans la terre sèche, autour des maisons.
Celui-là se creuse dans un isoloir.
Le mot est juste. C'est l'usage qui l'est moins.
On creuse un coupe-feu autour d'une maison, pas d'un parti.
Deux ans avant la date
Un mandat jusqu'en 2028
Les néo-démocrates ont gagné une mince majorité en 2024. Assez pour gouverner seuls.
Eby n'était pas tenu de retourner devant les électeurs avant 2028, rappelle l'Associated Press.
Il l'a fait quand même, deux ans après le dernier scrutin.
Il le laissait entendre depuis des semaines, écrit The Tyee. Malgré la majorité. Malgré les deux ans qui restaient avant la date fixe.
Deux ans. Vingt-quatre mois de mandat laissés sur la table.
Il a demandé à la lieutenante-gouverneure, Wendy Cocchia, de dissoudre l'Assemblée législative. Elle l'a fait.
Rien d'illégal. Une date fixe n'empêche pas une dissolution.
La raison donnée
La raison tient en une phrase, selon l'Associated Press : la guerre commerciale et les menaces de Trump ont changé les conditions au point de justifier un scrutin deux ans plus tôt.
« Les conditions ont changé dans notre pays », a-t-il dit, selon The Tyee.
Les conditions ont changé, oui. Le calendrier aussi. Reste à savoir lequel a décidé.
Deux ans d'avance, pour répondre à un homme qui ne vote pas ici.
Un non adressé à un absent
Le mot d'ordre du mardi
Eby a mis Trump sur le bulletin. L'Associated Press l'écrit en toutes lettres.
Il présente le scrutin comme un choix. D'un côté, son gouvernement, qui résiste à la pression économique américaine. De l'autre, des adversaires qu'il accuse d'importer une politique à la MAGA.
Il invite les électeurs à dire « un non catégorique à Trump et à sa politique ».
Le mot d'ordre est clair. Le bulletin, lui, est muet.
Aucun bulletin du 24 octobre ne porte Trump.
Il y aura des néo-démocrates, des conservateurs, des verts, et d'autres. Pas de case Trump. Pas de case Washington.
Ce que ce billet soutient
Je lis ce scrutin comme une date choisie. Pas comme une riposte.
La menace est réelle. La riposte existait déjà. Ce qui manquait, c'était un moment favorable.
Et ce moment, un calendrier de parti l'a trouvé. Pas un calendrier de guerre commerciale.
Je le démontre avec leurs propres chiffres. Ceux du premier ministre, et ceux des électeurs.
Je relis la phrase d'Eby. Elle tient debout. Elle ne tient pas sur un bulletin.
Un bulletin ne connaît que les candidats qu'on y imprime.
Moins 4 %, plus 16 %
Les chiffres d'Eby
Je commence par ce qui plaide pour lui.
Selon Eby, les exportations de la Colombie-Britannique vers les États-Unis ont reculé de 4 %. Celles vers d'autres marchés ont progressé de 16 %.
Ce sont ses chiffres, rapportés par l'Associated Press. Je les tiens pour les siens.
Il parle de nouvelles menaces chaque jour. De menaces qui s'aggravent. D'un choix à faire sur la façon de répondre, selon le National Observer.
Il accuse Trump d'attaquer les travailleurs, de viser les entreprises et de menacer la souveraineté du Canada. Il dit que ce n'est pas qu'une dispute commerciale, mais la vie que chaque famille construit.
Pas une goutte de Jack Daniel's
Son coupe-feu a trois pans, selon l'Associated Press. Protéger les travailleurs et les entreprises. Réduire la dépendance aux États-Unis. Trouver d'autres marchés.
Il a aussi promis que pas une goutte de Jack Daniel's ne reviendrait sur les tablettes de la province avant un accord équitable avec Washington.
Les tarifs de Trump sont un mauvais coup. Ils frappent un allié, et ils divisent l'Occident que Washington est censé mener.
Je ne conteste pas la colère. Je conteste l'adresse.
Sur le fond, Eby a donc un dossier. Et pourtant, sur la date, il n'en a pas.
La menace est réelle, et la riposte avait déjà une adresse.
Déjà en chantier
Trois piliers, une majorité
Rob Shaw couvre la politique britanno-colombienne depuis plus de 18 ans. Il a relu le discours plusieurs fois.
Son constat, dans le Richmond News : tout ce qu'Eby a promis mardi, il le faisait déjà. Depuis des mois. Avec sa majorité.
Tenir tête à Trump. Soutenir les emplois. Bâtir l'économie.
Rien de cela n'exigeait un nouveau mandat.
Une majorité. Des chantiers ouverts. Aucun blocage.
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Rien à débloquer
On comprend un gouvernement minoritaire qui tombe. On comprend une loi bloquée. On comprend un budget refusé.
Ici, rien n'était bloqué. La majorité n'était pas menacée d'effondrement imminent, écrit Shaw dans une chronique suivante.
Alors quoi ?
Le chroniqueur remarque un autre détail. Sur l'affiche du lancement, ni logo du NPD, ni visage du premier ministre, ni bilan de neuf ans au pouvoir. Un slogan bleu, « Build BC Strong ». Un emprunt direct au vocabulaire des libéraux fédéraux de Mark Carney.
Il note aussi ceci. Eby reproche aux conservateurs d'avoir rencontré l'ambassadeur des États-Unis. Il l'a rencontré lui aussi. Il les accuse de vouloir faire de la province une « Amérique junior ». Ils ne l'ont pas dit, précise Shaw.
Rien n'était bloqué, sauf le calendrier des autres.
Quarante-huit heures après Findlay
Dimanche, une démission
Le dimanche 20 septembre, Kerry-Lynne Findlay a quitté la direction des conservateurs de la Colombie-Britannique.
Quarante-huit heures plus tard, les brefs tombaient. C'est l'Angus Reid Institute qui fait le compte.
Le parti avait fait élire 44 députés en 2024. Il n'en comptait plus que 24 le vendredi précédent, selon The Tyee, après une vague de départs.
Le parti avait pourtant de l'argent. Il a recueilli 2,2 millions de dollars au premier semestre, environ 400 000 $ de plus que le NPD, selon The Tyee. Il avait de l'argent. Il n'avait plus de chef.
Un nouveau parti de centre droit accueillait des transfuges. Une élection partielle était en cours. Tout le camp d'en face était en chantier.
Le calendrier des autres
Stewart Prest, politologue à l'Université de la Colombie-Britannique, parle d'un moment peu propice, selon le National Observer.
Il relève aussi un paradoxe. En déclenchant le vote, Eby aurait réussi ce que personne n'avait réussi. Réunir la droite.
Sept des huit députés passés au nouveau parti de centre droit sont revenus chez les conservateurs le jour même, rapporte Shaw.
Vaughn Palmer, chroniqueur au Vancouver Sun, n'y voit aucune urgence démontrable, selon The Tyee. Il y voit une manœuvre pour profiter d'une opposition divisée.
Marc Lee, économiste au Centre canadien de politiques alternatives, écrit que le vote pourrait masquer la lenteur des promesses de 2024, rapporte le National Observer.
Un chroniqueur chevronné. Un économiste d'un centre progressiste. La critique ne vient pas d'un seul camp.
On ne choisit pas une date sans regarder le camp d'en face. Personne ne le prétend. Mais alors, qu'on ne l'appelle pas une riposte à Washington.
Sur le calendrier, Findlay. Dans le discours, Trump.
Le 17 et le 24 octobre
Deux scrutins, une semaine
Les élections municipales de la Colombie-Britannique ont lieu le 17 octobre.
Le vote par anticipation provincial ouvre le 16 octobre, selon Elections BC. Il court jusqu'au 21.
Autrement dit, la veille du scrutin municipal, on pourra déjà voter pour Victoria.
Les maires avaient demandé de ne pas superposer les deux campagnes, écrit le National Observer. Ils n'ont pas été entendus.
Le 17, on choisit le maire. Le 24, le gouvernement. Entre les deux, sept jours.
Elections BC ne gère que le scrutin provincial. Le vote municipal relève des administrations locales, a précisé l'organisme au National Observer. Deux machines. Une même semaine. Les mêmes électeurs.
Cinquante noms sur un bulletin
Dans certaines municipalités, jusqu'à 50 candidats se présentent, rappelle Jenna Stoner, présidente de l'Union des municipalités de la Colombie-Britannique.
Elle craint la confusion. Elle craint la campagne provinciale qui mange l'attention due aux campagnes locales.
Sa question tient en une ligne : « Qu'est-ce que ça change de le déclencher maintenant, ou dans quatre semaines ? »
La réponse ne peut pas être Trump. Dans quatre semaines, Trump serait toujours là.
Cinquante noms le 17, et un absent en tête d'affiche le 24.
Abbotsford-Mission vote deux fois
Des bulletins déjà déposés
Il y avait une élection partielle en cours dans Abbotsford-Mission.
Une partielle, c'est un siège vide. Et des électeurs qui veulent le remplir.
Le vote par anticipation y avait commencé. La candidature de Kerry-Lynne Findlay y était déjà verrouillée, selon le National Observer.
Le déclenchement du scrutin général a annulé cette partielle.
Elections BC l'écrit sans détour. Les bulletins déjà déposés ne seront pas comptés.
Voter de nouveau
Les électeurs qui avaient voté devront voter de nouveau, précise Elections BC.
Il y a des gens qui se sont déplacés. Il y a des gens qui ont plié leur bulletin et l'ont glissé dans la boîte. Il y a des gens qui sont repartis avec le sentiment d'avoir fait leur part.
Leur voix ne comptera pas.
Pas à cause de Washington. Pas à cause d'un tarif. À cause d'une date.
C'est le plus petit détail du dossier. C'est celui qui pèse le plus.
Je n'arrive pas à rire de celle-là. Je m'en voudrais.
Des voix déposées, puis effacées, au nom d'une riposte.
Le septième souci
59 %, 42 %, 15 %
L'Angus Reid Institute a sondé 801 adultes, du 22 au 24 septembre.
Il leur a demandé ce qui décidera de leur vote. Le sondage a été fait en ligne. Il donne une photo, pas un verdict.
Le coût de la vie : 59 %. La santé : 42 %. L'économie et l'emploi : 28 %. Le logement : 25 %. La criminalité : 25 %. Le déficit : 24 %.
Puis, septième, les tarifs américains, Donald Trump et l'interdiction de l'alcool : 15 %.
Quinze pour cent. Le coût de la vie pèse presque quatre fois plus. La santé, près de trois fois plus.
Chez les indécis, 12 %
Chez les électeurs indécis, ceux que la campagne doit gagner, seulement 12 % citent les relations avec les États-Unis. Chez les électeurs néo-démocrates, les tarifs montent à 31 %. Chez les électeurs conservateurs, ils tombent à 6 %. Chez les électeurs verts, 7 %. Chez les électeurs de tous les partis réunis, 15 %.
Le sujet parle surtout à ceux qui sont déjà convaincus.
L'institut note que la guerre tarifaire a bien servi la popularité personnelle d'Eby depuis 21 mois. Le premier ministre semble, écrit-il, vouloir frapper pendant que le fer est chaud.
Le fer est chaud. Les électeurs, eux, parlent d'épicerie.
L'épicerie passe avant Washington, chez ceux qu'on consulte.
Jamais un mauvais moment
La meilleure défense d'Eby
Il faut donner à Eby sa meilleure phrase. Il n'y a jamais de mauvais moment pour demander la direction aux Britanno-Colombiens, a-t-il dit, selon Shaw.
C'est vrai en principe. Consulter n'est jamais une faute. Un mandat neuf pèse plus lourd dans une négociation qu'un mandat usé.
Et la menace n'est pas inventée. L'Associated Press rappelle que les pourparlers entre Ottawa et Washington ont échoué, et que les tarifs sont lourds.
Il a dit aussi, selon The Tyee, que les Britanno-Colombiens méritent d'avoir leur mot à dire sur la direction choisie. Je ne le conteste pas.
Il y a plus dérangeant pour ma lecture. 56 % des répondants de l'Angus Reid Institute jugent les conservateurs pas prêts à gouverner. Brad Zubyk, ancien chef de cabinet d'un chef conservateur, l'admet sur X, selon The Tyee : dire qu'Eby ne mérite pas un autre mandat est facile, montrer une solution de rechange crédible l'est moins.
Je concède tout cela. Sans réserve.
Ce que les électeurs répondent
Et pourtant, 62 % des répondants jugent l'élection prématurée. Parmi les électeurs néo-démocrates, 52 %.
Et pourtant, 65 % disent que le premier ministre fait passer son maintien au pouvoir avant l'intérêt de la province.
Les conservateurs mènent à 43 % contre 35 %, chez les électeurs décidés ou penchant. Dix jours plus tôt, le NPD menait par quatre points, selon l'institut. C'est tôt. Un électeur sur cinq est indécis.
Ce sondage ne dit pas qui gagnera. Il dit ce que les gens ont compris.
Six électeurs sur dix trouvent l'appel trop pressé.
Qui paie la date
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Dix-sept mille personnes à embaucher
Elections BC cherche environ 17 000 officiers d'élection pour tenir le scrutin, selon CHEK News.
Des journées de quinze heures ou plus, de 7 h à environ 22 h. Payées de 329 $ à 460 $ la journée, selon la même source.
Ce n'est pas un scandale. C'est une facture. Une facture qu'on aurait payée en 2028 de toute façon, dira-t-on.
Oui. En 2028.
Deux ans plus tard. Pour la même chose. Au même prix.
Les candidats municipaux dans l'ombre
La facture n'est pas seulement en dollars.
Elle est dans l'attention des médias, qui ira au scrutin provincial. Elle est dans la tête d'électeurs qui auront deux campagnes à démêler en une semaine. Elle est dans les boîtes d'Abbotsford-Mission, où des bulletins attendent de ne pas être comptés.
Un samedi d'octobre, le bureau de vote sentira le café tiède et le plancher de gymnase. Des officiers d'élection y resteront quinze heures. Pour une date.
Trump ne paiera rien de tout ça.
Washington ne reçoit aucune facture pour le 24 octobre.
Qui choisit le sujet
Le nom sur toutes les lèvres
Voici le miroir, et il ne vise pas seulement Victoria.
Quand un président étranger devient le sujet d'une élection provinciale, il a déjà gagné quelque chose. Il a choisi de quoi on parle chez nous.
Il n'a rien eu à faire. On l'a mis au programme nous-mêmes. Il n'a pas eu à lever le petit doigt.
La souveraineté, ce n'est pas seulement refuser un tarif. C'est aussi garder la maîtrise de son propre ordre du jour.
Un adversaire utile ne coûte rien à celui qui le nomme. Il coûte à ceux qui attendaient qu'on parle d'eux.
Je le dis sans mépris pour personne. La colère contre les tarifs est juste. Elle mérite mieux qu'une date.
La santé, le loyer, l'épicerie
J'avoue une fatigue. Chaque campagne, désormais, a son chapitre sur Trump. Chaque chef veut être celui qui lui tient tête le mieux.
Pendant ce temps, la santé, le loyer, l'épicerie attendent leur tour. Les électeurs, eux, les ont mis en tête.
Un coupe-feu, c'est une tranchée où rien ne brûle. Une campagne qui ne parle que du feu…
Mettre Trump au programme, c'est déjà lui céder le sujet.
Le 24 octobre, sans Trump
Le coupe-feu, revu
Le coupe-feu était une bonne image. Il se creuse autour de ce qu'on veut protéger.
Ce que la date sert, ce n'est pas la riposte à Washington. C'est une majorité, au moment précis où l'opposition s'effondrait.
Le scrutin tranchera qui gouverne Victoria. Rien d'autre.
La date sert un parti. Le mot sert un président. Le bulletin, lui, ne sert que les électeurs.
Je n'ai rien contre un scrutin. J'ai quelque chose contre l'étiquette. Un premier ministre peut demander un mandat. Il ne peut pas faire croire que le bulletin répond à Washington.
Ce que le bulletin peut refuser
Qu'est-ce qu'un bulletin provincial peut vraiment refuser à Donald Trump ?
Le 24 octobre, on votera pour des députés, un budget, des urgences, des loyers. La réponse à Washington, elle, se prépare ailleurs.
À Abbotsford-Mission, certains voteront pour la deuxième fois. Leur premier bulletin dort dans une boîte qu'on n'ouvrira pas.
Le 24 octobre, le nom de Trump manquera. La facture, non.
Sources :
Sources Primaires :
- Associated Press (ABC News) — Eby déclenche des élections et invite à dire non à Trump, 23 septembre 2026
- Elections BC — brefs émis pour le scrutin du 24 octobre et partielle annulée, 22 septembre 2026
- Angus Reid Institute — sondage du 22 au 24 septembre sur le déclenchement, 24 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). BILLET : Eby met Trump sur le bulletin du 24 octobre, et Trump ne s'y présente pas. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/billet-eby-met-trump-sur-le-bulletin-du-24-octobre-et-trump-ne-s-y-presente-pas
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