ÉDITORIAL : Trump veut ménager les raffineries russes, Kyiv doit garder la main tant que le Kremlin refuse
Donald Trump a raconté aux journalistes, le 27 septembre, qu'il avait demandé à Volodymyr Zelensky d'« y aller doucement » avec les raffineries russes. Nous disons non.
- Donald Trump a raconté aux journalistes, le 27 septembre, qu'il avait demandé à Volodymyr Zelensky d'« y aller doucement » avec les raffineries russes. Nous disons non.
- La phrase du 27 septembre
- Donald Trump a raconté aux journalistes, le 27 septembre , qu'il avait demandé à Volodymyr Zelensky d'« y aller doucement » avec les raffineries russes.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Une heure de courant
La phrase du 27 septembre
Donald Trump a raconté aux journalistes, le 27 septembre, qu'il avait demandé à Volodymyr Zelensky d'« y aller doucement » avec les raffineries russes. Nous disons non.
Pas non à une trêve. Non à une trêve d'un seul côté.
Une trêve refusée à Moscou, demandée à Kyiv.
Cet hiver, en Ukraine, personne ne comptera en tonnes raffinées. On comptera en heures de courant.
Une heure, c'est un repas chaud. Une heure, c'est un téléphone rechargé. Une heure, c'est une pompe à eau qui tourne encore.
La nuit qui a précédé
La nuit précédente, les drones russes volaient. Selon Zelensky, repris par le Kyiv Independent, ils ont frappé des immeubles, des infrastructures énergétiques, d'autres sites civils. Huit oblasts.
Dans le district de Poltava, la chute d'un drone a endommagé des lignes électriques. Environ 500 abonnés ont perdu le courant, selon le même décompte.
Cinq cents foyers. Un frigo qui se tait. Une chaudière qui s'arrête. Une main qui cherche la lampe de poche au fond d'un tiroir.
L'hiver ukrainien se mesure en heures, pas en barils.
Y aller doucement
Devant les journalistes
La phrase mérite d'être rapportée en entier. Trump a expliqué qu'il avait dit à Zelensky de ménager les raffineries, selon le Kyiv Independent. Zelensky aurait répondu qu'il le ferait « probablement ».
Ce « probablement » n'existe que dans le récit de Trump. RBC-Ukraine note qu'aucune confirmation n'est venue du président ukrainien. Ni de son bureau.
Qui a entendu ce mot, à part celui qui le rapporte ?
Trump justifie sa demande par les prix. Selon lui, les frappes sur les raffineries créent un problème mondial. Le mot est court. Le problème, lui, est ailleurs.
La réponse de Kyiv
Kyiv a répondu deux fois. Le 23 septembre, Zelensky a affirmé que personne n'avait tenté, lors de leur rencontre privée à New York, de forcer l'Ukraine à cesser ces frappes. C'est Ukrainska Pravda qui le rapporte.
Le 28, un responsable ukrainien a précisé au Kyiv Independent la règle de Kyiv. L'Ukraine cessera de frapper les raffineries si Moscou accepte une trêve énergétique. Seulement si. Aucun accord n'est conclu.
Ce n'est pas la première annonce. Le 14 septembre, sur Truth Social, Trump affirmait déjà que les deux pays avaient accepté de cesser ces frappes. Ni Kyiv ni Moscou ne l'ont confirmé.
Une trêve annoncée deux fois n'est pas signée une fois.
Le 23, Moscou a répondu
Rubio chez Lavrov
La trêve énergétique a pourtant eu sa chance. Le 23 septembre, Marco Rubio a rencontré Sergueï Lavrov en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
À la sortie, le secrétaire d'État a dit que les deux camps avaient exprimé un intérêt pour une trêve limitée. Les céréales. L'énergie. Ce ne serait pas facile, a-t-il ajouté.
Le même mercredi, selon Al Jazeera, des frappes russes touchaient deux stations-service et d'autres sites à Kyiv. Un mort. Sept blessés.
Un seul mot du Kremlin
Le même jour, on a demandé à Dmitri Peskov si ce discours occidental sur la trêve relevait de la pure rhétorique. Sa réponse, selon le New Voice of Ukraine : « absolument ».
Un mot. Une porte fermée. Aucune contre-proposition datée.
Vladimir Poutine a affirmé, le 23 lui aussi, que ses forces pouvaient atteindre sur le champ de bataille tous les buts de guerre de Moscou.
L'Institute for the Study of War en tire la conclusion. Dans les faits, le Kremlin a rejeté la trêve énergétique proposée.
Voilà pourquoi nous écrivons ceci. Nous sommes du côté de Kyiv, qui garde la main sur ses drones. Contre la demande du 27 septembre de ménager les raffineries sans contrepartie. Parce que le Kremlin a répondu « absolument » le 23. Parce que ses drones ont frappé l'énergie ukrainienne dans la nuit du 26 au 27.
Moscou a fermé la porte. On frappe chez Kyiv.
Ilsky, 26 septembre
Quatre cents kilomètres
Kyiv, lui, a répondu à sa manière. Dans la nuit du 26 septembre, des drones ukrainiens ont frappé la raffinerie d'Ilsky, dans le kraï de Krasnodar. L'état-major a constaté un incendie, rapporte Interfax-Ukraine.
La raffinerie traite environ 6,6 millions de tonnes de pétrole par an. Selon l'état-major, ses produits servent aussi à approvisionner les forces armées russes.
Les drones ont volé environ 400 kilomètres. Le 1er Centre séparé des Forces des systèmes sans pilote et la 414e brigade, les « Oiseaux de Madyar », ont mené la frappe, selon le Kyiv Independent.
Fire Point, le fabricant du drone FP-1, affirme que trois unités de traitement primaire et un parc de réservoirs ont été touchés. La raffinerie aurait suspendu ses activités.
Moscou, de son côté, affirme avoir abattu 645 drones ukrainiens en une nuit, selon le Kyiv Post. C'est son chiffre. Ilsky brûlait quand même.
L'article 51
L'état-major a nommé le fondement. Frapper ces installations relève du droit naturel de légitime défense de l'Ukraine, en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies.
Le but déclaré : réduire le potentiel militaro-économique de la Russie.
Ce n'est pas une vengeance. Ce n'est pas un caprice de drone. C'est une ligne comptable.
Ilsky à l'arrêt, c'est un réservoir de moins pour le front.
Ce que Kyiv garde en main
Des chiffres qui pèsent à Moscou
Il faut dire pourquoi ces frappes comptent. Le KSE Institute, de l'École d'économie de Kyiv, mesure chaque mois ce que la Russie exporte.
En juillet, ses exportations de produits pétroliers sont tombées à 1,36 million de barils par jour. C'est 31,6 % de moins qu'en juin. Un plancher record, selon le rapport publié le 2 septembre.
Ses revenus pétroliers de juillet : 13,8 milliards de dollars. Deux milliards de moins. Par la mer Noire, les produits pétroliers ont chuté de 47 % en un mois.
Le 8 juillet, Moscou a interdit l'exportation de diesel. Le rapport relie cette interdiction aux frappes ukrainiennes sur ses raffineries et ses infrastructures.
Ses deux premiers clients restent l'Inde et la Chine. Le robinet n'est pas fermé. Il est pincé.
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La monnaie de la trêve
La main de Kyiv, c'est cela. La main, c'est le drone FP-1 à 400 kilomètres. La main, c'est la 414e brigade. La main, c'est l'article 51. La main, c'est la réciprocité, posée par Zelensky à New York. La main, c'est un Kremlin qui compte ses barils.
Le Kremlin l'avoue lui-même. Le 15 septembre, Peskov posait ses conditions à une trêve efficace, selon Meduza. L'arrêt des attaques ukrainiennes contre les pétroliers. La levée des sanctions sur les exportations d'énergie russes.
On ne réclame pas de protection pour ce qui ne souffre pas.
Sans drones, pas de trêve à négocier.
Le diesel à 6,23 dollars
Le camionneur qui paie
Il faut maintenant donner à l'autre camp sa meilleure forme.
Le diesel américain a atteint 6,23 dollars le gallon à la mi-septembre, un record, selon le Kyiv Independent. Il valait 3,60 dollars à la fin de février. Presque le double. Le chiffre est juste.
Trump a dit que Zelensky devait cesser de détruire le diesel russe, parce que cela nuit au monde. Son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, reprochait à l'Ukraine de faire sauter des installations énergétiques russes, rapporte MS NOW.
Novembre dans la balance
Les élections de mi-mandat ont lieu en novembre. Le prix du diesel y pèse, note Al Jazeera.
L'argument, dans sa forme la plus forte, tient en une phrase. Kyiv ferait payer sa guerre au camionneur de l'Ohio, à l'agriculteur des Prairies américaines, à la famille qui chauffe au mazout.
C'est un argument sérieux. Il parle de vraies factures. Il parle d'un vrai plein.
Cette phrase mérite une preuve. Pas un adjectif.
Qui paie à la pompe mérite la vérité sur la pompe.
152 contre 68
Le Golfe d'abord
La preuve existe. Elle vient du KSE Institute, cité par le Kyiv Independent le 28 septembre.
De mars à août, les exportations de diesel et de gazole du golfe Persique ont chuté de 152 millions de barils. Celles de la Russie, de 68 millions.
Le Golfe a donc retiré au marché plus du double de la Russie. Plus du double. Pas une nuance.
Ormuz, pas Ilsky
Selon le Kyiv Independent, la flambée du diesel tient d'abord à la fermeture du détroit d'Ormuz et à la guerre avec l'Iran.
Alan Riley, de l'Atlantic Council, a résumé la théorie du diesel ukrainien en une phrase : « Évidemment, ce n'est pas vrai. »
Ce n'est pas Ilsky qui a fermé Ormuz. Ce n'est pas Kyiv qui a fixé le prix à la pompe américaine.
Et pourtant, la demande du 27 vise Kyiv. Pas le Golfe.
Ormuz pèse deux fois Ilsky, et c'est Kyiv qu'on sermonne.
Les drones de Kyiv pèsent aussi
Soixante-huit millions de barils
Maintenant, ce qui dérange notre camp.
Soixante-huit millions de barils, ce n'est pas rien. Les frappes ukrainiennes retirent bel et bien du diesel au marché mondial.
Selon le Kyiv Independent, les exportations maritimes russes de produits ont reculé de 21 % de janvier à juillet. C'est environ 4 % du commerce mondial de diesel par mer.
Une partie de la facture américaine vient donc de Krasnodar. Petite. Réelle.
Seize fois Ilsky
Autre fait qui dérange. Ilsky avait été frappée au moins 16 fois avant juin, selon le média russe indépendant ASTRA, cité par le Kyiv Independent.
Le Kyiv Post recense les frappes de cette année. Le 1er janvier. Le 17 février. Le 2 juin. Le 10 juillet. Le 8 août. Puis le 26 septembre.
Une raffinerie frappée seize fois a dû être remise en marche plus d'une fois. La campagne de drones use. Elle n'éteint pas d'un coup.
À Krasnodar, le gouverneur Veniamin Kondratiev a fait état de morts et d'un blessé grave dans le district de Seversky, où se trouve la raffinerie. Il n'a pas nommé les sites touchés. Ce sont des morts. Nous ne les rangeons pas dans une colonne.
C'est vrai. Et cela ne change pas ceci : le Kremlin a refusé la trêve qui protégerait ces raffineries, et ces gens.
L'usure n'est pas la victoire, mais elle se compte.
Quatorze morts dans une nuit
Zaporijjia, 989 frappes
Revenons à la nuit du 26 au 27 septembre. Celle qui a précédé la phrase.
Environ 170 drones d'attaque, dont 76 Shahed à réaction. Au moins quatorze morts et 57 blessés à travers l'Ukraine, selon les autorités ukrainiennes reprises par le Kyiv Independent et Africanews.
Dans l'oblast de Zaporijjia, 989 frappes sur 59 localités en 24 heures, selon Ivan Fedorov, coprésident du conseil régional de défense. Quatre morts. Cinq blessés.
Dans l'oblast de Donetsk, trois morts. Dans l'oblast de Dnipropetrovsk, deux morts. Dans l'oblast de Kharkiv, deux morts. Dans la région d'Odessa, un mort, et un silo à grains touché.
Le même jour, la phrase
Quatorze personnes ne verront pas l'hiver que le premier ministre prépare.
Le même jour, le président des États-Unis racontait avoir demandé à l'agressé d'y aller doucement.
Et pourtant, dans les propos rapportés, aucune demande équivalente n'est adressée au Kremlin.
Quatorze.
Quatorze vies, et c'est Ilsky qu'on voudrait ménager.
Mieux préparés que l'an dernier
Le premier ministre Koretskyi
Le 28 septembre, le premier ministre Serhii Koretskyi a dit, selon Ukrinform, que l'Ukraine entre dans cet hiver mieux préparée que l'an dernier.
Plus de capacité de production construite cette année. Plus d'installations critiques avec une alimentation de secours. Une meilleure protection. Plus de pièces. Plus d'équipes de réparation. Plus de machinerie.
Il a aussi dit l'autre moitié. L'ennemi a renforcé ses moyens. Des Shahed à réaction. Des missiles balistiques accumulés pour l'hiver.
Ce n'est pas une promesse de confort. C'est un inventaire. Des câbles, des transformateurs, des bras.
Aucune autre option
Ce ne sera pas facile, a-t-il reconnu. L'Ukraine n'a pas d'autre option que de tenir. Son gouvernement a demandé aux partenaires des équipes de secours et du matériel.
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J'ai peur de cet hiver-là. Pas pour la carte. Pour la cuisine où l'on garde son manteau. Pour le radiateur froid sous la paume. Pour l'heure de courant qu'on attend en regardant le plafond.
Tenir, c'est aussi garder de quoi répondre.
Tenir sans frapper, ce serait attendre sans défense.
La trêve qui tiendrait
Trois pistes
Il existe une issue. Kyiv l'a déjà décrite.
Le 22 septembre à New York, Zelensky a évoqué trois pistes de trêve à l'étude, selon le New Voice of Ukraine. Les réseaux électriques. Les corridors céréaliers. Les routes maritimes de la mer Noire.
Il s'est dit prêt à une trêve énergétique. À une condition : que Moscou cesse, en même temps, de frapper l'énergie ukrainienne. Il a refusé tout ordre unilatéral, rapporte le Kyiv Independent.
Une date, un contrôle
Une trêve qui tient commence à la même heure des deux côtés. Une trêve qui tient se vérifie. Une trêve qui tient porte deux signatures, pas un récit.
La trêve de trois jours annoncée en mai 2026 s'est terminée en accusations mutuelles de violations, rappelle Al Jazeera.
Le 15 septembre, au lendemain de la trêve annoncée par Trump, des drones ukrainiens frappaient la raffinerie de Syzran. Des frappes russes visaient Kyiv. C'est Meduza qui le note.
Qui vérifiera l'heure de départ, cette fois ?
Une annonce ne suffit pas. Un récit non plus. Il faut un registre des frappes, tenu par un tiers.
Sans contrôle, une trêve devient une pause pour l'agresseur. Sans réciprocité, elle devient un désarmement de l'agressé.
Réciproque, datée, vérifiée : sinon, ce n'est qu'une consigne.
L'idée juste, la demande fausse
Le bon coup possible
Jugeons Trump sur ses actes, un par un.
Pousser une trêve énergétique réciproque est une bonne idée. Elle pourrait épargner à l'Ukraine un hiver de centrales détruites. Rubio l'a portée jusqu'à Lavrov. C'est un bon coup, s'il vise les deux capitales.
Il a aussi signé, le 18 septembre, une loi qui lui donne de quoi presser Moscou; c'est là que la pression doit porter.
Les deux mauvais coups
Annoncer le 14 septembre une trêve que personne n'a confirmée, c'est un mauvais coup. Le lendemain, Peskov pouvait la trouver « très bonne » et poser ses conditions.
Demander le 27 à l'agressé seul de ralentir, c'est un autre mauvais coup. Il sert d'abord les raffineries de Moscou.
Une trêve annoncée, puis démentie, puis réclamée à un seul camp…
Et pourtant, le même homme tient l'outil pour frapper les acheteurs du pétrole russe. Il n'a qu'à tourner la demande vers l'est.
Bon cap, mauvaise adresse.
Moscou d'abord
L'adresse de la demande
Voici donc ce que nous demandons, sans détour.
Nous demandons que Washington porte la demande de trêve à Moscou d'abord, et publiquement. Nous demandons que toute trêve énergétique soit réciproque, datée et vérifiée. Nous demandons que Kyiv ne soit pas le seul à poser ses drones.
D'ici là, l'état-major ukrainien agit dans le cadre qu'il a lui-même nommé : l'article 51.
Tant que le Kremlin refuse
Tant que Peskov répond « absolument », Kyiv garde la main.
Tant que Zaporijjia compte 989 frappes en une journée, Kyiv garde la main.
Le jour où Moscou signe et respecte, les drones se posent. Pas avant.
Nous ne demandons pas la guerre. Nous refusons la trêve boiteuse.
Poltava avant Ilsky
Deux pertes de la même semaine
Cinq cents foyers de Poltava ont perdu le courant dans la nuit du 26 au 27. Ilsky a perdu trois unités de traitement la nuit d'avant, selon Fire Point.
Les deux pertes ne se valent pas. L'une chauffe des enfants. L'autre ravitaille une armée.
Le diesel coûtera cher cet hiver, ici aussi. Il coûtera surtout à cause d'Ormuz.
La facture et l'adresse
Cet hiver, devant la pompe, saurons-nous distinguer le prix d'Ormuz de celui d'Ilsky ?
Les chiffres sont déjà sur la table. Le 23, un refus. Le 27, une demande au mauvais guichet. Deux dates. Un seul refus, et il vient de Moscou.
Une heure de courant gardée à Poltava pèse plus qu'une tonne raffinée à Ilsky.
Ménager les raffineries, oui, le jour où le Kremlin ménagera Poltava.
Sources :
Sources Primaires :
- Interfax-Ukraine — l'état-major confirme la frappe sur la raffinerie d'Ilsky, 26 septembre 2026
- Ukrinform — Koretskyi : l'Ukraine entre dans l'hiver mieux préparée, 28 septembre 2026
- KSE Institute — suivi du pétrole russe, exportations et interdiction du diesel, 2 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). ÉDITORIAL : Trump veut ménager les raffineries russes, Kyiv doit garder la main tant que le Kremlin refuse. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/editorial-trump-veut-menager-les-raffineries-russes-kyiv-doit-garder-la-main-tant-que
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