PORTRAIT : Lana Payne laisse expirer le contrat plutôt que de signer la fin de Brampton
Le 20 septembre à 23 h 59, la convention collective entre Unifor et Stellantis a expiré. Aucun des travailleurs mis à pied de l'usine de Brampton n'était retourné sur sa chaîne.
- Le 20 septembre à 23 h 59, la convention collective entre Unifor et Stellantis a expiré. Aucun des travailleurs mis à pied de l'usine de Brampton n'était retourné sur sa chaîne.
- Deux mille deux cents absents
- Un cartable, le 1er septembre
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Deux mille deux cents absents
Un cartable, le 1er septembre
Le 20 septembre à 23 h 59, la convention collective entre Unifor et Stellantis a expiré. Aucun des travailleurs mis à pied de l'usine de Brampton n'était retourné sur sa chaîne.
Ils sont environ 2 200, selon Unifor. Mis à pied depuis décembre 2023. Près de trente-trois mois.
Le 1er septembre, à Toronto, une photo de La Presse canadienne publiée par CBC montre deux mains sur un cartable de négociation. Celles de Trevor Longley, président de Stellantis Canada. Celles de Lana Payne.
Sur la photo, il manque du monde. Beaucoup de monde.
La photo date du premier jour. Le contrat, lui, finira sans eux.
Une chaîne arrêtée
L'usine s'est arrêtée pour être réoutillée. Elle devait accueillir la Jeep Compass électrique, écrivait Unifor le 14 août.
Une chaîne arrêtée garde un temps son odeur d'huile. Puis le silence gagne. Les casiers restent fermés. Des noms dessus.
Lana Payne, présidente nationale d'Unifor, négocie pour eux. Ils ne sont pas à la table. Elle les y assoit quand même.
C'est son geste. Il tient en une condition.
Absents de l'usine, présents dans chaque phrase de la négociation.
Une ancienne journaliste
Trois décennies de syndicalisme
Sa fiche officielle, sur le site d'Unifor, commence par un fait. Première femme élue présidente nationale du syndicat.
Elle a été journaliste. Elle a été directrice régionale d'Unifor pour l'Atlantique. Elle a été secrétaire-trésorière nationale. Elle a été présidente de la Fédération du travail de Terre-Neuve-et-Labrador.
Plus de trois décennies à défendre des travailleurs, dit la même fiche. Une carrière d'écrit, puis de table.
2022, puis 2025
Élue en 2022. Réélue en 2025, à Vancouver, haut la main, selon Unifor.
Elle a mené la campagne pour la loi fédérale contre les briseurs de grève. La loi a été adoptée en 2024.
Le Hill Times l'a placée en 2026 parmi les cent personnes les plus influentes du gouvernement et de la politique, selon sa fiche.
Elle siège aussi au Comité consultatif fédéral sur les relations économiques entre le Canada et les États-Unis.
Une question écrite laisse une trace. Une réponse datée aussi.
Retenez ce détail. Il reviendra.
Une journaliste apprend à poser ses questions par écrit.
Ford, GM, puis Stellantis
Le modèle des trois
Unifor négocie avec les trois constructeurs de Detroit, l'un après l'autre. Le premier accord sert de modèle. Les deux autres suivent.
Ford a ratifié le sien le 19 juillet. General Motors, le 30 août, selon le fil d'actualité d'Unifor.
Chez GM, le contrat engage le constructeur à garder ouverte l'usine CAMI d'Ingersoll, rapporte le Detroit Free Press. Malgré la même pression tarifaire.
Le modèle de Ford prévoyait des investissements et de la stabilité pour les usines, a expliqué Payne au Windsor Star. GM l'a égalé. Deux constructeurs, deux engagements.
Le dernier, le plus dur
Stellantis vient en dernier. Le contrat couvre plus de 9 000 travailleurs au Canada.
Le 1er septembre, Payne annonce la couleur. Stellantis ne doit jamais tenir pour acquis ses membres. Ni son syndicat. Ni ce pays.
Elle prévoit, selon le Windsor Star, la ronde la plus difficile du syndicat, « peut-être de tous les temps ».
Au cœur de cette négociation, dit-elle le même jour, il y a la sécurité d'emploi. Et tenir bon aujourd'hui.
Deux accords signés, le troisième porte tout le poids.
La Compass partie en Illinois
Un appel automatisé
L'archive commence en décembre 2023. L'usine s'arrête. Elle attend une Jeep.
En février 2025, Stellantis suspend le réoutillage, rappelle Unifor. En octobre 2025, la production de la prochaine Compass part aux États-Unis. En Illinois, précise The Pointer.
Des milliers de travailleurs de Brampton l'ont appris par un appel automatisé, rapporte le même journal. Une voix enregistrée. Pas un visage.
Le constructeur a invoqué, entre autres, les tarifs américains, écrit CBC.
Un avis de défaut en décembre
Pour Unifor, ce déplacement enfreint la convention collective. Il enfreint aussi les ententes liées au financement public, fédéral et provincial.
En décembre 2025, Ottawa a signifié à Stellantis un avis de défaut, selon la lettre de Payne à la ministre de l'Industrie.
Le 21 septembre, le gouvernement a détaillé ses versements au député Amarjeet Gill, rapporte The Pointer. 18,6 millions en 2022-2023. 85,9 millions en 2023-2024. 117,8 millions en 2024-2025.
Le député demandait aussi comment Ottawa surveille l'engagement de Stellantis à maintenir 4 475 postes équivalents temps plein au pays. Le 24 mars, il avait porté le dossier aux Communes.
Une promesse d'investissement. Une usine vide. Des fonds publics déjà versés.
Le Canada a payé. La Jeep est partie.
Trois versements publics, puis un appel automatisé.
Le 12 août, une vente
Pas d'avis écrit
Le 12 août, Stellantis informe Unifor qu'elle discute avec une autre entreprise d'une vente possible de l'usine, selon le syndicat.
Aucun avis écrit de fermeture n'a été remis, dit Unifor. La convention exige un préavis d'un an. Au moins.
Un préavis d'un an exigé. Aucun avis écrit reçu, au 14 août.
Et pourtant, selon Vito Beato, président de la section locale 1285, Trevor Longley lui avait dit une chose simple, rapporte The Pointer. Si l'usine devait fermer, elle l'aurait déjà été.
Le 11 septembre, le constructeur confirme un protocole d'entente avec Roshel. Un fabricant de véhicules blindés. Établi à Brampton.
Un coup de poing
Au début des négociations, Payne avait parlé d'un coup de poing, rapporte The Pointer. Elle doutait que l'acheteur soit un constructeur automobile.
Roshel n'a pas d'effectif syndiqué, précise le journal.
Dès le 14 août, Unifor qualifiait la vente envisagée d'évolution grave. Rien ne remplace, écrivait le syndicat, les emplois syndiqués bâtis en 80 ans de conventions dans l'automobile.
En décembre 2023, une chaîne s'arrête pour une Jeep. En septembre 2026, on la propose à un fabricant de blindés.
Pendant la négociation, la vente avançait.
Dix jours à Toronto
Du 1er au 11 septembre
Dix jours de négociations intensives, à Toronto, rapporte CBC. Puis, le 11 septembre, l'impasse. Les pourparlers formels s'arrêtent.
Le cœur du blocage, selon Unifor : Brampton.
Le syndicat ajoute que Stellantis n'a pas confirmé ses plans de production pour l'usine de Windsor. Ni pour la fonderie d'Etobicoke.
La position syndicale était connue dès le premier jour, rappelle CBC. Pas de règlement sans solution pour les membres de Brampton.
Un modèle sous condition
Stellantis n'accepte le modèle économique négocié chez Ford et GM qu'à une condition, selon Unifor. La fermeture de Brampton.
Le 11 septembre, la porte-parole de Stellantis Canada, Lou Ann Gosselin, décrivait Roshel comme une voie solide, cite le Detroit Free Press. Une façon de relancer le site. D'éviter une longue inactivité.
Le premier jour, Trevor Longley disait dans une déclaration écrite que les investissements de Stellantis au pays reflètent sa confiance dans le Canada. Plus de 8 milliards de dollars depuis 2022, selon lui, rapporte le Windsor Star.
Deux phrases. Deux usages de la même usine. Un seul syndicat pour dire non.
Prêt à signer, le modèle bute sur Brampton.
La signature refusée
Windsor, Etobicoke, Mississauga, Red Deer
Le 24 septembre, Unifor décrit le nœud dans une mise à jour signée par Lana Payne.
Stellantis continue de dire au syndicat que le modèle pour Windsor, Etobicoke, Mississauga et Red Deer dépend d'un accord de fermeture à Brampton. Le syndicat juge la condition inacceptable.
Autrement dit, selon Unifor, une signature aurait réglé le sort des autres sites.
Plus de 9 000 travailleurs. Un seul nœud.
Payne ne signe pas.
Trente-trois mois contre un contrat
Elle aurait pu. Les sous-tables de négociation étaient presque terminées, écrit la même mise à jour.
Elle aurait pu signer. Ranger trente-trois mois d'arrêt dans une clause. Tourner la page.
Je l'avoue, je ne sais pas si ce refus sauvera l'usine. Personne ne le sait. Je sais seulement ce qu'une signature aurait fermé.
Stellantis est sérieuse à cent pour cent quand elle parle de quitter Brampton, disait Payne le 17 septembre, selon The Pointer. Pour l'instant, c'est leur seul plan.
Sans sa signature, la fermeture reste une proposition.
Une lettre à Mélanie Joly
Cinq questions, le 16 septembre
Le 16 septembre, Payne écrit à la ministre de l'Industrie, Mélanie Joly.
La lettre demande si Ottawa voit dans la vente une solution au différend. La lettre demande si des lobbyistes de Roshel, reçus au ministère en août, ont parlé de l'usine. La lettre demande si le gouvernement est partie au protocole d'entente.
Un Canada qui concéderait une de ses dernières usines d'assemblage, écrit-elle, ce serait « impensable ».
La lettre parle d'un scénario catastrophe pour l'industrie. Elle réclame une réponse rapide. Elle offre une rencontre.
Une conseillère qui interroge
Le détail annoncé plus haut revient ici. Payne siège au comité consultatif fédéral sur les relations avec Washington. Elle interroge par écrit le gouvernement qu'elle conseille.
Le 24 septembre, Unifor rapporte la réponse. Selon le syndicat, des responsables du ministère et du Bureau du premier ministre lui ont dit qu'Ottawa n'avait ni provoqué ni appuyé la vente.
Au Detroit Free Press, le ministère a répondu qu'Ottawa continuera d'utiliser ses outils pour protéger les travailleurs et garder à Brampton son rôle manufacturier. Toute transaction devra respecter les engagements de Stellantis, a ajouté son porte-parole, Riyadh Nazerally.
Le 16 septembre, Mélanie Joly avait dit vouloir un nouveau modèle à Brampton, rapporte The Pointer. Elle promettait une « pression maximale ». À défaut, Ottawa récupérerait son argent.
Payne répond qu'un remboursement ne règle rien. Sauf s'il garde l'usine ouverte.
Elle conseille Ottawa, et lui demande des comptes par écrit.
Le 20 septembre, 23 h 59
Pas de grève légale
La convention expire le 20 septembre à 23 h 59, heure de l'Est, selon CBC.
Unifor n'est pas en position légale de grève. Syndicat et constructeur restent en conciliation. C'est un passage obligé, en vertu de la loi ontarienne sur les relations de travail.
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Les conditions de l'ancienne convention restent en vigueur. Aucun vote de grève n'est prévu.
Un filet pour Brampton
Le 16 septembre, syndicat et constructeur avaient prolongé la sécurité du revenu des mis à pied de Brampton, selon Unifor. Jusqu'à une position légale de grève, ou jusqu'à un nouveau contrat.
La grève reste une possibilité réelle, disait Payne le 17 septembre, selon le Detroit Free Press. Un dernier recours, précise Unifor le 24.
Une convention expirée. Des conditions maintenues. Une grève possible. Et non votée.
Windsor News Today le résumait le 25 septembre : les conditions de l'ancien contrat demeurent. Rien de plus. Rien de moins.
Minuit moins une, et rien ne s'arrête ni ne repart.
L'hôtel de Toronto
Le comité rentre au travail
Le 24 septembre, Unifor écrit que l'impasse a limité les échanges avec l'entreprise.
Beaucoup de membres du comité de négociation sont retournés au travail. Ils ne restent plus à l'hôtel, à Toronto.
Le comité d'examen économique, lui, est resté. Aucune rencontre formelle n'est prévue. Les lignes restent ouvertes.
Un hôtel se vide. Une négociation reste.
Une valise, un couloir
On connaît ces hôtels de négociation. La valise qu'on referme. Le couloir où l'on attend un appel. Le café tiède d'une salle de réunion.
Cette semaine, Payne dit avoir parlé au premier ministre ontarien Doug Ford, rapporte AM800. Puis à des responsables du Bureau du premier ministre. Puis au ministère fédéral de l'Industrie.
Ce sont des temps très difficiles pour nous tous, écrit la mise à jour. La guerre commerciale menée par les États-Unis a bouleversé toute l'industrie automobile nord-américaine.
Le syndicat dit répondre aux courriels et aux questions de ses membres.
Trois appels. Aucune rencontre avec Stellantis.
Chacun rentre chez soi, et la table reste mise.
Roshel et ses 2 000 emplois
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L'offre la plus sérieuse
Il faut entendre l'argument d'en face. Il est sérieux.
Naresh Raghubeer, cofondateur de Roshel, l'a exposé à The Pointer. Un centre d'excellence de la fabrication de défense, à Brampton. Les emplois offerts d'abord aux mis à pied. Plus de 2 000 emplois visés, par le programme fédéral des véhicules utilitaires légers.
Face à une usine vide depuis près de trois ans, l'argument pèse. Il pèse lourd.
Roshel compte sur un programme d'achat fédéral. Le client serait donc, en partie, Ottawa.
La section locale 1285, elle, refuse qu'un tiers décide de l'avenir de l'usine, rapporte le même journal.
Deux ou trois véhicules par jour
Payne répond que les emplois de l'automobile sont plus sûrs. Ceux de la défense dépendent des contrats publics, dit-elle selon le Detroit Free Press.
Selon Carscoops, qui cite le Wall Street Journal, Roshel pourrait y construire deux ou trois véhicules par jour. Sous Stellantis, l'usine en sortait de 500 à 1 000.
Et pourtant, deux mille emplois promis valent mieux qu'aucun. Pour qui attend depuis 2023, c'est concret.
Deux mille emplois annoncés. Deux ou trois véhicules estimés.
La chaîne des fournisseurs, elle, vit du volume.
Un acheteur vaut mieux qu'une usine vide, sauf pour la chaîne.
Trump au bout de la chaîne
Cinquante pour cent au 1er janvier
Tout ce dossier a une date au loin.
Donald Trump dit vouloir imposer, dès le 1er janvier 2027, des tarifs de 50 % sur les voitures, les camions, les pièces et l'acier du Canada, rapporte le Windsor Star.
Un tarif de 25 % frappe déjà les voitures fabriquées au Canada qui entrent aux États-Unis, écrit le même journal.
Larry Savage, professeur à l'Université Brock, voit un syndicat qui se bat sur deux fronts, rapportait CBC. À la table avec Stellantis. À Ottawa, sur la politique commerciale.
Une victoire offerte
Payne l'a dit sans détour. Si la vente passe, Brampton serait la première usine automobile à tomber dans cette guerre commerciale, selon le Detroit Free Press.
Payne l'a dit aussi à AM800. Perdre une usine maintenant, ce serait offrir une victoire à Donald Trump.
Et pourtant, elle dit comprendre, selon le Free Press, la pression que subit le constructeur pour éviter des tarifs coûteux. Elle demande seulement du temps.
Ne pas fermer. Ne pas vendre. Garder l'usine comme un pont vers une production future.
Un tarif se négocie entre pays. Une usine se vend entre entreprises. Le syndicat n'a pas pris part aux discussions entre Stellantis et Roshel, a dit Payne, citée par The Pointer.
Washington fixe le tarif, Stellantis choisit la fermeture.
Deux refus mesurés
Ce qu'elle n'a pas fait
Il faut juger Payne sur ses actes. Pas sur ses phrases.
Elle n'a pas signé un modèle conditionnel à la fermeture. Elle n'a pas déclenché de grève hors du cadre légal. Elle n'a pas fixé de date de grève. Elle n'a pas accepté le remboursement comme solution. Elle n'a pas cessé d'écrire au gouvernement.
Chacun de ces actes est daté. Aucun n'est un cri.
Le 24 septembre, le comité écrit qu'une grève ne se déclenche que lorsqu'elle sert stratégiquement les membres. Pas avant.
Aucun vote de grève n'est prévu. Le mot reste sur la table. La date, non.
Ce que coûtent les refus
Chaque refus a un prix. Environ 6 000 employés de Stellantis travaillent hors de Brampton, selon le Detroit Free Press. Leur contrat attend aussi.
Un syndicat qui retient une signature pour une usine vide demande beaucoup. Ses membres actifs patientent pour ceux qui ne travaillent plus.
Que feront les autres si l'attente dure ?
Retenir une signature, c'est faire attendre les siens.
Une usine vide comme condition
Une promesse financée
Voici où je me place. Sur ses actes.
En refusant de signer la fermeture, Lana Payne fait d'une promesse industrielle une condition de contrat. C'est l'acte juste. Il est risqué.
Stellantis s'était engagée à garder toute son empreinte de production au Canada, écrit Payne à la ministre. Ottawa l'a financée.
Elle ne demande pas une faveur. Elle demande l'exécution d'une promesse.
Le 20 septembre, elle a laissé passer une date plutôt qu'une usine.
Une promesse qu'aucune signature ne défend finit en note de bas de page.
Un pays se juge aussi à ce qu'il laisse fermer.
Trente-trois mois, et la suite
Si la vente passe…
Qui décidera de ce qu'on vend, dans une usine que nos impôts ont aidé à promettre ?
Brampton compte ses mois. Le contrat, lui, a cessé de compter le 20 septembre.
Contrat expiré, fermeture non signée : Brampton attend.
Sources :
Sources Primaires :
- Unifor — mise à jour sur la négociation avec Stellantis, 24 septembre 2026
- Unifor — lettre de Lana Payne à la ministre Mélanie Joly, 16 septembre 2026
- Unifor — ouverture de la négociation avec Stellantis, 1er septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). PORTRAIT : Lana Payne laisse expirer le contrat plutôt que de signer la fin de Brampton. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/portrait-lana-payne-laisse-expirer-le-contrat-plutot-que-de-signer-la-fin-de-brampton
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