OPINION : Wadephul a eu raison de voir Lavrov, qui a répondu à la désescalade par « jusqu'au bout »
Johann Wadephul a passé 22 minutes à huis clos avec Sergueï Lavrov le 26 septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
- Johann Wadephul a passé 22 minutes à huis clos avec Sergueï Lavrov le 26 septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
- Porte fermée, vingt-deux minutes
- Dans la salle de la délégation russe
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Porte fermée, vingt-deux minutes
Dans la salle de la délégation russe
Johann Wadephul a passé 22 minutes à huis clos avec Sergueï Lavrov le 26 septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
La rencontre s'est tenue dans la salle de la délégation russe, au siège des Nations unies, selon le site ukrainien LIGA. Le même samedi, des frappes russes ont coûté la vie à quatre personnes en Ukraine, rapporte l'AP.
Une porte fermée à New York. Derrière, deux ministres. Dehors, une guerre que le gouvernement de l'un d'eux a lancée il y a quatre ans et demi.
Vingt-deux minutes, selon le Kyiv Post. Un peu plus de vingt, selon LIGA. Le temps d'un café.
Des vitres qui tremblent
À Kyiv, ce samedi-là comme les autres, il y a le grondement sourd qui fait vibrer les vitres. Il y a le froid du carrelage dans le corridor. Il y a les pas des voisins dans l'escalier.
Ces corridors ne savent rien de la porte de New York.
Ils en paient pourtant l'issue.
La question de cette semaine tient en peu de mots. Fallait-il pousser cette porte ?
Je réponds oui. Et je dis pourquoi.
Porte close à New York, vitres qui tremblent à Kyiv.
Janvier 2022, la dernière fois
Baerbock, un mois avant l'invasion
La dernière rencontre entre ministres allemand et russe des Affaires étrangères remontait à janvier 2022, rappelle le Kyiv Post.
Annalena Baerbock voyait alors Lavrov. Moins d'un mois plus tard, l'armée russe envahissait l'Ukraine.
Janvier 2022, une rencontre. Février 2022, l'invasion. Septembre 2026, une autre porte.
Quatre ans et demi sans une seule rencontre à ce niveau. Des ambassades vidées. Des consulats fermés.
Une demande allemande
Cette fois, c'est Berlin qui a demandé l'entretien, selon la porte-parole du ministère russe, Maria Zakharova, citée par Al Jazeera.
La rencontre a eu lieu avant que Lavrov monte à la tribune.
L'ordre compte. Berlin a parlé d'abord, portes closes. Moscou a répondu ensuite, devant le monde.
Entre les deux, aucune surprise. Une confirmation.
Quatre ans et demi de silence, puis une porte qu'on pousse.
Ce que Berlin a mis sur la table
Quitter la voie de l'escalade
Wadephul a demandé à la Russie d'abandonner son « dangereux chemin d'escalade » envers l'Allemagne, l'Europe et l'OTAN, rapporte l'AP.
Il a réclamé un cessez-le-feu immédiat et complet, selon Al Jazeera. Il a pressé Moscou d'aider à un accord sur les exportations de grain par la mer Noire.
Il a prévenu que Leipzig et les autres attaques hybrides n'ébranleraient pas le soutien allemand à l'Ukraine, selon le Kyiv Post. Il a condamné les attaques russes contre les civils ukrainiens.
La condition de Wadephul
Et il a posé une condition, rapporte LIGA.
Des relations plus constructives entre Berlin et Moscou restent possibles. À une condition : que la direction russe montre une volonté sérieuse de finir la guerre contre l'Ukraine.
Une main tendue. Une condition écrite dedans.
La liste est courte. Elle est nette.
Rien à céder. Tout à demander.
Il a demandé. Il n'a rien promis en échange, sauf la possibilité d'un retour à des relations normales. Rien d'autre n'était à vendre.
Berlin tend la main, la condition est dans la paume.
« Jusqu'au bout », à la tribune
Le discours du 26 septembre
Quelques heures plus tard, Lavrov montait à la tribune de l'Assemblée générale.
Il a promis que ce que le Kremlin appelle son opération militaire serait menée « jusqu'au bout », rapporte ONU Info. Il a accusé les gouvernements européens d'armer l'Ukraine tout en entravant la paix.
Il a refusé tout siège permanent au Conseil de sécurité pour l'Allemagne et le Japon, et soutenu le Brésil et l'Inde. Moscou y opposerait son veto, a-t-il dit selon l'AP.
Berlin, cible nommée
Il a visé Berlin nommément. « Berlin comprend-il à quoi cela pourrait mener ? », a-t-il lancé, selon l'AP. Il a évoqué les leçons de la Seconde Guerre mondiale, que l'Allemagne aurait oubliées.
Il a cité Poutine : la « dictature d'un hégémon unique » serait devenue dangereuse pour tous, rapporte ONU Info.
Il accuse Berlin de vouloir devenir la première puissance militaire d'Europe. Il l'accuse d'être le principal soutien de l'Ukraine.
Sur ce dernier point, il a raison. C'est un compliment qu'il ne voulait pas faire.
Je suis du côté de la main tendue par Wadephul. Du côté de Kyiv, qui se dit prête à cesser le feu.
Contre le refus que Lavrov a signé à la tribune le 26 septembre. Parce qu'à une demande de cessez-le-feu immédiat, il a répondu par « jusqu'au bout ».
Vingt-deux minutes ont suffi pour dater un refus.
Au micro, Moscou a répondu à la porte fermée.
Rien de neuf, dit Lavrov
Juger par soi-même
Après la rencontre, Lavrov l'a jugée sans intérêt.
Il a dit que rien de nouveau n'était sorti de l'initiative allemande. Il a dit que Wadephul avait seulement répété sa position publique qui condamne la Russie. Il a dit qu'on pouvait juger soi-même si cela comptait comme un dialogue.
Selon Al Jazeera, il a ajouté que Wadephul aurait pu se contenter de lui lire ses déclarations publiques.
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Et pourtant, il était venu. La porte, il l'avait franchie lui aussi.
Rien de neuf. Voilà le reproche.
Il y a une ironie dans cette plainte. Le ministre qui dénonce la répétition a répété, le jour même, sa ligne du 23 : aucune pause, jusqu'au bout.
Des mains à serrer
Maria Zakharova, elle, a raconté que des dizaines de diplomates étaient venus serrer la main de Lavrov et remercier la Russie, selon l'AP.
Le 23, cinquante et un pays signaient une déclaration commune pour demander à Moscou un cessez-le-feu complet, rapporte le Kyiv Post.
Des mains serrées d'un côté. Cinquante et une signatures de l'autre.
Qui compte les mains ?
Lavrov appelle « rien de neuf » la condition qu'il refuse.
Le 23, au Conseil de sécurité
Kyiv prête à s'arrêter
Trois jours plus tôt, le 23 septembre, Lavrov avait déjà fixé la ligne au Conseil de sécurité.
Moscou ne suspendra pas ses opérations pendant des négociations, « quel qu'en soit le format », a-t-il dit, selon le Kyiv Post.
En face, Andriï Sybiha a répondu pour Kyiv, selon le texte publié par son ministère.
Kyiv se dit prête à un cessez-le-feu complet et sans condition. Kyiv se dit prête à des trêves sur l'énergie et la nourriture. Kyiv se dit prête à s'arrêter tout de suite, ici même.
Un seul État bloque
Quatorze des quinze membres du Conseil soutiennent, d'une façon ou d'une autre, un cessez-le-feu immédiat, a-t-il dit. Dont les États-Unis et la Chine. Un seul État bloque, et c'est l'agresseur.
Quatorze contre un.
Le 24 septembre, il le répétait à DW. L'Ukraine accepterait un cessez-le-feu immédiat si la Russie y consentait.
Une pause, dit-il, est nécessaire à une diplomatie qui ait un sens.
Une trêve totale ou longue, a-t-il précisé. La proposition est publique. Elle attend sa réponse.
Moscou reste le principal obstacle à la fin de la guerre, a-t-il dit à DW.
Kyiv offre le silence des armes, Moscou le refuse.
Leipzig, le 4 août
Un drone chargé d'explosifs
Ce qui s'est dit à New York venait après un mois de rupture.
Le 4 août, un drone chargé d'explosifs a été découvert à l'aéroport de Leipzig-Halle. Le 1er septembre, Berlin a conclu à la responsabilité russe, rappelle le Kyiv Post.
Moscou dément. Lavrov parle d'un drone « que personne n'a revendiqué », selon l'AP.
La formule ne dit pas qui l'a envoyé. Elle dit seulement que personne ne signe.
Munich, le 3 septembre
Le 25 septembre, le quotidien allemand FAZ publiait une information venue d'enquêteurs allemands, rapporte l'ISW. Ils soupçonnent le renseignement militaire russe. Selon ces informations, des engins incendiaires ont visé à Munich, le 3 septembre, les sièges de Rohde & Schwarz et de Helsing.
Helsing fournit l'armée ukrainienne.
Un drone. Deux incendies. Un mois.
Le récit allemand n'a pas sauté d'étape. Une attribution, des mesures, de nouveaux soupçons, puis un entretien.
Rien de tout cela n'est jugé. Tout cela est soupçonné par des services allemands, et nié par Moscou.
Moscou dément, Berlin documente.
Parler n'est pas céder
L'argument contre la rencontre
L'argument le plus fort contre Wadephul, je le connais. Moscou le signerait volontiers.
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Parler à Lavrov le jour même où les missiles et les drones du Kremlin frappent l'Ukraine, c'est lui offrir une photo de normalité. Zakharova n'a pas tardé à exhiber les mains serrées.
C'est sérieux. Et c'est faux, pour une raison simple. La rencontre n'a rien retiré à la pression.
Berlin a déjà frappé
Berlin a déjà fermé le consulat russe de Bonn. Berlin a déjà mis fin à l'accord sur la Maison russe. Berlin a déjà expulsé, le 11 septembre, plus de 150 diplomates russes et membres de leurs familles. Berlin a déjà attribué Leipzig à Moscou. Berlin a déjà encaissé la riposte : le 7 septembre, la Russie a ordonné la fermeture du consulat allemand de Saint-Pétersbourg et d'antennes du Goethe-Institut.
Rien de cela n'a été repris.
La porte de New York n'a rien rouvert de tout cela.
Et Wadephul a appelé Sybiha après la rencontre. Le ministre ukrainien l'a remercié d'avoir porté « nos positions communes et fermes » au camp russe, rapporte Ukrainska Pravda.
Lavrov s'est plaint de n'avoir rien entendu de neuf. C'est la preuve que rien n'a été cédé.
Voilà la preuve. Elle vient de Lavrov.
Parler sans céder, voilà ce que Lavrov reproche.
Vingt-deux minutes pour rien
Lavrov a raison sur un point
Maintenant, ce qui coûte à mon camp.
Lavrov a raison sur un point. Rien de neuf n'est sorti de cette salle. Aucun cessez-le-feu. Aucun accord sur le grain. Aucune désescalade.
Le 23 septembre, Marco Rubio avait lui aussi rencontré Lavrov, note Ukrainska Pravda. Même ville. Même mur.
Un ministre allemand est venu. Il est reparti avec un refus. Je ne vais pas maquiller ce bilan : zéro, sur le fond.
C'est un échec. Je l'écris.
Des images pour le Kremlin
Et le Kremlin a eu ses images. Des diplomates qui viennent serrer la main de son ministre, la semaine même où cinquante et un pays demandent l'arrêt des combats.
L'ISW juge d'ailleurs, le 26 septembre, que Poutine a peu de chances de consentir un progrès sérieux dans une négociation avant la fin de sa campagne de frappes de l'hiver 2026-2027.
C'est vrai. La rencontre n'a rien changé au front.
Elle a changé le dossier. Le refus a désormais un lieu, une date et une voix.
Rien obtenu, tout consigné.
La mer Noire et le pain
Le grain, demande allemande
Un sujet a reçu une réponse. Le grain.
Wadephul a pressé Lavrov d'aider à un accord sur les exportations par la mer Noire, selon Al Jazeera.
Lavrov a répondu qu'il discutait de la sécurité de la navigation avec l'Inde, l'Égypte et la Turquie. Pas avec Berlin.
Le 23, Sybiha rappelait au Conseil que 400 millions de personnes dépendent du grain ukrainien, selon le texte de son ministère.
Le Sud, public de Lavrov
À la tribune, Lavrov a soutenu des sièges permanents pour le Brésil et l'Inde, et une place plus grande pour l'Afrique, rapporte ONU Info.
Il a annoncé, avec le Bélarus et d'autres partenaires, le lancement d'une charte eurasienne de la diversité et de la multipolarité.
Dans le même discours, il a dénoncé la détention du président vénézuélien Maduro par Washington et la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, rapporte ONU Info.
Trois jours plus tôt, au Conseil, Sybiha documentait 3 000 mercenaires venus de 37 pays africains, selon le texte de son ministère.
Des mercenaires recrutés d'un côté. Une place pour l'Afrique au Conseil de l'autre. Même ville, même semaine.
Autrement dit, Moscou parle au Sud de pain et de sièges. À Berlin, il parle de militarisation.
Les deux discours tiennent dans la même journée.
Le pain pour le Sud, la menace pour Berlin.
Pendant la porte fermée
Samedi, quatre morts
Je reviens à la porte fermée.
Pendant que les deux ministres parlaient, la guerre ne s'est pas arrêtée. Ce samedi-là, les frappes russes ont coûté la vie à au moins quatre personnes dans les régions de Zaporijjia et de Soumy, selon Zelensky cité par RFE/RL.
Le lendemain, dimanche, huit personnes sont mortes sous des frappes russes à travers le pays, selon les autorités citées par l'AFP.
Au bout de quatre ans et demi, l'AP cite des estimations occidentales de plus de 500 000 soldats russes morts. Du côté ukrainien, plus de 500 000 pertes militaires, dont jusqu'à 140 000 morts.
Douze en deux jours
Vingt-deux minutes, c'est ce qu'a duré la rencontre. Vingt-deux minutes, c'est le temps d'une alerte qu'on attend assis sur le carrelage. Vingt-deux minutes, c'est le temps de ramasser le verre d'une fenêtre.
Pour douze personnes, en deux jours, il n'y a plus de porte à ouvrir.
Quatre. Puis huit.
Douze.
Voilà ce que veut dire, ce week-end-là, « jusqu'au bout ».
Douze morts en deux jours, pendant qu'une porte se refermait.
La condition reste sur la table
Plus de pression avant l'hiver
Il reste ce que Berlin a posé. Des relations plus constructives, si le Kremlin montre une volonté sérieuse de finir la guerre.
Berlin reste ce que Lavrov lui reproche d'être : le principal soutien de Kyiv. Le reproche vaut certificat.
Wadephul et Sybiha ont parlé, dans leur appel du 27 septembre, des moyens d'accroître la pression sur la Russie et de renforcer la résilience de l'Ukraine avant l'hiver, rapporte Ukrainska Pravda.
C'est l'ordre juste. La pression d'abord. La porte ensuite, pour constater.
Armer. Sanctionner. Protéger les aéroports. Puis parler, si l'autre veut entendre.
Une seule voix
Sybiha a remercié Berlin d'avoir porté des positions communes.
Ce que Kyiv a salué, ce n'est pas le dialogue. C'est la même phrase, dite en face.
Une voix. Pas deux.
Et pourtant, aucune porte fermée n'arrête un missile balistique.
Une rencontre sert à constater. Les intercepteurs servent à protéger. Les sanctions servent à faire payer.
Pression d'abord, rencontre ensuite, et jamais l'inverse.
Le refus comme pièce
Un dossier pour les capitales
À quoi sert un refus daté ? À ceux qui doivent encore convaincre.
Les capitales qui hésitent sur les sanctions, les intercepteurs ou la durée de l'aide ont maintenant une réponse russe prononcée dans une salle de l'ONU, devant un ministre allié.
Lavrov a dit « jusqu'au bout » à la tribune. Il l'a dit après avoir entendu la condition allemande.
Sybiha a eu sa tribune trois jours plus tôt. Les deux textes existent. Il suffit de les lire l'un après l'autre.
Un parlementaire qui hésite peut lire deux phrases. Celle de Kyiv, le 23 : prête à s'arrêter tout de suite. Celle de Moscou, le 26 : jusqu'au bout.
La réponse est écrite. Reste à la lire.
Ce n'est pas la paix. C'est un dossier. Il sert à ceux qui décident de la suite.
Ottawa n'était pas dans la salle
Le Canada n'était pas dans la salle. Il n'a pas besoin d'y être pour lire le compte rendu.
Un refus prononcé par Moscou pèse plus, devant un parlement, qu'un soupçon.
Et pourtant, un dossier ne vaut que si quelqu'un l'ouvre.
Si personne ne l'ouvre avant l'hiver…
Un refus daté pèse plus qu'un silence poli.
Une porte, une date
Le soupçon et la date
J'ai hésité en lisant la nouvelle. Voir Lavrov le jour où l'Ukraine comptait ses morts me semblait une faute.
Je le pense moins aujourd'hui.
Je ne sais pas si une autre rencontre changera quoi que ce soit. Je sais qu'un refus prononcé devant témoin se cite. Ce texte le cite.
La porte fermée a produit ce que les communiqués ne produisent pas. Un refus en tête-à-tête. Puis le même, en public. Le même jour.
Ottawa et ses minutes
Le Canada n'a pas eu ses vingt-deux minutes.
Faut-il qu'Ottawa demande, lui aussi, ses vingt-deux minutes avec Lavrov ?
Pas pour obtenir. Pour faire signer.
Voilà mon choix.
Il n'y a pas de raccourci. Il y a des dates, et on les garde.
Voir Lavrov n'a rien cédé, et « jusqu'au bout » porte désormais une date.
Sources :
Sources Primaires :
- ONU Info — Lavrov à l'Assemblée générale, « jusqu'au bout », 26 septembre 2026
- PBS NewsHour (AP) — rencontre Wadephul-Lavrov et refus russe, 26 septembre 2026
- DW — entrevue de Sybiha, cessez-le-feu immédiat, 27 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). OPINION : Wadephul a eu raison de voir Lavrov, qui a répondu à la désescalade par « jusqu'au bout ». MadMax. https://mad-max.co/fr/article/opinion-wadephul-a-eu-raison-de-voir-lavrov-qui-a-repondu-a-la-desescalade
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