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La ChroniqueAnalyse· N° 7776

FACT-CHECK : Le Pentagone de Hegseth n'a pas caché ses huit Marines blessés, il les a passés sous silence

Pete Hegseth a qualifié de « faux » le 18 septembre un reportage sur des morts non déclarés, alors que son Pentagone n'avait jamais annoncé huit Marines blessés quatre jours plus tôt par un missile iranien.

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  1. Pete Hegseth a qualifié de « faux » le 18 septembre un reportage sur des morts non déclarés, alors que son Pentagone n'avait jamais annoncé huit Marines blessés quatre jours plus tôt par un missile iranien.
  2. La fumée et les maux de tête
  3. Le 14 septembre, dans le détroit
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

La fumée et les maux de tête

Le 14 septembre, dans le détroit

Pete Hegseth a qualifié de « faux » le 18 septembre un reportage sur des morts non déclarés, alors que son Pentagone n'avait jamais annoncé huit Marines blessés quatre jours plus tôt par un missile iranien.

Verdict provisoire : rien de caché dans la base de données. Rien de dit au micro. Et dix jours de retard entre les deux.

Le 14 septembre, un missile de croisière iranien frappe un navire dans le détroit d'Ormuz. C'est ce que disent trois responsables américains cités par NBC News. Huit Marines sont à bord.

Ils ne sont pas gravement blessés. Ils respirent de la fumée. Certains ont des symptômes de commotion, dont des maux de tête, selon les mêmes sources.

Ce que le corps retient

Une commotion ne se voit pas sur une photo. Elle se loge derrière les yeux. Elle rend la lumière trop forte. Le bruit, trop proche.

On connaît cette fatigue sans l'avoir vécue au combat. Le casque qu'on retire trop tard. Le sifflement qui reste dans l'oreille. Le mot qu'on cherche et qui ne vient pas.

Les huit sont retournés au service peu après, selon gCaptain, qui reprend NBC.

Pas de sang, pas de photo, pas de communiqué.

L'affirmation du 18 septembre

Un reportage sur les morts

Voici l'affirmation à vérifier. Dans son contexte exact.

Le 18 septembre, le Washington Post rapporte que plus de militaires américains sont morts au Moyen-Orient pendant la guerre contre l'Iran que le Pentagone ne l'a dit. Cinq responsables parlent d'au moins 22 morts, selon Mediaite. Un sixième parle de 23.

Le même jour, Pete Hegseth répond sur X. Il qualifie le reportage de « répugnant », de « faux » et de « mensonge complet ».

Il ajoute que le Post est pire que les médias d'État iraniens.

Des mots durs. Aucune pièce jointe.

La promesse d'exactitude

Son porte-parole par intérim, Joel Valdez, attribue les écarts à des « perturbations temporaires de données ».

Il ajoute que le département reste engagé à assurer « la plus grande exactitude » de tous ses rapports de pertes, selon Mediaite.

La plus grande exactitude. C'est la promesse. Le reste de ce texte la vérifie.

Une promesse d'exactitude se vérifie au jour près.

Ce que NBC a révélé le 27

Un navire qui n'est pas de la marine

Le 27 septembre au soir, NBC News publie l'information. Elle n'avait pas été rendue publique.

Selon gCaptain, qui reprend NBC, le missile a touché un navire qui n'appartient pas à la marine américaine. Les responsables refusent de l'identifier. Ils parlent d'un « navire maritime ».

Sept Marines du rang. Un officier. Tous membres d'une équipe de débarquement de bataillon, une unité d'infanterie amphibie.

Deux confirmations, un silence

Le lendemain, deux responsables américains confirment l'attaque à The Intercept. Les Marines auraient subi, selon eux, de possibles traumatismes crâniens.

Ces responsables refusent de dire si des Marines sont postés sur des navires commerciaux qui traversent le détroit.

Le Commandement central, le CENTCOM, refuse de commenter l'incident du 14 septembre, selon NBC.

Un missile. Un navire. Huit Marines. Aucune annonce.

Inscrits dans la base, absents du communiqué.

Zéro phrase officielle pour huit Marines touchés.

Dix jours pour entrer dans la base

La base DCAS

Le Pentagone tient une base publique des morts et des blessés. Elle s'appelle le Defense Casualty Analysis System, ou DCAS.

Les huit Marines y sont bien entrés. Environ dix jours après l'attaque, selon gCaptain. Presque dix jours, selon The Intercept.

Dix jours.

Trente-sept de plus, sans explication

Le 25 septembre, le Washington Post relève une hausse du total de blessés. 37 de plus en une semaine. Sans explication du département de la Défense.

Parmi eux, 29 marins de la marine et les 8 Marines.

La base ne dit pas comment ces 37 ont été blessés. La base ne dit pas quand. Un responsable de la marine affirme au Post que tous les marins ont repris leur service.

Les porte-parole du Pentagone n'ont pas répondu au Post. La marine et le corps des Marines l'ont renvoyé au CENTCOM. Le CENTCOM a refusé de commenter.

Trois portes. Trois refus.

Monter sans cause, c'est déjà se taire.

Ce qui plaide pour le Pentagone

La commotion arrive en retard

Le Pentagone a une défense. Elle est sérieuse. Elle mérite sa place ici.

Selon le Post, des responsables de la Défense ont expliqué que la saisie dans la base peut prendre des jours, ou plus. Une des raisons : les commotions et les blessures au cerveau ne se déclarent pas toujours tout de suite.

Les huit Marines avaient justement des symptômes de commotion. Un délai de quelques jours peut donc avoir une cause médicale.

Rien d'effacé

Deuxième point, qui compte. Les huit Marines figurent dans la base. Personne ne les a effacés.

Pour les 29 marins ajoutés la même semaine, un responsable de la marine a dit à The Intercept que les pertes avaient été « entièrement validées ».

Sur ce point, Hegseth a raison : la base garde la trace. C'est vrai, et nous l'écrivons.

Un point pour le Pentagone. Il compte.

C'est vrai, et cela ne répond pas à la question. Une base qu'on remplit sans rien dire n'informe que ceux qui la surveillent.

Garder la trace n'est pas rendre des comptes.

Ce qui plaide contre lui

Le 21 avril, quinze de moins

Il y a d'autres pièces. Elles pèsent dans l'autre sens.

Le 21 avril, selon The Intercept, le nombre de blessés au combat dans la base a baissé de 15. Sans explication publique.

Une base de blessés ne devrait pas baisser. Un blessé ne se désinscrit pas.

Selon le Post, les noms de quatre militaires morts à cause de la guerre avaient déjà été brièvement exclus du décompte officiel, plus tôt cette année. The Intercept dit poser ces questions depuis près de six mois. Le Pentagone n'a jamais commenté ces écarts, selon le site.

Selon The Intercept, la liste officielle des noms des morts omet aussi le major Sorffly Davius, de la Garde nationale de New York. Il est mort en service au camp Buehring, au Koweït, le 6 mars.

Au temps de l'Irak et de l'Afghanistan

Une ancienne employée de la base, Joan Crenshaw, a dit à The Intercept qu'à l'époque les données étaient mises à jour chaque jour. « On pouvait déclarer les pertes très vite. »

Un responsable américain en poste attribue les retards actuels, selon The Intercept, à un mélange d'incompétence et de lenteur délibérée. C'est son affirmation. Elle n'est pas prouvée ici.

Et pourtant, un fait demeure. Dix jours, là où l'on comptait autrefois en heures.

Chaque jour de retard est un jour sans question.

Dix-neuf, vingt-deux ou vingt-trois

Le compte des morts

Passons aux morts. C'est là que portait l'affirmation de Hegseth.

Au moment du reportage du 18 septembre, la base comptait 18 morts depuis le 28 février, selon le Post. Elle est passée à 19 cette semaine-là.

La dix-neuvième est une officière de l'armée de terre, morte d'une urgence médicale le 18 septembre, en vol vers le Moyen-Orient. Selon Military.com, la capitaine Bianca C. Wilkerson, 37 ans, a été promue major à titre posthume.

L'écart qui reste ouvert

Les sources du Post parlent d'au moins 22 morts. Le Pentagone le conteste. Military.com dit ne pas avoir pu vérifier le chiffre du Post.

Selon le Post, toutes ces morts non déclarées ne seraient pas liées directement à la guerre. Certaines touchent du personnel qui se trouvait dans la région.

Le 25 septembre, le Post écrivait encore que jusqu'à cinq morts manquaient à la base. L'écart n'était pas résolu. Selon The Intercept, onze des dix-neuf morts du compte officiel sont tombés sous le feu ennemi.

Six responsables d'un côté. Le secrétaire à la Défense de l'autre. Aucun document public pour trancher.

Sur les morts, le verdict reste suspendu. Ni prouvé, ni réfuté.

Dix-neuf dans la base, vingt-deux dans les sources, zéro document.

Les noms derrière les chiffres

Ce que la base porte

Un compte a des noms. Military.com en rappelle quelques-uns.

Les six membres d'équipage d'un avion ravitailleur KC-135, morts dans un écrasement en Irak en mars. Tyler James Feehan, 25 ans, d'Ewa Beach, à Hawaï. Isabella Gonzales, 19 ans, de Carrollton, au Texas. Tous deux morts en Jordanie en juillet.

Selon The Intercept, le sergent Michael Emmanuel Swinton, 30 ans, est mort en juillet à la base aérienne d'Erbil, en Irak, pendant la destruction contrôlée d'un drone iranien.

Ce que la base ne porte pas

Le département a aussi nommé Angel S. Rampersad, 28 ans, d'Ozone Park, à New York. Il avait disparu après les attaques en Jordanie, selon Military.com.

Ces noms sont publics. Ils ont été annoncés. C'est la règle.

Les huit Marines d'Ormuz, eux, n'ont pas de nom public. Ils sont vivants, et c'est une bonne nouvelle.

Mais un blessé qu'on ne mentionne pas est un coût qu'on ne compte pas devant le public.

Le major Davius, lui, manque encore à la liste des noms, selon The Intercept.

Derrière dix-neuf, il manque au moins un nom.

790, puis 861

Le 3 septembre

Le 3 septembre, CNN compte 790 blessés américains depuis la fin février.

Le 23 septembre, la base en compte 861, selon le Post.

Soixante et onze de plus en vingt jours.

Vingt jours. Soixante et onze dossiers. Aucun communiqué sur les huit d'Ormuz.

La guerre entre dans son septième mois, selon Military.com, sans cessez-le-feu en vue. Aux États-Unis, elle a déjà fait monter l'essence et l'épicerie.

Depuis le 7 juillet

Le 7 juillet, l'administration a annoncé la fin de l'opération Epic Fury, selon The Intercept. La guerre, elle, n'a pas pris fin.

Selon le même site, sur les 880 militaires blessés ou morts, 444 l'ont été depuis le 7 juillet. En douze semaines, plus qu'en dix-huit semaines d'Epic Fury.

Selon le Post, plus de la moitié des blessés sont désormais classés sous « opérations outre-mer ». L'étiquette est apparue après un cessez-le-feu de juillet, qui s'est ensuite effondré.

Le nom de l'opération a changé. Le décompte, non.

Soixante et onze blessés en vingt jours de « pas de tirs ».

« Pas de tirs », disait Vance

La conférence du 3 septembre

Le 3 septembre, le vice-président JD Vance tient une conférence de presse à la Maison-Blanche.

« Pour l'instant, il n'y a pas de tirs actifs », dit-il, selon CNN.

La même semaine, selon CNN, les États-Unis et l'Iran avaient échangé des tirs trois jours de suite. Dans la même conférence, Vance parlait aussi des Iraniens qui tirent sur des navires.

Selon The Intercept, le chef d'état-major de l'aviation, le général Ken Wilsbach, a compté plus de 1 200 « alertes rouges » en 38 jours pour ses seuls aviateurs, plus tôt cette année. Et plus de 420 sorties de démineurs.

Des alertes. Des démineurs. Des pistes à réparer. Pas de tirs, dit le mot.

Onze jours plus tard

Onze jours plus tard, un missile de croisière iranien touche huit Marines.

Il n'y a pas eu de conférence de presse pour eux.

Selon The Intercept, Donald Trump a qualifié récemment la guerre de « menu fretin ». Le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a affirmé qu'il n'y avait « pas eu de morts américains ».

La base en compte dix-neuf.

Les mots ont une fonction. Quand on dit qu'il n'y a pas de guerre, on n'annonce pas de blessés de guerre.

Aucune guerre dans les mots, huit Marines dans la fumée.

Le détroit, niveau sévère

L'avis du 27 septembre

Le Centre conjoint d'information maritime, le JMIC, publie ses avis pour les navires de la région.

Le 27 septembre, son avis numéro 100 classe le détroit d'Ormuz au niveau sévère. Une action hostile délibérée y est jugée « très probable ».

Le JMIC recense 119 incidents contre des navires depuis le 1er mars.

Le trafic reste faible. Environ 138 navires par jour en 2025. Du 24 au 26 septembre, 89 passages facilités par les États-Unis. En trois jours.

Ce que les forces américaines tiennent

Il faut nommer aussi ce qui tient. Selon gCaptain, le CENTCOM dit avoir aidé plus de 2 000 passages commerciaux pendant la guerre. Plus d'un milliard de barils de pétrole ont traversé le détroit ces derniers mois.

Le blocus américain des ports iraniens continue aussi. Selon le JMIC, qui cite le CENTCOM au 25 septembre, 122 navires commerciaux ont été détournés. Trois ont été immobilisés. Deux ont été arraisonnés.

Tenir ce passage ouvert contre la République islamique est un bon coup pour l'Occident. Il a un prix. Ce prix porte un uniforme.

Un détroit ouvert se paie en blessés qu'on doit nommer.

Ce que dit Téhéran

Un « nouveau missile antinavire »

La République islamique parle, elle. Et elle parle fort.

Selon The Intercept, un haut responsable iranien a affirmé qu'une attaque avec un nouveau « missile antinavire » avait « créé l'enfer pour les Américains ». C'est une affirmation de belligérant.

Selon gCaptain, les médias d'État iraniens ont affirmé que leurs forces avaient visé ou intercepté 19 navires en deux nuits. L'agence Fars ne donne ni noms, ni pavillons, ni cargaisons.

Ce qui n'est pas confirmé

Le JMIC, lui, ne signale aucune attaque confirmée dans le détroit pendant les 72 heures couvertes par son avis.

Selon Military.com, Trump a rejeté le 26 septembre une proposition iranienne de rouvrir le détroit, et le ministre Abbas Araghchi s'est dit prêt à une reprise des hostilités.

Téhéran gonfle. Washington se tait. Entre les deux, huit Marines qu'on n'aurait pas connus sans une fuite.

Le silence du Pentagone laisse le récit au belligérant.

Et pourtant, un point reste net. Le missile du 14 septembre était iranien, selon les responsables américains. L'agression de ce jour-là a une adresse. C'est le régime de Téhéran. Pas le peuple iranien.

Quand le Pentagone se tait, Téhéran raconte seul.

Trois questions, trois réponses

Caché, tu, contesté

Voici les réponses, graduées.

Les huit Marines ont-ils été cachés ? Non. Ils sont dans la base, avec environ dix jours de retard.

Les huit Marines ont-ils été annoncés ? Non. Aucun communiqué, aucune conférence. Le CENTCOM refuse de commenter.

Les morts sont-ils sous-comptés ? Non tranché. Six responsables contre un secrétaire, et aucun document public.

La promesse d'exactitude, notée

Reste la promesse de Joel Valdez : « la plus grande exactitude ».

Une base qui baisse de quinze sans explication. Un nom qui manque. Trente-sept blessés ajoutés sans cause ni date. Ce n'est pas la plus grande exactitude.

Sur l'affirmation de Hegseth, le verdict est donc double. Non démontrée pour les morts. Trompeuse pour l'exactitude qu'elle suppose.

Exact dans la base, muet devant le public.

Les pièces qui manquent

Ce qui ferait bouger la conclusion

Un fact-check honnête dit ce qui le ferait changer.

Personne n'a publié la date d'entrée de chaque blessé dans la base. Personne n'a publié l'explication des 37. Personne n'a publié le nom du navire touché le 14 septembre. Personne n'a publié les documents dont parlent les sources du Post. Personne n'a publié une phrase du CENTCOM sur l'attaque.

Cinq absences. Une seule base.

Si le Pentagone publiait ces pièces et qu'elles donnaient raison à Hegseth sur les morts, cette conclusion bougerait. Nous l'écririons.

Ce qui ne la ferait pas bouger

Un autre message en majuscules ne suffirait pas.

Je l'avoue : j'ai longtemps cru qu'un décompte de pertes était la chose la plus sûre d'une guerre. Un nombre, une date, une unité. Je découvre qu'il peut arriver en retard, et sans phrase.

Ça m'inquiète plus que le chiffre lui-même.

Montrer les pièces, ce serait clore le dossier.

Un compte qui redevient quotidien

Pour les huit

Huit Marines. Une commotion, de la fumée, des maux de tête. Un retour au service.

Ils ne sont pas des héros de communiqué. Ils sont une ligne dans une base, entrée dix jours trop tard.

Et pourtant, cette ligne est la seule preuve publique qu'ils ont été touchés.

Un compte quotidien ne coûte presque rien. Il demande seulement d'accepter de voir le chiffre monter. Chaque jour.

Pour ceux qui viendront

Le Pentagone rendra-t-il au compte des blessés son rythme quotidien, comme au temps de l'Irak et de l'Afghanistan ?

Le détroit reste au niveau sévère. Le prochain missile n'attendra pas la mise à jour de la base.

Huit blessés dans la base, aucun au micro.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). FACT-CHECK : Le Pentagone de Hegseth n'a pas caché ses huit Marines blessés, il les a passés sous silence. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/fact-check-le-pentagone-de-hegseth-n-a-pas-cache-ses-huit-marines-blesses-il-les-a-passes

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Maxime Marquette
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Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.

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