FACT-CHECK : Zelensky a raison sur Lyman, ses 10 660 Russes hors de combat restent invérifiables
Volodymyr Zelensky a affirmé le 27 septembre que l'armée ukrainienne avait mis hors de combat 10 660 soldats russes en une semaine. Sur Lyman, il a raison. Sur le chiffre, personne ne peut le dire.
- Volodymyr Zelensky a affirmé le 27 septembre que l'armée ukrainienne avait mis hors de combat 10 660 soldats russes en une semaine. Sur Lyman, il a raison. Sur le chiffre, personne ne peut le dire.
- Volodymyr Zelensky a affirmé le 27 septembre que l'armée ukrainienne avait mis hors de combat 10 660 soldats russes en une semaine.
- Sur le chiffre, personne ne peut le dire.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Chaque perte sur vidéo
La réponse en deux temps
Volodymyr Zelensky a affirmé le 27 septembre que l'armée ukrainienne avait mis hors de combat 10 660 soldats russes en une semaine. Sur Lyman, il a raison. Sur le chiffre, personne ne peut le dire.
Il ajoute un détail. Chaque perte serait confirmée par une vidéo, selon Ukrinform.
Une vidéo, on la regarde. Des milliers, on les compte. Celles-là n'accompagnent pas le message.
Ce texte vérifie deux phrases. Pas une guerre. Deux phrases, publiées un dimanche.
Le rectangle gris de l'opérateur
Sur l'écran d'un opérateur de drone, la guerre tient dans un rectangle gris. Un point bouge. Puis il ne bouge plus.
Il y a le souffle du ventilateur de l'ordinateur. Il y a les doigts engourdis sur la manette. Il y a l'image qui saute quand le signal faiblit.
Sur cette image, un blessé ressemble parfois à un mort. Un mort, parfois, à un blessé qu'on évacuera.
Le chiffre de Kyiv additionne ces images. Des milliers. Chacune, dit-il, vérifiée.
D'où le mot choisi par Kyiv. Hors de combat. Morts ou blessés, sans partage.
Une vidéo montre un corps, pas un total.
Le message du 27 septembre
Sur Telegram, après Drapatyi
Le message est publié sur Telegram le dimanche 27 septembre. Ukrinform le relaie à 15 h 21.
Zelensky dit avoir reçu le rapport du commandant en chef des forces armées, Mykhaïlo Drapatyi.
« Nos unités ont neutralisé 10 660 militaires russes, morts et blessés », écrit-il. Cette semaine. Sur tous les secteurs actifs du front.
Le mot « neutralisé » est celui de l'armée. Il couvre les morts et les blessés, sans les séparer.
Vivaldi et les troupes d'assaut aérien
Il cite l'opération Vivaldi, dans le secteur de Lyman, au Donetsk. Et une autre opération de défense active menée par les troupes d'assaut aérien.
Il remercie le 3e corps d'armée et la 68e brigade Oleksa Dovbouch.
L'opération n'a été rendue publique que le 15 septembre, rappelle le Kyiv Independent. Des chaînes Telegram russes et des chercheurs en sources ouvertes suivaient pourtant les attaques ukrainiennes dans la zone depuis la fin du printemps.
Douze jours de nom. Des mois de combats.
Les combats les plus durs, dit-il, se déroulent vers Pokrovsk, Kostiantynivka et Lyman.
Aucun kilomètre carré n'est annoncé. Aucun détail sur les gains, note le Kyiv Independent.
Deux affirmations, et aucune ne vient avec sa preuve.
Deux réponses, pas une
Étayé, puis invérifiable
Ma réponse tient en deux lignes.
Sur Lyman : étayé. L'Institute for the Study of War, à Washington, documente depuis des semaines les gains ukrainiens au nord de la ville.
Sur les 10 660 : invérifiable. Aucun compteur indépendant ne publie de bilan hebdomadaire des pertes russes.
La carte confirme la direction, pas le décompte.
9 440 de l'autre côté
Pendant que Kyiv annonce ses 10 660, Moscou publie son miroir.
Le 28 septembre, l'agence russe TASS relaie Andreï Marotchko, présenté comme expert militaire. Selon lui, les forces ukrainiennes ont perdu environ 9 440 hommes, morts et blessés, en une semaine, « mercenaires » compris. Il dit avoir analysé les données du ministère russe de la Défense.
Deux belligérants. Deux chiffres proches de dix mille. Deux semaines presque superposées.
Marotchko ajoute environ 6 000 drones ukrainiens détruits, 49 pièces d'artillerie et plus de 600 véhicules. Son total dépasserait de 115 celui de la semaine précédente.
Tout est précis. Rien n'est montré.
Ni l'un ni l'autre ne publie ses propres pertes dans le même message.
Deux comptables. Aucun auditeur.
Chaque camp compte les pertes de l'autre.
10 980 à l'état-major
Sept bulletins additionnés
Premier contrôle. L'état-major ukrainien publie chaque matin son bilan des pertes russes.
Le 21 septembre, il affichait environ 1 519 650 militaires russes hors de combat depuis février 2022, selon Ukrinform. Le 27, 1 528 970, dont 1 690 en 24 heures.
Ajoutez les 1 660 du bulletin du 21. Les sept bulletins publiés du 21 au 27 totalisent 10 980. C'est mon addition.
Drapatyi dit 10 660. L'écart est de 320. Moins de 3 %.
Le bulletin ne dit pas comment il est établi. L'agence qui le relaie ne l'explique pas non plus.
Un cumul qui monte chaque matin. C'est la nature d'un cumul.
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Ce n'est pas une confirmation. Les deux chiffres sortent de l'armée ukrainienne, avec deux calendriers.
Ils se tiennent entre eux. Ils ne s'appuient sur rien d'extérieur.
Et les blessés qui meurent le lendemain, dans quelle colonne passent-ils ?
Le bilan ne le dit pas.
Kyiv se recoupe avec Kyiv, et c'est tout.
Aucun compteur indépendant
L'avertissement de Mediazona
Le Kyiv Independent l'écrit en une ligne. Moscou ne publie pas régulièrement ses pertes, et le chiffre n'a pu être vérifié de façon indépendante.
Mediazona, média russe indépendant, recense les morts russes par leur nom. Sa liste a été mise à jour le 21 septembre.
Le média prévient que les données des mois récents sont les plus incomplètes et changeront beaucoup.
Autrement dit, la semaine du 21 au 27 septembre ne se comptera par des noms que dans des mois.
Mediazona ne compte que les morts qu'il peut nommer. C'est un plancher. Pas un total.
Une semaine trop courte pour les noms
Et pourtant, le chiffre de Kyiv n'est pas absurde. Le 15 septembre, l'état-major revendiquait plus de 300 000 Russes morts ou blessés depuis le début de 2026, rappelle le Kyiv Independent.
Trois cent mille en un peu plus de trente-six semaines, cela ferait un peu plus de huit mille par semaine. Mon calcul, encore.
Une semaine à 10 660 serait donc plus lourde que la moyenne. Pas hors d'échelle.
Plausible. Pas prouvé.
Personne ne compte à la semaine, sauf les belligérants.
125 kilomètres carrés
Ce que l'ISW a vu
Deuxième contrôle, la carte. Là, la vidéo change de rôle.
L'ISW travaille sur des images géolocalisées. Il ne compte pas les morts. Il place des positions.
Le 22 septembre, l'institut écrit que les forces ukrainiennes ont libéré au moins 125 kilomètres carrés au nord de Lyman pendant l'opération Vivaldi.
Il y voit des tactiques qui ont permis, à l'échelle tactique, de sortir par endroits de la guerre de position.
Un kilomètre carré, c'est cent hectares de champs, de haies et de bois minés. Cent vingt-cinq fois.
Le 24, le 3e corps racontait avoir déminé 30 kilomètres de routes vers Chandryholove en deux nuits, avec des robots terrestres, selon l'ISW.
Drobycheve, Derylove, Chandryholove
Les villages ont des noms. Drobycheve, Derylove, Chandryholove, au nord-ouest de Lyman.
Le 20 septembre, le 3e corps d'armée annonçait de nouveaux gains. Quarante kilomètres carrés de plus, selon le Kyiv Independent. Cinquante pour l'ensemble de la deuxième phase, avec 800 militaires russes éliminés, selon le compte rendu de l'ISW.
Deux relais, deux surfaces. Peut-être un ajout et un total. Le message ne permet pas de trancher.
Huit cents pour une phase. Dix mille six cent soixante pour une semaine, sur tout le front. Ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose.
Les cartes elles-mêmes divergent à la marge. Du 25 août au 22 septembre, la Russie a gagné net 37 milles carrés selon les données de DeepState, compilées par Russia Matters. Selon les données de l'ISW, elle en a perdu un.
Deux cartes. Quatre semaines. Deux signes opposés.
Le terrain se géolocalise, les blessés non.
La rive du Jerebets
Un repli raconté côté russe
Troisième contrôle. Ce que dit l'autre camp quand il parle entre soi.
Le 22 septembre déjà, une source des forces russes affirmait que le commandement envoyait des réserves vers Lyman pour tenir la ligne du Jerebets, écrit l'ISW.
On n'envoie pas de réserves là où tout va bien.
Une source russe qui parle de repli, c'est rare. Plusieurs, la même semaine, c'est une tendance.
Une source russe, le 26 septembre, rapporte un retrait du sud de Lyman pour éviter un encerclement, selon l'ISW. Une source russe, le 27, décrit un repli sous le feu à travers la rivière Jerebets, difficile à tenir.
Selon cette source, les forces russes ne tiennent plus que des positions isolées près d'Ivanivka et de Zarichne, au nord-est de Lyman, rapporte l'ISW le 27 septembre.
La culture du mensonge
Le 25, un milblogueur proche du Kremlin écrivait que la culture du mensonge dans l'armée russe avait facilité le succès ukrainien, rapporte l'ISW. Un commandant ukrainien ajoute que ces rapports inexacts ont empêché le commandement russe de voir venir Vivaldi.
Quand l'autre camp confirme votre avance, la moitié du travail est faite.
Et pourtant, l'ISW ne signale pour les 26 et 27 septembre aucune nouvelle avance ukrainienne confirmée dans ce secteur.
Ses avancées récentes sont ailleurs. À l'est de Sloviansk. À Tchassiv Yar. Vers Oleksandrivka.
Le secteur n'est pas calme pour autant. Les contre-attaques ukrainiennes continuent, écrit l'institut le 27.
La direction est confirmée. La semaine, elle, n'a pas de mesure.
Quand l'autre camp recule, ses propres voix le racontent.
Sviatohirsk, vingt kilomètres derrière
La version du ministère russe
Moscou, officiellement, raconte autre chose.
Le 19 septembre, le ministère russe de la Défense affirmait nettoyer de petits groupes d'infanterie ukrainienne à Sviatohirsk et à Lyman, rapporte l'ISW.
Un milblogueur russe l'a démenti. Sviatohirsk est à au moins 20 kilomètres du front, écrit-il, et les forces russes ne contrôlent pas Lyman.
Le 1er septembre de Poutine
Poutine avait revendiqué la prise de Sviatohirsk le 1er septembre.
Le 1er septembre, une ville prise. Le 19, une ville à nettoyer. Le lendemain, dans le compte rendu de l'ISW, une ville à vingt kilomètres du front.
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Trois dates. Trois versions. Une seule ville.
Le 27, l'ISW relève aussi que le ministère réutilise des images pour annoncer des prises dans la région de Kharkiv. Les mêmes images, le 21 puis le 26, pour des villages différents.
Ce n'est pas Kyiv qui l'écrit. C'est un institut qui compare les vidéos.
Le même jour, le ministère revendiquait aussi Khrypouny, un village de la région de Kharkiv. L'ISW, lui, n'y a pas confirmé d'avance russe.
Moscou recycle ses vidéos, Kyiv garde les siennes.
Le chiffre qui arrange Kyiv
Plus haut que les estimations occidentales
Il faut le dire aussi, et c'est ce qui me coûte. Ce chiffre sert Kyiv.
Je l'écris parce que l'autre camp l'écrirait en premier.
Le site Russia Matters, qui compile les estimations, cite des responsables occidentaux interrogés par The Telegraph ce mois-ci : environ 1,4 million de pertes russes, dont 500 000 morts.
L'état-major ukrainien en compte 1 528 970. Environ 130 000 de plus.
Deux chiffres ukrainiens ne concordent pas non plus. 10 660 d'un côté, 10 980 de l'autre.
Un rapport du CSIS, à Washington, parlait en juillet d'environ 1,4 million de Russes morts, blessés ou disparus jusqu'en juin 2026, selon la même compilation.
Le total de Kyiv court devant. Pas de beaucoup. Mais devant.
Un dimanche, après l'ONU
Et le bilan tombe un dimanche, au sortir d'une semaine de diplomatie à New York, où Zelensky a rencontré Donald Trump le 22 septembre.
Il rassure les soldats. Il parle aux capitales. Moscou, le lendemain, publie le sien.
Et pourtant, je le publie tel quel, avec son étiquette. C'est vrai qu'il arrange Kyiv. Cela ne le rend pas faux. Cela le rend inutilisable comme preuve.
Invérifiable ne veut pas dire faux, mais ne vaut pas preuve.
Dix mille six cent soixante
Une petite ville par semaine
Dix mille six cent soixante. C'est une petite ville.
Une semaine.
Sept jours. Pas un de plus.
Le chiffre ne dit pas la part des morts et celle des blessés. Un blessé, c'est une jambe, un œil, une main. Un mort, c'est une chaise vide dans une région russe qu'aucun bulletin ne nommera.
Ces hommes ont été envoyés par une décision du Kremlin. Ce ne sont pas eux que ce texte accuse.
Combien reviendront au front dans un mois ? Le bilan ne le sait pas.
Épuisés et affamés, près de Lyman
Le 23 septembre, un officier ukrainien racontait avoir trouvé des soldats russes épuisés et affamés en nettoyant des positions au nord-ouest de Lyman, selon l'ISW.
L'armée qui les a envoyés publie 9 440 Ukrainiens hors de combat. Elle ne publie pas les siens.
Depuis février 2022, l'état-major ukrainien en compte plus d'un million et demi. Le chiffre ne tient plus dans une tête.
Il tient dans des cuisines où une place reste mise pour rien.
Hors de combat reste un homme, pas une unité.
À quoi sert un bilan du dimanche
Un message avant une mesure
Voici ma lecture.
Ce n'est pas une mesure indépendante : aucune n'existe à la semaine. Ce n'est pas une invention non plus : l'état-major arrive à 10 980. Ce n'est pas un hasard de calendrier : il tombe un dimanche, avec le bilan de la semaine. Ce n'est pas propre à Kyiv : Moscou publie ses 9 440 le lendemain. Ce n'est pas, enfin, une preuve.
C'est un message.
Utile. Pas vérifiable.
Trois destinataires
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Il dit aux soldats que leur semaine a compté. Il dit aux capitales que l'armée tient. Il dit aux généraux russes que Vivaldi continue.
La preuve, elle, est ailleurs. Dans une vidéo géolocalisée qui place une position sur une carte.
Cette vidéo-là, l'ISW l'a vue. Celles des 10 660 n'ont pas été rendues publiques.
Même objet. Deux usages.
Un bilan rassure, une carte démontre.
Ce que Moscou ne publie pas
Aucun total russe
Le silence le plus lourd de la semaine vient de Moscou.
Le ministère russe publie les pertes ukrainiennes qu'il revendique, et un expert relayé par TASS les additionne. Il ne publie pas les siennes de façon régulière.
Ce sont donc des journalistes, chez Mediazona, qui cherchent les noms un par un et fouillent les registres de successions.
Les noms, un par un
Au 21 septembre, ils avaient confirmé la mort de 7 692 officiers de l'armée russe et d'autres forces de sécurité.
Rien que les officiers. Rien que les noms retrouvés.
Le chiffre est petit à côté des autres. C'est le seul qui porte des noms.
Qui, au Kremlin, a décidé que ces morts n'auraient pas de total ?
Si Moscou publiait ses pertes, la moitié de ce texte…
Sans total russe, chaque chiffre ukrainien reste orphelin.
Les vidéos, en ligne ou non
Ce que Kyiv pourrait ouvrir
Ce qui ferait bouger ma réponse tient en peu de choses.
Il faudrait que Kyiv rende consultables, même en partie, les vidéos qui fondent ses 10 660. Il faudrait que des analystes indépendants puissent les géolocaliser, comme l'ISW le fait pour le terrain. Il faudrait que Moscou publie ses propres pertes.
La dernière condition, je ne l'attends pas.
Une vidéo floutée, horodatée, géolocalisée suffirait. Personne ne demande les visages.
Ce serait peu demander. Ce serait demander une preuve.
Zarichne et Yampil à surveiller
Pour Lyman, l'épreuve est plus simple. Les prochaines cartes diront si le repli russe derrière le Jerebets se confirme.
Si des images géolocalisées placent des positions ukrainiennes à Zarichne ou à Yampil, la réponse passera d'étayée à confirmée pour la semaine.
Sinon, elle restera ce qu'elle est. Une direction juste, sans mesure pour sept jours.
Publiez les vidéos, et le chiffre deviendra une preuve.
Dix mille, sur parole
Une direction, pas une mesure
J'aurais voulu écrire que le chiffre était vrai. Je suis du côté de l'Ukraine, et je ne le cache pas. Mais je ne peux pas vérifier 10 660, et je ne vais pas faire semblant.
Lyman, oui. Le décompte, sur parole.
C'est une fatigue que je connais. On veut que son camp ait raison sur tout. Il a raison sur l'essentiel.
Le reste attendra les cartes.
Le dimanche suivant
Dimanche prochain, un autre chiffre arrivera. Moscou publiera le sien le lendemain.
Au prochain bilan du dimanche, qu'irez-vous vérifier d'abord, le chiffre ou la carte ?
La carte est plus lente. Elle se trompe moins souvent.
Chaque vidéo qu'on y place pèse plus que mille qu'on promet.
Lyman se voit sur la carte, les 10 660 se croient sur parole.
Sources :
Sources Primaires :
- Ukrinform — Zelensky : 10 660 militaires russes hors de combat en une semaine, 27 septembre 2026
- Ukrinform — bilan de l'état-major ukrainien, 1 528 970 au total, 27 septembre 2026
- TASS — Moscou revendique 9 440 pertes ukrainiennes en une semaine, 28 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). FACT-CHECK : Zelensky a raison sur Lyman, ses 10 660 Russes hors de combat restent invérifiables. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/fact-check-zelensky-a-raison-sur-lyman-ses-10-660-russes-hors-de-combat-inverifiables
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