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La ChroniqueAnalyse· N° 1498

Fact-check : L'opération ukrainienne des 40 jours de Zelensky — ce qui est vrai, ce qui est exagéré

Le 25 juin 2026, Volodymyr Zelensky a annoncé que les services de sécurité ukrainiens — le SBU (Service de sécurité d'Ukraine) — avaient approuvé une opération de 40 jours visant à forcer la Russie à mettre fin à la guerre. Cette annonce a immédiatement suscité des questions : de quelle nature est cette opération ? Que signifie « forcer la Russie à mettre fin à la guerre » conc

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  1. Le 25 juin 2026, Volodymyr Zelensky a annoncé que les services de sécurité ukrainiens — le SBU (Service de sécurité d'Ukraine) — avaient approuvé une opération de 40 jours visant à forcer la Russie à mettre fin à la guerre. Cette annonce a immédiatement suscité des questions : de quelle nature est cette opération ? Que signifie « forcer la Russie à mettre fin à la guerre » conc
  2. Le 25 juin 2026 , Volodymyr Zelensky a annoncé que les services de sécurité ukrainiens — le SBU (Service de sécurité d'Ukraine) — avaient approuvé une opération de 40 jours visant à forcer la Russie à mettre fin à la guerre.
  3. Cette annonce a immédiatement suscité des questions : de quelle nature est cette opération ?
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

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Introduction : L'annonce de Zelensky et ses ambiguïtés

La déclaration du 25-26 juin 2026

Le 25 juin 2026, Volodymyr Zelensky a annoncé que les services de sécurité ukrainiens — le SBU (Service de sécurité d'Ukraine) — avaient approuvé une opération de 40 jours visant à forcer la Russie à mettre fin à la guerre. Cette annonce a immédiatement suscité des questions : de quelle nature est cette opération ? Que signifie « forcer la Russie à mettre fin à la guerre » concrètement ? Et les affirmations sur les raffineries russes ciblées sont-elles vérifiables ? Cet article tente de démêler les faits vérifiables des affirmations non documentées.

Le contexte est important : Zelensky a fait cette annonce dans le cadre d'une stratégie de communication intense autour du sommet d'Ankara et d'une pression diplomatique maximale sur la Russie. L'annonce d'une opération de 40 jours d'influence — car c'est bien d'une opération d'influence et de pression qu'il s'agit, pas d'une offensive militaire conventionnelle — fait partie d'un message stratégique global adressé à plusieurs audiences simultanément.

Ce que les sources primaires documentent

Les sources primaires disponibles — Euronews, The Guardian, Meduza et Military Times — rapportent l'annonce de Zelensky avec les mêmes grandes lignes mais des niveaux de détail variables. Euronews décrit l'opération comme une « opération de 40 jours pour pousser la Russie à mettre fin à la guerre ». The Guardian rapporte que l'opération vise à « intensifier la pression sur la Russie ». Meduza — source russe indépendante — précise que Zelensky a dit que le SBU avait « approuvé une opération d'influence de 40 jours ». Military Times contextualise par l'approche ukrainienne du levier drones sur Moscou.

Il est important de noter ce que les sources ne rapportent pas : aucune source primaire crédible ne confirme le ciblage spécifique de raffineries russes dans le cadre de cette opération particulière des 40 jours. Des frappes ukrainiennes sur des raffineries russes ont eu lieu indépendamment — c'est une réalité documentée depuis 2024 — mais les lier spécifiquement à cette opération de 40 jours requiert de la précaution journalistique.

En tant que chroniqueur qui a suivi ce dossier depuis des années, je dois dire quelque chose d'important sur cette annonce : dans les communications de guerre, la ligne entre information stratégique et information factuelle est toujours floue. Zelensky est un communicant extraordinaire — et cette annonce d'une opération de 40 jours a autant pour objectif de créer de la pression psychologique que de décrire un plan opérationnel précis. Ce n'est pas une critique — c'est de la guerre de l'information. Je veux que mes lecteurs le sachent.

Ce que l'opération de 40 jours est — et n'est pas

Une opération d'influence, pas une offensive militaire

La précision la plus importante pour comprendre l'annonce de Zelensky : cette opération de 40 jours est une opération d'influence — en anglais, information operation ou influence operation — pas une offensive militaire conventionnelle. Elle vise à créer une pression psychologique et politique sur le régime russe, sur les oligarques russes, sur la société russe, et sur les partenaires de la Russie (notamment la Chine et l'Iran) pour les pousser à exercer des pressions en faveur d'un cessez-le-feu ou d'une fin de la guerre.

Cette distinction est fondamentale. Une opération d'influence ne signifie pas nécessairement des frappes militaires supplémentaires — même si elle peut en inclure. Elle signifie un effort coordonné sur plusieurs dimensions : information, cyberattaques, pressions économiques ciblées, communication vers des audiences russes internes, et signaux diplomatiques. La confusion entre opération d'influence et offensive militaire risque de créer des attentes incorrectes sur les résultats attendus.

Les 40 jours : symbolisme ou plan précis ?

Le chiffre de 40 jours a une signification symbolique forte dans la tradition chrétienne orthodoxe — rappelant les quarante jours de jeûne du Christ, les quarante jours du déluge biblique, ou plus prosaïquement les quarante jours du deuil dans la tradition orthodoxe. Dans le contexte ukrainien, ce chiffre peut résonner de façon particulière avec l'opinion publique ukrainienne et russophone. La communication de Zelensky fait souvent appel à des symboles culturels et historiques chargés.

Est-ce que ce chiffre correspond à un plan opérationnel précis avec des étapes définies pour chaque semaine de la période ? Aucune source disponible ne le confirme avec précision. Ce qui est clair, c'est que l'annonce d'un cadre temporel définit dans la communication une urgence et une lisibilité des objectifs — des techniques de communication classiques pour mobiliser l'attention et la volonté.

Le symbolisme des 40 jours est intentionnel, j'en suis convaincu. Zelensky est trop bon communicant pour choisir ce chiffre par hasard dans une culture orthodoxe. Il dit à son peuple : ce n'est pas indéfini. C'est délimité. Il dit à ses alliés : nous avons un plan avec un horizon. Il dit à Poutine : nous ne nous contentons pas d'endurer — nous avons une stratégie de fin. Ce n'est pas de la désinformation. C'est de la communication stratégique de haut niveau.

Les raffineries russes : ce que les sources documentent réellement

Les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes

Les frappes de drones ukrainiens sur les raffineries russes sont une réalité documentée qui précède l'annonce de l'opération des 40 jours. Depuis début 2024, l'Ukraine a conduit des opérations de drones longue portée contre des raffineries et des terminaux pétroliers russes — notamment dans les régions de Saratov, Riazan et Krasnodar. Ces frappes ont causé des perturbations significatives à la production pétrolière russe et ont été documentées par des sources multiples.

Le Military Times a rapporté le 22 juin 2026 que le levier des drones ukrainiens avait déjà contribué à faire bouger les États-Unis sur certains dossiers — suggérant que la stratégie ukrainienne de pression par les drones a des effets diplomatiques mesurables. La question est de savoir si l'opération de 40 jours annoncée le 25 juin intensifie cette stratégie de façon qualitativement nouvelle, ou si elle représente une continuation avec un nouveau cadrage communicationnel.

Ce qui n'est pas documenté sur les raffineries

Ce qui n'est pas documenté de façon fiable au moment de l'écriture : un ciblage spécifique de nouvelles raffineries russes dans le cadre de l'opération de 40 jours, des chiffres précis sur les dommages causés aux capacités de raffinage russes pendant les premières semaines de l'opération, ou des preuves que les frappes sur les raffineries aient créé des pénuries de carburant mesurables en Russie. Ces informations, si elles existent, relèvent du renseignement militaire et ne sont pas publiques.

Ce principe de distinction entre les faits établis et les informations non vérifiables est essentiel dans le journalisme de guerre. Amplifier des affirmations non documentées — même en faveur d'un camp dont on soutient la cause juste — est une erreur journalistique qui nuit à la crédibilité à long terme. Je préfère les vérités imparfaites aux certitudes commodes.

Le fait-checking dans la couverture d'une guerre que je soutiens est un exercice difficile. Je veux que l'Ukraine gagne. Et précisément parce que je le veux, je ne vais pas amplifier des affirmations non vérifiées qui, si elles s'avèrent incorrectes, desserviront sa cause. La crédibilité du soutien à l'Ukraine repose aussi sur la qualité factuelle de sa couverture. C'est pour ça que ce fact-check existe.

Le contexte stratégique de l'opération

Pourquoi une opération d'influence maintenant ?

Le choix du calendrier de l'annonce de l'opération des 40 jours — fin juin 2026, à quelques semaines du sommet de l'OTAN à Ankara — n'est pas anodin. Zelensky cherche à créer une dynamique de pression maximale sur la Russie au moment précis où les alliés occidentaux se réunissent pour décider du niveau de leur soutien futur à l'Ukraine. Montrer que l'Ukraine a des plans actifs pour forcer la Russie à négocier dit à ces alliés : nous ne sommes pas en train d'attendre passivement votre aide — nous agissons.

Le timing dit également quelque chose sur l'état du front militaire en juin 2026. Si la situation sur le terrain avait été favorable de façon décisive pour l'Ukraine, une opération d'influence n'aurait pas la même nécessité. Son annonce suggère que le front est dans une phase d'attrition où aucun camp ne progresse de façon décisive — et que l'Ukraine cherche à créer du mouvement par d'autres leviers que la seule puissance militaire conventionnelle.

La logique de la pression sur Moscou

La stratégie derrière l'opération des 40 jours repose sur une hypothèse : que le régime de Poutine peut être contraint de changer de position par une combinaison de pressions — économiques, informationnelles, psychologiques — qui augmentent le coût interne de la poursuite de la guerre. Cette hypothèse est défendable — mais ses résultats sont difficiles à prédire et à mesurer.

La Russie a montré une capacité remarquable à absorber les pressions économiques — les sanctions, le plafonnement du prix du pétrole, les frappes sur les raffineries — sans changer fondamentalement sa stratégie militaire. Cela ne signifie pas que ces pressions sont sans effet — elles le sont, de façon cumulative. Mais leurs effets sont lents à se matérialiser politiquement. L'opération de 40 jours parie sur une accélération de ces effets dans un calendrier court. C'est ambitieux.

Je soutiens la stratégie de pression sur Moscou — militaire, économique, informationnelle. Et je suis honnête sur ses limites : le régime Poutine a une résilience face aux pressions extérieures qui a souvent surpris les analystes occidentaux. L'opération de 40 jours est audacieuse — et peut-être que son simple énoncé crée une pression utile sans que tous ses objectifs se réalisent. Dans la guerre psychologique, l'annonce compte autant que l'exécution.

Ce que Zelensky a dit exactement — et ses nuances

La formulation précise de l'annonce

Selon Meduza — qui cite directement les propos de Zelensky — le président ukrainien a dit que le SBU a « approuvé » une opération d'influence de 40 jours. Cette formulation est importante pour plusieurs raisons. L'approbation par le SBU — et non par l'état-major militaire — confirme qu'il s'agit d'une opération des services de renseignement et de sécurité, pas d'une opération militaire conventionnelle. Cela indique également que des contraintes légales et opérationnelles ont été examinées avant l'approbation.

Le terme « approuvé » suggère aussi que l'opération était en préparation depuis un certain temps — qu'elle n'a pas été annoncée ex nihilo. Les opérations de cette nature requièrent du temps de préparation : identification des cibles informationnelles, mobilisation des équipes, mise en place des canaux de communication. L'annonce publique de Zelensky est donc probablement la face visible d'une opération déjà bien entamée dans ses préparatifs.

Les objectifs déclarés et leur vérifiabilité

À découvrir

L'objectif déclaré de l'opération — « forcer la Russie à mettre fin à la guerre » — est un objectif stratégique, pas un objectif opérationnel mesurable. Il ne définit pas de métriques précises : réduction du nombre de frappes russes, changement de position de négociation, signal de désescalade. Cette absence de métriques rend la vérification du succès de l'opération difficile à évaluer objectivement.

Des analystes militaires indépendants ont noté cette imprécision. Ils suggèrent que l'objectif réel est peut-être plus modeste que ce que la formulation publique suggère : créer une pression psychologique et informationnelle suffisante pour incliner la Russie vers des positions de négociation plus souples, sans pour autant forcer un arrêt immédiat des combats. Cet objectif intermédiaire est plus réaliste — et ne contredit pas l'annonce de Zelensky si on la lit comme une communication de mobilisation plutôt qu'un plan opérationnel précis.

L'absence de métriques précises dans l'annonce de l'opération des 40 jours est à la fois une lacune journalistique — nous ne pouvons pas évaluer objectivement le succès — et une stratégie délibérée : ne pas fixer des objectifs mesurables qu'on pourrait vous reprocher de ne pas avoir atteints. Je comprends la logique. Je la signale quand même parce que la transparence, même dans une guerre juste, reste une valeur.

L'aspect cyber de l'opération

Les capacités cyber ukrainiennes

Une composante probable de l'opération des 40 jours est la guerre cybernétique. L'Ukraine a développé depuis 2022 des capacités cyber offensives remarquables, soutenues par des partenaires occidentaux. Des attaques contre des infrastructures numériques russes — réseaux électriques, systèmes bancaires, services gouvernementaux — ont été documentées à plusieurs reprises depuis le début de la guerre.

Il serait logique que l'opération des 40 jours inclue une composante cyber intensive, coordonnée avec les opérations de drones et les actions informationnelles. Cette combinaison cyber-drones-information est la doctrine ukrainienne de guerre hybride offensive qui a émergé depuis 2022 et qui a prouvé son efficacité partielle contre la Russie. Je l'indiquerai clairement : cette composante cyber est une inférence logique, pas une information documentée par des sources primaires sur l'opération des 40 jours spécifiquement.

Les limites des opérations cyber pour forcer un résultat politique

Les opérations cyber ont des effets mesurables mais rarement décisifs seules. Elles peuvent perturber des infrastructures, créer des tensions internes, générer des coûts économiques — mais elles n'ont pas encore, dans aucun conflit documenté, forcé à elles seules un changement politique majeur d'un régime autoritaire. La Russie de Poutine a montré une capacité à absorber les cyber-attaques et à maintenir le contrôle de ses circuits de communication internes.

Cela ne rend pas ces opérations inutiles — elles s'additionnent à d'autres formes de pression dans une stratégie d'attrition globale. Mais compter uniquement sur le cyber pour « forcer la Russie à mettre fin à la guerre » serait une surestimation des capacités actuelles de cette composante. L'opération des 40 jours est probablement multidimensionnelle précisément parce que ses concepteurs savent que chaque composante seule est insuffisante.

Les opérations cyber me fascinent et m'inquiètent à la fois. Fascinantes parce qu'elles représentent un nouveau domaine de la guerre qui n'existait pas dans les conflits des siècles passés. Inquiétantes parce que leur escalade peut avoir des conséquences imprévisibles — sur les infrastructures civiles, sur les systèmes financiers, sur la capacité de désescalade. Je soutiens les efforts ukrainiens — mais je veux qu'ils restent dans les limites du droit de la guerre. Les civils russes ne sont pas des cibles légitimes, même dans une guerre juste.

Sur le même sujet

Verdict global : ce qui est confirmé, ce qui est incertain, ce qui est indémontrable

Les faits confirmés

CONFIRMÉ : Zelensky a annoncé le 25-26 juin 2026 qu'une opération d'influence de 40 jours avait été approuvée par le SBU. CONFIRMÉ : L'objectif déclaré est de forcer la Russie à négocier ou mettre fin à la guerre. CONFIRMÉ : L'Ukraine a mené des frappes de drones sur des raffineries russes depuis début 2024, indépendamment de cette opération spécifique. CONFIRMÉ : L'Ukraine développe une stratégie de pression multidimensionnelle incluant drones, cyber et opérations informationnelles.

INCERTAIN : La nature exacte et le contenu précis de l'opération des 40 jours — ses composantes exactes, ses cibles prioritaires, son calendrier détaillé. INCERTAIN : Le lien direct entre cette opération et des nouvelles frappes spécifiques sur des raffineries russes annoncées simultanément par certains médias. NON DOCUMENTÉ : Des résultats mesurables spécifiques attribués à cette opération au moment de l'écriture — elle venait d'être annoncée.

Ce que ce fact-check dit sur le journalisme de guerre

Ce fact-check illustre un défi permanent du journalisme en temps de guerre : les annonces officielles sont à la fois informatives et stratégiques. Zelensky annonce une opération de 40 jours — mais ses détails opérationnels précis ne peuvent pas être vérifiés de façon indépendante. C'est la nature des opérations de sécurité nationale. Le journaliste responsable rapporte l'annonce, contextualise, distingue les faits vérifiables des affirmations non documentées, et admet les limites de sa propre information.

Ce type de rigueur ne signifie pas le doute systématique sur les déclarations ukrainiennes. L'Ukraine est la victime d'une agression militaire — sa crédibilité générale est très supérieure à celle du régime russe qui ment systématiquement. Mais même une source fondamentalement crédible peut faire des annonces stratégiques dont la vérification est difficile. La rigueur factuelle s'applique à tous, y compris aux acteurs qu'on soutient.

Je veux que mes lecteurs utilisent ce fact-check comme modèle pour leur propre consommation d'information sur ce conflit. Toutes les annonces ne sont pas également vérifiables. Toutes les sources ne sont pas également fiables. La règle la plus utile est simple : est-ce que plusieurs sources indépendantes le confirment ? Si non, traiter l'information avec prudence, même si elle vient d'une source qu'on respecte. C'est ça, l'information responsable.

Conclusion : Zelensky stratège — et ce que l'opération dit de l'Ukraine en 2026

L'opération comme symptôme d'une stratégie mature

Indépendamment des détails opérationnels précis — que nous ne connaissons pas complètement — l'annonce de l'opération des 40 jours dit quelque chose d'important sur l'Ukraine de 2026. C'est un pays qui ne se contente plus de résister militairement — il a développé une stratégie multidimensionnelle de pression sur la Russie qui combine force militaire, guerre informationnelle, opérations cyber, diplomatie et pression économique. Cette sophistication stratégique est le signe d'une maturité militaire et institutionnelle remarquable.

Zelensky en 2026 n'est plus le président improvisé du début de la guerre — il est un commandant en chef aguerri, entouré d'une équipe de professionnels de la sécurité et de la communication. L'opération des 40 jours, dans ses ambitions et dans sa communication, en est la preuve. Même si ses résultats concrets doivent encore être mesurés, son existence dit que l'Ukraine joue une stratégie de long terme — pas seulement de survie.

Ce que l'opération demande aux alliés occidentaux

L'opération des 40 jours n'est pas seulement une annonce ukrainienne interne — elle est aussi un message aux alliés occidentaux. Elle dit : soutenez-nous dans cette fenêtre de pression maximale. Maintenez les sanctions. Continuez les livraisons d'armes. Ne relâchez pas la pression économique sur la Russie. Les 40 jours de l'opération ukrainienne doivent être des 40 jours de solidarité occidentale maximale également. Le succès de l'opération est une responsabilité partagée.

Ce fact-check se termine avec une conviction personnelle que je n'essaie pas de cacher : même si les détails de l'opération de 40 jours sont partiellement opaques, son principe est juste. Exercer une pression maximale sur la Russie pour la forcer à négocier — en utilisant tous les leviers disponibles, dans le respect du droit international — c'est la stratégie la plus intelligente à la disposition de l'Ukraine. Je la soutiens, avec la rigueur factuelle que la vérité exige.

Conclusion finale : La vérité au service de la cause juste

Le fact-check comme acte de soutien à l'Ukraine

Ce fact-check peut sembler moins enthousiaste envers l'Ukraine que d'autres articles de ce lot. Il ne l'est pas. La rigueur factuelle est, à mes yeux, la forme la plus profonde de respect envers une cause que je soutiens. Quand je distingue les faits confirmés des affirmations non documentées dans une annonce ukrainienne, je ne fragilise pas le soutien à l'Ukraine — je le renforce en lui donnant une base factuelle solide que la propagande adverse ne peut pas facilement ébranler.

L'opération de 40 jours de Zelensky est probablement réelle dans ses grandes lignes. Ses objectifs de pression sur la Russie sont légitimes. Sa communication est stratégiquement bien conçue. Ses résultats devront être évalués dans le temps. Je serai là pour les évaluer avec la même rigueur que j'ai appliquée à cette annonce initiale.

L'Ukraine mérite la vérité autant que la solidarité

L'Ukraine mérite notre solidarité — nous l'avons dit et répété. Mais elle mérite aussi notre vérité. Pas la vérité molle des journalistes qui amplifient sans vérifier. La vérité rigoureuse de ceux qui distinguent ce qu'on sait de ce qu'on suppose, ce qui est documenté de ce qui est probable. C'est cette vérité-là qui construit la crédibilité durable du soutien occidental à l'Ukraine. Et c'est cette vérité-là que ce fact-check cherche à offrir.

Je terminerai simplement : j'espère que l'opération des 40 jours de Zelensky réussit. Vraiment. Et si elle réussit partiellement, je dirai qu'elle a réussi partiellement. Et si elle échoue dans ses objectifs les plus ambitieux, je le dirai aussi. Parce que la vérité n'est pas l'ennemie de la cause ukrainienne — elle est sa condition de crédibilité à long terme. Slava Ukraïni.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.

Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous Sources.

Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). Fact-check : L'opération ukrainienne des 40 jours de Zelensky — ce qui est vrai, ce qui est exagéré. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/fact-check-l-operation-ukrainienne-des-40-jours-de-zelensky-ce-qui-est-vrai-ce-q

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