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La ChroniqueAnalyse· N° 7726

DÉCRYPTAGE : Trump interdit 0,3 % des importations canadiennes, le poids d'un avertissement

Les États-Unis n'ajouteront pas un tarif au whisky, au lactosérum ni à la mélasse du Canada : ils les excluront de leur territoire, mardi 29 septembre, à 0 h 01.

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  1. Les États-Unis n'ajouteront pas un tarif au whisky, au lactosérum ni à la mélasse du Canada : ils les excluront de leur territoire, mardi 29 septembre, à 0 h 01.
  2. Les États-Unis n'ajouteront pas un tarif au whisky, au lactosérum ni à la mélasse du Canada : ils les excluront de leur territoire, mardi 29 septembre , à 0 h 01 .
  3. Une distillerie de Windsor a déjà mis sa croissance américaine sur pause, montrait CBC le 11 septembre.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Ni tarif ni quota

Mardi, 0 h 01

Les États-Unis n'ajouteront pas un tarif au whisky, au lactosérum ni à la mélasse du Canada : ils les excluront de leur territoire, mardi 29 septembre, à 0 h 01.

Une distillerie de Windsor a déjà mis sa croissance américaine sur pause, montrait CBC le 11 septembre. Elle regarde outre-mer. Quelque part, quelqu'un refait les commandes de l'hiver. Avec un marché de moins. Sans bruit.

Le Service de recherche du Congrès a fait le compte. Les produits frappés par les trois interdictions pesaient environ 0,3 % des importations américaines en provenance du Canada en 2025.

Trois dixièmes de pour cent. Voilà le poids.

Pendant que le lobby américain du sucre réclame depuis des mois des tarifs plus hauts sur le sucre étranger, Washington glisse la mélasse canadienne dans la liste.

Ce qui existe déjà depuis août

Ce n'est pas un tarif. Le tarif de 50 % frappe déjà ces produits depuis le 22 août.

Ce n'est pas un quota. Aucun volume n'est permis.

Ce n'est pas une mesure à durée fixe. La proclamation ne donne aucune date de fin.

Ce n'est pas une mesure qui pèse sur l'économie canadienne. Les experts cités par CBC la jugent négligeable à l'échelle nationale.

Ce n'est pas un hasard non plus. Un haut responsable de la Maison-Blanche l'a dit à CBC : l'interdiction vise autre chose que le volume.

C'est un avertissement. Il a des destinataires.

Pas un poids de plus, un avertissement de plus.

Une loi de 1930

Jamais citée avant juillet

Le mot juridique est « exclure ». Pas taxer. Exclure.

Il vient de l'article 338 de la loi américaine sur les tarifs de 1930, celle qu'on appelle Smoot-Hawley, rappelait CBC le 8 septembre.

Selon le Service de recherche du Congrès, c'est la première fois qu'un président cite expressément cet article pour imposer des tarifs. C'était le 20 juillet.

L'article prévoit un plafond de 50 %. Il prévoit aussi l'exclusion, si le pays visé a « maintenu ou accru » sa discrimination.

Deux étages. Le second vient d'ouvrir.

Une vieille loi, un geste rare

Jonathan Doh enseigne le commerce international à l'Université Villanova. Selon l'Associated Press, il juge les interdictions d'importation extrêmement inhabituelles. Il ne se souvient d'aucune interdiction absolue à l'époque moderne.

La Commission américaine du commerce international a elle aussi un rôle dans cet article. Le 4 septembre, elle demandait au public comment l'exercer, rapporte le Service de recherche du Congrès.

Rare, donc. Et daté.

Une loi presque centenaire. Une institution qui cherche son mode d'emploi. Une interdiction qui entre en vigueur mardi.

Vieille loi, geste rare, cible choisie.

Une plainte sur le fromage

Des contingents de fromage

Lisez la proclamation dite laitière. Elle commence par une plainte.

Le 20 juillet, écrit Donald Trump, il a conclu que le Canada discrimine le commerce américain par la répartition de ses contingents tarifaires sur les fromages américains de tous types.

Selon le Service de recherche du Congrès, le reproche précis porte sur les allocations aux détaillants : refusées sous l'ACEUM, accordées pour le fromage sous l'accord du Canada avec l'Union européenne.

Des fromages. Des détaillants. Des quotas.

Trois produits sans fromage

Puis vient la liste des exclusions. Selon EY, qui a résumé les cinq proclamations le 9 septembre, elle vise le lactosérum et le lactosérum modifié, la mélasse et la bière sans alcool.

Il y a le lactosérum, un sous-produit du fromage. Il y a la mélasse, un sous-produit du sucre. Il y a la bière sans alcool, qui n'a rien d'un produit laitier.

Le fromage, objet de la plainte, n'est pas interdit. Selon EY, des fromages ont plutôt été ajoutés à la liste des 50 % le 15 septembre. Taxés. Pas exclus.

Trois produits. Zéro fromage.

Pourquoi la bière sans alcool figure-t-elle dans une proclamation sur le lait ?

Du fromage dans la plainte, pas dans la liste.

0,3 %

Deux décomptes

Revenons au chiffre.

Selon le CRS, les États-Unis ont importé environ 967 millions de dollars américains des produits visés en 2025. L'Associated Press, citant les données commerciales américaines, en compte 846,1 millions.

Selon le CRS, cela représente environ 0,3 % de tout ce que les États-Unis achètent au Canada.

Deux méthodes. Un même ordre de grandeur. Moins d'un milliard.

Derek Holt dirige l'économie des marchés des capitaux à la Banque Scotia. Le 9 septembre, il a écrit que ces interdictions seraient négligeables. Le Canada expédie très peu de produits laitiers au sud. L'alcool pèse davantage. Environ 1,2 milliard l'an dernier, précise CBC.

Des milliards annoncés

Le 8 septembre, un haut responsable estimait devant des journalistes que l'interdiction toucherait des biens canadiens de l'ordre de quelques milliards, rapportait CBC.

Quelques milliards annoncés. Moins d'un milliard compté.

Selon le CRS, l'administration soutient elle-même que ses tarifs couvrent une petite part du commerce bilatéral. Elle ajoute que la taille de l'économie américaine la protège des gestes canadiens.

Trop peu pour peser, assez pour dissuader.

Le calcul est là. Il est simple.

Ce texte dit que l'interdiction du 29 septembre est d'abord un avertissement : trop petite pour changer une balance commerciale, choisie pour rendre coûteuse la prochaine riposte.

Moins d'un milliard, et c'est tout le calcul.

Dissuader, disent-ils

Le Canada et les autres

La phrase clé du dossier n'est pas signée. Elle n'est dans aucune proclamation. Elle vient d'un haut responsable, rapportée par CBC le 27 septembre.

Les interdictions, selon ce responsable et des experts du commerce, sont conçues pour décourager toute nouvelle riposte du Canada et des autres pays visés par la politique économique de l'administration.

Du Canada. Et des autres.

Le destinataire dépasse donc Ottawa. Lu ici. Lu ailleurs.

Le précédent des tablettes

Le 8 septembre, un haut responsable expliquait à CBC le choix de l'interdiction plutôt que du tarif. Des provinces avaient retiré l'alcool américain de leurs magasins. Le Canada, disait-il, a créé ce précédent.

Barry Appleton, de la New York Law School, y voit une façon d'embêter le Canada. Washington veut augmenter un peu la pression, dit-il à CBC.

Autrement dit, la mesure s'adresse à la riposte, pas au commerce.

Ottawa lit l'avertissement, d'autres capitales aussi.

Les tablettes d'abord

La Saskatchewan, 27 août

L'alcool a sa propre proclamation, et sa propre plainte. Même méthode.

La Maison-Blanche y reproche au Canada d'interdire l'achat, la distribution ou la vente d'alcool américain, sans viser l'alcool des autres pays.

Elle cite un exemple daté. Le 27 août, la Saskatchewan, l'une des deux provinces qui n'interdisaient pas l'alcool américain, a annoncé une surtaxe de 50 % à compter du 8 septembre.

Tablette contre tablette. Selon l'Associated Press, Jonathan Doh y voit un donnant-donnant.

La moitié des spiritueux

Pour les distillateurs d'ici, le chiffre n'a rien de 0,3 %.

Environ la moitié des 2 milliards de dollars de spiritueux produits chaque année au Canada se vend aux États-Unis, selon Cal Bricker, de Spirits Canada, cité par CBC.

La moitié. Pas trois dixièmes.

Un chiffre national lisse. Une industrie, elle, compte en moitiés.

Le tintement des bouteilles qu'on range, le carton qu'on referme d'un coup de ruban : dans un entrepôt, la moitié d'un marché, ça s'entend.

Pour Washington, une ligne; pour un distillateur, la moitié.

Le whisky en vrac épargné

Plus de quatre litres

Un détail des proclamations dit plus que les discours. Il se mesure en litres.

Le 15 septembre, selon EY, le whisky et les liqueurs en vrac, en contenants de plus de quatre litres, sont sortis de la liste des produits taxés à 50 %.

Le 29, le whisky embouteillé sera interdit. Certaines lignes ne sont visées, précise EY, que dans un emballage destiné au consommateur.

En vrac, le whisky canadien passe mieux qu'en août. En bouteille, il ne passe plus.

Le liquide, oui. L'étiquette, non.

Un calibrage, dit Greer

Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a décrit l'ensemble comme des « interdictions ciblées » jointes à un « calibrage » des tarifs, selon EY.

Ciblé. Calibré. Les deux mots sont exacts.

À qui sert le whisky canadien en vrac ?

La marque canadienne quitte la tablette. Le contenu, lui, peut franchir la frontière.

La bouteille est punie, le contenu passe.

Négligeable, et alors

Une bonne nouvelle, dit Holt

Il faut donner à l'autre lecture sa pleine force. Elle se défend.

Pour Derek Holt, ces gestes servent à sauver la face de l'administration américaine. Ils ne sont pas substantiels, écrit-il, et c'est une bonne nouvelle.

Il a raison sur le poids. Il a raison de dire que le geste protège d'abord l'image de celui qui le signe.

Je reconnais que cette lecture me dérange. Elle est plus rassurante que la mienne, et je n'ai pas de chiffre pour la réfuter.

Le 50 % faisait déjà le travail

Un producteur ontarien l'a dit à CBC. Matt Johnston, du brasseur Collective Arts, à Hamilton, estime qu'avec un tarif de 50 %, vendre aux États-Unis devenait déjà extrêmement difficile.

Pour bien des entreprises, l'interdiction ne changerait donc pas grand-chose. Le tarif valait déjà un moratoire, selon ce producteur.

C'est vrai, et cela ne change pas la lecture : si l'interdiction ne pèse presque rien de plus, c'est qu'elle ne sert pas à peser. Son poids est ailleurs.

Et pourtant, un avertissement a une adresse. Il tombe quelque part.

Rien de plus à peser, tout à dissuader.

Le lactosérum de Windsor

Une protéine en pénurie

Le lactosérum est un sous-produit du fromage. On s'en sert pour ajouter des protéines à d'autres aliments.

La demande a explosé. Les prix aussi. Selon CBC, elle a provoqué des pénuries de protéine de lactosérum de qualité alimentaire et poussé les prix à des sommets.

Près de la moitié des 73 millions de dollars de lactosérum et de lactosérum modifié importés par les États-Unis l'an dernier venaient du Canada, selon les données américaines citées par CBC. Les huit types visés n'en forment qu'une fraction.

À la onzième heure

Dan Crosby dirige BioSteel Sports Nutrition, à Windsor. Il vend à des équipes et à des athlètes professionnels.

Tant de ressources, d'argent et de temps pour s'adapter, a-t-il dit à CBC, et tout est repris à la onzième heure.

Repris. À la dernière minute.

La cuillère doseuse dans le pot. La poudre qui colle aux doigts. C'est un geste de salle d'entraînement, des deux côtés de la frontière.

Et pourtant, le lactosérum n'est pas l'objet de la plainte. Le fromage l'est.

En pleine pénurie, Washington se prive d'un fournisseur.

La mélasse qui ne vient plus

Un flux projeté à zéro

J'avoue que la mélasse m'a d'abord fait sourire. Puis j'ai lu le dossier.

Les producteurs américains de sucre accusent des raffineries canadiennes d'importer un mélange de sucre brut, de mélasse et d'eau, présenté comme de la mélasse pure, pour contourner tarifs et quotas, rapporte CBC.

Sur son site, Sugaright, division d'un raffineur du Connecticut, parlait en août de « fermer complètement le robinet ».

Le robinet. Le mot est le leur.

L'affaire remonte aux années 1990, rappelle CBC. Une entreprise du Michigan mélangeait mélasse, sucre et eau dans une installation ontarienne. Le procédé était légal et approuvé par Washington, puis des procès et des lois l'ont fait cesser dans les années 2000.

Et pourtant, selon CBC, le rapport d'août du département américain de l'Agriculture décrit les importations de mélasse destinées à l'extraction du sucre en déclin rapide. Il les projette à zéro l'an prochain.

Sucro a déjà cessé

Don Hill préside Sucro Can Sourcing, dont la plus grosse raffinerie est à Hamilton. L'entreprise expédiait environ 50 000 tonnes de mélasse de raffinage par an aux États-Unis, dit-il, une fraction de 1 % du marché américain. Les douanes américaines avaient approuvé ces importations en 2020, selon CBC.

Puis Sucro a cessé d'importer de la mélasse aux États-Unis, dit-il, après l'achèvement en avril de sa nouvelle raffinerie de 135 millions, à Hamilton.

En avril, la mélasse cesse de partir. En septembre, Washington l'interdit.

Pour Washington, 0,3 % des importations. Pour ce flux-là, presque rien, avant même la signature.

Le département de l'Agriculture a dit à CBC que l'étude sur la pureté de cette mélasse n'avait pas été publiée officiellement. Il n'avait rien d'autre à partager.

Rien d'autre.

Une étude non publiée. Une interdiction publiée.

Interdire un flux qui s'éteignait déjà.

Qui sait où appuyer

L'Alliance du sucre applaudit

L'American Sugar Alliance, principal lobby des producteurs et raffineurs de sucre américains, a salué l'interdiction dans une déclaration à CBC.

Elle remercie le président de veiller à ce que les produits importés soient bien ce qu'ils prétendent être.

CBC a demandé au bureau du représentant américain au Commerce pourquoi la mélasse. Aucune réponse.

Une alliance applaudit. Un bureau se tait.

Du rhum et des vaches

Drew Fagan, professeur à l'École Munk de l'Université de Toronto, rappelle à CBC que la mélasse sert à produire du rhum et à nourrir des vaches laitières. Deux liens possibles avec l'alcool et le lait.

Il ajoute qu'un groupe d'intérêt peut peser lourd s'il sait sur quels boutons appuyer. Il n'est pas rare, dit-il, qu'un groupe profite d'un différend commercial pour faire passer des changements réclamés depuis longtemps.

David Singerman, historien à l'Université de Virginie, parle du statut spécial du sucre dans le système commercial américain : des quotas, un prix minimum garanti, des tarifs élevés à l'importation.

Un avertissement au Canada peut aussi être un cadeau à quelqu'un d'autre. Le sucre sait attendre.

Derrière la mélasse, un lobby patient.

Ce qui reste sur la tablette

Le cigare cubain

De l'autre côté, NorthJersey.com a posé la question le 26 septembre : le whisky canadien deviendra-t-il un cigare cubain ?

Pour les amateurs de whisky canadien, le cigare cubain pourrait être un bon exemple historique, répond Lawrence White, professeur d'économie à l'école Stern de l'Université de New York.

Les stocks déjà en magasin pourront être vendus après l'entrée en vigueur, précise Patrick Penfield, de l'Université de Syracuse.

La semaine du 7 septembre, des magasins d'alcool du New Jersey n'avaient pas vu de ruée sur le whisky canadien.

L'État importe 8,3 milliards de dollars du Canada, selon des chiffres du consulat général du Canada à New York cités par le journal. Le whisky n'y est qu'une ligne.

Par un chemin ou un autre

Jason Miller, de l'Université d'État du Michigan, déconseille aux voyageurs de rapporter quoi que ce soit de la liste.

Arthur Guarino, de l'école de commerce Rutgers, prévoit que des produits canadiens entreront quand même, par un chemin ou un autre. Très chers pour le consommateur américain.

La dernière bouteille sur la dernière tablette finira par partir. Personne ne la remplacera au même prix. Puis la tablette vide.

Le client américain paiera l'avertissement adressé à Ottawa.

Plus dur à lever

Aucune dérogation annoncée

Reste la question de la sortie. Elle est étroite.

Le cabinet Winston Taylor l'a noté le 23 septembre. Aucune procédure générale de dérogation ou d'exception n'a été annoncée, ni pour les interdictions ni pour le mémorandum du 16 septembre sur les marchés publics.

Ce mémorandum, lui, prévoit une porte de sortie : le représentant au Commerce peut recommander de réintégrer les produits canadiens si le Canada change de politique.

Le retour au tarif prévu

Les proclamations d'interdiction n'écrivent aucune sortie de ce genre. Elles prévoient seulement ce qui arrive si elles sont invalidées : le retour au tarif de 50 %.

Aucune date. Aucune clause de levée.

Selon l'Associated Press, Barry Appleton ne voit rien dans ces mesures qui serve l'efficacité économique ou l'abordabilité. Moins de choix pour le consommateur. Des chaînes d'approvisionnement perturbées.

Qui, à Washington, signera la levée ?

Si personne ne la réclame à voix haute…

Sans sortie écrite, l'avertissement s'installe.

Un avertissement à tout le monde

Mardi, les tablettes

Mardi, à 0 h 01, les produits visés ne seront plus admis. Ceux qui attendent déjà en entrepôt, sans être dédouanés, resteront taxés à 50 %.

Le whisky embouteillé, le lactosérum, la mélasse, la bière sans alcool; sur une autre liste, les grosses motos, dont celles de Valcourt.

Moins d'un demi pour cent du commerce. Un message au Canada et à tous ceux qui songent à riposter.

Petit volume. Grande adresse.

Ce que nous répondons

Un avertissement ne demande pas qu'on l'aime. Un avertissement ne demande pas qu'on le paie cher. Il demande qu'on hésite.

Riposterons-nous quand même à un geste conçu pour que la prochaine riposte n'ait pas lieu ?

Le 0,3 % ne répond pas à cette question. Il l'a posée.

Trop léger pour peser, assez lourd pour avertir.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). DÉCRYPTAGE : Trump interdit 0,3 % des importations canadiennes, le poids d'un avertissement. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/decryptage-trump-interdit-0-3-des-importations-canadiennes-le-poids-d-un-avertissement

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Maxime Marquette
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