OPINION : Téhéran a pendu Saleh Mohammadi cinq semaines après son arrestation, Ottawa doit nommer ses juges
La République islamique a pendu Saleh Mohammadi en public, à Qom, le 19 mars, environ cinq semaines après son arrestation, selon Human Rights Watch.
- La République islamique a pendu Saleh Mohammadi en public, à Qom, le 19 mars, environ cinq semaines après son arrestation, selon Human Rights Watch.
- La République islamique a pendu Saleh Mohammadi en public, à Qom, le 19 mars , environ cinq semaines après son arrestation, selon Human Rights Watch.
- Il était champion de lutte.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Qom, 19 mars
Un lutteur de 19 ans
La République islamique a pendu Saleh Mohammadi en public, à Qom, le 19 mars, environ cinq semaines après son arrestation, selon Human Rights Watch.
Il avait 19 ans. Il était champion de lutte.
Cinq semaines. Trente-cinq jours. Le temps qu'un plâtre reste sur un poignet cassé.
Cinq semaines entre l'arrestation et la corde.
Quatre-vingt-quatre jours
Amir Hossein Hatami avait 18 ans. Il a été exécuté le 2 avril, 84 jours après son arrestation, rapporte l'organisation.
Douze semaines. Pour lui, c'était déjà long.
Mohammad Amin Biglari avait 19 ans. Exécuté le 6 avril.
De l'arrestation à la corde, HRW compte de cinq semaines à huit mois. La plupart des dossiers se referment en moins de six.
Je vais compter en semaines dans ce texte. C'est l'unité que Téhéran a choisie.
Là-bas, une vie se compte en semaines d'attente.
La principale menace
New York, samedi
Samedi, à la tribune des Nations unies, Anita Anand a dit la position du Canada sans détour. L'Iran, a déclaré la ministre des Affaires étrangères, est « la principale menace » pour la paix et la sécurité de sa région, et il ne doit jamais acquérir l'arme nucléaire.
Elle a ajouté que le Canada déploie chaque outil disponible, dont les sanctions ciblées annoncées dans la semaine.
Et elle a promis que le Canada mènerait encore, à l'Assemblée générale, la résolution sur les droits de la personne en Iran.
Une région, un peuple
Le même discours parlait des enfants ukrainiens et de la mer Noire; ici, seul l'Iran compte.
Principale menace. Pour qui, d'abord ?
La ministre parlait de la région. Elle a dit les voisins. Elle a dit le détroit. Elle a dit la bombe. Tout cela est vrai.
Mais la première menace de la République islamique pèse sur ceux qui vivent sous elle.
La ministre a un nom pour sa doctrine, rapporte le Globe and Mail : un « réalisme fondé sur les valeurs ». Je la prends au mot. En Iran, cette année, les valeurs ont des visages. Ceux qu'on pend.
Une menace régionale commence dans une cour de prison.
Cinq et cinq
Le 23 septembre
Trois jours avant son discours, le 23 septembre, la ministre annonçait la nouvelle ronde : cinq personnes et cinq entités sanctionnées en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant l'Iran.
La cible : de hauts responsables de la sécurité et du gouvernement, et des entités d'État, impliqués dans la répression numérique et d'autres violations graves des droits de la personne.
Le Canada utilise « chaque outil à sa disposition », disait la ministre.
Répression numérique, ce sont des coupures et des écoutes. En janvier, pendant les manifestations, le régime a coupé Internet pendant 21 jours, selon Human Rights Watch. Le 28 février, le trafic a de nouveau chuté de 98 %.
Un pays entier devant un écran qui ne charge plus.
Vingt-quatre rondes
Avec cette annonce, Ottawa compte 24 rondes de sanctions contre l'Iran depuis octobre 2022. 237 personnes. 265 entités.
Une personne inscrite ne peut plus entrer au Canada, précise la page des sanctions d'Affaires mondiales.
Le 6 septembre déjà, dans une déclaration cosignée avec le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, la ministre rappelait que le Canada a sanctionné 492 personnes et entités iraniennes depuis 2010.
C'est un vrai geste. Je le dis d'entrée, parce que la suite sera exigeante.
Surveillance, censure, détention arbitraire : Ottawa a visé de bonnes mains. Je lui en désigne une autre paire.
Ottawa vise ceux qui écoutent. Qu'il vise aussi ceux qui signent.
Cinquante-neuf
Le rapport du 10 septembre
Le 10 septembre, Human Rights Watch et le Centre Abdorrahman Boroumand pour les droits de la personne en Iran ont publié leur compte.
Entre le 18 mars et la fin d'août, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 59 hommes pour des motifs politiques, après des procès gravement inéquitables.
Faites le calcul. Plus de deux par semaine, pendant près de vingt-quatre semaines.
Au moins 29 avaient été arrêtés lors des manifestations de décembre 2025 et de janvier 2026. Au moins trois, pendant le mouvement Femme, Vie, Liberté de 2022. Plusieurs avaient 18 ou 19 ans.
Ces manifestations avaient éclaté le 28 décembre 2025, après l'effondrement de la monnaie, rappelle JURIST. Une monnaie qui s'effondre, ce sont des prix qui changent entre le matin et le soir.
Dans 16 des 29 dossiers liés aux manifestations, aucune accusation de meurtre. Des vitres cassées. Des pierres lancées. Des feux allumés.
Les juges qui signent
Je suis du côté des manifestants iraniens condamnés à mort. Contre les tribunaux de la République islamique qui les envoient à la potence. Et je demande à Ottawa de nommer, sur sa prochaine liste, les juges qui signent.
Parce qu'en cinq mois et demi, 59 exécutions politiques ont été documentées, et que des dizaines d'autres condamnés restent menacés, selon HRW.
Cinquante-neuf exécutions, et chacune porte une signature.
La loi de 2025
Une procédure raccourcie
En face, il y a un texte, et il est daté.
La loi iranienne sur l'espionnage de 2025 a élargi les actes punissables et raccourci les délais de procédure, explique Roya Boroumand. Au moins huit manifestants ont été condamnés en vertu de cette loi.
L'accusation type : une « action opérationnelle au profit d'États hostiles ». Ou « guerre contre Dieu ». Ou « corruption sur terre ».
Un jeune homme lance une pierre. Le tribunal y lit un agent étranger.
Des avocats choisis par le juge
HRW décrit des accusés privés d'avocat de leur choix. Il y a les avocats agréés par le pouvoir judiciaire, et eux seuls. Il y a les dossiers fermés à la défense. Il y a les procès de masse.
L'organisation documente aussi des passages à tabac, des décharges électriques, des simulacres d'exécution, des menaces de violences sexuelles, et des aveux télévisés sans avocat.
Les tribunaux ont écarté les allégations de torture sans enquêter, ajoute l'organisation. Un aveu filmé devient une preuve pour le juge, et une humiliation de plus pour la famille.
Les juges qui prononcent ces peines sur la foi de ces aveux pourraient porter la responsabilité de crimes internationaux graves, estime HRW.
Ce sont eux. Pas un système abstrait. Des magistrats, dans des salles, qui signent.
La loi donne le cadre. Le juge donne la date.
Vingt semaines
Le rythme d'Ottawa
Reprenons l'unité. Les semaines.
Le 13 février, Ottawa inscrivait sept personnes pour répression transnationale. Le 25 mars, cinq personnes et quatre entités liées à l'approvisionnement en armes des Gardiens de la révolution. Le 13 août, cinq personnes pour entrave à la navigation dans le détroit d'Ormuz. Le 22 septembre, la ronde de la répression numérique.
C'est ce qu'indique la page des sanctions d'Affaires mondiales. La même page rappelle que le 30 septembre 2025, Ottawa modifiait son règlement pour appliquer le retour des sanctions de l'ONU contre l'Iran.
Le Canada n'est donc pas inactif. Il est méthodique. La méthode a un rythme.
Quatre rondes en 2026. Chacune utile. Aucune à la cadence de la potence.
Cinq contre vingt
Il a fallu vingt semaines à Ottawa entre la ronde de mars et celle d'août.
Il a fallu cinq semaines à Téhéran entre l'arrestation de Saleh Mohammadi et sa pendaison.
Je ne reproche pas à Ottawa d'être plus lent qu'un tribunal de la Révolution. Une liste sérieuse demande des preuves, et les preuves demandent du temps.
Et pourtant, les preuves existent déjà. Elles ont été publiées le 10 septembre, avec les noms des condamnés et les dates.
Téhéran compte en semaines. Ottawa compte en saisons.
Deux mille cent treize
Ce que vingt-quatre rondes n'ont pas empêché
Je dois maintenant écrire contre ma propre demande.
Le Centre Boroumand a documenté 2 113 exécutions en Iran en 2025, le nombre le plus élevé depuis la fin des années 1980, selon RFE/RL. L'organisation Iran Human Rights en comptait 549 pour 2026, en septembre.
Cinq cent quarante-neuf en un peu plus de huit mois. Plus de deux par jour.
Vingt-quatre rondes canadiennes. Et la potence n'a pas ralenti.
Ottawa l'a déjà fait
Autre fait qui dérange ma lettre : le 12 décembre 2025, Ottawa a inscrit quatre hauts responsables des Gardiens de la révolution et du système carcéral pour des violations graves des droits des manifestants et des prisonniers.
Le Canada ne découvre donc pas le sujet. Il a déjà visé des geôliers.
Et un juge de Qom n'a sans doute ni compte ni chalet au Canada. Son inscription ne lui coûtera peut-être rien de tangible.
C'est vrai. Et pourtant, une liste qui vise les geôliers doit aussi viser la main qui signe.
Nommer les geôliers ne suffit pas. Il faut la signature.
Les grues d'Ispahan
Place Alikhani, 28 juillet
Ralentissons.
Le 28 juillet, à Ispahan, place Alikhani, Abolfazl Sepahi et Amir Hossein Safari ont été pendus en public, selon HRW.
Cinq exécutions publiques en cinq mois, avec des grues montées sur des camions, rapporte JURIST.
Cinq fois, la potence a été dressée pour être vue.
Une grue. Une place publique. Deux jeunes hommes.
Sur une grue de camion, il y a un moteur qui tourne pendant qu'on attend. Puis le silence.
Ceux qu'on n'a pas prévenus
Mehrab Abdollahzadeh. Ashkan Maleki. Mehrdad Mohammadinia. Exécutés sans que leurs familles ni leurs avocats soient avertis, selon HRW.
Une mère apprend qu'il n'y aura pas de dernière visite. Elle apprend le reste après.
Sasan Azadvar Jonaqani, 21 ans, champion de karaté, condamné et exécuté en moins de quatre mois.
À découvrir
OPINION : Pourquoi Varsovie a raison d'abattre sur la…
Un hélicoptère militaire russe est resté 42 secondes dans le ciel…
DOSSIER : Bruxelles inscrit un camp nommé Paix et…
Romashka, Sputnik, Raduga, Mir, Leto, Vita : le Journal officiel de…
CHRONIQUE : Au 54, rue Volodymyrska, Moscou brûle l'adresse…
Un drone russe à réaction a frappé le 28 septembre, en…
Moins de dix-sept semaines.
Le 1er août, vers 4 h, à la prison de Shahrud, Arvin Kheirkhahan, 19 ans, arrêté pendant les manifestations de janvier, a été exécuté, selon RFE/RL. À sa famille, il avait laissé un dernier message : « Ne les laissez pas m'oublier. »
Je n'ajoute rien à cette phrase.
À Ispahan, la potence avait des roues.
Les juges ont des noms
Ce que HRW demande
Le rapport du 10 septembre ne s'arrête pas au deuil. Il s'adresse aux États.
Il leur demande des pressions diplomatiques pour obtenir un moratoire. Des enquêtes en vertu de la compétence universelle contre les responsables judiciaires iraniens. La collecte de preuves pour de futurs procès. Des enquêtes structurelles, qui relient chaque dossier individuel au système qui l'a produit.
Il désigne les juges qui prononcent des peines de mort sur la foi d'aveux arrachés comme de possibles responsables de crimes internationaux graves.
Ce qu'Ottawa peut faire
Le Canada peut inscrire. Le Canada peut refuser l'entrée. Le Canada peut écrire : il mène depuis 2003 la résolution de l'Assemblée générale sur les droits de la personne en Iran.
Combien de ces juges figurent déjà sur une liste occidentale ?
Trois leviers. Aucun ne demande une armée.
Et un quatrième, plus discret. À la même tribune, la ministre a rappelé que le Canada brigue un siège au Conseil des droits de l'homme pour 2028 à 2030. Une candidature se juge aussi à ce qu'on ose inscrire.
Inscrire les juges que les enquêtes désignent. Faire entrer la loi de 2025 dans le texte de la résolution. Verser les noms au dossier des futurs procès.
Chaque signature au bas d'une condamnation mérite une ligne sur une liste.
Un symbole de plus
L'argument du réaliste
Voici l'objection la plus forte, et je la donne entière.
Inscrire un juge iranien est un symbole. Il ne voyagera jamais à Toronto. Et la vraie menace, dirait le réaliste, reste la bombe et le détroit : Ottawa ferait mieux de concentrer ses listes sur les Gardiens de la révolution et leur argent.
Téhéran, lui, répondrait que ces sanctions violent sa souveraineté. Il a l'habitude.
Le réaliste a raison sur un point : la bombe et le détroit comptent. Il se trompe sur la séparation des dossiers.
Le régime relie lui-même les deux
Et pourtant, c'est le régime qui a fait le lien. Il pend des manifestants au nom d'une « action opérationnelle au profit d'États hostiles ». La guerre extérieure est devenue un article de loi contre ses propres jeunes.
Même de l'intérieur, la critique existe. Depuis la prison d'Evin, l'ancien vice-ministre de l'Intérieur Mostafa Tajzadeh écrivait le 3 août que les exécutions ne guérissent aucune des douleurs de l'Iran, selon RFE/RL.
Et le symbole a une histoire. En 1988, les autorités iraniennes ont exécuté hors de tout cadre judiciaire entre 2 800 et 5 000 prisonniers politiques, sans enquête indépendante, rappelle JURIST.
Sans enquête, la mémoire a gardé le silence. La potence est revenue.
Le nom d'aujourd'hui est la preuve de demain.
Ormuz n'efface pas Qom
Le 13 août
Ottawa ne choisit pas entre la région et la prison. Il a déjà fait les deux.
Le 13 août, le Canada inscrivait cinq personnes pour avoir entravé la navigation dans le détroit d'Ormuz. Le 23 septembre, il visait la répression numérique.
Le 6 septembre, Ottawa appuyait aussi les efforts menés par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni pour rouvrir le détroit.
La ministre a raison sur la région. Je ne lui reproche pas son mot.
Ce qui vient
Je lui demande de ne pas l'échanger.
Washington envisage un allègement des sanctions contre l'Iran dans ses pourparlers intermittents, note Chatham House.
Le jour où l'on parlera d'allègement, quelqu'un proposera de commencer par ce qui semble le moins stratégique. Les listes des droits de la personne ressemblent à cela…
Elles ne le sont pas. Elles portent les noms de ceux qui ont signé.
Je vois venir ce marchandage. Des noms qui ne rapportent aucun baril seraient les premiers sacrifiés, parce qu'ils ne pèsent rien dans un bilan pétrolier.
Un accord sur la bombe ne doit rien acheter à la potence.
D'ici le 2 novembre
Cinq semaines pour Ottawa
Je propose à Ottawa l'unité de Téhéran. Cinq semaines. D'ici le 2 novembre.
C'est court. C'est le délai que la justice iranienne s'est donné pour Saleh Mohammadi. Une démocratie peut aller aussi vite pour inscrire un nom.
Que le Canada nomme, dans sa prochaine ronde, les juges des condamnations documentées par HRW et le Centre Boroumand.
Que le Canada leur ferme la porte, comme à tout inscrit.
Que le Canada fasse entrer la loi sur l'espionnage de 2025 dans la résolution qu'il mène à l'Assemblée générale.
Que le Canada verse ces noms au dossier des futurs procès, comme le demande HRW.
Que le Canada dise, avant tout pourparler, que les sanctions pour violations des droits de la personne ne seront pas négociées.
Rien d'impossible
Aucune de ces demandes ne coûte un dollar. Aucune ne demande un navire.
Elles demandent une décision. Et une date.
Ottawa a déjà les dossiers. HRW les a publiés le 10 septembre.
Ce ne sont pas des demandes de militant. Ce sont celles d'un rapport public, que n'importe quel fonctionnaire peut ouvrir ce matin.
Des preuves publiées attendent une signature canadienne.
Des noms contre des noms
Ceux qu'on doit dire
Saleh Mohammadi, 19 ans. Amir Hossein Hatami, 18 ans. Mohammad Amin Biglari, 19 ans. Sasan Azadvar Jonaqani, 21 ans. Arvin Kheirkhahan, 19 ans.
Le dernier demandait qu'on ne l'oublie pas. Nommer, c'est la seule réponse qui nous reste.
Leurs noms sont publics. Ceux des juges qui les ont condamnés doivent l'être aussi, sur une liste canadienne.
Je l'avoue : j'ai longtemps lu ces chiffres d'exécutions comme on lit la météo d'un autre pays. Cinquante-neuf. Cinq cent quarante-neuf. Je tournais la page.
La prochaine liste
Les noms de ces juges seront-ils sur la liste canadienne d'ici le 2 novembre ?
Un courriel à un député prend moins de cinq minutes.
À Qom, cinq semaines ont suffi.
Cinq semaines pour la corde, cinq semaines pour nommer les juges.
Sources :
Sources Primaires :
- Affaires mondiales Canada — discours d'Anita Anand à l'ONU, l'Iran « principale menace », 26 septembre 2026
- Affaires mondiales Canada — 24e ronde de sanctions contre l'Iran, 23 septembre 2026
- Human Rights Watch et Centre Boroumand — exécutions de manifestants en Iran, 10 septembre 2026
Sources Secondaires :
Recevoir les analyses géopolitiques
Conflits, puissances, alliances: le fil MadMax sans bruit inutile.
Citer cet article
Maxime Marquette (2026). OPINION : Téhéran a pendu Saleh Mohammadi cinq semaines après son arrestation, Ottawa doit nommer ses juges. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/opinion-teheran-a-pendu-saleh-mohammadi-cinq-semaines-apres-son-arrestation-ottawa-doit
Cette chronique t’a plu ? Reçois la prochaine.
Une chronique par semaine, directement dans ta boîte de réception. Sans bruit.
Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.
Commentaires
Sois le premier à réagir.