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La ChroniqueLettre ouverte· N° 7783

LETTRE OUVERTE : À vous, Léon XIV, qui citez Benoît XV, nommez l'agresseur comme il nommait la Belgique

Très Saint-Père, vous avez demandé à l'Europe, le 28 septembre à Metz, d'être « prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix ». Vous n'avez nommé ni l'agresseur ni l'agressé.

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  1. Très Saint-Père, vous avez demandé à l'Europe, le 28 septembre à Metz, d'être « prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix ». Vous n'avez nommé ni l'agresseur ni l'agressé.
  2. Très Saint-Père, vous avez demandé à l'Europe, le 28 septembre à Metz, d'être « prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix ».
  3. Vous n'avez nommé ni l'agresseur ni l'agressé.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Un mot de diplomate

Metz, lundi

Très Saint-Père, vous avez demandé à l'Europe, le 28 septembre à Metz, d'être « prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix ». Vous n'avez nommé ni l'agresseur ni l'agressé.

Cette lettre vous demande de les nommer. Avant toute concession.

Positions. Le mot est beau, dans une salle de congrès.

Il sonne comme une chaise qu'on recule. Un dossier qu'on referme. Une ligne qu'on raye dans un projet de communiqué.

Une position, là-bas

Là-bas, une position n'a rien d'abstrait.

Dans une tranchée, c'est de la terre qui colle aux bottes et un parapet qu'on refait chaque nuit, à mains nues quand la pelle manque.

Dans une ville occupée, c'est une clé qu'on garde au fond d'une poche. Elle ne sert plus. On la touche quand même.

Vous êtes le premier pape venu des États-Unis. Vous parliez en français, dans la ville de Schuman. Chaque mot avait été pesé.

Je vous écris avec respect. Je vous écris aussi parce que ce mot, dans votre bouche, porte plus loin que dans celle d'un ministre.

Une position, là-bas, a une adresse.

Le passage de Metz

Centre des congrès Robert Schuman

Vous parliez au Centre des congrès Robert Schuman, en Moselle, la terre où repose ce père fondateur de l'Europe.

La présidence française avait invité les 27 chefs d'État de l'Union, rapporte The National. Peu sont venus : le prince de Monaco, le grand-duc et le premier ministre du Luxembourg, une ministre-présidente allemande.

Votre texte, publié par le Saint-Siège, dit ceci : la guerre a refait surface en Europe, un nouveau « massacre inutile », qui fait chaque jour « d'innombrables victimes civiles ».

Puis vient la phrase. Un dialogue patient. Du courage dans la négociation. Des positions à sacrifier.

Vingt-sept invitations. Une poignée de présents.

Le discours a reçu une ovation debout, selon Reuters.

Deux noms absents

Je l'ai relu. Pas une fois le mot Russie. Pas une fois le mot Ukraine.

Le Kyiv Independent l'a noté le soir même : vous n'avez nommé ni l'une ni l'autre, et vous n'avez pas dit à quoi ressemblerait la paix.

À côté de vous, Emmanuel Macron, lui, a parlé de la guerre de la Russie en Ukraine, selon Reuters. Le président d'une République laïque a dit le nom.

Des victimes, oui. Innombrables, oui. Chaque jour, oui.

Un massacre sans auteur.

Le massacre a un auteur. Le discours l'a tu.

La note 8

Votre propre renvoi

Les mots « massacre inutile » ne sont pas de vous. Vous le signalez vous-même.

La note 8 de votre discours renvoie à Benoît XV, à sa lettre aux chefs des peuples belligérants, datée du 1er août 1917.

Je l'ai ouverte. Elle est sur le site du Saint-Siège, en français.

Benoît XV y annonce qu'il ne veut plus s'enfermer « dans des termes généraux ». Il veut en venir, écrit-il, à des propositions « plus concrètes et pratiques ».

Trois douloureuses années, écrit-il. Une guerre étendue jusque dans les airs, sur des cités sans défense. Et un pape qui décide de sortir du général.

1er août 1917

En 1917, Benoît XV nommait la Belgique.

Il y nommait l'Allemagne, à qui il demandait l'« évacuation totale » de la Belgique, avec la garantie de sa pleine indépendance.

Il y nommait le territoire français à évacuer. Il y nommait les colonies allemandes à restituer. Il y nommait l'Arménie, les États balkaniques, l'ancien royaume de Pologne.

Il posait même une condition. Pas de paix sans la restitution réciproque des territoires « actuellement occupés ».

Occupés. Le mot est dans la lettre que cite votre note. Il n'est pas dans votre texte.

Votre note de bas de page nomme ce que votre discours tait.

Impartial et précis

La première promesse de 1917

On me répondra que le pape ne prend pas parti. Benoît XV le disait aussi.

Sa lettre s'ouvre sur trois résolutions. La première : garder une « parfaite impartialité » à l'égard de tous les belligérants.

Il ne condamnait personne. Il proposait une remise « entière et réciproque » des frais de guerre. Il écrivait que l'honneur des armes était sauf « d'un côté comme de l'autre ».

Il était impartial. Il nommait quand même l'occupant.

Il n'en était pas moins pape. Pas moins père commun, comme il se désignait. Il était seulement plus précis.

Ce que Metz a retranché

Vous avez gardé son impartialité. Vous avez gardé son « massacre inutile ». Vous avez gardé son appel. Vous avez laissé la Belgique en bas de page.

Autrement dit : 1917 nommait l'occupé et l'occupant. 2026 dit « certaines positions ».

Je suis du côté des Ukrainiens à qui l'on demande de céder. Contre une demande de concessions qui ne nomme personne. Parce que, le 28 septembre, vous avez cité une lettre qui nommait l'occupant, et vous ne l'avez pas suivie jusque-là.

Impartial ne veut pas dire muet.

141 voix

New York, 2 mars 2022

Le mot existe. Le monde l'a déjà écrit.

Le 2 mars 2022, l'Assemblée générale des Nations unies a déploré, dans les termes les plus forts, l'agression de la Fédération de Russie contre l'Ukraine.

141 États ont voté pour. 5 contre : le Bélarus, la Corée du Nord, l'Érythrée, la Russie, la Syrie. 35 abstentions.

L'Assemblée a exigé que Moscou cesse sur-le-champ l'emploi illicite de la force contre l'Ukraine, et retire ses troupes.

Elle a même déploré la participation du Bélarus. Elle a nommé l'agresseur, et le voisin impliqué.

Pas un conclave. Pas une encyclique. Un vote enregistré, dans une salle de New York.

Un mot déjà voté

Agression. Le mot n'est pas une insulte. C'est une qualification. Votée, datée, publiée.

Je ne vous demande pas d'aller plus loin que ces 141 États. Je vous demande d'aller aussi loin.

Et pourtant, à Metz, le mot n'est pas venu.

Cent quarante et un États ont trouvé le mot.

De nature impérialiste

Le cardinal Prevost

Je vous dois maintenant ce qui dérange ma lettre. Je le publie quand même.

Vous n'avez pas toujours tu le nom. Avant votre élection, vous aviez qualifié l'invasion russe de « nature impérialiste », rappelle le Kyiv Independent. Moscou cherchait, disiez-vous, à conquérir du territoire ukrainien pour le pouvoir.

Depuis votre élection, en mai 2025, vous avez souvent dit votre solidarité avec les Ukrainiens. Vous avez demandé une paix « juste et durable ».

Ce que Kyiv reconnaît

En juillet, votre ministre des Affaires étrangères, Mgr Paul Gallagher, est allé à Kyiv, sur le site d'une frappe de missile russe qui a coûté la vie à plus de 20 personnes, dont des enfants.

Le ministre ukrainien Andrii Sybiha l'a remercié pour la solidarité du Vatican avec le peuple ukrainien, pour son aide humanitaire.

Et Kyiv négocie lui-même des positions. Un responsable ukrainien a dit au Kyiv Independent que l'Ukraine cesserait de frapper les raffineries russes, si Moscou accepte aussi une trêve énergétique.

Ce n'est pas rien. C'est même beaucoup, pour une diplomatie qui n'a que sa parole.

C'est vrai. Vous ne découvrez pas l'agresseur. Vous l'avez désigné vous-même, avant le conclave. Et Kyiv se dit prêt à céder si l'autre cède aussi.

Vous l'avez su. Vous l'avez dit. Redites-le.

L'illusion du réarmement

6,5 milliards à Paris

Vous avez aussi mis l'Europe en garde contre « l'illusion du réarmement ».

Vous parliez à côté d'Emmanuel Macron, qui a approuvé cet été une hausse de 6,5 milliards d'euros du budget de la défense sur deux ans, rapporte The National.

Selon Reuters, les dépenses militaires européennes ont connu en 2025 leur plus forte hausse depuis la fin de la guerre froide, sous la pression de Donald Trump et devant l'affirmation russe.

Sur ce point, Washington a eu raison de pousser. Une Europe qui paie sa défense, c'est un bon coup de Trump, et je le nomme ainsi.

Vous l'avez écrit vous-même, quelques lignes plus haut : la recherche de la paix ne doit pas être confondue avec un « irénisme naïf ».

Autrement dit, une paix qui ne regarde pas qui frappe.

Le même lundi, à Kyiv

Vous avez cité votre message du 1er janvier 2026 : trop de gouvernants justifient leurs dépenses militaires par « le danger représenté par les autres ».

Le même lundi, en plein jour, des drones russes ont frappé le centre de Kyiv, où l'Académie nationale des sciences a pris feu; une femme est morte et 24 personnes ont été blessées, dont trois enfants, selon le maire Vitali Klitschko.

Et pourtant, le danger représenté par les autres avait, ce jour-là, un moteur et une trajectoire.

Dans une ville sous alerte, on apprend à reconnaître un moteur au son. Un bourdonnement de tondeuse, très haut. Puis rien.

Les budgets montent. Les drones aussi.

Une position équilibrée

Moscou, 25 août

Le 25 août, Mgr Gallagher a rencontré Sergueï Lavrov à Moscou. Premiers entretiens en face à face entre le Saint-Siège et Moscou depuis l'invasion à grande échelle, selon le Kyiv Independent.

Mgr Gallagher a appelé à la fin de la guerre. Il a reconnu des « divergences substantielles ».

Il a dit que chaque jour de guerre fait de nouvelles victimes.

La visite devait durer jusqu'au 28 août, avec un entretien prévu le 26 auprès de Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine.

Le compliment de Lavrov

Lavrov, lui, a remercié le Vatican pour sa « position équilibrée ».

Position. Le même mot. Dans la bouche du ministre d'un État qui occupe un pays voisin.

Puis il a répété les « causes profondes » de la guerre, l'argument dont Moscou se sert pour refuser un cessez-le-feu, écrit le Kyiv Independent.

Quand l'agresseur vous félicite d'être équilibré…

Un compliment de Lavrov n'est pas une médaille.

Le canal des enfants

La meilleure réponse à ma lettre

Vous pourriez me répondre ceci, et l'argument est sérieux.

Le Vatican joue un rôle de médiateur pour le retour d'enfants ukrainiens emmenés de force par la Russie, écrit le Kyiv Independent. Le 25 août, Mgr Gallagher et Lavrov ont convenu de coopérer sur les questions humanitaires, dont l'aide aux enfants touchés par la guerre.

Nommer l'agresseur, c'est risquer de fermer ce canal. Un enfant rentré vaut plus qu'une phrase juste.

Un diplomate le sait. Un père aussi.

Le canal existe. Je ne le méprise pas. Chaque enfant rentré est une victoire que personne ne photographie.

Je prends l'argument entier. Il me fait hésiter.

Mai, la table refusée

Et pourtant, la neutralité n'a pas acheté la table.

Vous avez offert le Vatican comme lieu de pourparlers. En mai, Lavrov a refusé : un siège catholique ne conviendrait pas, a-t-il dit, à deux pays majoritairement orthodoxes.

Et en 1917, Benoît XV nommait l'occupant sans cesser d'être, selon sa propre promesse, impartial envers tous.

Nommer n'a pas fermé la porte en 1917. Se taire n'a pas ouvert la table en mai.

La neutralité n'a pas acheté la table.

Un cinquième de l'Ukraine

Ce que mesure Reuters

Reuters écrit, dans sa dépêche sur votre discours, que l'invasion lancée par la Russie en 2022 s'est emparée d'un cinquième de l'Ukraine.

Un cinquième. Voilà où sont les positions.

Ni Moscou ni Kyiv ne montrent de volonté de céder du terrain, ajoute l'agence. C'est donc de ce cinquième qu'il s'agit quand on parle de sacrifier.

Ce qu'on appelle céder

Une position, maintenant, n'est plus un mot de diplomate. C'est un cinquième d'un pays, avec ses vivants dedans.

Des familles qui vivent sous une autorité qu'elles n'ont pas choisie. Des maisons où l'on parle bas. Des portes qu'on n'ouvre plus à la première sonnerie.

Des parents de l'autre côté de la ligne, qu'on appelle quand le réseau passe. Une voix qui grésille, puis se coupe.

Un camion qui passe la nuit. La vitre qui tremble dans son cadre.

Et des morts. Vous les avez nommés vous-même : chaque jour, d'innombrables victimes civiles. Plus de vingt dans la seule frappe que Mgr Gallagher est allé voir en juillet.

Ceux-là ne céderont rien. Ils ont déjà tout cédé.

Je l'écris lentement.

Céder un cinquième sans dire qui l'a pris, c'est dire à ceux qui y vivent que leur occupant n'a pas de nom.

Céder sans nommer, c'est abandonner deux fois.

La parole donnée

Le 9 mai 1950

Votre discours est plus dur qu'on ne l'a dit. Il faut le relire jusqu'au bout.

Vous y citez la Déclaration Schuman du 9 mai 1950.

Vous écrivez que Schuman avait appris « l'importance du droit international et la valeur de la parole donnée ». Vous écrivez que le droit entre États ne peut pas être imposé de force. Vous écrivez que les pactes doivent être respectés, selon le vieux principe latin. Vous écrivez que le droit international est « le meilleur antidote à la volonté de domination ».

Chaque phrase est juste. Chaque phrase attend un sujet.

Ceux qui se vantent

Puis vous écrivez : « La valeur de la parole donnée est méprisée ». On se vante plutôt, ajoutez-vous, « du mensonge et de la tromperie ».

Qui méprise la parole donnée ? Qui se vante ?

Vous le savez. Cent quarante et un États l'ont écrit en 2022.

Il manquait un nom pour que votre plus belle page devienne une adresse.

Chaque parole rompue porte une signature.

Dans l'avion du retour

Russie et Ukraine, côte à côte

Quelques heures plus tard, dans l'avion qui vous ramenait à Rome, vous avez prononcé les deux noms, selon Reuters.

L'Église, avez-vous dit, a la responsabilité d'inviter les dirigeants, de Russie et d'Ukraine, à s'asseoir et à dialoguer.

Vous avez parlé de guerres qui « n'ont plus de sens ». Vous avez souhaité qu'on dépense davantage pour la santé et l'éducation, et moins pour les armes.

Vous avez dénoncé des dirigeants qui commencent, avez-vous dit, à parler d'armes nucléaires. Lesquels ? Là encore, pas de nom.

Deux chaises

Deux noms, enfin. Et pourtant, placés côte à côte, ils disent la même chose : deux dirigeants, deux torts, deux chaises.

Le Kremlin a envahi. Kyiv se défend. Ce n'est pas la même chaise.

Une table de négociation n'est jamais plate. Il y a celui qui est entré chez l'autre, et celui qui compte ce qu'on lui a pris.

Vous avez dit qu'il faut une voix pour la dignité humaine. Cette voix porte loin : l'Église compte 1,4 milliard de fidèles, rappelle Reuters. C'est pour cela qu'elle doit être exacte.

Deux noms côte à côte ne font pas deux torts.

Cinq demandes

Ce qui tient dans votre texte

Très Saint-Père, voici mes demandes. Aucune ne dépasse votre propre texte.

Je vous demande de nommer l'agresseur, avec le mot que 141 États ont voté en 2022.

Je vous demande de dire quelles positions vous aviez en tête, comme Benoît XV a dit lesquelles.

Je vous demande de rappeler la condition qu'il posait : la restitution des territoires occupés.

Le 1er janvier

Je vous demande de garder ouvert le canal des enfants. Nommer et ramener ne s'excluent pas.

Je vous demande de le faire au plus tard dans votre prochain message pour la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier.

Cinq demandes. Aucune n'exige une arme. Aucune n'exige un sou.

Je ne vous demande pas de bénir un char. Je ne vous demande pas d'approuver un budget. Je vous demande un sujet pour votre verbe.

Vous n'avez pas à choisir entre la paix et le nom. Votre prédécesseur de 1917 ne l'a pas fait.

Nommer coûte un mot. Le silence coûte des positions.

Nommer d'abord

Les jeunes de Metz

Vous avez fini votre discours en parlant aux jeunes : ne vous soumettez pas « à la logique de la violence et de l'oppression ».

En Ukraine, des jeunes de vingt ans ne s'y soumettent pas. Ils tiennent des positions.

J'ai hésité à écrire cette lettre. On n'écrit pas au pape comme à un ministre. J'ai eu peur de paraître reprocher la paix à celui qui la demande.

Ce n'est pas la paix que je vous reproche. C'est l'adresse qui manque.

Positions. Je reprends votre mot une dernière fois. À Metz, il était une chaise qu'on recule. Depuis, il est devenu un cinquième d'un pays.

La rue qui porte le nom

Et nous, qui applaudissons debout une paix sans nom, laquelle de ces positions céderions-nous si elle portait le nom de notre rue ?

Une position, là-bas, a une adresse. Un agresseur aussi.

Il suffit d'un mot. Vous l'avez déjà prononcé, avant le conclave.

Benoît XV nommait la Belgique. Nommez l'agresseur de l'Ukraine.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). LETTRE OUVERTE : À vous, Léon XIV, qui citez Benoît XV, nommez l'agresseur comme il nommait la Belgique. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/lettre-ouverte-a-vous-leon-xiv-qui-citez-benoit-xv-nommez-l-agresseur-comme-il-nommait

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MM
Maxime Marquette
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