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La ChroniqueChronique· N° 7784

CHRONIQUE : Au 54, rue Volodymyrska, Moscou brûle l'adresse de la science ukrainienne depuis 1919

Un drone russe à réaction a frappé le 28 septembre, en pleine journée, l'immeuble de la présidence de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, au 54 de la rue Volodymyrska, au centre de Kyiv.

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  1. Un drone russe à réaction a frappé le 28 septembre, en pleine journée, l'immeuble de la présidence de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, au 54 de la rue Volodymyrska, au centre de Kyiv.
  2. Un drone russe à réaction a frappé le 28 septembre , en pleine journée, l'immeuble de la présidence de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, au 54 de la rue Volodymyrska, au centre de Kyiv.
  3. Le feu a pris les étages supérieurs.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Des gens aux fenêtres

Au 54, rue Volodymyrska

Un drone russe à réaction a frappé le 28 septembre, en pleine journée, l'immeuble de la présidence de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, au 54 de la rue Volodymyrska, au centre de Kyiv.

Le feu a pris les étages supérieurs. Des gens se sont retrouvés coupés par les flammes, écrit l'Académie le lendemain. Ils ont dû se sauver par les fenêtres.

Des vidéos montraient des gens accrochés à l'extérieur des fenêtres, pendant que la fumée sortait de l'immeuble, rapporte le Kyiv Independent.

Des flammes par les ouvertures. Des gravats dans la cour. Une voiture à moitié ensevelie, écrit Reuters.

C'est l'objet de ce texte. Une adresse. Le 54, rue Volodymyrska. Un immeuble que la science ukrainienne habite depuis 1919.

Deux échelles, deux personnes

À l'arrivée des secouristes, des gens se tenaient aux fenêtres, a dit à Suspilne le porte-parole du Service d'urgence, Pavlo Petrov. Avec deux échelles, les secouristes ont fait sortir deux personnes.

Deux survivants sont passés par les fenêtres des étages du haut, sur des échelles dressées par les secours, écrit Reuters.

Tout le monde sait ce que pèse un rebord de fenêtre sous deux paumes. On n'a jamais pensé à s'y tenir.

Qui regarde la fenêtre de son bureau comme une sortie ?

Des gens accrochés dehors, à l'adresse du savoir.

Une maison depuis 1919

L'Académie de 1918

L'Académie des sciences d'Ukraine est née en 1918, sous le hetman Pavlo Skoropadsky, rappelle l'Académie elle-même.

L'Ukraine se battait alors pour son droit à un État. Elle bâtissait ses propres institutions.

Un hetman. Une guerre. Une académie.

Un an plus tard, en 1919, l'immeuble du 54 devient académique. Il l'est resté.

Plus d'un siècle au même numéro.

Selon Forbes Ukraine, l'Académie comptait au début de 2026 environ 24 000 employés, dont plus de 13 000 chercheurs. Anatoliy Zahorodniy la préside depuis 2020.

Près des Portes d'or

L'immeuble se trouve près des stations de métro Teatralna et Zoloti Vorota, précise Forbes Ukraine. Le cœur historique de la ville.

L'université nationale Taras-Chevtchenko est tout près, note Ukrinform.

Une académie, c'est aussi un bruit. Des tiroirs de classeurs qu'on referme. Des escaliers qu'on monte avec des dossiers sous le bras. Des portes qui battent entre deux réunions.

Une adresse qu'on se transmet d'un président à l'autre, comme un dossier qu'on ne ferme jamais.

Plus d'un siècle au même numéro, puis un drone.

Née en 1918

Ce que dit l'adresse

Moscou n'a pas frappé une caserne. Il a frappé l'adresse d'une institution que l'Ukraine a créée en même temps que son État.

L'Académie le dit dans sa déclaration du 29 septembre. Plus d'un siècle après sa fondation, Moscou frappe avec des armes l'une de ces institutions.

Née avec l'État en 1918, frappée en 2026.

Voilà ce que l'adresse raconte. Voilà ce que le drone a touché.

Pas une caserne. Pas un dépôt. Une présidence.

Deux morts au 54

Je suis du côté des gens de cette Académie, et de ceux qui y sont morts ce lundi. Je suis contre la décision du commandement russe d'envoyer un drone à réaction sur la présidence de l'Académie, en pleine journée de travail.

La raison est un bilan. Deux morts, écrit l'Académie. Deux personnes, au 54.

Et je suis avec l'Académie quand elle demande au monde savant de ne pas renouer avec les institutions scientifiques de l'État russe. J'y reviendrai.

Mon adversaire n'est pas la science russe. C'est l'ordre de frapper, et ceux qui le signent.

Fondée avec un État, visée comme lui.

Nataliia Boukalo

L'assistante de Horbulin

La première morte connue s'appelait Nataliia Boukalo. Elle était l'assistante de Volodymyr Horbulin, vice-président de l'Académie et ancien secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense.

Horbulin a confirmé sa mort à Suspilne. C'était la pause du midi, a-t-il raconté.

Il a voulu rejoindre l'accueil, où son assistante devait se trouver. Pendant la pause, elle était sortie dans la petite cour, près de l'immeuble.

Elle laisse un mari et une fille, selon Ukrainska Pravda.

Un mari. Une fille. Une pause qui n'a pas fini.

Des registres en ordre

Sa collègue Oleksandra Liashenko l'a décrite à Ukrainska Pravda. Nataliia aimait l'ordre.

Elle tenait les documents. Elle tenait les registres d'appels. Elle tenait les horaires.

Et cet ordre avait du style, dit sa collègue. Nataliia savait travailler vite et organiser les choses. Elle savait aussi « gérer la vie ».

Oleksandra Liashenko a appris sa mort en l'appelant. Au bout du fil, un homme a répondu. Son mari.

Une femme qui rangeait les journées des autres.

Tout était en ordre, sauf le ciel.

Un étage plus haut

Entre deux fenêtres

Volodymyr Horbulin était à son poste, a-t-il dit à Suspilne. Il était assis contre le mur, entre deux fenêtres.

L'onde de choc a arraché les fenêtres, avec le verre et l'appareillage posé sur son bureau.

Le verre. Les appareils. Le bureau entier.

Il se décrit comme quelqu'un d'ordonné. Ce qui s'est passé dans son bureau, dit-il, est difficile à imaginer.

Selon deux sources de BBC News Ukraine, citées par Ukrainska Pravda, la frappe a touché la pièce située un étage au-dessus de son bureau. Il est rentré chez lui, légèrement blessé par des éclats de verre.

Un collègue sans réponse

Le service de presse de l'Académie, lui, disait à Ukrinform avoir perdu le contact avec un autre collègue, dont le bureau avait été touché. Le feu brûlait encore.

Il ne confirmait pas, en revanche, la mort de deux académiciens, que des rumeurs annonçaient.

Tout le monde connaît le craquement d'une vitre qui cède. On ne sait pas toujours d'où il vient.

Un homme entre deux fenêtres. Un collègue sans réponse. Et dans la cour…

Assis entre deux fenêtres, il a survécu; elle était dans la cour.

Le compte dit deux

Une, puis deux

Les chiffres de ce lundi ne s'accordent pas. Je les donne tous, avec leur source.

Le compte dit d'abord une femme morte et trois blessés, selon le maire Vitali Klitschko, cité par le Kyiv Independent.

Le compte dit ensuite un mort et cinq blessés, selon l'administration militaire de Kyiv citée par Ukrinform.

Le compte dit, le soir, 24 blessés pour toute la ville, et six hospitalisés, selon Klitschko cité par Reuters. Trois enfants parmi eux, ajoute le maire selon Ukrinform.

Le compte dit aussi deux morts au 54, pour Reuters. L'un d'eux a été retiré des décombres en soirée, selon les services d'urgence cités par l'agence.

Le compte dit deux, enfin, dans la déclaration de l'Académie du 29 septembre.

Des heures de fouille

Une. Puis deux.

Entre un et deux, il y a des heures de fouille sous les décombres.

Une différence de un n'est pas une erreur d'arrondi. C'est une personne.

Deux.

Deux, disent l'Académie et Reuters; une, disait la ville.

Un concepteur de missiles

Horbulin, de Pivdenne au Conseil

Il faut poser l'argument adverse dans sa forme la plus dure.

Volodymyr Horbulin a travaillé de 1962 à 1977 au bureau d'études Pivdenne, à Dnipro, sur des systèmes de missiles stratégiques, rappelle Suspilne. Il a été secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense de 1996 à 1999.

Depuis 2023, il préside le conseil de surveillance de l'Académie nationale du Service de sécurité d'Ukraine, selon le même média.

Le même lundi, Kyiv annonce avoir frappé deux usines de défense russes et des installations pétrolières dans la région de Krasnodar, selon Reuters.

Un homme de la défense. Une guerre menée dans les deux sens. Voilà ce que Moscou pourrait plaider.

L'argument est sérieux. Il mérite une preuve, pas un adjectif.

Ce que la liste russe tait

Voici ce qui retourne l'argument. Le ministère russe de la Défense a publié sa liste pour la nuit précédente : logistique, communications, infrastructures portuaires, navires, selon RFE/RL. L'Académie n'y figure pas.

Et pourtant, une frappe militaire assumée se revendique. Celle-ci ne l'est pas.

Moscou comme Kyiv nient viser délibérément des civils, note Reuters. Au 54, ce démenti ne répare rien.

Le drone n'a pas trouvé un laboratoire d'armes. Il a trouvé une présidence, des étages de bureaux, et une assistante sortie dans la cour pendant sa pause.

Si un homme était visé, le drone l'aurait manqué d'un étage. Il aurait trouvé une pause du midi.

Moscou plaide la défense, le drone trouve une pause du midi.

La science au service de la défense

Ce que l'Académie écrit d'elle-même

L'Académie écrit que ses scientifiques poursuivront leurs recherches.

L'Académie écrit que la science ukrainienne travaillera pour la défense, la reconstruction et l'avenir européen du pays.

Ce fait dérange ma démonstration. Il reste dans le texte. Il pèse.

La frontière entre le savoir et la guerre n'est pas aussi nette que l'indignation le voudrait. Un ancien concepteur de missiles siège à la vice-présidence. L'Académie assume de servir la défense.

Une présidence de dossiers

C'est vrai. Et cela ne change pas ceci : le 54 est une présidence, un lieu de dossiers, de rendez-vous et d'horaires, habité par la science depuis 1919.

Servir la défense d'un pays agressé n'a jamais fait d'une assistante sortie dans la cour une combattante.

Qu'y avait-il de militaire dans une pause du midi, au 54, rue Volodymyrska ?

Une présidence de dossiers n'est pas un atelier d'armes.

Cent vingt-quatre drones

De 6 h 30 à 18 h 30

Ce lundi, de 6 h 30 à 18 h 30, Moscou a lancé 124 drones d'attaque contre l'Ukraine, dont 86 à réaction, selon l'armée de l'air citée par Ukrinform. Cible principale : la région de Kyiv.

86 abattus ou neutralisés, dont 49 à réaction. Des impacts à 27 endroits.

Le soir, Zelensky donne d'autres chiffres, selon Reuters. 90 des 120 drones étaient à réaction. Le taux d'interception de ces drones-là : 57 %.

Plus vite, plus haut

Depuis quelques semaines, Moscou frappe Kyiv avec des drones à réaction plus rapides, qui volent plus haut, écrit Reuters.

Pour tous les drones confondus, le taux monte à 70 %, dit-il, selon Ukrinform. Pour les drones à réaction, il reste bas.

De nouveaux intercepteurs sont en essai, dit Zelensky. Des unités s'en servent déjà. Des réglages restent à faire.

La veille au soir, deux personnes étaient mortes au marché Stolichny, aux portes de la capitale, selon Klitschko cité par le Kyiv Independent.

Sur Kyiv, l'alerte a duré neuf heures, selon le Kyiv Independent.

Cinquante-sept pour cent.

Et pourtant, un taux ne dit rien de la cour d'un immeuble, à l'heure de la pause.

Cinquante-sept sur cent, et le reste passe.

Dix minutes de retard

Un lundi de septembre 2022

Oleksandra Liashenko a raconté une autre histoire à Ukrainska Pravda.

En septembre 2022, un missile a frappé un carrefour voisin et endommagé la Maison des enseignants. C'était aussi un mois de septembre, dit-elle. C'était aussi un lundi.

Elle avait appelé Nataliia pour prendre de ses nouvelles. Nataliia lui avait répondu qu'elle était arrivée au travail, peut-être pour la première fois de sa vie, avec exactement dix minutes de retard.

« J'avais tellement honte », lui avait-elle dit.

Ces dix minutes, explique sa collègue, avaient écarté son chemin du point d'impact.

Une pause dans la cour

Dix minutes de retard, en 2022. Une pause dans la cour, en 2026.

Ce lundi, la police de patrouille a fermé la rue Volodymyrska, du carrefour Bohdana-Khmelnytskoho au boulevard Taras-Chevtchenko, selon Ukrinform. L'autobus 109 a pris un autre chemin.

Une rue fermée. Un autobus détourné. Une cour, à midi.

La première fois, le retard l'a gardée. La seconde, l'heure la plus ordinaire de la journée ne l'a pas protégée.

Je relis cette phrase de honte. Une femme qui s'excusait d'avoir été en retard le jour où ce retard l'a épargnée.

Dix minutes.

Il n'y aura pas de troisième lundi.

En 2022, dix minutes; en 2026, aucune.

Dobrobut, Darnytsia, le musée

Une clinique frappée deux fois

Le 54 n'était pas seul ce lundi. La clinique Dobrobut, rue Antonovytch, a été frappée pour la deuxième fois, selon son propre message cité par Ukrinform. Sept blessés, dont six employés.

Les étages du haut, où loge l'Académie Dobrobut, ont été touchés et ont brûlé. Côté cour, les vitres des trois premiers étages ont éclaté. La clinique suspend ses activités pour quelques jours.

L'usine pharmaceutique Darnytsia a été frappée pour la troisième fois en six jours, les 23, 26 et 28 septembre, selon Kateryna Zahorii, présidente de son conseil, citée par Ukrainska Pravda. Aucun blessé. L'entreprise refuse de décrire les dégâts.

Un musée, une université

Le 29, le ministère de la Culture signale que le musée national Taras-Chevtchenko a été endommagé par l'attaque, selon Ukrinform. Le même musée l'avait déjà été le 10 octobre 2022.

Le même jour, l'université Taras-Chevtchenko passe à l'enseignement à distance jusqu'au 16 octobre. Elle demande de préserver les documents et les données importants.

Autrement dit, la sécurité qui se dégrade à Kyiv renvoie une université chez elle pour près de trois semaines.

Vers midi, Klitschko signalait déjà des drones sur des immeubles non résidentiels des districts Obolonskyi, Darnytskyi et Chevtchenkivskyi, selon le Kyiv Independent.

Une clinique. Une usine de médicaments. Un musée. Une université.

Soigner. Fabriquer. Conserver. Enseigner.

Clinique, usine, musée, université : la liste s'allonge.

Londres et Paris condamnent

La Royal Society, Macron

Le 28 septembre, la Royal Society condamne l'attaque. Son président, Paul Nurse, est lui-même membre de l'Académie ukrainienne. Il avait visité l'immeuble récemment, écrit-il.

La science poursuit le savoir au bénéfice de l'humanité, dit la Royal Society. Frapper l'Académie revient donc à frapper la civilisation elle-même.

Emmanuel Macron dénonce le « mépris hostile » du régime russe pour la science et la vérité, selon Ukrinform.

Ses ministres Jean-Noël Barrot et Philippe Baptiste parlent d'une attaque contre « l'avenir même » de l'Ukraine.

Sybiha, le même jour

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, accuse Moscou de cynisme pour avoir visé une institution scientifique en pleine journée de travail, selon Reuters.

Chaque attaque laissée sans réponse forte encourage la suivante, dit-il. Il demande plus de défense aérienne.

Londres. Paris. Kyiv.

Des condoléances. Des condamnations. Des mots justes.

Et pourtant, aucun de ces mots n'arrête un drone à réaction.

Les mots arrivent vite, les intercepteurs lentement.

Soixante académies

Ce que l'Académie demande

L'Académie ne demande pas seulement des condoléances. Elle demande des décisions.

Elle appelle les académies, les universités, les centres de recherche, les fondations et les éditeurs à ne pas renouer de coopération institutionnelle avec les structures scientifiques et éducatives de l'État russe, tant que dure la guerre d'agression.

Elle rappelle avoir rompu avec les organisations scientifiques russes en 2022. La même année, la fédération européenne des académies ALLEA a suspendu l'Académie des sciences de Russie. La suspension n'a jamais été levée.

ALLEA réunit environ 60 académies de quelque 40 pays, selon l'Académie ukrainienne.

Soixante académies. Quarante pays. Une suspension qui tient.

La science hors politique

Il ne peut y avoir de « science hors politique » quand on attaque la science avec des armes, écrit l'Académie. Il ne peut y avoir de normalisation sans responsabilité, ajoute-t-elle.

J'avoue avoir longtemps cru qu'une académie était le dernier endroit où une guerre viendrait chercher quelqu'un. Le 54 m'a corrigé.

Je me range derrière cette demande. Pas contre des chercheurs russes en tant que personnes. Contre des institutions d'État qui, selon l'Académie ukrainienne, soutiennent l'agression.

Pas de colloque ordinaire avec qui frappe une académie.

La porte reste fermée

Ce qui continue

L'Académie promet de continuer. Ses scientifiques poursuivront leurs recherches, écrit-elle. Ses instituts produiront du savoir.

Le drone a détruit une partie de l'immeuble. Il a pris des vies. Il a laissé des blessures qu'aucune réparation de murs n'efface, écrit encore l'Académie.

Au 54, les murs se répareront. Nataliia Boukalo ne reviendra pas à l'accueil.

Une adresse. Deux morts. Une porte.

Une invitation à venir

À la prochaine invitation d'une institution scientifique de l'État russe, nos universités et nos académies auront-elles le 54, rue Volodymyrska en tête ?

L'Académie ukrainienne, elle, a déjà répondu.

Elle a une adresse depuis 1919. Elle compte désormais deux morts de plus.

Au 54, rue Volodymyrska, la science de 1918 continue, moins deux.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). CHRONIQUE : Au 54, rue Volodymyrska, Moscou brûle l'adresse de la science ukrainienne depuis 1919. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/chronique-au-54-rue-volodymyrska-moscou-brule-l-adresse-de-la-science-ukrainienne

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MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

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