Aller au contenu
La ChroniqueAnalyse· N° 7688

FACT-CHECK : Le « 28e rang » de Marceau et l'étude albertaine de Girard ne mesurent pas le Québec

Un rang a traversé la salle, puis les ondes : vingt-huitième. Ce n'est pas un mensonge. Ce n'est pas un calcul non plus. Ce n'est pas, en tout cas, un calcul que quelqu'un a publié.

Lecture premium
MadMax
À retenir
  1. Un rang a traversé la salle, puis les ondes : vingt-huitième. Ce n'est pas un mensonge. Ce n'est pas un calcul non plus. Ce n'est pas, en tout cas, un calcul que quelqu'un a publié.
  2. Un rang a traversé la salle, puis les ondes : vingt-huitième.
  3. Ce n'est pas un mensonge.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Vingt-huitième

Une phrase à la radio

Un rang a traversé la salle, puis les ondes : vingt-huitième.

Ce n'est pas un mensonge. Ce n'est pas un calcul non plus. Ce n'est pas, en tout cas, un calcul que quelqu'un a publié.

Le 24 septembre 2026, au débat économique de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le péquiste Nicolas Marceau a placé un Québec indépendant au 28e rang mondial du PIB par habitant, dès son premier jour. Dans le voisinage de la France ou du Japon, a-t-il précisé, selon La Presse.

Dans la salle, on prend des notes sur un coin de programme. Dans les voitures, le 98,5 FM diffuse le débat en direct. Un chiffre passe, puis un autre. Personne n'a le temps de vérifier.

Une salle. Une radio. Deux chiffres.

Une place sans tableau

Je l'ai donc fait, avec les données publiques.

Verdict provisoire : le 28e rang n'est ni faux ni démontré. Il dépend entièrement de la mesure et de la liste choisies, et aucune des deux n'a été dite.

Le chiffre opposé par Eric Girard, lui, est exact. Mais il ne porte pas sur le Québec.

Un rang sans sa liste reste une promesse.

Cinq porte-parole, une salle

Le 24 septembre, 18 h 30

Le débat s'est tenu de 18 h 30 à 20 h, au centre-ville de Montréal, selon la Chambre. Les cinq principaux partis y avaient délégué leurs porte-parole économiques.

Eric Girard, ministre des Finances et candidat de la CAQ. Nicolas Marceau, ancien ministre des Finances et candidat du PQ, dont le parti mène dans les sondages. Michel Leblanc pour le PLQ. Alexandre Leduc pour Québec solidaire. Adrien Pouliot pour le Parti conservateur.

La Presse a publié son compte rendu à 23 h 02.

Cinq voix. Une heure et demie. Aucun tableau à l'écran.

Trois chiffres lancés

Marceau a promis que le Québec deviendrait le pays le plus riche à naître au moment de sa naissance. Girard lui a répondu que son projet était mauvais pour l'économie, et il a cité le Brexit.

Puis Girard a sorti une étude de l'Université de Calgary : une Alberta séparée verrait son PIB reculer de 2 % à 10 % sur cinq ans, selon La Presse.

Leblanc a parlé de trois ans d'incertitude devant les sièges sociaux. Leduc s'est dit convaincu que le PIB par habitant monterait. Pouliot a promis qu'un PCQ détenant la balance du pouvoir bloquerait tout référendum.

Après le débat, Leblanc a reproché à Marceau d'avoir tu son projet de pays dans son mot de clôture. Leduc a déploré un échange devenu référendiste.

Une promesse ne se vérifie pas. Deux chiffres, si.

Un débat d'une heure et demie. Deux chiffres à refaire.

Le Canada, trentième

La liste de la Banque mondiale

Commençons par ce que La Presse a vérifié elle-même. Le Canada occupait jeudi le 30e rang, selon les données de la Banque mondiale.

C'est exact. Dans la base de la Banque mondiale, mise à jour le 13 juillet 2026, le PIB par habitant du Canada atteint 55 698 $ US en 2025, en dollars courants. En retenant la valeur la plus récente de chaque économie, cela le place au 30e rang sur 214.

En parité de pouvoir d'achat, dans la même base, le Canada affiche 66 746 $ internationaux. Encore 30e, sur 203.

Trente. Deux fois. Vérifié.

Deux mesures, un même trentième

Deux mesures, le même rang. C'est une coïncidence utile. Elle rend la comparaison possible.

Voici donc ma lecture, et elle ne porte pas sur la souveraineté. Aucun des deux chiffres lancés jeudi n'a été calculé pour le Québec. Le premier n'a pas de source publique. Le second parle de l'Alberta.

Un rang sans liste n'est pas un chiffre.

Le trentième du Canada se vérifie. Le vingt-huitième du Québec, pas encore.

Moins 9,6 %

L'écart publié par l'ISQ

Pour placer le Québec dans cette liste, il faut d'abord savoir où il se situe par rapport au Canada.

L'Institut de la statistique du Québec le publie. En 2024, le PIB réel par habitant du Québec était de 53 812 $, en dollars enchaînés de 2017. Celui du Canada, de 59 529 $.

L'écart est de 9,6 % sous la moyenne canadienne.

Le calcul est simple. Le résultat aussi. Le Québec produit moins par habitant que le Canada.

Trente-deuxième en dollars

Appliquons cet écart au chiffre canadien de la Banque mondiale. C'est une approximation, et je la déclare comme telle : l'écart de l'ISQ est mesuré en dollars constants, pas en dollars courants.

En dollars courants, le Québec tournerait autour de 50 350 $ US par habitant. En dollars courants, il passerait juste au-dessus des Émirats arabes unis et juste sous Andorre. En dollars courants, il occuperait le 32e rang.

Pas le 28e. Le 32e.

Pour atteindre le 28e rang dans cette liste, il faudrait dépasser Hong Kong, à 56 983 $ US. Autrement dit, afficher un PIB par habitant supérieur de 2,3 % à celui du Canada.

L'ISQ le mesure 9,6 % en dessous. Voilà pour le prix du marché.

Au prix du marché, le Québec suit le Canada. Il ne le devance pas.

Trente-huitième en pouvoir d'achat

La même règle, l'autre mesure

La parité de pouvoir d'achat corrige les écarts de prix entre pays. C'est la mesure que préfèrent la plupart des économistes pour comparer des niveaux de vie.

Appliqué au chiffre canadien en parité de pouvoir d'achat, le même écart de 9,6 % donne au Québec environ 60 340 $ internationaux par habitant.

Juste sous la Tchéquie. Juste au-dessus de l'Espagne. Au 38e rang.

La correction de prix aide les pays où la vie coûte moins cher. Elle ne fait pas de miracle. Ici, elle joue pour le Canada entier, pas pour le Québec seul.

Trente-huitième.

Ce n'est pas une honte. C'est un rang honorable. Ce n'est simplement pas le vingt-huitième.

7,8 % au-dessus du Canada

Pour être 28e dans cette liste, il faudrait dépasser l'Australie, à 71 934 $. Soit 7,8 % de plus que le Canada tout entier.

Le Québec plus riche que le Canada de près de 8 %, en pouvoir d'achat ? Aucune statistique officielle ne le dit.

Et pourtant, Marceau n'a peut-être pas tort sur le fond. Il existe un argument sérieux pour corriger ces chiffres. Il faut le regarder avant de conclure.

Trente-deuxième ou trente-huitième. Jamais vingt-huitième, sur cette liste.

Vingt-quatrième parmi les États

Monaco, les Bermudes et les autres

Car la liste compte autant que la mesure.

Le classement de la Banque mondiale mêle des États et des territoires. Sur la liste complète, Monaco et le Liechtenstein arrivent en tête. Sur la liste complète, les Bermudes, les îles Caïmans, l'île de Man, les îles Anglo-Normandes, les Féroé et le Groenland passent devant le Canada. Sur la liste complète, certaines valeurs datent de 2023 ou de 2024.

Sur la liste des seuls États souverains, le paysage change. Sur la liste des seuls États, le Canada remonte au 22e rang en dollars courants et au 24e en pouvoir d'achat.

Un rang qui dépend de la liste

Et le Québec, avec le même écart de 9,6 % ? Il serait 24e en dollars courants. Et 32e en pouvoir d'achat.

Voilà le repère qui bouge. Selon la mesure et la liste, le même Québec va du 24e au 38e rang.

Vingt-huitième tombe dans la fourchette. C'est ce qui le rend plausible. C'est aussi ce qui le rend inutile sans sa source.

Quatorze rangs. Pour un seul Québec.

Quelle mesure ? Quelle liste ? Quelle année ?

Le même Québec, quatorze rangs d'écart. Tout dépend du tableau.

L'argument de Pierre Fortin

Onze pour cent moins cher

Jouons maintenant l'avocat de Marceau, parce que l'argument existe et qu'il est solide.

En novembre 2024, l'économiste Pierre Fortin, de l'UQAM, a publié une note de recherche sur le PIB réel par habitant. Sa thèse de méthode est simple : toute comparaison internationale corrige les écarts de prix, mais les comptes provinciaux de Statistique Canada ne le font pas entre provinces.

Or les prix sont plus bas au Québec. Selon ses estimations, les prix de la demande intérieure finale y étaient inférieurs de 11 % à ceux de l'Ontario en 2017.

Il s'appuie sur Statistique Canada. En 2017, le panier de consommation qui coûtait 110 $ à Toronto en coûtait 92 à Montréal. Le logement explique à lui seul environ la moitié de cet écart, écrit-il.

Montréal, 92. Toronto, 110. La différence se sent au loyer.

Une fois cette correction appliquée, conclut-il, le niveau de vie du Québec dépassait celui de l'Ontario de 2,4 % en 2023.

Seize pour cent, il faudrait

C'est un vrai argument, et il joue pour Marceau. Il rapproche le Québec du Canada. Il pourrait même l'amener près de lui.

Mais faisons le calcul jusqu'au bout. Pour que le Québec soit 28e en pouvoir d'achat sur la liste de la Banque mondiale, ses prix devraient être environ 16 % plus bas que la moyenne canadienne.

Fortin mesure 11 % d'écart avec l'Ontario, la province la plus comparable. Pas 16 % avec l'ensemble du Canada.

L'argument rapproche. Il ne suffit pas.

Fortin corrige la carte. Il ne déplace pas le Québec jusqu'au 28e.

La France oui, le Japon non

La France à 48 986 $ US

Reste le voisinage promis : la France ou le Japon.

En dollars courants, la France affiche 48 986 $ US par habitant en 2025, au 34e rang de la liste complète. Un Québec autour de 50 350 $ US en serait, en effet, le voisin.

Sur la liste des seuls États, la France est 25e en dollars courants. Le Québec y serait 24e. Voisins, là encore.

Sur ce point précis, Marceau a raison.

Le Japon à 35 951 $ US

Le Japon, lui, est beaucoup plus bas. 35 951 $ US par habitant, au 48e rang. En pouvoir d'achat, il est 45e.

Le Japon n'est le voisin du Québec sur aucune des deux mesures de la Banque mondiale. Il est loin derrière.

Deux voisins annoncés. Un seul au rendez-vous.

Une moitié de phrase vérifiée. Une moitié contredite.

Voisin de la France, oui. Du Japon, non.

La dette n'entre pas dans le PIB

Le pays le plus riche à naître

Il y a une chose que le rang ne voit pas du tout : la dette.

Le PIB par habitant mesure une production. Il ne dit rien de ce qu'un nouvel État devrait rembourser le lendemain de sa naissance. Or un Québec indépendant reprendrait une part de la dette fédérale.

Combien ? Personne, dans ce débat, ne l'a chiffré.

La dette ne disparaît pas. Elle se partage. Et la clé du partage change tout.

324 à 442 milliards pour l'Alberta

L'étude de Calgary donne pourtant une idée de l'ordre de grandeur, pour l'Alberta. En reprenant une part de la dette fédérale, la dette albertaine grimperait entre 324 G$ et 442,3 G$, selon CBC News.

Son ratio dette-PIB pourrait monter jusqu'à 88,5 %, contre 7,7 % prévus à la fin de l'exercice en cours.

Ce n'est pas le Québec. Mais c'est la preuve qu'un rang de PIB par habitant, le jour 1, dit peu de chose de la richesse d'un État le jour 2.

Et pourtant, c'est le jour 2 que les contribuables paient.

Le PIB compte ce qu'on produit. La dette compte ce qu'on doit.

L'étude de Calgary

Commandée en juin, publiée en septembre

Passons à Girard, avec la même rigueur.

L'étude qu'il cite existe. Le gouvernement de l'Alberta l'a commandée en juin 2026 à la School of Public Policy de l'Université de Calgary. Elle a été dirigée par l'économiste Tim Sargent et rendue publique le 16 septembre.

Elle a été relue par des évaluateurs externes. Parmi eux, François Vaillancourt, de l'Université de Montréal. L'école dit avoir gardé le dernier mot sur le contenu.

L'étude dit que la séparation coûterait à l'Alberta entre 50 G$ et 170 G$ sur cinq ans, rapporte CBC News. L'étude dit qu'elle compare un scénario ordonné et un scénario difficile. L'étude dit qu'à long terme, le résultat reste très incertain.

Moins 2 % à moins 10 %

Les chiffres de Girard sont fidèles. Sur cinq ans, le PIB albertain reculerait de 2 % à 10 %, selon La Presse. Sur vingt ans, il pourrait gagner 3 % dans le scénario optimiste, ou perdre 16 % dans le pessimiste.

Entre les deux scénarios, sur vingt ans, l'écart atteint 19 points de PIB. C'est dire l'incertitude que l'étude assume elle-même.

Dans le scénario difficile, l'emploi chuterait de 10 % au pire de la récession, selon CBC.

Le comité d'experts nommé par l'Alberta ajoute, selon CBC, que sans l'Alberta, le Canada perdrait 15 % de son PIB. Même l'Ontario verrait le sien reculer, jusqu'à 0,9 %.

La citation est exacte. La question est ailleurs.

Le chiffre de Girard est juste. Il habite en Alberta.

Des pipelines, pas le Québec

Une économie de pétrole

L'étude de Calgary décrit une économie précise. Une Alberta indépendante dépendrait davantage de l'acheminement de son pétrole par les États-Unis, écrit-elle, selon CBC. Washington pourrait réclamer une part des revenus des pipelines. L'Alberta resterait exposée aux prix du baril.

Pierre Fortin, dans sa note, décrit l'Alberta comme plongée dans la production d'hydrocarbures, et le Québec comme dépourvu de ressources pétrolières.

Ce ne sont pas deux économies interchangeables. Le mécanisme central de l'étude, le pétrole enclavé, n'existe pas au Québec.

Le Québec n'a pas ce problème. Il en a d'autres. L'étude ne les chiffre pas.

Appliquer ses chiffres au Québec, c'est prêter à une économie sans pétrole les risques d'une économie de pétrole.

Le Québec, cité une fois

Le Québec apparaît pourtant dans l'étude. Une seule fois, dans ce que rapporte CBC : dans le scénario difficile, d'autres provinces, en particulier le Québec, pourraient vouloir suivre l'Alberta, et Ottawa pourrait refuser les concessions pour les en dissuader.

Autrement dit, l'étude parle du Québec comme d'un risque de négociation. Pas comme d'une économie à chiffrer.

Le 16 septembre, Calgary publie sur l'Alberta. Le 24, Montréal en fait un chiffre québécois.

Une étude sur le pétrole ne mesure pas le Saint-Laurent.

L'électeur au volant

Deux chiffres en une heure et demie

Qui paie ces approximations ? Pas les porte-parole. L'électeur.

Il a entendu vingt-huitième. Il a entendu moins deux à moins dix pour cent. Il a entendu Brexit. Il a entendu trois ans de pancartes d'incertitude. Il a entendu un garage barré à deux tours sur deux autobus.

Il n'a entendu aucune source.

Il conduit, la radio allumée, les mains sur le volant. Il retiendra un chiffre, celui qui confirme ce qu'il pensait déjà.

Il coupe le moteur. Il garde le chiffre. Il oublie la liste.

Le lendemain, il en parlera au travail, près de la machine à café. Avec un rang. Sans sa source.

Une fatigue d'électeur

Je l'avoue : j'aurais voulu que l'un des deux chiffres tienne tout seul. Ça m'aurait épargné bien des tableaux. Et un peu de lassitude.

Il n'en tient aucun tout seul. Le premier a besoin de sa liste. Le second a besoin d'une autre province.

Et pourtant, la décision qu'on demande aux électeurs, elle, n'aura pas de fourchette.

L'électeur retient le chiffre. Personne ne lui donne le tableau.

Une source, une année, une liste

À moitié vrai, à côté du sujet

Mon classement, gradué. Deux chiffres. Deux notes.

Le 28e rang de Nicolas Marceau : plausible sur certaines listes, invérifiable sans sa source, et faux quant au voisinage du Japon. Sur la liste que cite La Presse pour le Canada, avec l'écart publié par l'ISQ, le Québec serait 32e en dollars courants et 38e en pouvoir d'achat.

L'étude citée par Eric Girard : exacte dans ses chiffres, hors sujet dans son objet. Elle chiffre l'Alberta, pas le Québec.

Le chiffre qu'on peut refaire

Mon classement changerait vite.

Il faudrait une source. Il faudrait une année. Il faudrait une mesure. Il faudrait une liste. Il faudrait enfin une étude qui chiffre la séparation du Québec, dette comprise.

Rien de tout cela n'est impossible. Rien n'a été publié.

Quel chiffre exigerons-nous, d'un camp comme de l'autre, avant de croire un rang ?

Un rang qu'on peut refaire vaut mieux qu'un rang qu'on applaudit.

Ni le 28e rang ni l'Alberta : le Québec reste à mesurer.

Recevoir les analyses géopolitiques

Conflits, puissances, alliances: le fil MadMax sans bruit inutile.

Citer cet article

Maxime Marquette (2026). FACT-CHECK : Le « 28e rang » de Marceau et l'étude albertaine de Girard ne mesurent pas le Québec. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/fact-check-le-28e-rang-de-marceau-et-l-etude-albertaine-de-girard-ne-mesurent-pas-le

Cet article vous fait ressentir quoi ?
MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

— L’Infolettre

Cette chronique t’a plu ? Reçois la prochaine.

Une chronique par semaine, directement dans ta boîte de réception. Sans bruit.

Commentaires

0 / 2000

Sois le premier à réagir.

Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.

Analyse2872 mots13 min de lecture