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La ChroniqueAnalyse· N° 7661

FACT-CHECK : L'équilibre de Carney en 2027-28 reste non démontré, le DPB dit 2029-30

Pour l'instant, la promesse d'équilibre ne passe pas l'épreuve : non démontré.

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À retenir
  1. Pour l'instant, la promesse d'équilibre ne passe pas l'épreuve : non démontré.
  2. C'est le verdict qu'on peut rendre, ce 25 septembre, sur la promesse de Mark Carney.
  3. Le 15 septembre 2026 , au Sommet canadien de l'investissement, à Toronto, le premier ministre affirme que son gouvernement est en voie d'équilibrer le budget de fonctionnement l'an prochain.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Non démontré

Toronto, 15 septembre

Pour l'instant, la promesse d'équilibre ne passe pas l'épreuve : non démontré.

Ni faux. Ni prouvé. C'est le verdict qu'on peut rendre, ce 25 septembre, sur la promesse de Mark Carney.

Le 15 septembre 2026, au Sommet canadien de l'investissement, à Toronto, le premier ministre affirme que son gouvernement est en voie d'équilibrer le budget de fonctionnement l'an prochain. Un an plus tôt que prévu, rapporte The Hub.

Le budget de fonctionnement, pas le budget entier. Tout tient à cette étiquette.

Le Bureau du directeur parlementaire du budget résume l'annonce : l'équilibre en 2027-28. Le budget de 2025 visait 2028-29.

Deux ans d'écart

Le 24 septembre, ce même bureau, le DPB, publie son propre calcul.

Il voit l'équilibre en 2029-30. Pas en 2027-28.

Deux ans d'écart avec le premier ministre. Un an de retard sur la cible du gouvernement.

Le 25 septembre, Statistique Canada publie un trimestre. Il montre d'où vient la dernière poussée des dépenses fédérales.

De l'épicerie.

Deux dates pour un même équilibre, et aucune preuve publiée.

Le supplément du 5 juin

Jusqu'à 1 890 $

Commençons par ceux qui ont reçu l'argent.

Le 5 juin 2026, Finances Canada lance les versements de l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels bonifiée.

D'abord un supplément unique. Il va à quiconque avait reçu le crédit pour la TPS en janvier. Aide immédiate : 3,1 G$, selon le ministère.

Pour une famille de quatre, jusqu'à 1 890 $ cette année. Pour une personne seule, jusqu'à 950 $.

Douze millions de bénéficiaires

Douze millions de Canadiens touchaient le crédit pour la TPS, précise Finances Canada.

En février, le DPB estimait le supplément moyen à 252 $, pour 12,1 millions de bénéficiaires. Et la bonification moyenne à 138 $ par an.

Le dépôt arrive. Le téléphone vibre. Le panier du jeudi passe un peu mieux à la caisse.

Le bip du lecteur. Le reçu qui s'allonge. La carte qu'on tend sans retenir son souffle.

C'est une vraie aide. Pour de vrais ménages à revenu faible ou modeste.

C'est aussi une dépense. Et une dépense a une colonne.

Une aide à la caisse, une ligne dans le budget.

Deux colonnes

Fonctionnement et capital

Le budget de 2025 a créé une règle, rappelle le DPB.

Équilibrer les dépenses du quotidien avec les recettes. Le fonctionnement.

Le reste, l'investissement, peut s'emprunter.

Pour trier, Ottawa a créé un cadre de budgétisation des immobilisations. Il est distinct des normes comptables du secteur public. Les Comptes publics, eux, ne changent pas.

Conditionnalité et lien

Deux critères décident, selon le DPB.

La conditionnalité : le bénéficiaire doit-il investir pour recevoir l'argent ? Le lien : la dépense encourage-t-elle l'investissement dans un secteur ou un projet précis ?

Ce qui échoue aux deux tests reste du fonctionnement.

Le DPB prévient : ces classements reposent sur des jugements difficiles à observer de l'extérieur.

L'équilibre tient à une étiquette.

Deux colonnes, et une main qui range chaque dollar.

4,1 milliards au trimestre

Avril à juin

Voici la donnée neuve, publiée le 25 septembre 2026 par Statistique Canada.

Au deuxième trimestre, le déficit fédéral atteint 4,1 G$. Au deuxième trimestre, il progresse de 1,1 G$ sur un an. Au deuxième trimestre, les recettes fédérales montent de 7,1 G$, surtout grâce aux impôts sur le revenu. Au deuxième trimestre, les charges montent de 8,1 G$. Au deuxième trimestre, les prestations sociales montent de 4,3 G$.

Cette dernière hausse découle des paiements de l'allocation, écrit l'agence.

Les dépenses ont crû plus vite que les recettes. Le déficit fédéral équivaut à 0,5 % du PIB.

Les provinces et l'ensemble

Les provinces et les territoires affichent un déficit de 10,1 G$.

L'ensemble des administrations publiques dégage un surplus de 10,5 G$. Les caisses de sécurité sociale y sont pour beaucoup. Sans elles, l'agence compte un déficit de 17,2 G$.

Un surplus d'ensemble. Un déficit fédéral qui grossit.

Le trimestre dit où va l'argent : à l'épicerie.

Sans l'allocation

Une soustraction

Faisons le calcul que le trimestre autorise. Seulement celui-là.

Charges fédérales : plus 8,1 G$.

Retirez la hausse des prestations liée à l'allocation : 4,3 G$.

Reste une hausse d'environ 3,8 G$.

Recettes : plus 7,1 G$.

Sans cette seule mesure, les recettes auraient crû plus vite que les charges. Le déficit du trimestre aurait reculé au lieu d'augmenter.

La détérioration du trimestre tient donc, pour l'essentiel, à l'allocation.

C'est une soustraction. Pas une preuve.

Les limites du calcul

Ce calcul a trois limites. Je les écris.

Un : ces statistiques suivent la norme du Fonds monétaire international. Ce ne sont pas les soldes budgétaires d'Ottawa. Encore moins son budget de fonctionnement.

Deux : un trimestre n'est pas un exercice.

Trois : les chiffres ne se recoupent pas. Statistique Canada rattache 4,3 G$ de hausse des prestations à l'allocation. Finances Canada chiffrait le supplément unique à 3,1 G$. Les deux ne comptent pas la même chose.

Un calcul honnête s'arrête où ses chiffres s'arrêtent.

Un transfert aux personnes

Aucune usine

Dans quelle colonne tombe l'allocation ?

Elle ne demande aucun investissement au bénéficiaire. Elle ne demande aucun projet. Elle ne demande aucun reçu de chantier.

Elle se dépense au comptoir.

Rien, dans les deux critères publiés, ne permet de la ranger en capital. Tout indique qu'elle pèse sur le fonctionnement.

Cinq ans de bonification

Et elle ne s'arrête pas au supplément de juin.

En juillet 2026, l'allocation a augmenté de 25 %. Ce montant majoré sera maintenu cinq ans, jusqu'en 2031, indique l'Agence du revenu du Canada.

Finances Canada chiffre l'aide supplémentaire à 8,6 G$ de 2026-27 à 2030-31. Avec 500 000 nouveaux bénéficiaires.

En février, le DPB estimait le coût global de la mesure à 12,4 G$ de 2025-26 à 2030-31.

Le supplément de juin ne reviendra pas. La bonification, si. Elle court sur toute la période où l'équilibre se joue.

Le supplément passe, la bonification reste au fonctionnement.

Un an d'avance

Les impôts rentrent

Voici ce qui plaide pour le premier ministre. Ce n'est pas rien.

Au deuxième trimestre, les recettes fédérales montent de 5,6 %. L'impôt sur le revenu tire la hausse, selon Statistique Canada.

La Presse canadienne, sur CP24, cite des prix du pétrole restés hauts plus longtemps que prévu. Et un premier trimestre meilleur que ne l'annonçait la mise à jour du printemps.

Le DPB lui-même écrit que le budget de 2026 lui permettra d'évaluer les principaux moteurs de l'amélioration. Il ne nie pas l'amélioration. Il attend de la voir.

C'est possible. Rien de plus.

Le porte-parole de Champagne

John Fragos, porte-parole du ministre des Finances, François-Philippe Champagne, maintient la promesse, rapporte le Toronto Star.

Le budget en détaillera les moteurs, dit-il.

Il défend aussi la définition du fonctionnement. Un garde-fou plus strict, selon lui, pour garder des budgets soutenables.

Et pourtant, un garde-fou dont on ne publie pas la carte ne se vérifie pas.

Un an d'avance, promis. Le détail, à l'automne.

Deux ans de retard

Le 24 septembre

Le DPB, dirigé par Annette Ryan, part du budget de 2025 et de la mise à jour du printemps 2026.

Le DPB projette un déficit de fonctionnement de 500 M$ en 2028-29, selon le Toronto Star. Le DPB projette l'équilibre l'année suivante, en 2029-30. Le DPB projette cette année-là un surplus de 1,7 G$.

Le gouvernement rate donc sa propre cible. D'un an. De peu.

500 millions

Une retenue ciblée de 500 M$ sur le fonctionnement suffirait à tenir 2028-29, écrit le DPB.

C'est peu.

Mais il faut les trouver quelque part. Dans la colonne du quotidien. Ou les déplacer vers l'autre.

Le DPB l'écrit sans détour. Classer même un montant modeste en capital plutôt qu'en fonctionnement, sans aucun changement réel de politique, aurait pu compter pour équilibrer la trajectoire initiale.

Cinq cents millions, ou un coup de crayon.

546,6 milliards

La colonne du quotidien

Mettons les ordres de grandeur côte à côte.

En 2025-26, les dépenses de fonctionnement atteignaient environ 546,6 G$, et le côté capital 34,5 G$, selon le DPB cité par The Hub.

La retenue manquante : 500 M$.

Moins d'un dollar sur mille.

À cette échelle, un seul programme changé de colonne suffirait. Un seul.

Le déficit entier

Autre rappel utile. Un budget de fonctionnement équilibré n'est pas un budget équilibré.

La mise à jour du printemps projetait un déficit total de 65,3 G$ cette année, écrit The Hub. Aucune date n'est fixée pour l'effacer.

Et pourtant, c'est l'équilibre partiel qu'on annonce à un sommet d'investisseurs.

Un dollar sur mille décide du mot équilibre.

Le film et le journal

Le cinéma compte comme capital

Voici où l'étiquette devient absurde. Exemples du DPB.

Le crédit d'impôt pour le cinéma compte comme capital : un film serait un actif intellectuel durable. Le crédit d'impôt pour le journalisme compte comme fonctionnement : une nouvelle ne vivrait pas assez longtemps. Le crédit d'impôt pour la recherche scientifique pèse presque la moitié des dépenses fiscales classées en capital.

Un film, un actif. Un reportage, une dépense courante.

L'agriculture, deux fois

Le programme des technologies propres en agriculture est un transfert en capital. Le programme des solutions agricoles pour le climat est du fonctionnement. Les deux soutiennent des investissements à la ferme, note le DPB.

Chez Ressources naturelles Canada, trois programmes sur 27 sont classés en capital.

Même chose en intelligence artificielle. Le fonds d'accès au calcul pour l'IA est du fonctionnement. Le programme d'infrastructure de calcul pour l'IA est du capital. L'un paie l'usage, l'autre exige de construire, explique le DPB.

La Fondation canadienne pour l'innovation est du capital. Les grappes d'innovation mondiales, du fonctionnement.

Avec l'information publique actuelle, impossible de reproduire le classement de façon indépendante, écrit le DPB.

Et pourtant, c'est ce classement qui dira, l'an prochain, si l'équilibre est atteint.

Une étiquette qu'on ne peut pas refaire ne se vérifie pas.

Novembre 2025, déjà

94 milliards de trop

Le doute ne date pas de cette semaine.

En novembre dernier, le DPB calculait déjà que le budget de 2025 surévaluait l'investissement de 94 G$, soit 30 %, sur cinq ans, rapporte The Hub. Environ 217,3 G$ d'investissement réel, au lieu de 311,5 G$ affichés.

Il prévenait que des crédits d'impôt et des subventions étiquetés capital garderaient le fonctionnement en déficit pour le reste de la décennie.

Vingt pour cent dans le brouillard

Dans son rapport du 24 septembre, le DPB ajoute un détail.

Pour environ 20 % du cadre, la mise à jour du printemps ne donnait pas de projections détaillées. La plus grosse catégorie opaque, les autres investissements d'infrastructure provinciaux, territoriaux et municipaux, pèse à elle seule environ 10 %.

Aucune méthode formelle de classement n'a été publiée.

Un cinquième du tableau, sans détail.

Un cinquième du cadre reste dans le brouillard.

Londres a une règle de plus

La dette

Le Canada n'a pas inventé cette règle, rappelle le DPB.

Le Royaume-Uni paie aussi son quotidien avec ses recettes. Il n'emprunte que pour investir.

Mais Londres y ajoute une règle de dette. Ses passifs financiers nets doivent baisser en proportion du PIB à une date donnée.

Ottawa, lui, a retiré en 2025 son ancien ancrage d'une dette en baisse par rapport au PIB. Il garde un déficit en baisse par rapport au PIB.

Les comptes nationaux

Londres définit aussi l'investissement selon les normes internationales des comptes nationaux.

Ottawa range en capital des crédits d'impôt à l'investissement, des allégements pour les sociétés, des subventions à la production. Ni le cadre britannique ni les comptes nationaux ne les compteraient comme formation de capital, souligne le DPB.

Une règle de fonctionnement ne limite pas l'emprunt total, écrit-il encore.

Deux verrous là-bas. Un seul ici.

Londres ferme deux portes. Ottawa en laisse une entrouverte.

Deux économistes, deux règles

Le rappel de 1994

Le débat n'oppose pas seulement le DPB et le gouvernement.

Theo Argitis, du Conseil canadien des affaires, plaide pour des cibles assez simples pour être mesurées, rapporte The Hub.

Il cite l'engagement de Paul Martin, en 1994 : réduire de moitié le déficit en proportion du PIB, en deux ans.

Son conseil recommandait à Carney de diviser le déficit par deux en trois ans. Avec une dette brute en baisse par rapport au PIB.

Deux registres, un brouillard

Sean Speer, du même site, estime que séparer dépense et investissement masque forcément les coûts et les arbitrages.

Ce sont des opinions. Elles disent l'état du débat. Pas un fait.

Mais elles rejoignent ce que le DPB établit par l'exemple. La règle actuelle se vérifie mal de l'extérieur.

Une règle simple se vérifie. Une règle souple se plaide.

Le sommet et la déduction

Trente-six milliards

Revenons au sommet du 15 septembre. Il n'a pas annoncé que l'équilibre.

Une super-déduction pour la productivité y a aussi été annoncée. Coût attendu : 36 G$ sur cinq ans, selon La Presse canadienne sur CP24.

Dans quelle colonne ? Le budget le dira.

L'été des annonces

L'économiste Randall Bartlett estime qu'Ottawa a annoncé plus de 100 G$ de dépenses sur dix ans depuis la mise à jour du printemps, rapporte CP24.

La même dépêche rappelle que la taxe d'accise fédérale sur les carburants, suspendue au printemps, l'est encore jusqu'en 2027.

Des dépenses en plus. Une recette en moins. Et un équilibre avancé d'un an.

Tout cela peut tenir ensemble. Rien ne le démontre encore.

Un sommet, trois annonces, une seule colonne à surveiller.

La facture

173,3 milliards de mesures

Depuis le budget de 2025, l'économie a donné au gouvernement une marge cumulée de 18,5 G$ de 2025-26 à 2029-30, calcule le DPB.

Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour 173,3 G$ sur la même période.

Dont 126,8 G$ en fonctionnement. Et 46,6 G$ en capital.

La détérioration reflète les choix du gouvernement lui-même, surtout du côté du fonctionnement, conclut le DPB.

Qui reçoit, qui rembourse

Je me place du côté de ceux qui paient. Ici, ce sont souvent les mêmes deux fois.

Les ménages à revenu modeste reçoivent l'allocation aujourd'hui.

Ils ont aussi le plus à perdre si, demain, la retenue de 500 M$ tombe sur un programme du quotidien plutôt que sur un crédit d'impôt classé en capital.

Le DPB ne dit pas où tomberait la retenue. Le gouvernement non plus.

Les libéraux ont déjà désigné 60 G$ de dépenses existantes à réduire sur cinq ans, en partie par la réduction de la fonction publique, rapporte CP24.

Des économies, oui. Dans quelle colonne ? Encore la même question.

Ceux qui reçoivent aujourd'hui risquent d'être coupés demain.

Le budget de l'automne

Trois pièces à fournir

Qu'est-ce qui ferait passer ce verdict de non démontré à exact ?

Il faudra voir, dans le budget de l'automne, un solde de fonctionnement chiffré pour 2027-28. Il faudra voir la liste des mesures classées en capital, avec une méthode publiée. Il faudra voir le coût annuel de l'allocation, bonification comprise.

Avec ces trois pièces, le DPB pourra refaire le calcul. Sans elles, personne.

Un reclassement sans retenue

À l'inverse, le verdict deviendrait trompeur si l'équilibre de 2027-28 n'apparaissait qu'après un reclassement de dépenses existantes vers le capital. Sans nouvelle retenue.

Je l'avoue : j'aimerais que Carney ait raison. Un État qui paie son quotidien avec ses recettes, c'est une bonne règle.

Mais une règle dont on déplace la ligne n'est plus une règle.

Champagne doit déposer ce budget dans les prochains mois, écrit The Hub.

Trois pièces, et la promesse devient vérifiable.

Une étiquette, deux ans

Une colonne à publier

Revenons au trimestre. Au supplément du 5 juin. À la caisse.

L'allocation a poussé les dépenses fédérales. Les impôts ont poussé les recettes. Le reste se jouera dans une colonne.

Carney dit 2027-28. Le DPB dit 2029-30. Aucune donnée publique ne tranche encore.

Un chiffre pour y croire

Dans le budget de cet automne, quelle ligne devra apparaître pour que l'équilibre de 2027-28 devienne une preuve plutôt qu'une étiquette ?

Une date ne suffira pas. Il faudra une colonne, une méthode, et un nom au bas de chaque classement.

D'ici là, le verdict ne bouge pas. Non démontré. Pas encore.

L'équilibre de 2027-28 tient à une étiquette, pas à une colonne.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). FACT-CHECK : L'équilibre de Carney en 2027-28 reste non démontré, le DPB dit 2029-30. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/fact-check-l-equilibre-de-carney-en-2027-28-reste-non-demontre-le-dpb-dit-2029-30

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Maxime Marquette
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