ANALYSE : Cent frappes sur les entrepôts depuis juin, Moscou porte sa guerre sur les étagères de Kyiv
L'ACLED a recensé environ 100 frappes russes, ou séries de frappes, contre des entrepôts civils de la région de Kyiv depuis la mi-juin, contre une cinquantaine entre février 2022 et la mi-juin 2026, selon une analyse de l'AFP publiée le 26 septembre.
- L'ACLED a recensé environ 100 frappes russes, ou séries de frappes, contre des entrepôts civils de la région de Kyiv depuis la mi-juin, contre une cinquantaine entre février 2022 et la mi-juin 2026, selon une analyse de l'AFP publiée le 26 septembre.
- L'ACLED a recensé environ 100 frappes russes, ou séries de frappes, contre des entrepôts civils de la région de Kyiv depuis la mi-juin, contre une cinquantaine entre février 2022 et la mi-juin 2026, selon une analyse de l'AFP publiée le 26 septembre .
- Deux fois plus en trois mois qu'en plus de quatre ans.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Cent contre cinquante
Le compte de l'ACLED
L'ACLED a recensé environ 100 frappes russes, ou séries de frappes, contre des entrepôts civils de la région de Kyiv depuis la mi-juin, contre une cinquantaine entre février 2022 et la mi-juin 2026, selon une analyse de l'AFP publiée le 26 septembre.
Deux fois plus en trois mois qu'en plus de quatre ans.
L'ACLED, un observatoire des conflits armés, précise que ce décompte n'est pas exhaustif. Le vrai chiffre peut être différent. L'observatoire le dit lui-même.
Un client devant son téléphone
Au bout de cette chaîne, il y a un homme de 26 ans dans un supermarché de Kyiv. L'AFP l'a rencontré.
Il fait ses courses un œil sur les rayons, l'autre sur son téléphone, à guetter les drones russes au-dessus de la ville.
C'est l'unité de ce texte : l'étagère. Ce qu'elle contient. Ce qui y manque.
Une rangée de canettes. Un bac de pommes de terre. Un trou entre deux marques. On le remarque. On passe.
Téléphone d'abord, rayons ensuite.
Le Coca-Cola et les pommes de terre
Ce qui manque au rayon
Sa boisson préférée n'est plus en stock. « Il n'y a absolument plus de Coca-Cola, même pas l'équivalent », dit-il à l'AFP.
Le mois dernier, raconte-t-il, son épicerie Silpo n'avait plus de pommes de terre, plus de céréales, et peu de légumes.
Le Coca-Cola, on s'en passe. Les pommes de terre, moins.
Le petit marché d'à côté
Il ne panique pas. Un petit marché s'est installé près de chez lui. Il y achète parfois l'essentiel, un peu moins cher.
Et si les choses empirent, il a déjà trouvé un producteur en région pour ses pommes de terre.
Un rayon vide. Puis un autre. Puis on s'organise.
Une étagère vide ne dit pas seulement qu'un produit manque. Elle dit qu'un camion n'est pas venu. Qu'un entrepôt n'existe plus. Que quelqu'un a choisi de le frapper.
Une canette manque, et c'est tout un réseau qui parle.
Les dix-huit premiers jours de septembre
Plus que tout mois depuis mars 2022
L'analyse de l'AFP va plus loin que les entrepôts.
Durant les 18 premiers jours de septembre, la région de Kyiv a subi plus de bombardements que pendant n'importe quel mois complet depuis le début de l'invasion. Une seule exception : mars 2022.
Mars 2022, c'était le premier mois complet de l'invasion.
Septembre 2026, c'est l'entrepôt de banlieue.
Dix-huit jours. Même pas un mois complet. Et déjà un record, à une exception près.
Deux tiers depuis août
Le rythme s'accélère au début d'août, écrit l'AFP. Le 5 août, des entrepôts et un centre logistique de la chaîne Epicentr sont détruits.
Sur neuf mois, les frappes contre les entrepôts civils de la région sont trois fois plus nombreuses que pendant les quatre premières années de guerre. Les deux tiers ont eu lieu depuis le début d'août, selon les données de l'ACLED arrêtées au 18 septembre.
Cent en trois mois, cinquante en quatre ans.
Septembre bat tous les mois, sauf le premier.
Ce que le chiffre dit
Une lecture
Pendant que Washington et Kyiv discutent d'une trêve possible sur les frappes contre l'énergie, selon le Kyiv Independent, l'ACLED compte des frappes sur des entrepôts d'huile, de sel et de conserves.
Voici ma lecture de ce chiffre. Il dit d'abord ceci : une part de la guerre aérienne russe a quitté le front pour viser la chaîne qui remplit les étagères de la capitale.
La fonction d'une frappe se lit à ce qu'elle coûte, et à qui. Ici, la facture ne tombe pas sur une tranchée. Elle tombe sur un panier d'épicerie.
Ce n'est pas une accusation d'intention. C'est une carte. La région de Kyiv est loin de la ligne de front, rappelle l'AFP. Les frappes s'y sont pourtant intensifiées tout l'été.
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Une centrale en feu fait la une. Un entrepôt en feu, rarement. Une habitude d'achat, elle, se casse en une journée.
L'entrepôt n'est pas le front. C'est la cuisine de quelqu'un, trois jours plus tard.
Et pourtant, on en parle moins que des centrales. Un transformateur fait la une. Une palette de conserves, non.
Ce chiffre ne compte pas des bombes, il compte des rayons.
Epicentr, Varus, Fozzy, Pochaina
Les commerces touchés
L'AFP a aussi compté les commerces et les marchés de la région. Ils ont été frappés autant de fois en 2026 que pendant toutes les années de guerre précédentes réunies.
Il y a eu un supermarché Varus.
Il y a eu un hypermarché Fozzy, à Vyshneve.
Il y a eu le marché aux livres de Pochaina, connu depuis longtemps pour ses ouvrages rares et anciens.
Il y a eu les entrepôts d'Epicentr, le 5 août.
Il y a eu l'Epicentr de Kharkiv, frappé par un drone à réaction le 17 septembre, selon LIGA.net.
Sept centres commerciaux
Au premier semestre de 2026, sept centres commerciaux ont été détruits en Ukraine par des attaques russes massives, rapporte LIGA.net.
Un livre ancien ne nourrit personne. Mais on ne frappe pas un marché aux livres pour atteindre une caserne.
Des étals de livres usés. Des éditions rares. Des pages qu'on feuillette avant de payer.
Du livre ancien à l'hypermarché, tout a été touché.
Le mécanisme de l'entrepôt central
Des plateformes logistiques
Pourquoi l'entrepôt ? Parce que la grande distribution ukrainienne fonctionne comme la nôtre.
Les grandes chaînes s'appuient sur des plateformes logistiques centralisées. Le ministre ukrainien de l'Alimentation, Taras Vysotskyi, cité par l'AFP, dit que la vague de frappes a « sérieusement perturbé, voire rendu inopérantes » ces chaînes d'approvisionnement.
Un seul grand entrepôt. Des dizaines de magasins derrière lui. Une frappe suffit.
Décentraliser sous les drones
Le ministre demande aux marques de décentraliser leur logistique. De raccourcir les chaînes. D'utiliser des entrepôts plus petits, ou situés dans les pays voisins.
Le groupe Fozzy, propriétaire des épiceries Silpo, a annoncé au début d'août une réorganisation de ses chaînes d'approvisionnement, selon l'AFP. Les rayons se sont regarnis. Sans certaines marques.
Autrement dit, la guerre redessine la logistique d'un pays entier, rayon par rayon.
Les entreprises aussi plient. Le 1er septembre, la société Zammler Sklad a cessé ses activités, rapporte LIGA.net. Le groupe Zammler, actif depuis 2007, compte 17 bureaux et 8 complexes d'entrepôts en Ukraine, selon la même source.
Huit complexes. Un de moins, bientôt.
Un entrepôt central est un seul toit pour mille rayons.
Le 27 septembre, Brovary
Un entrepôt de Zammler
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Le 27 septembre, l'entreprise de logistique Zammler annonce qu'un de ses entrepôts a été détruit dans la région de Kyiv, selon LIGA.net. Aucune victime, dit l'entreprise.
Elle ne dit pas où. Elle ne dit pas l'ampleur des dégâts. Elle demande qu'on ne publie ni photos ni vidéos : ce serait aider l'ennemi.
Un entrepôt qui brûle, et une entreprise qui demande le silence.
Où était-il, exactement ?
Les incendies ont dégradé la qualité de l'air à Obukhiv et à Brovary, rapporte NV.
Le même jour, selon l'administration militaire régionale citée par NV, 21 sites civils ont été endommagés dans cinq districts de la région. Dans le district de Brovary, deux entrepôts et deux bâtiments administratifs.
Une fumée noire, et de la glace
Ailleurs, dans la région de Jytomyr, un entrepôt du plus grand producteur de crème glacée d'Ukraine a été détruit, selon Ukrainska Pravda citée par bne IntelliNews.
Dans la banlieue de Kyiv, à une dizaine de kilomètres du supermarché de notre client, l'AFP a vu les pompiers autour d'une carcasse de métal calciné. La veille, c'était un entrepôt de la chaîne ECO Market. Parmi les débris, des bouteilles d'huile, des paquets de sel, quelques conserves.
De la crème glacée. Des conserves. De l'huile. Du sel.
Dans la région de Kyiv, trois personnes sont mortes et huit ont été blessées sous les frappes russes de la journée, selon le chef de l'administration régionale, Tymur Tkachenko, cité par NV.
Brovary respire la fumée d'un entrepôt de plus.
Moscou dit aide militaire
La revendication du ministère
Il faut poser ici ce que le chiffre ne dit pas.
Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir frappé un centre logistique de Zammler à Krasylivka, qui stockait selon lui de l'aide militaire occidentale, rapporte bne IntelliNews en citant l'agence TASS.
Aucun responsable ukrainien n'a nommé le site, précise la même source.
Le lendemain, selon l'Associated Press, le ministère russe revendique aussi des stations-service dans la capitale et un centre de tri de la poste Nova Poshta à Odessa.
Des pompes à essence. Un centre de tri de colis. Des mots de ministère pour des lieux de tous les jours.
Je ne peux pas vérifier ce que contenait cet entrepôt. Personne, dans le dossier, ne le peut.
Une revendication n'est pas une preuve. Un silence non plus.
Les limites du décompte
L'ACLED ne prétend pas tout voir. Son décompte n'est pas exhaustif, rappelle l'AFP. Et l'observatoire prévient, dans son suivi hebdomadaire, qu'un même événement peut être compté plusieurs fois s'il touche plusieurs types d'infrastructures.
Un décompte peut compter deux fois le même incendie. Il peut aussi en manquer un.
Il est donc possible qu'une partie des entrepôts frappés ait servi à autre chose qu'au sel et aux conserves.
Et pourtant, un supermarché Varus, un hypermarché Fozzy, un marché aux livres et un entrepôt de crème glacée ne se revendiquent pas comme aide militaire occidentale.
Moscou nomme l'aide militaire. Personne ne nomme la glace.
Ce que l'étagère ne dit pas
Kyiv n'a pas faim
Il faut aussi écrire ce qui modère le constat.
Les distributeurs se sont adaptés, écrit l'AFP. Les pénuries ont été brèves.
Et pourtant, les premières ruptures ont suffi à provoquer une ruée sur certains produits, raconte le client de Kyiv. Les gens voulaient faire des réserves avant l'hiver.
L'économiste Oleg Pendzyn, cité par l'agence, rappelle que la plupart des familles ukrainiennes achètent 45 % de leurs produits dans les marchés chaque mois, et 30 % dans les épiceries de quartier.
Ces commerces s'approvisionnent directement chez les producteurs du pays. Pour l'instant, selon lui, ce circuit écarte tout risque de pénurie alimentaire.
Le supermarché des jeunes urbains
Les supermarchés, ajoute-t-il, servent surtout la jeune population urbaine aux revenus confortables.
Autrement dit, la guerre contre l'étagère frappe d'abord le rayon du Coca-Cola, pas celui des pommes de terre du marché.
C'est vrai. Et cela ne change pas ceci : cent frappes en trois mois ont forcé tout un pays à redessiner la route de sa nourriture.
Pas de Coca-Cola n'est pas une famine.
Mille hryvnias à Boryspil
Une marchande et ses bocaux
À Boryspil, en banlieue de Kyiv, une marchande de 35 ans tient un comptoir au marché central. Elle a parlé à l'AFP.
Avec mille hryvnias, dit-elle, elle achetait de quoi manger. Avec mille hryvnias, de la viande. Avec mille hryvnias, des gâteries pour les enfants.
Mille hryvnias, c'est environ 22,20 $ US, selon l'agence.
« Maintenant, on ne peut presque plus rien acheter », dit-elle.
La fumée depuis août
Boryspil est entourée d'entrepôts. Depuis août, l'odeur de brûlé flotte sur la petite ville, écrit l'AFP.
Le soir, quand les drones approchent, elle attrape ses trois enfants et descend au sous-sol.
Quand les sirènes reprennent au marché, elle pousse son chariot sans lever les yeux.
Le bruit du chariot sur le béton. La sirène par-dessus. Le panier qui se vide plus vite qu'avant.
Trois enfants. Un sous-sol. Un chariot. Voilà l'économie de guerre d'une marchande de banlieue.
Et si l'hiver…
Mille hryvnias ne remplissent plus un panier.
Huit virgule un pour cent
La facture
La banque centrale d'Ukraine a mesuré l'inflation annuelle à 8,1 % en août, rapporte l'AFP.
Le ministre Vysotskyi prévient que la réorganisation de la logistique pourrait faire grimper le prix des aliments de 2,5 % de plus.
Ça se paie en hryvnias. Ça se paie en points d'inflation. Ça se paie en milliards.
Deux et demi pour cent, c'est peu sur une ligne de rapport. C'est beaucoup sur un panier déjà maigre, au début d'un hiver.
Un trou pour l'État
Selon l'économiste Oleg Pendzyn, ce type de frappes aurait creusé un déficit d'environ 1,3 milliard d'euros pour l'État ukrainien. C'est son estimation. Je la rapporte comme telle.
Il s'inquiète surtout des frappes sur les ports de la mer Noire. L'Ukraine en dépend pour 90 % de ses exportations, dit-il, et aucune route terrestre ne peut absorber un tel volume.
La frappe tombe un soir. La facture arrive tous les mois.
L'inflation est la frappe qui arrive après la frappe.
Les pompes de Kharkiv
Stations-service et dépôts
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Les entrepôts ne sont pas seuls sur la carte.
Selon l'analyse de l'AFP, autant de stations-service et de dépôts de carburant ont été frappés au cours des neuf derniers mois que pendant les quatre premières années de guerre.
Dans la région de Kharkiv, près du front, les stations-service et les dépôts ont subi six fois plus de frappes en 2026 que pendant toutes les années précédentes réunies.
Une semaine dans le suivi de l'ACLED
Dans son suivi de la semaine du 12 au 18 septembre, l'ACLED compte 221 attaques russes contre des infrastructures civiles, et 1 179 frappes aériennes et de drones.
Entre le 10 et le 17 septembre, selon l'observatoire, la campagne russe a touché au moins dix stations-service et infrastructures de transport, dont des locomotives, à Kyiv et dans les régions de Jytomyr, de Rivne, de Volhynie et d'Odessa.
Une pompe frappée, c'est un plein plus cher le lendemain. Une locomotive frappée, c'est un train de marchandises qui n'arrive pas. Un entrepôt frappé, c'est une étagère vide trois jours plus tard.
Moscou frappe les entrepôts. Moscou frappe les pompes. Moscou frappe les marchés.
Et demain, quelle étagère ?
La pompe, l'entrepôt, le marché : même carte.
La guerre de l'hiver
Des civils plus vulnérables
Selon des enquêteurs de l'ONU cités par l'AFP, les frappes sur les infrastructures laissent les civils de plus en plus vulnérables à l'approche de l'hiver.
Le client de Kyiv, lui, pense que Moscou cherche à créer une « panique généralisée ». C'est son avis. Il le dit à l'AFP.
Ce n'est pas une caserne. Ce n'est pas une batterie antiaérienne. Ce n'est pas une ligne de tranchées. C'est un rayon de supermarché.
Un cinquième hiver
Dans la capitale, le 26 septembre, un drone a touché un centre commercial du district de Sviatoshynskyi, un incendie a pris près d'entrepôts de Darnytskyi, et l'usine pharmaceutique Darnytsia a été frappée pour la deuxième fois en une semaine, selon le Kyiv Independent cité par bne IntelliNews.
Des médicaments, maintenant. Une autre étagère.
Voici donc ce que je retiens. La fonction de cette campagne n'est pas de prendre un village. Elle est de rendre chaque semaine un peu plus chère, un peu plus lente, un peu plus incertaine, pour une capitale qui entre dans son cinquième hiver de guerre.
J'avoue une chose. J'ai lu l'histoire du Coca-Cola en souriant. Puis j'ai compris que je souriais parce que mon épicerie, elle, est pleine.
Chez nous, un rayon vide est un désagrément. Là-bas, c'est une nouvelle du front, arrivée par la porte de derrière.
Le front est loin. Le panier, non.
L'étagère, pas le front
Ce que l'aide devrait compter
L'ACLED compte des frappes. L'AFP compte des entrepôts. Les marchandes de Boryspil comptent des hryvnias.
Trois façons de compter la même campagne.
Un entrepôt de banlieue n'a pas de batterie antiaérienne à lui. Il a un quai, des palettes, un gardien de nuit.
Il a aussi une ville derrière lui. Des rayons, des cuisines, des boîtes à lunch.
C'est cette ville-là que les chiffres de l'ACLED décrivent, sans la nommer.
Le rayon de l'hiver
Si l'on compte en étagères plutôt qu'en missiles, que devrait livrer l'aide occidentale cet hiver ?
À Boryspil, la marchande aligne ses bocaux de cornichons et de tomates.
« L'essentiel, c'est qu'il y ait de la nourriture et de l'eau », dit-elle. « Pas de Coca-Cola, ce n'est pas une catastrophe. »
Cent en trois mois, et l'étagère tient par les marchés.
Sources :
Sources Primaires :
- AFP — analyse des données ACLED, entrepôts de la région de Kyiv frappés deux fois plus en trois mois, 26 septembre 2026
- AFP — les consommateurs de Kyiv et de Boryspil sous les frappes, inflation et logistique, 27 septembre 2026
- ACLED — suivi hebdomadaire du conflit en Ukraine, semaine du 12 au 18 septembre 2026
Sources Secondaires :
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). ANALYSE : Cent frappes sur les entrepôts depuis juin, Moscou porte sa guerre sur les étagères de Kyiv. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/analyse-cent-frappes-sur-les-entrepots-depuis-juin-moscou-porte-sa-guerre
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