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La ChroniqueAnalyse· N° 2568

L'offensive russe s'effondre en Ukraine malgré un bain de sang inutile

La Russie voulaitcapturer les vingt pour cent restants de la région de Donetsk d'ici la fin de l'année. Selon Kyiv, Moscou a

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  1. Selon Kyiv, Moscou a manqué quatorze échéances pour capturer les vingt pour cent restants de Donetsk, et Al Jazeera estime qu'au rythme actuel il faudrait environ quatorze ans de plus.
  2. L'ISW indique que les gains russes au premier semestre 2026 sont tombés à 622 km², contre 2 190 km² un an plus tôt, soit un gain net de 97 km² après contre-offensives ukrainiennes.
  3. Les pertes russes atteindraient 39 490 hommes en juin 2026, pour un cumul d'environ 1,4 million selon le CSIS.
  4. L'Ukraine mène une campagne de frappes logistiques de quarante jours, annoncée par Zelensky le 25 juin, visant raffineries, dépôts et infrastructures.
  5. Poutine a rejeté deux propositions ukrainiennes de cessez-le-feu, malgré les déclarations diplomatiques de Lavrov et Peskov.
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Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

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Introduction : le mirage d'une avancée qui n'avance plus

Un chiffre qui résume tout un fiasco militaire

La Russie voulait capturer les vingt pour cent restants de la région de Donetsk d'ici la fin de l'année. Selon Kyiv, Moscou a déjà manqué quatorze échéances précédentes pour cet objectif. Selon Al Jazeera, au rythme actuel, il faudrait cinq mille cent cinquante jours, soit environ quatorze années supplémentaires, pour que les forces de Vladimir Poutine achèvent cette conquête.

Ce chiffre, à lui seul, résume l'ampleur du fiasco stratégique que vit l'armée russe depuis le début de l'année 2026, malgré un coût humain qui continue de grimper de façon vertigineuse sur le terrain ukrainien.

Ce que révèlent les données de l'Institute for the Study of War

L'Institute for the Study of War, un centre de réflexion basé à Washington qui compile des données géolocalisées en source ouverte, confirme que les gains territoriaux russes se sont effondrés cette année, alors même que les pertes humaines russes ont continué d'augmenter.

Cette divergence entre pertes croissantes et gains territoriaux qui s'évaporent constitue l'un des indicateurs les plus clairs de l'échec stratégique cumulé de l'offensive russe engagée depuis 2022.

Je le dis avec la prudence d'un chroniqueur, pas d'un stratège militaire : quand un ratio pertes-gains devient à ce point catastrophique, ce n'est plus une guerre d'usure, c'est un mur contre lequel une armée entière se brise.

L'effondrement chiffré de l'avancée russe en 2026

Une comparaison brutale entre 2025 et 2026

Au premier semestre 2025, les forces russes avaient saisi environ deux mille cent quatre-vingt-dix kilomètres carrés de territoire ukrainien. Sur la même période en 2026, ce chiffre est tombé à seulement six cent vingt-deux kilomètres carrés, une chute vertigineuse selon les données de l'ISW.

Le rythme d'avancée quotidien est passé de seize virgule six kilomètres carrés par jour au premier semestre 2025 à seulement un virgule zéro trois kilomètre carré par jour en 2026, un effondrement de plus de quatre-vingt-quinze pour cent en l'espace de douze mois.

Un gain net dérisoire une fois les contre-offensives ukrainiennes soustraites

Une fois les infiltrations russes retirées et les contre-avancées ukrainiennes prises en compte, le gain net russe pour l'ensemble du premier semestre 2026 ne s'élève qu'à quatre-vingt-dix-sept kilomètres carrés selon l'analyse de l'Institute for the Study of War.

Ce chiffre dérisoire, comparé aux ambitions affichées par le Kremlin depuis le début de l'invasion, illustre à quel point la machine de guerre russe patine désormais sur le terrain ukrainien, malgré des ressources humaines et matérielles considérables engagées.

Je persiste à croire que ces chiffres, aussi arides soient-ils, racontent une histoire bien plus éloquente que n'importe quel discours triomphaliste sorti de Moscou ces derniers mois.

Le prix humain exorbitant payé par l'armée russe

Des pertes qui explosent en juin 2026

Selon l'estimation militaire ukrainienne, l'armée russe a subi trente-neuf mille quatre cent quatre-vingt-dix pertes rien qu'au mois de juin 2026, un chiffre mensuel considérable qui s'ajoute à un bilan cumulé estimé à un virgule quatre million de pertes depuis le début de la guerre, selon le Center for Strategic and International Studies.

Le ratio de pertes par kilomètre carré conquis en juin 2026 atteint mille deux cent quatre-vingt-dix-huit, contre seulement soixante-huit en juin 2025, un basculement catastrophique qui traduit l'inefficacité croissante de la stratégie offensive du Kremlin.

Une capacité de recrutement qui ne suit plus le rythme

La capacité de recrutement russe est estimée entre vingt-quatre mille et trente mille hommes par mois, un flux qui peine visiblement à compenser l'ampleur des pertes subies sur le front, comme en témoignent les difficultés croissantes de mobilisation rapportées par plusieurs analystes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a résumé la situation avec ironie en évoquant les soldats russes non mobilisés qui font la queue pour de l'essence, une image qui traduit un moral en berne au sein même de la société russe.

Je ne célèbre jamais la mort, quel que soit le camp, mais je refuse aussi de fermer les yeux sur le cynisme d'un régime qui sacrifie ses propres soldats pour un gain territorial devenu quasiment nul.

La stratégie ukrainienne du verrouillage logistique

Une campagne de frappes pensée pour étouffer l'arrière russe

Le vingt-cinq juin, Volodymyr Zelensky a annoncé le lancement d'une campagne de quarante jours de frappes à moyenne et longue portée, explicitement destinée à contraindre la Russie à mettre fin à la guerre en s'attaquant directement à sa logistique militaire.

Cette stratégie, baptisée verrouillage logistique par le ministre ukrainien de la Défense Mykhailo Fedorov, cible en priorité les entrepôts, les convois de ravitaillement et les infrastructures ferroviaires et routières essentielles à l'effort de guerre russe.

Une intensification mesurable des frappes ukrainiennes

Le nombre d'attaques ukrainiennes est passé de deux cent dix en mai à trois cent trois en juin, une augmentation significative qui traduit la montée en puissance des capacités offensives ukrainiennes à distance, particulièrement dans le domaine des drones et des munitions de précision.

Début juillet, l'Ukraine a détruit douze sous-stations électriques dans le sud de la Crimée, un coup dur supplémentaire porté à l'infrastructure énergétique que la Russie utilise pour soutenir ses opérations militaires dans la péninsule annexée.

Je vois dans cette stratégie logistique la preuve qu'un pays plus petit et moins armé peut, avec de l'ingéniosité et un soutien occidental constant, faire vaciller une puissance militaire bien plus imposante sur le papier.

L'efficacité redoutable des forces de systèmes sans pilote

Une frappe toutes les cinquante-deux secondes en juin

Le commandant Robert Brovdi, connu sous le nom de guerre Magyar, à la tête des forces ukrainiennes de systèmes sans pilote, a revendiqué avoir frappé une cible russe sur ou derrière les lignes de front toutes les cinquante-deux secondes au cours du mois de juin 2026.

Selon ses déclarations publiées sur Telegram, ses unités ont détruit ou endommagé plus de cinquante mille cent quarante-sept cibles militaires russes en un seul mois, un chiffre qui, s'il se confirme, illustre l'ampleur de la transformation technologique du champ de bataille ukrainien.

Des capacités appelées à encore se renforcer

Volodymyr Zelensky a annoncé que les capacités de frappe à court et moyen rayon allaient continuer d'augmenter dans les semaines à venir, avec des ressources supplémentaires promises aux bataillons ukrainiens engagés dans cette guerre de drones désormais centrale.

Cette montée en puissance technologique constitue l'un des rares domaines où l'Ukraine conserve un avantage comparatif net face à une armée russe plus nombreuse mais visiblement moins agile sur le plan opérationnel et technologique.

Je crois que cette guerre de drones est en train de réécrire les manuels militaires occidentaux, et que l'Occident aurait tort de sous-estimer ce que l'Ukraine a appris sur ce terrain à ses dépens.

Les cibles stratégiques frappées en profondeur par l'Ukraine

Des raffineries et des sites militaires visés en Russie même

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Au cours de la semaine précédant début juillet, les frappes ukrainiennes longue portée ont touché les raffineries d'Ufa, de Nizhegorodsky, de Slavyansk et de Iaroslavl, portant un coup direct à la capacité de la Russie à approvisionner ses forces armées en carburant.

Ont également été visés des navires-câbliers en construction dans le détroit de Kertch, des centres de communications satellite près de Moscou, ainsi qu'un fabricant de munitions à Volgograd, démontrant une portée stratégique inédite pour l'arsenal de drones ukrainien.

L'aérodrome militaire de Saky également touché

L'aérodrome militaire de Saky, en Crimée annexée, a également figuré parmi les cibles frappées, tout comme un institut de recherche fabriquant des pièces d'avions et de missiles dans la région russe de Penza, loin des lignes de front traditionnelles.

Cette capacité ukrainienne à frapper en profondeur le territoire russe change fondamentalement la nature du conflit, en exposant des infrastructures que le Kremlin croyait autrefois à l'abri de toute menace directe venue de Kyiv.

Je considère que cette capacité de frappe en profondeur est la meilleure réponse possible à ceux qui, en Occident, doutaient encore de la capacité ukrainienne à tenir tête à long terme face à Moscou.

La posture ambiguë du Kremlin face à la médiation américaine

Des signaux contradictoires envoyés par Moscou

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé le vingt-six juin que les propositions américaines avaient été discutées et acceptées par la partie russe lors des échanges tenus en Alaska, un signal apparent d'ouverture diplomatique de la part du Kremlin.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a de son côté déclaré que la Russie accueillerait favorablement la médiation américaine et resterait ouverte au processus de règlement pacifique, des propos qui contrastent avec la poursuite des opérations militaires sur le terrain.

Poutine rejette pourtant deux propositions ukrainiennes de cessez-le-feu

Malgré ces déclarations diplomatiques, Vladimir Poutine a rejeté deux propositions ukrainiennes distinctes : un cessez-le-feu portant sur les frappes à longue portée, et un autre limité aux régions de Soumy, Kharkiv, Mykolaïv et Dnipropetrovsk.

Poutine a justifié ce refus en affirmant que les frappes russes en profondeur sur le territoire ukrainien étaient plus puissantes et plus dévastatrices, une déclaration qui trahit une volonté manifeste de maintenir la pression militaire plutôt que de rechercher une désescalade réelle.

Je ne suis dupe d'aucune des deux postures : les mots de paix prononcés à Moscou pèsent peu face à la poursuite d'une guerre d'agression qui n'a, à ce jour, jamais réellement ralenti sur le terrain.

Le rôle de Trump et de la posture occidentale face à Moscou

Une médiation américaine qui maintient la pression

La médiation américaine, évoquée directement par Lavrov et Peskov, illustre l'influence continue de l'administration Trump dans les tentatives de règlement du conflit, une posture qui, sur le plan militaire et diplomatique, mérite d'être créditée quand elle contribue à maintenir Moscou sous pression constante.

Cette implication américaine, combinée au soutien matériel occidental constant apporté à l'Ukraine, illustre la force d'une coalition occidentale qui refuse de céder aux manœuvres dilatoires du Kremlin sur la scène diplomatique internationale.

Une dissuasion occidentale qui porte ses fruits sur le terrain

C'est précisément cette combinaison de soutien militaire continu et de pression diplomatique coordonnée qui explique, en grande partie, l'effondrement des gains territoriaux russes documenté par l'Institute for the Study of War depuis le début de l'année 2026.

Sans cet appui occidental soutenu, l'armée ukrainienne n'aurait probablement pas pu développer une telle capacité de frappe en profondeur ni maintenir un rythme de résistance aussi soutenu face à une armée russe pourtant bien plus nombreuse sur le papier.

Je crois fermement que cette guerre démontre, chiffres à l'appui, que la fermeté occidentale et le soutien militaire constant restent les meilleurs outils pour faire plier une agression impérialiste comme celle de Poutine.

Moscou face à une anxiété grandissante selon Al Jazeera

Une posture ferme qui masque mal les difficultés internes

Selon le reportage d'Al Jazeera publié le trois juillet, une anxiété perceptible gagne du terrain à Moscou, alors que Vladimir Poutine continue publiquement d'affirmer que la Russie tient bon, malgré un moral en berne documenté au sein des forces armées russes.

Cette dissonance entre le discours officiel du Kremlin et la réalité du terrain, telle que documentée par des sources indépendantes et des données géolocalisées, illustre les tensions grandissantes qui traversent l'appareil militaire et politique russe.

Un régime qui peine à justifier le coût de la guerre

Face à des pertes humaines colossales pour des gains territoriaux devenus quasiment nuls, le régime de Poutine se retrouve de plus en plus contraint de justifier, y compris auprès de sa propre population, le coût exorbitant d'une guerre qui semble s'enliser durablement.

Cette situation pourrait, à terme, fragiliser davantage la position interne de Vladimir Poutine, dont la légitimité repose en grande partie sur la capacité à présenter cette invasion comme une réussite stratégique incontestable.

Je veux croire que cette anxiété grandissante à Moscou est le signe avant-coureur d'un basculement stratégique, même si la prudence m'oblige à rappeler que les régimes autoritaires savent aussi se montrer redoutablement résilients.

Ce que cette guerre d'usure révèle sur les rapports de force futurs

Une leçon pour l'ensemble des démocraties occidentales

Cette bataille de chiffres entre pertes massives et gains territoriaux dérisoires constitue une leçon stratégique majeure pour l'ensemble des démocraties occidentales confrontées à des régimes autoritaires prêts à sacrifier des vies humaines pour des objectifs territoriaux limités.

Elle démontre également que la résistance ukrainienne, soutenue par un appui occidental constant, peut transformer une guerre d'agression en un bourbier stratégique coûteux pour l'agresseur, un précédent dont la Chine, l'Iran et la Corée du Nord devraient également tirer les leçons.

Une vigilance qui doit rester constante face aux menaces globales

Cette dynamique ne doit toutefois jamais faire oublier la vigilance nécessaire face à l'ensemble des menaces pesant sur l'ordre international, alors que la Chine observe attentivement les conséquences de ce conflit pour ses propres ambitions régionales.

Le maintien d'un front occidental uni, tant sur le plan militaire que diplomatique, reste la condition essentielle pour transformer cette dynamique favorable sur le terrain en une victoire stratégique durable pour l'Ukraine et pour l'ensemble du camp occidental.

Je termine cette analyse convaincu que cette guerre, aussi tragique soit-elle, offre une démonstration éclatante de ce que peut accomplir une résistance déterminée soutenue par une coalition occidentale qui refuse de vaciller.

Les limites de cette dynamique favorable pour l'Ukraine

Un effondrement des gains russes qui ne signifie pas une victoire ukrainienne immédiate

Il serait imprudent de confondre cet effondrement des gains territoriaux russes avec une victoire ukrainienne imminente. La Russie conserve une capacité de destruction considérable, notamment à travers ses frappes de missiles et de drones sur les infrastructures civiles ukrainiennes.

Cette nuance essentielle rappelle que la guerre reste loin d'être terminée, et que chaque avancée ukrainienne, aussi encourageante soit-elle sur le papier, doit être consolidée par un soutien militaire occidental qui ne faiblit pas dans la durée.

La nécessité de maintenir l'aide occidentale sur le long terme

Cette guerre d'usure, où les chiffres semblent désormais pencher en faveur de l'Ukraine, ne pourra se transformer en avantage stratégique durable que si les pays occidentaux maintiennent leur engagement financier et militaire sans céder à la fatigue de l'opinion publique.

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C'est précisément sur ce point que la responsabilité collective de l'Occident, y compris des États-Unis sous l'administration Trump, sera jugée dans les mois et les années à venir face à cette agression russe non provoquée.

Je refuse tout triomphalisme prématuré : ces chiffres sont encourageants, mais seule une constance occidentale sans faille transformera cet avantage statistique en paix juste et durable pour l'Ukraine.

Le rôle crucial du renseignement occidental dans ce basculement

Des données satellites qui changent la donne stratégique

Le partage continu de renseignements satellites et électroniques entre les services occidentaux et l'armée ukrainienne a joué un rôle déterminant dans la capacité de Kyiv à anticiper les mouvements russes et à frapper avec précision des cibles stratégiques en profondeur.

Cette coopération en matière de renseignement, souvent moins visible que les livraisons d'armement, constitue pourtant l'un des piliers les plus solides du soutien occidental à l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe.

Une suprématie technologique qui compense l'infériorité numérique

Face à une armée russe numériquement supérieure, l'Ukraine a misé sur cette supériorité technologique et informationnelle pour compenser son désavantage en effectifs, une stratégie qui porte visiblement ses fruits au vu des chiffres de pertes russes disproportionnés.

Cette dynamique confirme que la guerre moderne se joue autant sur le terrain informationnel et technologique que sur le nombre brut de soldats mobilisés de part et d'autre du front.

Je vois dans cette coopération de renseignement la preuve concrète que l'alliance occidentale, quand elle reste unie, peut compenser des désavantages numériques qui paraissaient autrefois insurmontables.

Les conséquences économiques de cette guerre d'usure pour Moscou

Un budget militaire russe sous tension croissante

Le coût économique de cette guerre d'usure pèse de plus en plus lourdement sur les finances publiques russes, contraintes de financer simultanément le recrutement, l'équipement et le remplacement de pertes matérielles massives sur le front ukrainien.

Cette pression budgétaire, combinée aux sanctions occidentales maintenues depuis le début du conflit, contribue à fragiliser davantage l'économie russe sur le moyen et le long terme, malgré la résilience apparente affichée par le Kremlin.

Des sanctions occidentales qui continuent de produire leurs effets

Les sanctions économiques imposées par les pays occidentaux depuis 2022 continuent de limiter l'accès de la Russie à certaines technologies militaires clés, un facteur supplémentaire qui pourrait expliquer en partie les difficultés opérationnelles observées sur le terrain en 2026.

Cette combinaison de pression économique et militaire illustre à quel point une stratégie occidentale coordonnée, même imposée, peut éroder durablement la capacité offensive d'un régime autoritaire déterminé à poursuivre son agression.

Je considère que les sanctions, souvent critiquées pour leur lenteur d'effet, montrent aujourd'hui leur vraie valeur stratégique dans l'affaiblissement progressif de la machine de guerre russe.

Ce que l'histoire militaire retiendra de cette phase du conflit

Un cas d'école pour les futures stratégies de défense occidentale

Les historiens militaires étudieront probablement cette phase du conflit comme un cas d'école illustrant comment une force numériquement inférieure, mais technologiquement agile et soutenue par une coalition internationale déterminée, peut renverser un rapport de force initialement défavorable.

Cette leçon stratégique dépasse largement le cadre du conflit ukrainien et pourrait influencer durablement la doctrine de défense de nombreux pays occidentaux confrontés à des menaces similaires dans les années à venir.

Une vigilance qui ne doit jamais faiblir face aux régimes autoritaires

Cette analyse ne doit cependant jamais servir de prétexte à un relâchement de la vigilance occidentale, tant les régimes autoritaires comme celui de Poutine ont démontré par le passé leur capacité à s'adapter et à rebondir après des revers militaires importants.

C'est cette vigilance constante, combinée à un soutien occidental sans faille, qui permettra de transformer cet avantage stratégique actuel en une paix durable et juste pour l'Ukraine et pour l'ensemble de la sécurité européenne.

Je crois que cette guerre restera dans les manuels comme la démonstration éclatante qu'une démocratie déterminée, soutenue par ses alliés, peut résister à une agression que beaucoup jugeaient inévitable en 2022.

Conclusion : un tournant qui doit se confirmer dans la durée

Un basculement statistique indéniable mais fragile

Les chiffres de l'Institute for the Study of War, de Kyiv et du Center for Strategic and International Studies convergent tous vers le même constat : l'offensive russe s'essouffle en 2026, à un coût humain sans commune mesure avec les gains territoriaux obtenus par le Kremlin.

Une victoire encore à consolider par l'Occident tout entier

Ce tournant statistique, aussi encourageant soit-il pour l'Ukraine et pour l'ensemble du camp occidental, ne se transformera en victoire durable que si le soutien militaire et diplomatique se maintient sans relâche dans les mois à venir, face à un régime russe qui n'a montré, jusqu'ici, aucun signe réel de renoncement à ses ambitions territoriales.

Je referme cette analyse avec une conviction ferme : la fermeté occidentale a déjà changé le cours de cette guerre, et seul un relâchement de notre part pourrait encore permettre à Poutine de renverser une dynamique qui lui échappe désormais.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.

Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous Sources.

Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

Sources

Sources primaires

  • Al Jazeera — l'effondrement de l'avancée russe en Ukraine, 3 juillet 2026
  • CNN — infiltrations russes à Kostiantynivka, 24 juin 2026

Sources secondaires

  • Wikipedia — contrôle territorial pendant la guerre russo-ukrainienne
  • RBC Ukraine — la Russie exagère la capture de Kostiantynivka
  • Institute for the Study of War — évaluations quotidiennes du conflit
  • Center for Strategic and International Studies — analyses des pertes russes

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). L'offensive russe s'effondre en Ukraine malgré un bain de sang inutile. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/l-offensive-russe-s-effondre-en-ukraine-malgre-un-bain-de-sang-inutile

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