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La ChroniqueTribune· N° 1436

LETTRE OUVERTE : Macron, Merz, Starmer — l'Europe doit dire non au désengagement américain sur l'Ukraine

Le 24 juin 2026, les dirigeants des cinq plus grandes puissances européennes se sont réunis à Berlin dans le format dit E5 : le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron, la première ministre italienne Giorgia Meloni, le premier ministre polonais Donald Tusk, et le premier ministre britannique Keir Starmer. Ils ont confirmé collectivement leur en

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  1. Le 24 juin 2026, les dirigeants des cinq plus grandes puissances européennes se sont réunis à Berlin dans le format dit E5 : le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron, la première ministre italienne Giorgia Meloni, le premier ministre polonais Donald Tusk, et le premier ministre britannique Keir Starmer. Ils ont confirmé collectivement leur en
  2. LETTRE OUVERTE : Macron, Merz, Starmer — l'Europe doit dire non au désengagement américain sur l'Ukraine
  3. Introduction : Berlin, juin 2026 — cinq dirigeants, une promesse
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

LETTRE OUVERTE : Macron, Merz, Starmer — l'Europe doit dire non au désengagement américain sur l'Ukraine

Introduction : Berlin, juin 2026 — cinq dirigeants, une promesse

Le format E5 : une réponse structurée à Trump

Le 24 juin 2026, les dirigeants des cinq plus grandes puissances européennes se sont réunis à Berlin dans le format dit E5 : le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron, la première ministre italienne Giorgia Meloni, le premier ministre polonais Donald Tusk, et le premier ministre britannique Keir Starmer. Ils ont confirmé collectivement leur engagement à continuer de soutenir l'Ukraine et à « présenter un front uni au sommet de l'OTAN à Ankara ».

Cette réunion n'est pas un geste symbolique de plus. Elle s'inscrit dans un contexte précis : la politique américaine envers l'Ukraine reste ambiguë sous Donald Trump, et l'Europe est en train de construire une architecture de soutien à Kyiv qui ne peut pas attendre les humeurs de la Maison Blanche. Le format E5 est l'expression institutionnelle de cette réalité : quand Washington vacille, Berlin, Paris, Londres, Rome et Varsovie doivent tenir.

Macron et la convergence avec Washington

Ce qui a retenu l'attention, c'est la déclaration de Macron : « après le sommet du G7, il y a une convergence des positions entre les États-Unis et les partenaires européens ». C'est un signal positif — et intentionnellement mesuré. Après le G7 d'Évian, où Trump et Zelensky se sont rencontrés et où les alliés ont remis l'Ukraine en tête de l'agenda américain, l'ambiance est moins hostile qu'elle ne l'était quelques semaines plus tôt.

Mais « convergence » n'est pas « alignement ». L'Europe doit se souvenir que les positions de Trump fluctuent — parfois en quelques heures. La leçon de ces deux dernières années est que le soutien européen à l'Ukraine doit être construit sur des bases structurelles — des engagements légaux, des financements pluriannuels, des livraisons d'armes à long terme — qui ne peuvent pas être remis en question par un tweet ou une déclaration improvisée de Mar-a-Lago.

Ce que Merz a dit — et ce qu'il faut maintenant faire

Le signal clair à envoyer à Moscou

Le chancelier Merz a déclaré que les alliés avaient l'intention « d'envoyer un signal clair à la Russie concernant la poursuite de l'aide à Kyiv ». Il a ajouté que Moscou « doit comprendre que le moment est venu de revenir aux négociations, sur la base de la force de l'Ukraine et de ses partenaires ». Ces mots sont bien choisis — et ils contiennent un message précis : il n'y aura pas de paix dictée par la Russie. Il y aura une paix négociée depuis une position de force ukrainienne et occidentale.

Merz a également détaillé cinq signaux clés que les pays européens comptent transmettre au sommet de l'OTAN d'Ankara : soutien à une Alliance forte et unie, augmentation des dépenses de défense, renforcement de la coopération transatlantique, et soutien à long terme à l'Ukraine. Ces cinq points forment une doctrine européenne cohérente — qui mérite d'être soutenue non seulement en paroles, mais en actes concrets.

Tusk : la solidarité polonaise comme ancre de l'est européen

La présence de Donald Tusk au format E5 est particulièrement significative. La Pologne est le pays qui a le plus à perdre d'une défaite ukrainienne — géographiquement, stratégiquement, historiquement. Elle consacre maintenant plus de 4 % de son PIB à la défense, le plus haut pourcentage de l'OTAN. Elle a accueilli des centaines de milliers de réfugiés ukrainiens. Elle fournit des armes, du soutien logistique, un accès à ses ports et à ses infrastructures. Tusk a dit l'essentiel : « La Pologne n'abandonnera pas son soutien à Kyiv malgré les disputes entre les deux pays, et il appelle à maintenir l'unité de la communauté européenne et transatlantique face à la menace russe. »

Cette déclaration a d'autant plus de poids que les relations polono-ukrainiennes traversent des tensions historiques et politiques — notamment sur des questions d'histoire mémorielle complexes. Le fait que Tusk choisisse explicitement de les mettre de côté pour affirmer la solidarité avec Kyiv est un acte de statesmenship rare dans le paysage politique actuel.

Ce que l'Europe doit comprendre sur la nature de ce conflit

La guerre d'Ukraine est la guerre de sécurité de l'Europe

J'écris cette lettre ouverte avec une conviction qui n'a pas varié depuis 2022 : la guerre en Ukraine n'est pas la guerre de l'Ukraine. C'est la guerre de sécurité de l'Europe. Si la Russie gagnait en Ukraine — si elle parvenait à imposer un accord de paix qui lui permette de consolider ses gains territoriaux, d'absorber le Donbas et la Crimée, et de maintenir une armée en mesure de frapper à nouveau dans quelques années — ce serait l'Europe qui paierait le prix suivant.

Les États baltes, la Pologne, la Finlande, la Suède — ces pays qui ont récemment rejoint ou renforcé leur position dans l'OTAN — le savent. Leurs planifications militaires intègrent ce scénario comme une probabilité, pas comme une hypothèse d'école. La défense de l'Ukraine est donc, concrètement, la défense du flanc oriental de l'OTAN. Et tout ce qui affaiblit l'Ukraine affaiblit l'OTAN.

L'autonomie stratégique européenne : maintenant ou jamais

Cette guerre a aussi mis en lumière quelque chose que beaucoup de dirigeants européens refusaient d'admettre : la dépendance européenne envers les États-Unis pour la sécurité collective est structurellement risquée. Quand Washington décide de réduire son soutien — pour des raisons politiques internes qui n'ont rien à voir avec la sécurité européenne — l'Europe se retrouve dans une position de vulnérabilité inacceptable.

La réponse n'est pas l'anti-américanisme — les États-Unis restent un allié indispensable. La réponse est l'autonomie stratégique : développer des capacités européennes de défense suffisamment robustes pour que l'Europe puisse agir indépendamment si nécessaire. Les missiles britanniques Crossbow, Tigershark et SkyLance — délibérément conçus sans composants américains — sont un symbole de cette orientation. Eurosatory 2026 en a montré les progrès et les lacunes. Berlin doit en être le catalyseur politique.

Les cinq demandes que j'adresse aux dirigeants de l'E5

Première demande : des engagements pluriannuels contraignants

Le soutien à l'Ukraine doit être structuré en engagements pluriannuels contraignants — des traités bilatéraux, des accords d'armements à long terme, des facilités de financement de l'UE qui ne peuvent pas être remis en question par un changement de gouvernement dans un pays membre. Le modèle des accords de sécurité de dix ans signés par plusieurs pays européens avec l'Ukraine en 2024 est le bon. Il doit être étendu et renforcé.

Ces engagements ne sont pas seulement une garantie pour l'Ukraine — ils sont un signal clair à Moscou que le soutien occidental ne faiblit pas avec le temps. La Russie parie sur la lassitude occidentale. Des engagements pluriannuels contraignants démontrent que ce pari est perdu.

Deuxième demande : des munitions maintenant, pas dans cinq ans

L'Ukraine consomme des munitions à une cadence que les arsenaux européens peinent à suivre. Les décisions d'investissement dans les capacités de production de munitions d'artillerie, de missiles air-sol, de systèmes de défense aérienne prises depuis 2022 doivent se traduire en livraisons concrètes le plus vite possible. Chaque mois de délai se traduit en vies perdues sur le front. Les dirigeants de l'E5 doivent exercer une pression réelle sur leurs industries de défense respectives pour accélérer les cadences de production et de livraison.

Troisième demande : intégrer les leçons ukrainiennes dans les programmes de développement d'armes européens. Des officiers ukrainiens, des ingénieurs militaires, des opérateurs de systèmes d'armes doivent être systématiquement consultés dans les processus de développement des industriels de défense européens. Ce n'est pas de la charité — c'est de l'intelligence stratégique.

La question de la paix : les conditions non négociables

Quatrième demande : aucune paix sans garanties de sécurité réelles

La tentation d'une paix rapide — même insuffisante — est compréhensible. Les populations européennes sont fatiguées. Les budgets de défense creusent des déficits. Les élections approchent partout. Mais une paix qui gèlerait les lignes actuelles de contact, permettrait à la Russie de conserver ses territoires conquis, et laisserait l'Ukraine sans garanties de sécurité contraignantes serait une catastrophe à terme. Ce serait une répétition des Accords de Minsk — une pause pour permettre à Moscou de se réarmer.

Les conditions minimales d'une paix acceptable doivent inclure : des garanties de sécurité équivalentes à une adhésion à l'OTAN ou à un accord bilatéral de défense collective, une feuille de route pour la restauration de l'intégrité territoriale ukrainienne, des réparations russes pour la reconstruction de l'Ukraine, et des mécanismes de vérification robustes pour tout cessez-le-feu. Sans ces conditions, toute paix n'est qu'une prochaine guerre en préparation.

Cinquième demande : une voix ukrainienne centrale dans toute décision

Le format E5 de Berlin a réuni cinq dirigeants européens. Aucun Ukrainien n'était à la table. Je comprends les raisons diplomatiques et les formats établis. Mais je pose la question qui doit être posée : comment cinq dirigeants peuvent-ils décider du futur du soutien à l'Ukraine sans Zelensky dans la pièce ? Les négociations futures de paix, les décisions sur les conditions d'un cessez-le-feu, les contours d'un accord politique — tout cela doit être décidé avec l'Ukraine, pas pour l'Ukraine.

C'est la leçon de toutes les guerres de l'histoire : les accords de paix imposés de l'extérieur sur des peuples qui n'ont pas participé à leur négociation créent des ressentiments qui alimentent les conflits suivants. Si l'Europe veut une paix durable, elle doit s'assurer que l'Ukraine soit un acteur, pas un objet, de toute négociation.

Ce que l'histoire nous enseigne sur ce moment

Munich 1938 comme avertissement permanent

Les historiens qui suivent ce conflit avec attention soulignent tous un parallèle que personne ne devrait ignorer : Munich 1938. À l'époque, les démocraties occidentales ont cru qu'elles pouvaient acheter la paix en concédant à Hitler une partie du territoire d'un État voisin — la Tchécoslovaquie. Cette concession n'a pas acheté la paix — elle a affaibli la résistance et encouragé l'agresseur. Le résultat, tout le monde le connaît.

Je ne fais pas de comparaisons historiques faciles. Chaque époque est unique. Mais la logique de base — que l'apaisement d'un agresseur territorial ne produit pas de paix durable — est une leçon historique suffisamment bien établie pour qu'on refuse de l'ignorer. Toute concession à la Russie sur le territoire ukrainien, sans garanties de sécurité réelles, sans mécanismes de vérification robustes, sans engagement contraignant de non-agression futur, est une invitation à la prochaine guerre.

L'Ukraine comme test de la démocratie mondiale

Ce conflit est aussi un test de la capacité des démocraties à défendre leurs valeurs fondamentales quand cela coûte quelque chose. Soutenir l'Ukraine coûte de l'argent, des armes, de l'énergie diplomatique, et parfois des compromis politiques internes difficiles. La facilité serait de se lasser, de trouver des rationalisations pour réduire l'aide, de chercher une sortie de la situation qui évite de confronter directement l'agression russe.

Mais cette facilité a un prix différé — un prix que les États baltes, la Pologne, la Finlande connaissent par cœur. Ce prix, c'est la prochaine guerre. Et la prochaine fois, elle n'aura peut-être pas lieu dans un pays situé confortablement à l'est — elle pourrait avoir lieu à l'est de l'Allemagne, à l'est de la France, ou directement chez ceux qui auront pensé pouvoir s'en tenir à l'écart.

Le sommet OTAN d'Ankara : ce que l'Europe doit y apporter

Les cinq signaux de Merz pour Ankara

Le chancelier Merz a annoncé que les pays européens comptent transmettre cinq messages clés au sommet de l'OTAN d'Ankara : soutien à une Alliance forte et unie, augmentation des dépenses de défense, renforcement de la coopération transatlantique, et soutien à long terme à l'Ukraine. Le cinquième signal n'a pas été publiquement précisé — mais il est probable qu'il concerne les conditions d'un éventuel cessez-le-feu ou les garanties de sécurité pour l'Ukraine.

Ankara sera un test crucial. Si l'Europe arrive unie, avec des positions coordonnées et des engagements concrets, elle renforcera sa crédibilité comme acteur de sécurité autonome. Si elle arrive divisée — avec des capitales qui tirent dans des directions différentes sur les conditions d'une paix possible — elle sera affaiblie face à la fois à Moscou et à Washington. La réunion de Berlin était la répétition. Ankara est la performance.

Les dépenses de défense : un engagement qui doit se traduire en capacités

L'engagement des membres de l'OTAN à consacrer 2 % de leur PIB à la défense — longtemps resté théorique pour beaucoup de membres européens — est maintenant largement dépassé dans certains pays. La Pologne est à plus de 4 %. Les pays baltes dépassent les 3 %. L'Allemagne a réalisé son Zeitenwende avec un fonds spécial de défense considérable. La France a augmenté ses dépenses militaires de façon significative.

Ces chiffres sont importants — mais ils ne se traduisent pas automatiquement en capacités utilisables immédiatement. Il y a un décalage de plusieurs années entre la décision budgétaire et la livraison d'un système d'armes. C'est ce décalage qu'Ankara doit s'attaquer. Des mécanismes d'acquisition rapide, de partage de capacités entre alliés, et de priorisation des besoins ukrainiens actuels doivent être institutionnalisés — pas seulement annoncés.

La reconstruction de l'Ukraine : l'investissement que l'Europe doit planifier maintenant

Le plan Marshall ukrainien : une nécessité, pas une option

La reconstruction de l'Ukraine après la guerre — quelle que soit la forme que prend la fin du conflit — sera l'un des défis économiques les plus importants de l'histoire européenne récente. Les estimations des dommages s'élèvent à des centaines de milliards d'euros : infrastructures, logements, industries, réseaux énergétiques, hôpitaux, écoles. Une Ukraine économiquement dévastée est une Ukraine instable — et une Ukraine instable est un risque sécuritaire pour toute l'Europe.

La décision intelligente est de commencer à planifier cette reconstruction maintenant — pas après la fin de la guerre, mais pendant. Des fonds européens de reconstruction, des garanties de prêts, des programmes d'investissement bilatéraux doivent être structurés dès aujourd'hui, pour être prêts à être déployés dès que les conditions le permettront. Cette planification est aussi un signal à l'Ukraine : l'Europe croit en son futur, pas seulement en sa résistance présente.

L'adhésion à l'UE comme horizon concret

Le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne a connu des avancées significatives depuis 2022. Le statut de candidat a été accordé. Des négociations d'adhésion ont été ouvertes. Mais des obstacles subsistent — notamment des questions de réforme de l'État de droit, de lutte contre la corruption, et des résistances de certains membres actuels. La réunion de Berlin ne traitait pas directement de l'adhésion ukrainienne à l'UE — mais elle en est le contexte.

Accélérer le processus d'adhésion ukrainienne à l'UE — en maintenant les exigences de réforme tout en reconnaissant les circonstances exceptionnelles de la guerre — est l'un des investissements stratégiques les plus importants que l'Europe puisse faire. Une Ukraine ancrée dans l'UE est une Ukraine stabilisée économiquement et institutionnellement. C'est aussi une réponse durable à l'ambition impériale russe.

Conclusion : Berlin n'est pas suffisant, mais c'est nécessaire

Un pas dans la bonne direction

La réunion E5 de Berlin du 24 juin 2026 est un pas dans la bonne direction. Cinq dirigeants qui s'engagent publiquement à continuer de soutenir l'Ukraine, à présenter un front uni à l'OTAN, à envoyer un signal clair à la Russie — c'est mieux que le silence ou la division. Après les turbulences de la politique trumpienne, après les doutes sur la cohésion occidentale, cette réunion dit : l'Europe tient.

Mais tenir ne suffit pas. L'Ukraine a besoin que l'Europe avance. Avance dans ses capacités de défense. Avance dans ses livraisons d'armes. Avance dans la construction d'une architecture de sécurité qui ne dépend pas exclusivement de la bonne volonté d'un seul dirigeant américain imprévisible. Le sommet de l'OTAN d'Ankara sera le prochain test.

L'histoire jugera

Dans dix ans, les historiens écriront sur ce moment. Ils noteront que l'Europe a choisi de soutenir l'Ukraine dans sa lutte pour la survie. Ou ils noteront qu'elle a hésité, tergiversé, puis capitulé devant la lassitude et les pressions de court terme. Je crois — je veux croire — que la première version de l'histoire s'écrira. Et des réunions comme celle de Berlin, le 24 juin 2026, en sont les fondations.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement et contexte

Cette lettre ouverte est un texte d'opinion explicitement engagé. Le chroniqueur assume pleinement une position pro-ukrainienne et en faveur d'un soutien occidental robuste à l'Ukraine. Les faits cités sur la réunion E5 de Berlin sont vérifiables. Les demandes formulées représentent le jugement éditorial du chroniqueur, pas des positions officielles.

Sources et limites

La principale source sur la réunion de Berlin est l'article de UNN du 24-25 juin 2026, lui-même basé sur le Tagesspiegel allemand. Le contenu exact des discussions privées entre dirigeants n'est pas connu du chroniqueur. Ce texte s'appuie sur les déclarations publiques disponibles.

Sources

Sources primaires

Sources secondaires

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). LETTRE OUVERTE : Macron, Merz, Starmer — l'Europe doit dire non au désengagement américain sur l'Ukraine. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/lettre-ouverte-macron-merz-starmer-l-europe-doit-dire-non-au-desengagement-ameri

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MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

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