CHRONIQUE : Israël en Syrie — une occupation sans mandat, un Conseil de sécurité sans voix
Le 25 juin 2026, lors d'une cérémonie de remise de diplômes à des officiers de combat dans le sud d'Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahu a prononcé une formule qui, en quelques mots, énonce une position stratégique d'une portée considérable : « Nous dominons le sud du L
- Le 25 juin 2026, lors d'une cérémonie de remise de diplômes à des officiers de combat dans le sud d'Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahu a prononcé une formule qui, en quelques mots, énonce une position stratégique d'une portée considérable : « Nous dominons le sud du L
- Introduction : « Nous resterons aussi longtemps que nécessaire » — une formule qui cache beaucoup
- La déclaration du 25 juin et ce qu'elle implique
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Introduction : « Nous resterons aussi longtemps que nécessaire » — une formule qui cache beaucoup
La déclaration du 25 juin et ce qu'elle implique
Le 25 juin 2026, lors d'une cérémonie de remise de diplômes à des officiers de combat dans le sud d'Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahu a prononcé une formule qui, en quelques mots, énonce une position stratégique d'une portée considérable : « Nous dominons le sud du Liban, depuis le sommet du Beaufort, et nous resterons aussi longtemps que nécessaire dans la zone de sécurité. Nous n'avons pas l'intention de nous en retirer. » Son ministre de la Défense Israel Katz a été encore plus explicite : « L'armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza sans limite de temps. »
Gaza et le Liban font l'objet d'une couverture médiatique intense depuis des mois. Mais la mention de la Syrie passe souvent sous le radar de l'analyse journalistique approfondie. C'est là, pourtant, que se trouve l'anomalie juridique et politique la plus extraordinaire de cette période : la présence militaire israélienne permanente en Syrie, sur le territoire d'un État souverain reconnu, sans aucun mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, sans accord de paix formel, sans même un statut légal clair. Le silence du droit international face à cette réalité est assourdissant.
La Syrie post-Assad et le vide dans lequel Israël s'est glissé
Depuis la chute du régime d'Assad en décembre 2024, la Syrie est gouvernée par un gouvernement de transition dirigé par les forces islamistes modérées de Hayat Tahrir Al-Sham (HTS), rebaptisées depuis sous l'autorité du président Ahmed al-Sharaa. Ce gouvernement fait face à des défis colossaux : reconstruction économique, réconciliation nationale, rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire. Dans ce contexte de fragilité institutionnelle, Israël a profité de la fenêtre d'opportunité créée par l'effondrement de l'armée syrienne pour établir une présence militaire au-delà de la zone tampon de 1974.
L'étendue de la présence israélienne en Syrie : les faits documentés
235 kilomètres carrés et dix bases militaires
Les données disponibles sont éloquentes. Selon un rapport du Conseil de sécurité de l'ONU publié en juin 2026, Israël a établi un contrôle de facto sur une zone en Syrie s'étendant sur environ 235 kilomètres carrés au-delà de la ligne de cessez-le-feu et de la zone tampon établies par l'accord de désengagement de 1974. Selon une enquête d'Al Jazeera, Israël aurait conduit plus de 800 incursions en territoire syrien entre décembre 2024 et janvier 2026 seul, et aurait construit au moins 10 bases militaires réparties dans trois provinces syriennes.
Le dernier rapport trimestriel du secrétaire général de l'ONU sur la FNUOD (Force de l'ONU pour le désengagement dans les hauteurs du Golan), couvrant la période de février à mai 2026, a rapporté des violations continues de l'accord de 1974, notamment la présence et les activités de l'IDF à l'intérieur et au-delà de la zone de séparation. Le rapport note que l'IDF a « maintenu et renforcé » 11 positions établies du côté syrien de la zone de séparation et de la zone de limitation — deux zones définies par l'accord de 1974 avec des régimes distincts de présence militaire autorisée.
L'accord de 1974 et ses limites juridiques actuelles
L'accord de désengagement de 1974 entre Israël et la Syrie, négocié sous l'égide de Washington, avait créé une zone tampon démilitarisée dans les hauteurs du Golan, supervisée par la FNUOD. Il n'autorisait pas de présence militaire israelienne permanente au-delà de cette zone. Depuis décembre 2024, Israël a avancé ses positions bien au-delà de ces limites, en invoquant la nécessité de prévenir une réinstallation de l'Iran et du Hezbollah dans le sud syrien — un objectif stratégique tout à fait compréhensible, mais qui ne trouve pas de fondement dans le droit international pour justifier une occupation territoriale permanente d'un État souverain.
Le Conseil de sécurité : paralysie organisée face à l'anomalie syrienne
Les lignes de fracture au Conseil
Pourquoi le Conseil de sécurité n'agit-il pas face à la présence militaire israélienne en Syrie? La réponse est bien connue : les États-Unis opposeraient leur veto à toute résolution condamnant Israël. Cette réalité structurelle n'est pas nouvelle — elle remonte aux premières décennies de l'existence d'Israël et au soutien américain à son allié. Mais ce qui est nouveau dans la situation syrienne, c'est l'ampleur de la présence militaire et l'affirmation explicite de son caractère permanent — non comme mesure provisoire en attente d'un accord, mais comme politique d'État annoncée par les plus hauts dirigeants israéliens.
Lors d'un briefing du Conseil de sécurité sur la Syrie en juin 2026, selon les informations disponibles, plusieurs membres ont exprimé des inquiétudes sur la situation dans le sud syrien, appelant Israël à « cesser ses opérations militaires en territoire syrien et à retirer ses forces conformément à l'accord de 1974 ». Ces appels sont restés sans conséquences pratiques. Un certain nombre de membres du Conseil sont susceptibles de renouveler ces demandes — avec le même résultat attendu.
Le silence de Damas
Ce qui est peut-être le plus troublant dans la situation syrienne est le relatif silence de Damas face à l'occupation de son territoire. Le président al-Sharaa a indiqué en avril 2026 que Damas avait atteint des « points préliminaires dans des négociations directes et indirectes » avec Israël, pour voir Israël « se retirer au dernier moment ». Cette formulation révèle un paradoxe : le gouvernement syrien de transition, confronté à des défis existentiels de consolidation du pouvoir, ne peut pas se permettre une confrontation militaire avec Israël — et il peine même à négocier efficacement. Jérusalem en profite pour consolider sa présence.
La justification israélienne et ses arguments
Sécurité nationale et protection des Druzes
Netanyahu a invoqué plusieurs justifications pour la présence israélienne en Syrie. La principale est sécuritaire : empêcher l'Iran et le Hezbollah de reconstituer leurs réseaux dans le sud syrien. Cette préoccupation est substantielle : pendant des années, le territoire syrien sous Assad avait servi de voie de transfert pour les armes iraniennes destinées au Hezbollah libanais — missiles guidés de précision, systèmes anti-aériens, drones. Israël a mené des centaines de frappes aériennes contre ces transferts sous Assad. Avec la chute du régime, l'IDF a pris le contrôle physique des positions clés pour gérer directement cette menace.
Une deuxième justification invoquée par Netanyahu — « protéger nos frères druzes » — est plus contestable. La communauté druze du sud syrien, dont beaucoup ont des liens familiaux et communautaires avec les Druzes israéliens du Golan, fait effectivement face à des incertitudes dans la Syrie post-Assad. Mais la protection d'une minorité confessionnelle dans un pays étranger ne constitue pas un fondement reconnu en droit international pour une occupation militaire de ce pays. L'argument humanitaire, aussi sincère soit-il dans ses motivations, ne peut pas légalement justifier une présence militaire permanente sur un territoire souverain sans accord de la puissance d'accueil.
Les bases militaires : une posture défensive ou offensive?
La construction de 10 bases militaires en Syrie — avec des positions dans trois provinces différentes, dont certaines bien au-delà de la frontière traditionnelle — va au-delà de ce qu'une position défensive stricte requiert. Des bases sont des infrastructures permanentes : elles ont des routes d'accès, des dépôts de carburant, des capacités de commandement et de communication. Elles ne se construisent pas si on envisage de partir rapidement. L'affirmation de Netanyahu que l'IDF restera en Syrie « aussi longtemps que nécessaire » et celle de Katz qu'il s'agit d'une présence « sans limite de temps » confirment ce que les bases sur le terrain indiquent déjà : ce n'est pas provisoire.
Les précédents et leurs implications pour l'ordre mondial
Quel précédent Israël est-il en train de créer?
L'un des principes fondateurs de l'ordre international post-1945 est l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la force. Ce principe a été régulièrement violé — par la Russie en Crimée en 2014, par l'invasion de l'Ukraine en 2022. Dans chaque cas, la communauté internationale a réagi avec condamnations, sanctions et soutien à la partie agressée. La réaction à la présence militaire permanente d'Israël en Syrie est, par comparaison, remarquablement muted. Ce contraste crée un précédent dangereux : celui que des acteurs perçus comme pro-occidentaux peuvent acquérir du territoire par la force sans subir les mêmes conséquences.
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Ce précédent ne concerne pas seulement Israël. La Chine, la Turquie — qui maintient des forces militaires dans le nord de la Syrie sans mandat de l'ONU depuis des années —, et d'autres acteurs observent comment le système international traite ces situations. Si la règle est « les pays pro-occidentaux peuvent occuper le territoire de nations faibles quand c'est dans leur intérêt sécuritaire », alors cette règle s'appliquera de façon encore plus large à l'avenir, dans des circonstances et par des acteurs que l'Occident ne contrôle pas.
La Syrie et l'espoir de reconstruction
Pour la Syrie elle-même, la présence militaire israélienne représente un obstacle concret à la reconstruction nationale et à la réconciliation. Un gouvernement qui ne contrôle pas son propre territoire ne peut pas exercer la pleine souveraineté. Des zones sous contrôle militaire étranger ne peuvent pas être pleinement intégrées dans un projet économique et administratif national. Les 1,2 million de Syriens déplacés qui souhaitent rentrer dans les régions sous contrôle israélien se retrouvent dans une situation analogue aux Libanais déplacés du sud — otages d'un calcul sécuritaire qui ne prend pas leur réalité en compte.
Le Conseil de sécurité et la paralysie institutionnelle face à Israël
Un système conçu pour l'impuissance dans les cas difficiles
La présence militaire israélienne en Syrie, au Liban et à Gaza repose sur une réalité institutionnelle désagréable : le Conseil de sécurité de l'ONU est paralysé dès que les intérêts permanents des membres s'affrontent. Les États-Unis ont exercé leur droit de veto à de nombreuses reprises pour bloquer des résolutions critiquant les opérations militaires israéliennes. Cette protection diplomatique américaine est une donnée structurelle du système international — et elle explique pourquoi Netanyahou peut annoncer une présence militaire indéfinie dans trois pays étrangers sans déclencher de mécanisme de pression contraignant.
La Chine et la Russie — qui auraient normalement pu contrebalancer le veto américain — se trouvent dans une position délicate : leurs propres comportements de politique étrangère (occupation du Tibet, annexion de la Crimée, opérations en Syrie) les rendent vulnérables à des accusations d'hypocrisie si elles poussent trop fort sur les normes de souveraineté. Le résultat est un blocage institutionnel qui profite objectivement à Israël, même si ce n'est pas l'intention déclarée de Washington.
Ce que Netanyahu entend par « sécurité »
Dans ses déclarations du 25 juin, Netanyahou a lié la présence militaire israélienne à des « arrangements de sécurité » visant à empêcher le retour d'Hezbollah dans le sud du Liban et à maintenir une zone tampon contre les forces pro-iraniennes en Syrie. Ces objectifs sont militairement défendables depuis la perspective israélienne : l'expérience d'octobre 2023 a démontré les coûts catastrophiques d'une frontière nord mal sécurisée. Mais « arrangement de sécurité » ne définit pas de périmètre, de durée, de conditions de sortie, ni de cadre juridique.
Cette ambiguïté délibérée est une caractéristique, pas un bug, de la politique de sécurité israélienne. En maintenant une définition ouverte de ses besoins de sécurité, Israël se donne la flexibilité de redéfinir ses exigences en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain. C'est une stratégie efficace à court terme — mais elle rend pratiquement impossible la négociation d'un cadre diplomatique stable avec les États voisins et la communauté internationale.
La justification israélienne et ses limites légales
L'argument de la légitime défense préventive
Le cadre juridique qu'Israël invoque pour ses opérations militaires au Liban et en Syrie est essentiellement la légitime défense préventive — l'article 51 de la Charte des Nations Unies, interprété de façon large pour inclure les menaces imminentes plutôt que les attaques en cours. Cette interprétation est contestée par une majorité d'États membres de l'ONU, mais elle est défendue par les États-Unis et quelques autres démocraties occidentales qui ont elles-mêmes recours à des justifications similaires.
Le problème est que la légalité de la présence militaire israélienne dans des États souverains comme le Liban et la Syrie dépend entièrement de la définition de « menace imminente » — une définition qui peut être étirée indéfiniment si le pays occupant en est le seul juge. Sans mécanisme de vérification indépendant et contraignant, « rester aussi longtemps que nécessaire » peut vouloir dire : indéfiniment, à la discrétion d'un seul gouvernement.
Les réactions arabes et la dynamique régionale
Les gouvernements arabes — notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie et l'Égypte — se trouvent dans une position délicate face aux déclarations de Netanyahou. Leurs opinions publiques sont profondément anti-israéliennes à la suite des opérations à Gaza, mais leurs gouvernements ont des intérêts pratiques à coopérer avec Israël sur la sécurité régionale et l'endiguement de l'Iran. Cette tension entre opinion publique et réalpolitik gouvernementale crée des dynamiques instables.
Le processus de normalisation israélo-saoudien — qui semblait proche d'une signature avant octobre 2023 — est aujourd'hui en suspens. Les conditions saoudiennes incluent des progrès concrets vers un État palestinien — une condition que le gouvernement actuel de Netanyahou ne peut pas accepter sans provoquer l'effondrement de sa coalition. Ce blocage politique israélien interne a des conséquences géopolitiques régionales considérables : il empêche la formation d'un front arabo-israélien cohérent contre l'Iran.
Les précédents internationaux et l'ordre mondial libéral
Le spectre du deux poids deux mesures
La déclaration de Netanyahou sur la présence militaire indéfinie dans trois pays a été immédiatement saisie par des acteurs comme la Russie et la Chine comme illustration d'un double standard occidental. La logique est simple : si Israël peut rester « aussi longtemps que nécessaire » en Syrie et au Liban pour des raisons de sécurité, pourquoi la Russie ne pourrait-elle pas rester dans les territoires ukrainiens occupés pour les mêmes raisons? La réponse occidentale — que les situations sont fondamentalement différentes — est correcte mais insuffisamment articulée pour convaincre les opinions publiques du Sud global.
Ce deux poids deux mesures perçu est l'un des principaux vecteurs de la propagande russe et chinoise dans les pays d'Afrique, d'Asie du Sud et d'Amérique latine. Dans ces régions, l'Occident est souvent vu non comme un défenseur de l'ordre international libéral mais comme un acteur qui applique le droit international quand ça l'arrange et le viole quand ça ne l'arrange pas. Netanyahou's statement du 25 juin fournit de la munition à cette narrative — peu importe ce qu'on pense de sa légitimité propre.
Vers un cadre diplomatique pour les zones de sécurité
Des experts en droit international ont proposé des modèles alternatifs pour légitimer des zones de sécurité militaires sans occupation indéfinie. Le modèle de la zone de sécurité temporaire — définie géographiquement, limitée dans le temps, soumise à des révisions périodiques par un organe international comme le Conseil de sécurité ou un groupe de contact — permettrait à Israël de maintenir ses besoins de sécurité pratiques tout en s'inscrivant dans un cadre légal acceptable.
Ce cadre est difficile à négocier — surtout avec un gouvernement israélien de coalition qui inclut des membres hostiles à tout accord multilatéral. Mais l'alternative — une présence militaire indéfinie sans cadre légal dans trois pays souverains — est plus coûteuse à long terme, tant pour la sécurité régionale que pour la crédibilité de l'ordre international libéral que l'Occident prétend défendre. Les amis sincères d'Israël devraient l'aider à construire ce cadre — pas l'aider à l'éviter.
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Conclusion : L'exception qui menace de devenir la règle
Ce que ce silence institutionnel révèle
Le silence du Conseil de sécurité face à la présence militaire israélienne permanente en Syrie révèle une fragilité profonde du système de sécurité collective que les démocraties libérales ont construit depuis 1945. Quand les règles ne s'appliquent que sélectivement — en fonction de qui les viole et quelle est son allégeance géopolitique — elles perdent leur valeur universelle et leur capacité à réguler les comportements des États. Chaque exception accordée — ou simplement tolérée par inaction — rend la prochaine exception un peu plus facile à justifier.
Ce que l'Occident doit assumer comme responsabilité
Les démocraties occidentales qui défendent le respect du droit international face à la Russie en Ukraine doivent être prêtes à appliquer les mêmes standards à leurs alliés. Cela ne signifie pas abandonner Israël — c'est un État démocratique qui fait face à des menaces réelles. Cela signifie exiger que les arrangements sécuritaires israéliens en Syrie soient accompagnés d'un cadre légal et diplomatique négocié avec les autorités syriennes, plutôt qu'imposés unilatéralement. C'est un défi difficile, mais c'est le prix de la cohérence. Et dans un monde où les adversaires de l'Occident exploitent chaque incohérence pour discréditer l'ordre international libéral, la cohérence n'est pas un luxe — c'est une nécessité stratégique.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Mon positionnement sur Israël et le conflit régional
Je défends le droit à l'existence et à la sécurité d'Israël en tant qu'État démocratique dans une région hostile. Je reconnais les menaces réelles que l'Iran, le Hezbollah et d'autres acteurs font peser sur la sécurité israélienne. En même temps, je ne peux pas défendre l'application sélective du droit international, où les alliés pro-occidentaux bénéficient d'une tolérance que leurs adversaires n'ont pas. Cette cohérence analytique ne me rend pas hostile à Israël — elle me rend exigeant envers tous les acteurs, y compris ceux que je soutiens fondamentalement.
Les limites de mon analyse
Je n'ai pas accès aux évaluations de renseignements israeliens sur la menace iranienne et Hezbollah en Syrie qui motivent stratégiquement la présence militaire. Les chiffres sur l'étendue des zones occupées (235 km²) et les bases militaires (10) proviennent de sources secondaires — rapport ONU, enquête Al Jazeera — dont je ne peux pas vérifier de façon indépendante chaque détail. La situation sur le terrain en Syrie évolue rapidement, et certains faits cités peuvent avoir changé entre la rédaction et la publication.
Sources
Sources primaires
Sources secondaires
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). CHRONIQUE : Israël en Syrie — une occupation sans mandat, un Conseil de sécurité sans voix. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/israel-en-syrie-une-occupation-sans-mandat-un-conseil-de-securite-sans-voix
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