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La ChroniqueOpinion· N° 817

COMMENTAIRE : Hanwha évincée par le « front uni européen » — quand le protectionnisme affaiblit l'OTAN

La défense coréenne — la « K-Defense » — a passé les dernières années à accumuler des succès commerciaux spectaculaires en Europe. La Pologne, la Roumanie, la Norvège et d'autres nations avaient semblé prêtes à embrasser les armements sud-coréens pour leurs qualités évidentes : p

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  1. La défense coréenne — la « K-Defense » — a passé les dernières années à accumuler des succès commerciaux spectaculaires en Europe. La Pologne, la Roumanie, la Norvège et d'autres nations avaient semblé prêtes à embrasser les armements sud-coréens pour leurs qualités évidentes : p
  2. Introduction : Un partenaire industriel écarté au nom de la solidarité européenne
  3. La K-Defense et ses déceptions récentes
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Introduction : Un partenaire industriel écarté au nom de la solidarité européenne

La K-Defense et ses déceptions récentes

La défense coréenne — la « K-Defense » — a passé les dernières années à accumuler des succès commerciaux spectaculaires en Europe. La Pologne, la Roumanie, la Norvège et d'autres nations avaient semblé prêtes à embrasser les armements sud-coréens pour leurs qualités évidentes : prix compétitifs, livraisons rapides, équipements éprouvés. Mais depuis quelques mois, un mur se dresse. Selon The Chosun Daily du 24 juin 2026, Hanwha Aerospace et Hanwha Ocean ont perdu plusieurs contrats européens majeurs face à des concurrents européens, malgré des offres objectivement plus avantageuses sur le plan commercial.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En Roumanie, Hanwha Aerospace a soumis une offre pour 298 véhicules de combat d'infanterie « Redback », soit 14% moins cher que l'offre de Rheinmetall et avec un taux de production locale de 80% — contre 40% pour le concurrent allemand. Résultat : Rheinmetall a emporté le contrat avec ses 232 véhicules « Lynx » à 2,59 milliards d'euros. En France, Hanwha Aerospace avait une offre compétitive pour le système de roquettes multiples M270 LRU avec son missile K239 Cheonmu. Résultat : le consortium franco-britannique « Sundart » (MBDA + Safran Electronics) a emporté le contrat. En Pologne, Hanwha Ocean avait postulé pour le contrat de sous-marins à 8 000 milliards de wons coréens (environ 6 milliards d'euros) — le contrat a été attribué à la Suède via Saab.

Le programme SAFE : le catalyseur du protectionnisme

Le fil conducteur de ces défaites est le programme SAFE (Safe and Affordable Finance for Europe) de l'Union européenne. Lancé l'an dernier, doté d'une enveloppe de 150 milliards d'euros, il offre des prêts à faible taux d'intérêt et des subventions aux États membres qui achètent des armements fabriqués en Europe. Ce programme, conçu pour stimuler la base industrielle de défense européenne, crée de facto une barrière à l'entrée pour les fournisseurs non européens — même quand leurs offres sont commercialement supérieures. Le Canada, premier pays non européen à rejoindre SAFE, a immédiatement vu Hanwha Ocean désavantagé dans la compétition pour le contrat canadien de 12 sous-marins — estimé à 60 000 milliards de wons sur 30 ans de maintenance — face à l'Allemagne (TKMS) qui peut offrir un financement bonifié grâce à SAFE.

Les arguments pour défendre Hanwha — et ils sont solides

Livraisons rapides dans un monde en urgence défensive

L'argument le plus fort en faveur de la K-Defense est précisément celui que l'OTAN martèle depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022 : la vitesse de livraison. Alors que les industriels européens sont submergés par les commandes et peinent à monter en cadence, la Corée du Sud a démontré une capacité impressionnante à produire et livrer rapidement. Hanwha Ocean s'est engagée à livrer les quatre premiers sous-marins à destination du Canada entre 2032 et 2035. L'Allemagne (TKMS), de son côté, a proposé au Canada les sous-marins initialement commandés par la Norvège et une opération conjointe de 24 sous-marins partagés avec l'Allemagne, la Norvège, l'Arctique et l'Atlantique Nord. Ce n'est pas une livraison — c'est une renégociation de la disponibilité opérationnelle.

Dans un contexte où l'OTAN exige d'urgence une montée en capacités face à la menace russe, préférer un fournisseur qui livre plus lentement et plus cher au nom de la « préférence européenne » est une contradiction stratégique criante. Le même raisonnement qui condamne Berlin pour son approvisionnement en armements insuffisant ne devrait-il pas s'appliquer aux pays qui rejettent des fournisseurs compétents et rapides pour des raisons politico-industrielles? La cohérence intellectuelle exige qu'on pose la question.

Un taux de production locale qui dépasse les exigences

L'offre roumaine de Hanwha prévoyait un taux de production locale de 80% — très au-delà du standard habituel de 40% que les nations d'accueil exigent généralement pour renforcer leurs industries nationales. En proposant cela, Hanwha ne cherchait pas seulement à vendre des équipements : il proposait de créer une filière industrielle locale de défense en Roumanie. C'est exactement le type d'investissement économique et de transfert de savoir-faire dont les pays d'Europe de l'Est ont besoin pour développer leur propre base industrielle de défense. La perdre au profit d'une offre à taux de localisation inférieur, simplement parce que le drapeau du constructeur est « européen », relève d'une vision à court terme.

Les raisons profondes de l'éviction de Hanwha

Le « front uni européen » : lobbying et politiques nationales

Les sources industrielles citées par The Chosun Daily sont explicites : un officiel du secteur de défense a évoqué des « communications étroites entre les cercles politiques roumains et allemands » lors de l'attribution du contrat IFV. Pour la compétition canadienne des sous-marins, « un 'front uni européen' est en train de s'intensifier parce que des entreprises de défense norvégiennes produisent des composants clés pour les sous-marins TKMS, liant des liens politiques et industriels entre pays européens ». En d'autres termes, la solidarité industrielle européenne ne repose pas seulement sur les mérites techniques des équipements — elle est activement construite par du lobbying politique coordonné entre capitales.

Cette réalité n'est pas nécessairement surprenante : les marchés de défense ont toujours été politiques. Ce qui est nouveau, c'est l'institutionnalisation de cette préférence à travers le mécanisme SAFE — qui transforme ce qui était un biais informel en avantage financier structurel explicitement discriminatoire envers les fournisseurs non européens. Cette institutionnalisation change la nature du problème : ce n'est plus un cas de protectionnisme de circonstance, c'est une politique délibérée et assumée.

La dimension OTAN : une alliance qui se fragmente économiquement

Voici la contradiction fondamentale : l'OTAN est une alliance militaire dont la crédibilité repose sur la capacité collective de ses membres à s'équiper, à s'entraîner et à combattre ensemble. Si les membres européens excluent systématiquement les fournisseurs non européens de leurs marchés de défense — y compris des alliés fiables comme la Corée du Sud, qui a fourni des armes à l'Ukraine et partagé des renseignements précieux —, ils créent une fracture économique dans l'Alliance qui, à terme, fragilise sa cohésion politique. La Corée du Sud est un partenaire de l'OTAN déclaré « partenaire global ». L'exclure de facto des marchés de défense européens envoie un signal sur ce que vaut réellement ce statut.

Les recommandations des experts : localisation insuffisante seule

Au-delà du passeport industriel

Le professeur Jang Won-jun de l'Université nationale Jeonbuk, spécialiste de l'industrie de défense avancée, offre une analyse nuancée. L'exportation de produits finis en misant sur la rapidité de livraison et la compétitivité des prix est de moins en moins suffisante face aux barrières politiques et institutionnelles comme SAFE. Pour réellement pénétrer le marché européen, les entreprises de K-Defense doivent s'orienter vers la création de coentreprises avec des entreprises locales et la collaboration en R&D pour répondre aux exigences « Made in Europe ». Ce n'est pas une capitulation — c'est une adaptation stratégique réaliste.

Cette approche est déjà en cours, mais lentement. Hanwha a des discussions exploratoires avec plusieurs entreprises européennes pour des partenariats d'intégration. La question est de savoir si le rythme de cette adaptation sera suffisamment rapide pour éviter de perdre des contrats clés qui se décident maintenant. Un contrat de sous-marins pour le Canada avec TKMS, si il est signé dans les prochains mois, pourrait fermer la porte canadienne à Hanwha pour une génération.

Les domaines où la K-Defense peut encore percer

Les experts conseillent à la Corée du Sud de concentrer ses ambitions européennes sur les domaines technologiques avancés où l'Europe ne dispose pas d'une supériorité claire : systèmes de drones militaires, défense cybernétique, IA appliquée aux systèmes d'armes, munitions à guidage de précision. Une analyse de l'Institut de recherche de l'Assemblée nationale coréenne souligne que seulement 5 à 10% du budget R&D de défense coréen est alloué aux universités, instituts de recherche et entreprises civiles — contre 49% à l'agence gouvernementale de développement de la défense et 40 à 45% aux grands industriels comme Hanwha. Ce déséquilibre prive la K-Defense d'innovations civiles à double usage qui pourraient être décisives pour percer dans les segments technologiques les moins protectionnistes.

Les paradoxes de la solidarité OTAN dans un monde de réarmement

Réarmer vite ou réarmer européen : les deux sont-ils compatibles?

L'OTAN exige de ses membres qu'ils réarment rapidement — l'objectif de 5% du PIB consacré à la défense, adopté lors du dernier sommet, est une rupture historique avec les décennies d'austérité militaire post-Guerre froide. Mais en même temps, les mécanismes européens comme SAFE orientent les achats vers des fournisseurs européens qui ne peuvent pas toujours livrer dans les délais nécessaires pour atteindre ces objectifs. Il y a une tension réelle entre « réarmer vite » et « réarmer européen » que les gouvernements résolvent généralement en faveur de la préférence européenne — quitte à reporter les livraisons.

Dans un contexte où la menace russe en Europe de l'Est est réelle et immédiate — comme le démontre chaque jour la guerre en Ukraine — ce report a un coût stratégique que les comptables de l'Union européenne ne calculent pas dans leurs modèles SAFE. Si une nation alliée est moins bien armée en 2027 parce qu'elle a attendu un fournisseur européen plutôt que d'acheter rapidement sur le marché international, l'Alliance dans son ensemble est plus faible. Ce calcul devrait être intégré dans la politique industrielle de défense européenne — il ne l'est pas encore.

Ce que l'OTAN devrait faire

L'OTAN devrait développer des critères d'achat basés sur la capacité de livraison, la fiabilité industrielle et la compatibilité technique — et non pas sur la nationalité du fabricant. Les partenaires « globaux » de l'Alliance comme la Corée du Sud, l'Australie et le Japon — qui ont tous démontré leur fiabilité et leur partage des valeurs démocratiques — devraient bénéficier d'un statut équivalent aux membres de l'UE dans les appels d'offres de défense des nations OTAN. Cette réforme est techniquement possible et stratégiquement souhaitable. Elle heurterait des intérêts industriels puissants en Allemagne, France et Italie. C'est pourquoi elle n'a pas encore été proposée sérieusement.

Les paradoxes de la solidarité OTAN dans un monde de réarmement

Réarmer vite ou réarmer européen : les deux sont-ils compatibles?

L'OTAN exige de ses membres qu'ils réarment rapidement — l'objectif de 5% du PIB consacré à la défense, adopté lors du dernier sommet, est une rupture historique avec les décennies d'austérité militaire post-Guerre froide. Mais en même temps, les mécanismes européens comme SAFE orientent les achats vers des fournisseurs européens qui ne peuvent pas toujours livrer dans les délais nécessaires pour atteindre ces objectifs. Il y a une tension réelle entre « réarmer vite » et « réarmer européen » que les gouvernements résolvent généralement en faveur de la préférence européenne.

Dans un contexte où la menace russe en Europe de l'Est est réelle et immédiate — comme le démontre chaque jour la guerre en Ukraine — ce report a un coût stratégique que les comptables de l'Union européenne ne calculent pas dans leurs modèles SAFE. Si une nation alliée est moins bien armée en 2027 parce qu'elle a attendu un fournisseur européen plutôt que d'acheter rapidement sur le marché international, l'Alliance dans son ensemble est plus faible. Ce calcul devrait être intégré dans la politique industrielle de défense européenne — il ne l'est pas encore.

Ce que l'OTAN devrait faire

L'OTAN devrait développer des critères d'achat basés sur la capacité de livraison, la fiabilité industrielle et la compatibilité technique — et non pas sur la nationalité du fabricant. Les partenaires « globaux » de l'Alliance comme la Corée du Sud, l'Australie et le Japon — qui ont tous démontré leur fiabilité et leur partage des valeurs démocratiques — devraient bénéficier d'un statut équivalent aux membres de l'UE dans les appels d'offres de défense des nations OTAN.

Cette réforme est techniquement possible et stratégiquement souhaitable. Elle heurterait des intérêts industriels puissants en Allemagne, France et Italie. C'est pourquoi elle n'a pas encore été proposée sérieusement. Mais les pressions budgétaires de l'objectif 5% PIB, combinées à la démonstration de compétitivité des systèmes coréens sur les marchés polonais et australien, pourraient forcer cette conversation dans les deux prochaines années.

Les recommandations des experts : localisation insuffisante seule

Au-delà de la bataille des pourcentages

Des experts en politique d'acquisition de défense soulignent que le débat sur les taux de localisation — 80% pour Hanwha contre 40% pour Rheinmetall dans l'offre australienne — risque de masquer des considérations plus fondamentales. La localisation crée des emplois et des capacités industrielles locales, mais elle ne garantit pas automatiquement une meilleure adéquation opérationnelle, une meilleure maintenance à long terme ou une interopérabilité supérieure au sein de l'OTAN. Il faut regarder l'ensemble du cycle de vie du système d'armes.

La Pologne, qui a déjà commandé 1 000 obusiers K9 et 648 chars K2 à Hanwha, a résolu ce dilemme en exigeant des transferts de technologie substantiels dans le cadre de ses contrats — permettant à l'industrie polonaise d'absorber le savoir-faire coréen tout en obtenant les équipements rapidement. Ce modèle « transfert et co-production » pourrait être une voie viable pour les nations européennes qui veulent à la fois la compétitivité coréenne et le développement industriel local.

Les enjeux politiques du vote final

Le vote du Parlement européen sur le règlement SAFE est prévu pour cet automne. Les lobbies industriels de défense des grandes puissances membres — France, Allemagne, Italie, Espagne — feront pression pour maintenir les seuils de contenu européen stricts. Les États membres plus petits, notamment en Europe de l'Est, qui ont le plus besoin de se réarmer rapidement et qui ont déjà acheté des équipements coréens, plaideront pour plus de flexibilité.

Le résultat de ce vote aura des implications concrètes pour des nations comme la Roumanie, les pays baltes et la Pologne — des nations qui font face directement à la menace russe et qui ont choisi des équipements coréens non par idéologie mais par nécessité opérationnelle. Leur voix devrait peser plus lourd dans ce débat que celle des industriels de défense d'Europe de l'Ouest qui n'ont pas à subir les conséquences d'un réarmement insuffisant.

Les raisons profondes de la résistance européenne à Hanwha

Identité industrielle et souveraineté économique

La résistance européenne à Hanwha et aux autres fournisseurs non-européens ne se réduit pas à une question de protectionnisme mal dissimulé. Elle reflète une conception de la souveraineté qui inclut la capacité à produire ses propres armes — une conception qui a été profondément érodée par les décennies d'austérité défensive post-Guerre froide, mais qui reste politiquement et culturellement ancrée. Pour beaucoup de capitales européennes, dépendre d'armements coréens, c'est accepter une forme de vulnérabilité stratégique dans le domaine de la défense.

Cette logique a une certaine cohérence. Imaginez que la Corée du Sud choisisse de ne plus exporter ses pièces de rechange pour ses obusiers K9 en réponse à une crise diplomatique avec l'Union européenne — un scénario peu probable mais pas impossible. La dépendance technologique a des coûts de long terme que les contrats d'achat initiaux ne reflètent pas toujours. C'est pourquoi les transferts de technologie et les arrangements de co-production sont essentiels pour transformer un simple contrat d'achat en partenariat durable.

Vers une solution équilibrée

La voie la plus réaliste est un système de « préférence européenne conditionnelle » — accorder un avantage de prix ou de score aux fournisseurs européens dans les appels d'offres, mais seulement si l'écart de performance n'excède pas un seuil défini (10% par exemple) et si les délais de livraison sont comparables. Au-delà de ces seuils, la préférence ne s'applique pas et le meilleur produit au meilleur prix gagne.

Ce système permettrait de soutenir l'industrie européenne de défense sans sacrifier l'efficacité militaire dans les cas où la différence de performance est significative. Hanwha et d'autres fournisseurs coréens continueraient à concourir — et à gagner quand leur offre est suffisamment supérieure. Les industriels européens auraient une incitation à investir pour réduire l'écart technologique plutôt que de compter uniquement sur des protections réglementaires. C'est exigeant. C'est nécessaire.

Conclusion : Une politique qui mérite d'être remise en question

Les enjeux réels de ce débat

Le débat sur l'accès de Hanwha aux marchés européens n'est pas un simple différend commercial entre la Corée du Sud et l'Union européenne. C'est un révélateur des tensions entre deux objectifs légitimes : construire une autonomie industrielle de défense européenne, et maximiser la capacité militaire effective de l'Alliance atlantique dans les meilleurs délais. Ces deux objectifs sont compatibles à long terme — mais ils créent des frictions à court terme que les mécanismes actuels gèrent mal. L'intelligence stratégique consiste à trouver des solutions qui avancent les deux objectifs simultanément, plutôt que de sacrifier l'un pour l'autre.

L'appel à la cohérence

Les alliés européens qui reprochent à d'autres de ne pas remplir leurs engagements OTAN devraient examiner leur propre pratique lorsqu'ils préfèrent un fournisseur plus cher et plus lent pour des raisons industrielles internes. La cohérence est une vertu en géopolitique comme en éthique personnelle. Et dans un monde où la Russie bombarde des villes ukrainiennes chaque nuit, où la Chine construit des plateformes à Scarborough et où la Corée du Nord améliore ses missiles grâce aux données russes — il est difficile de se permettre de sacrifier l'efficacité militaire au confort industriel domestique.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Mon positionnement sur ce dossier

Je crois à l'OTAN comme alliance militaire dont la force collective doit primer sur les intérêts nationaux et régionaux de ses membres. Je suis favorable à une base industrielle de défense européenne forte — mais pas si elle se développe au détriment de la capacité militaire effective de l'Alliance. Je ne suis pas un lobbyiste de l'industrie coréenne, mais je pense que les faits présentés par The Chosun Daily méritent une analyse honnête qui ne soit pas filtrée par des réflexes protectionnistes.

Les limites de mes informations

L'article source de The Chosun Daily est un media coréen avec un biais naturel en faveur de l'industrie de défense nationale. Les détails des conversations politiques entre Bucarest et Berlin cités par des « officiels de l'industrie » ne sont pas vérifiables de manière indépendante. Le montant exact du contrat canadien et les détails précis des offres compétitives proviennent de sources coréennes et peuvent différer des chiffres officiels publiés par les gouvernements concernés.

Sources

Sources primaires

Sources secondaires

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). COMMENTAIRE : Hanwha évincée par le « front uni européen » — quand le protectionnisme affaiblit l'OTAN. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/hanwha-evincee-par-le-front-uni-europeen-quand-le-protectionnisme-affaiblit-l-ot

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MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

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