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La ChroniqueEssai· N° 617

ESSAI : Gaza, les tunnels et le désarmement de Hamas — quand la paix exige l'impossible

Le 17 juin 2026, l'émissaire Nikolay Mladenov, nommé par l'administration Trump à la tête du « Conseil de la Paix », a

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  1. Le 17 juin 2026, l'émissaire Nikolay Mladenov, nommé par l'administration Trump à la tête du « Conseil de la Paix », a
  2. Le 17 juin 2026 , l'émissaire Nikolay Mladenov , nommé par l'administration Trump à la tête du « Conseil de la Paix », a soumis à Gaza un document en 15 points d'une exigence sans précédent dans l'histoire des négociations israélo-palestiniennes.
  3. Au cœur de ces demandes : la remise des cartes des tunnels de Gaza et le désarmement complet de Hamas , y compris les armes personnelles détenues par des civils.
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Introduction : La paix comme équation insoluble

Ce que l'émissaire Mladenov a mis sur la table

Le 17 juin 2026, l'émissaire Nikolay Mladenov, nommé par l'administration Trump à la tête du « Conseil de la Paix », a soumis à Gaza un document en 15 points d'une exigence sans précédent dans l'histoire des négociations israélo-palestiniennes. Au cœur de ces demandes : la remise des cartes des tunnels de Gaza et le désarmement complet de Hamas, y compris les armes personnelles détenues par des civils.

Cette exigence a immédiatement polarisé les négociations d'une manière qui révèle la profondeur du fossé séparant les deux visions de la paix à Gaza. Pour Israël et Washington, le désarmement total est la condition non négociable d'une paix durable. Pour Hamas et les factions palestiniennes, c'est une capitulation déguisée qui les laisserait sans aucune capacité de défense face à une puissance militaire infiniment supérieure.

Le contexte d'une négociation sous les décombres

Il est impossible de comprendre ces négociations sans mesurer leur contexte humain. Depuis le cessez-le-feu formel d'octobre 2025, le ministère de la santé palestinien comptabilise plus de 1 000 Palestiniens tués — ce que les observateurs internationaux attribuent à des violations multiples du cessez-le-feu, des accidents de déminage, des règlements de comptes internes et des accrochages locaux.

Ces 1 000 morts depuis un cessez-le-feu « formel » illustrent à quel point la terminologie diplomatique et la réalité du terrain peuvent être en total décalage. Négocier la paix sur les ruines d'un cessez-le-feu déjà fracturé est une entreprise d'une difficulté extraordinaire — et l'émissaire Mladenov le sait parfaitement.

L'exigence de remettre les cartes des tunnels et de désarmer jusqu'aux civils est soit une demande de capitulation totale, soit le reflet d'une incompréhension profonde de ce que signifie « Gaza » comme réalité humaine. Je pencherais pour les deux simultanément.

Les tunnels comme enjeu central de pouvoir

Pourquoi les cartes des tunnels sont la clé de tout

Le réseau de tunnels de Gaza est bien plus qu'une infrastructure militaire : c'est le système nerveux du pouvoir de Hamas. Construit sur des décennies, financé par des centaines de millions de dollars, le réseau souterrain de Gaza constitue à la fois une protection militaire, un réseau logistique et un symbole de résistance dans la culture politique palestinienne. Remettre les cartes de ces tunnels, c'est remettre les plans du cerveau d'une organisation armée à son adversaire existentiel.

Du point de vue stratégique, cette demande est rationnelle : sans connaissance du réseau de tunnels, toute opération militaire israélienne future serait aussi hasardeuse que les précédentes. Du point de vue politique palestinien, c'est une demande inacceptable en l'absence de garanties de sécurité viables. L'Égypte, selon Ahram Online (25 juin 2026), tente de combler ce fossé en proposant des mécanismes de médiation sur cette clause précise.

La mémoire des tunnels dans la culture de résistance

Pour comprendre pourquoi Hamas refusera probablement de remettre les cartes des tunnels sans garanties extraordinaires, il faut comprendre ce que ces tunnels représentent symboliquement. Ils sont l'argument de la résistance physique contre la supériorité aérienne et technologique israelienne. Ils ont permis des attaques spectaculaires et ont résisté à des frappes massives. Pour une population qui se perçoit comme assiégée, l'abandon de cette capacité de résistance est vécu comme un désarmement suicidaire.

C'est pour cette raison que les factions palestiniennes ont formé le 12 juin 2026 une position unifiée sur la clause 8 concernant les armes lourdes. Cette unité rare — Hamas, Jihad islamique, FPLP convergent rarement — indique que la question du désarmement touche un nerf fondamental qui transcende les divisions politiques internes palestiniennes.

Les tunnels de Gaza sont à la fois des armes et des récits. Demander à Hamas de remettre les cartes des tunnels sans contrepartie de sécurité crédible, c'est demander à quelqu'un de remettre son bouclier à celui qui veut le frapper. L'équation est déséquilibrée dès le départ.

L'agenda Mladenov en 15 points : une analyse

Ce que révèlent les 15 points de l'approche Trump

L'agenda Mladenov soumis le 17 juin 2026 représente la traduction opérationnelle de la vision Trump pour Gaza : une paix par désarmement total plutôt qu'une paix par négociation politique. Cette approche a une logique interne — on ne peut pas construire une stabilité durable si l'une des parties conserve une capacité militaire significative. Mais elle présuppose un rapport de force si asymétrique que Hamas la perçoit comme une dissolution, non comme un accord.

Les 15 points, selon les informations d'Al Jazeera (23 juin 2026), incluent des demandes sur la remise des cartes des tunnels, le désarmement complet y compris les armes civiles, la libération des otages, la reconstruction sous supervision internationale, et un cadre de gouvernance post-Hamas. Chacun de ces points est individuellement défendable. Collectivement, ils forment une demande de reddition totale.

Hamas et la logique de l'ordre des étapes

Hamas a maintenu une position constante dans ces négociations : achever la phase 1 du cessez-le-feu avant toute discussion sur les phases suivantes. Cette insistance sur l'ordre des étapes n'est pas une obstruction technique — c'est une stratégie négociation classique. En refusant de discuter de désarmement tant que la phase 1 n'est pas intégralement respectée, Hamas s'assure de ne pas faire de concessions sans vérification préalable des engagements de l'autre partie.

Israël et Washington voient cette insistance comme une tactique dilatoire. Hamas y voit une protection légitime contre les promesses non tenues — et l'histoire des accords de paix israélo-palestiniens fournit, malheureusement, de nombreux exemples de promesses non tenues des deux côtés. Cette méfiance mutuelle est l'héritage amer de trois décennies de processus de paix brisés.

Hamas dit « finissez la phase 1 avant de parler de la phase 2 ». C'est peut-être une tactique. Mais c'est aussi une leçon d'Oslo. Les accords signés trop vite ont laissé trop de promesses sans lendemain. La méfiance a des raisons historiques.

Le rôle de l'Égypte : médiateur indispensable sous pression

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Le Caire comme espace de compromis

L'Égypte joue dans les négociations sur Gaza un rôle qui n'a pas d'équivalent : médiateur entre Hamas (qu'elle considère comme une menace pour sa propre stabilité en raison de ses liens avec les Frères musulmans) et Israël (son partenaire de paix depuis Camp David). Cette position inconfortable fait d'elle un intermédiaire crédible pour les deux parties — précisément parce qu'elle n'est l'allié inconditionnel d'aucune d'elles.

Selon Ahram Online (21 juin 2026), une délégation de Hamas s'est rendue au Caire pour un nouveau cycle de discussions médiatisé par les services de renseignement égyptiens — la Mukhabarat — qui ont l'expérience de traduire des positions incompatibles en textes de compromis. Le Daily Sabah (26 juin 2026) indique que l'Égypte « presse pour la prochaine étape » du plan de cessez-le-feu, mais sans dévoiler les paramètres du compromis qu'elle envisage.

Les limites du mandat égyptien

L'Égypte peut faciliter, peut proposer des formulations, peut faire pression sur Hamas via ses propres canaux. Mais elle ne peut pas substituer sa volonté à celle des parties. Si Hamas maintient sa position sur le désarmement — position unifiée depuis le 12 juin — et si l'agenda Mladenov maintient cette exigence, l'Égypte se retrouve médiateur entre deux intransigeances.

La marge de manœuvre égyptienne est également contrainte par ses propres intérêts nationaux. Le Caire ne veut pas d'une Gaza déstabilisée qui crée des flux de réfugiés vers le Sinaï, ne veut pas d'une Gaza sous contrôle total de Hamas qui renforcerait les Frères musulmans égyptiens, mais ne veut pas non plus d'une Gaza réduite à un état de vassalité totale qui serait perçue dans le monde arabe comme une trahison de la cause palestinienne.

L'Égypte navigue entre trop d'intérêts contradictoires pour pouvoir imposer un accord. Elle peut servir de chambre de décompression. C'est déjà utile. Mais ne lui demandons pas de faire des miracles que les grandes puissances n'arrivent pas à faire elles-mêmes.L'Égypte fait ce qu'elle peut. Mais le Caire ne peut pas résoudre une impasse que Washington et Tel Aviv et Hamas ont construite ensemble sur des décennies. La médiation a des limites quand les mandants ont des positions incompatibles. Il faut l'admettre pour avancer.

Les armes personnelles : la demande la plus radicale

Désarmer les civils : une exigence sans précédent

L'un des éléments les plus frappants des 15 points de Mladenov est l'exigence de désarmement des armes personnelles des civils. Cette demande va au-delà du désarmement militaire de Hamas : elle cible une culture armée civile profondément enracinée dans la société gazaouie, où la possession d'armes à titre de protection personnelle est répandue depuis des décennies.

Dans une zone de conflit comme Gaza, où l'État de droit a été remplacé depuis des années par diverses formes d'autorité armée, les familles et clans ont souvent des armes non pas par affiliation politique mais par simple survie. Demander le désarmement civil dans ce contexte équivaut à demander une transformation sociale et culturelle profonde — pas seulement un accord militaire. C'est une ambition légitime à long terme, mais irréaliste comme condition préalable à un cessez-le-feu.

À découvrir

La réaction des factions palestiniennes

La convergence des factions palestiniennes sur la clause 8 concernant les armes lourdes le 12 juin 2026 signale que cette question a déclenché un réflexe d'unité rare. Le gouvernement britannique (22 juin 2026), dans son bulletin sur la situation sécuritaire à Gaza, note les tensions persistantes liées à ces demandes de désarmement dans ses évaluations de terrain.

La position palestinienne unifiée est essentiellement : le désarmement peut être discuté dans le cadre d'un accord politique global qui garantit la sécurité des Palestiniens. Pas avant. Pas comme condition préalable. Cette position a une logique que même les adversaires de Hamas reconnaissent en privé. Le problème est que Washington et Tel Aviv ne peuvent pas signer un accord qui ne comprend pas de garanties de désarmement — ce qui crée une impasse structurelle.

Exiger le désarmement des civils gazaouis avant la fin d'un conflit actif, c'est demander aux victimes d'un système violent de renoncer à leur seule protection dans l'attente hypothétique d'une sécurité garantie par les mêmes acteurs qui ont fait défaut. Je comprends la logique sécuritaire israelienne. Mais la logique humanitaire dit quelque chose de différent.

La reconstruction comme enjeu de pouvoir

Qui contrôle la reconstruction contrôle l'avenir

Derrière les questions militaires du désarmement et des tunnels, il y a un enjeu politique fondamental : qui va reconstruire Gaza et dans quel cadre ? L'agenda Mladenov inclut une vision de reconstruction sous supervision internationale qui exclut de facto Hamas du gouvernement d'une Gaza reconstruite. C'est l'objectif politique ultime de l'approche Trump : une Gaza post-Hamas, administrée par des structures internationales ou arabes.

Hamas voit cette proposition pour ce qu'elle est : sa propre disparition comme entité politique sous couvert d'aide humanitaire. Refuser de participer à un accord de reconstruction conçu pour l'éliminer n'est pas de l'intransigeance irrationnelle — c'est un instinct de survie organisationnel parfaitement rationnel. La Peace Humanity (22 juin 2026) documente les 1 000 morts depuis le cessez-le-feu formel dans un contexte où ces questions de gouvernance post-accord restent totalement ouvertes.

L'aide humanitaire comme levier de négociation

L'aide humanitaire à Gaza est devenue un instrument de pression diplomatique autant qu'une nécessité humanitaire. Les fonds conditionnés à des progrès dans les négociations, les convois retardés, les accès humanitaires utilisés comme monnaie d'échange — tout cela crée un contexte dans lequel les populations civiles paient le prix des blocages politiques entre acteurs armés.

Cet usage instrumentalisé de l'aide humanitaire est dénoncé par les organisations internationales depuis des décennies mais persiste parce qu'il fonctionne comme levier de pression à court terme. Dans le contexte de Gaza en juin 2026, avec plus de 1 000 morts depuis un cessez-le-feu formel, cette instrumentalisation prend une dimension particulièrement grave.

Utiliser l'aide humanitaire comme monnaie d'échange dans une négociation politique, c'est une ligne que je refuse de normaliser quelle que soit la partie qui la franchit. Les enfants qui meurent de faim à Gaza ne sont ni des pions d'Hamas ni des pions de Netanyahou. Ils sont des enfants.

L'impasse et les voies de sortie possibles

Les scenarios d'un accord partiel

Face à l'impasse structurelle que représentent les 15 points de Mladenov confrontés à la position unifiée palestinienne, les analystes envisagent plusieurs scénarios d'accord partiel. Le plus réaliste serait un accord sur la libération des otages restants et une trêve prolongée, laissant les questions de désarmement, de tunnels et de gouvernance à un processus ultérieur — sans deadline fixée.

Ce scénario imparfait aurait l'avantage de sauver des vies à court terme et de maintenir une dynamique diplomatique. Il aurait l'inconvénient de laisser les questions fondamentales non résolues, risquant ainsi une reprise du conflit dans 12 à 24 mois. Mais dans la géographie politique de Gaza en 2026, un accord imparfait qui tient vaut peut-être mieux qu'un accord parfait qui ne sera jamais signé.

Le rôle des États-Unis comme garant crédible

Pour qu'un accord quelconque soit viable, les États-Unis doivent être prêts à offrir des garanties de sécurité crédibles aux Palestiniens — pas seulement à Israël. Historiquement, Washington a fourni des garanties robustes à Israël et des assurances fragiles aux parties palestiniennes. Changer cet équilibre est une condition sine qua non de tout accord durable.

L'administration Trump, par sa nomination de l'émissaire Mladenov et ses 15 points, montre une intention réelle de résoudre ce conflit. Mais l'intention ne suffit pas : il faut une volonté politique de s'asseoir face à Hamas avec des garanties réelles, pas des ultimatums. L'Égypte et le Qatar peuvent servir de relais pour ce type de dialogue indirect. Mais sans substance, les relais ne transmettent que du vide.

Je ne sais pas si un accord est possible dans ces conditions. Je sais qu'il est nécessaire. Et je sais que les 1 000 morts depuis octobre 2025 sont l'argument le plus puissant pour que chaque acteur accepte de perdre un peu de sa position maximale. La vie humaine doit peser plus que la stratégie.

Le poids de l'histoire et les précédents des paix manquées

Oslo et ses fantômes dans les couloirs du Caire

Toute négociation sur Gaza se déroule dans l'ombre d'Oslo. Les accords d'Oslo de 1993 avaient suscité un espoir immense — et avaient abouti à des décennies de désillusions. La mémoire d'Oslo hante les négociateurs palestiniens comme israeliens, créant une méfiance viscérale envers les formules ambiguës et les garanties non contraignantes. Chaque délégation arrive au Caire avec ce poids historique sur les épaules.

L'émissaire Mladenov, avec ses 15 points, arrive avec une approche fondamentalement différente d'Oslo : là où Oslo avait cherché le compromis politique, Mladenov cherche la résolution technique — cartes des tunnels, désarmement, mécanismes de gouvernance. Cette approche technocratique ignore peut-être le fait que les conflits politiques ne se résolvent pas par des solutions techniques, aussi précises soient-elles.

Le rôle de la société civile palestinienne invisible

Dans toutes ces négociations, une voix est systématiquement absente : celle de la société civile palestinienne. Les Palestiniens ordinaires de Gaza — pas les dirigeants de Hamas, pas les représentants des factions armées — vivent les conséquences de chaque accord ou impasse sans avoir jamais été consultés directement. Les 1 000 morts depuis le cessez-le-feu formel d'octobre 2025 sont ces Palestiniens ordinaires.

Une paix durable à Gaza ne peut pas être construite uniquement par des accords entre élites militaires et politiques. Elle doit intégrer les aspirations de populations qui veulent vivre normalement — envoyer leurs enfants à l'école, travailler, construire. Cette dimension humaine fondamentale est systématiquement perdues dans les négociations techniques sur les cartes de tunnels et les stocks d'armes. C'est une lacune que l'Égypte et les médiateurs internationaux doivent adresser.

Les Palestiniens ordinaires ne sont ni Hamas ni l'Autorité Palestinienne. Ce sont des gens qui voulaient vivre normalement et qui se retrouvent pris en otage par des négociations sur des cartes de tunnels. Cette réalité humaine doit être au centre, pas en périphérie, de toute solution.

Conclusion : L'impossible nécessité d'un accord

Ce que cet essai cherchait à démontrer

Gaza est un nœud gordien de la politique internationale contemporaine. Les 15 points de Mladenov, la position unifiée palestinienne du 12 juin, les 1 000 morts depuis le cessez-le-feu formel, la médiation égyptienne — tous ces éléments convergent vers une vérité inconfortable : les conditions d'un accord complet et durable ne sont pas réunies en juin 2026.

Mais l'absence de conditions parfaites n'est pas une raison de renoncer à un accord imparfait. L'histoire de la diplomatie internationale est l'histoire d'accords imparfaits qui ont néanmoins sauvé des vies et ouvert des fenêtres. La question n'est pas « est-ce que cet accord est juste ? » mais « est-ce que cet accord est possible ? » et « est-ce qu'il réduit la souffrance humaine à court terme ? ».

L'exigence morale de persévérer

La diplomatie sur Gaza doit persévérer non pas parce que le succès est garanti mais parce que l'alternative — le retour à la guerre totale — est moralement inacceptable. Les 1 000 morts depuis un cessez-le-feu qui n'en était pas vraiment un sont un avertissement. Les prochains mois détermineront si ces morts ont servi à quelque chose — si la pression internationale peut convertir des positions maximales en compromis minimaux qui préservent des vies.

Le désarmement complet de Hamas est peut-être l'objectif final légitime. Mais dans un essai honnête sur la réalité de Gaza en 2026, on doit reconnaître que cet objectif est inaccessible comme condition préalable. La sagesse diplomatique consiste à séparer l'objectif final du chemin qui y mène — et à accepter que ce chemin soit long, non linéaire et semé d'accords partiels.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

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Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). ESSAI : Gaza, les tunnels et le désarmement de Hamas — quand la paix exige l'impossible. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/essai-gaza-les-tunnels-et-le-desarmement-de-hamas-quand-la-paix-exige-l-impossib

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