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La ChroniqueEnquête· N° 7763

ENQUÊTE : Dix-huit jours après le choix d'Ottawa, un fonds sans nom entre au capital de Draganfly

Un fonds américain dont personne n'a donné le nom s'est engagé, le 28 septembre 2026, à acheter pour 5 millions de dollars américains d'actions de Draganfly.

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  1. Un fonds américain dont personne n'a donné le nom s'est engagé, le 28 septembre 2026, à acheter pour 5 millions de dollars américains d'actions de Draganfly.
  2. Le 28 septembre, 5 millions
  3. Un fonds américain dont personne n'a donné le nom s'est engagé, le 28 septembre 2026 , à acheter pour 5 millions de dollars américains d'actions de Draganfly.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Un fonds sans nom

Le 28 septembre, 5 millions

Un fonds américain dont personne n'a donné le nom s'est engagé, le 28 septembre 2026, à acheter pour 5 millions de dollars américains d'actions de Draganfly.

Draganfly est une entreprise de Saskatoon. Ottawa venait de la choisir pour fournir des drones à l'armée canadienne.

Le communiqué ne donne pas de nom. Il écrit « un fonds d'investissement américain de premier plan ». Rien d'autre.

Le fonds a un montant. Il a un prix. Il n'a pas d'enseigne.

À côté du fantôme, un nom connu. Unusual Machines met la même somme. Le total fait 10 millions de dollars américains.

Trente centimètres de côté

Au bout de cette chaîne, il y a un soldat.

Le drone que Draganfly veut livrer, l'Astiia, mesure environ trente centimètres de côté. Il vole de 20 à 40 minutes, selon le patron de l'entreprise, Cameron Chell, cité par le National Observer.

Il tient dans deux mains gantées. On le lance. Il bourdonne. Il part à cinq ou huit kilomètres. Il revient, ou non.

S'il tombe, dit Chell, ce n'est pas grave. On en envoie un autre.

Celui qui le lance ne saura jamais qui possède l'usine. Il n'a pas à le savoir. Nous, si.

Le fantôme signe un chèque et garde son nom.

Dix-huit jours

Calgary, 10 septembre

La Défense nationale a lancé son Initiative de drones de défense le 23 juillet. Les candidatures fermaient le 14 août.

La qualification ne garantissait aucun contrat, précisait-elle. L'expérience en défense n'était pas forcément exigée. La préparation en matière de sécurité, si. Elle serait évaluée.

Le 10 septembre, à Calgary, avec Volodymyr Zelensky à ses côtés, Mark Carney a créé une place de marché nationale du drone de défense.

Il a annoncé des contrats initiaux d'une valeur maximale de 50 millions de dollars. Ils doivent décupler le nombre de drones déployés par les Forces armées canadiennes.

Six fournisseurs. Beonyx. AVSS. Volatus. Twenty20 Insight. Objexis AI. Draganfly.

Le bureau du premier ministre se félicite d'être passé du lancement au premier contrat en 50 jours.

Tampa, 28 septembre

Draganfly décrit un premier contrat de cinq ans. 100 systèmes, avec des options pour 4 900 de plus.

Dix-huit jours après Calgary, le communiqué de son placement porte une autre adresse. Tampa, en Floride.

Le 10 septembre, une place de marché canadienne. Le 28 septembre, une levée datée de Floride.

Cinquante jours pour choisir, dix-huit pour ouvrir le capital.

Aux États-Unis seulement

Aucun acheteur canadien

Il faut lire le communiqué jusqu'aux lignes juridiques.

Le placement porte sur 1 869 159 actions à 5,35 $ US, le cours de clôture du 25 septembre.

Draganfly offrira et vendra ces titres aux États-Unis seulement. Aucun titre ne sera offert ni vendu à des acheteurs canadiens. C'est écrit ainsi.

Les deux placeurs sont à New York et à Minneapolis. La déclaration d'enregistrement américaine est en vigueur depuis le 25 février 2026.

Le prospectus canadien de base, lui, date du 24 octobre 2025. Il sert de papier. Pas de guichet.

Une règle, pas une entreprise

Je veux que Draganfly réussisse. Je le dis avant mes questions, parce qu'elles ne visent pas Saskatoon.

Elles visent une règle. Celle qu'Ottawa applique, ou n'applique pas, à la propriété de sa filière de drones dite souveraine.

Je le lis ainsi : Ottawa a défini le drone souverain par l'usine et la licence, jamais par le capital.

Aucune action offerte à un acheteur canadien.

Aucun acheteur d'ici, par construction du placement.

Unusual Machines

Moteurs et composants

Unusual Machines est cotée à New York. Reuters la décrit comme connue pour ses moteurs de drones et d'autres composants de commande.

Selon La Presse canadienne, l'entreprise a nommé Donald Trump fils à son comité consultatif en novembre 2024.

Donald Trump fils et son frère Eric ont aussi appuyé le fabricant israélien de drones XTEND et Powerus, ajoute Reuters.

Pendant que les placements de la famille Trump dans des entreprises de défense suscitent des inquiétudes de conflits d'intérêts, rapporte l'agence, celui-ci arrive à Saskatoon.

Rien, dans le dossier, ne reproche une faute à Draganfly, à Unusual Machines ou à Donald Trump fils. Je ne leur en reproche aucune. Trump fils n'a pas répondu à Reuters.

Qui fournit qui

Le patron d'Unusual Machines, Allan Evans, dit que ce placement l'aidera à soutenir la croissance de la production de Draganfly et à « approfondir nos relations d'approvisionnement ».

La phrase ne dit pas qui fournit qui.

Qui fournira les moteurs de l'Astiia ?

Depuis le début de l'année, l'action d'Unusual Machines a grimpé d'environ 89 %. Celle de Draganfly a reculé d'environ 23 %, selon Reuters.

L'un a de quoi acheter. L'autre a besoin de capital.

Rien d'illégal, et pourtant tout à regarder.

Un fonds de premier plan

Ce qu'on sait

Reste l'autre moitié. Cinq millions sans visage.

On sait qu'il est américain.

On sait qu'il met 5 millions de dollars américains.

On sait qu'il paie le même prix qu'Unusual Machines, 5,35 $ US l'action.

On sait qu'il est « de premier plan », selon Draganfly.

On sait qu'il devait entrer au capital vers le 29 septembre, selon le communiqué, ou vers le 30, selon Reuters.

On ignore son nom.

Trois rédactions, aucun nom

Draganfly écrit un fonds américain « de premier plan ». Reuters écrit une société de gestion d'actifs américaine qu'elle ne nomme pas. La Presse canadienne écrit un fonds d'investissement américain anonyme.

Trois textes. Trois formules. Le même trou.

Pas de nom. Pas de ville. Pas de gérant connu.

Le trou a la taille exacte d'un nom.

On connaît le chèque, jamais la main.

Un accès à vendre

La phrase d'ouverture

Relisons la première phrase du communiqué. Elle dit à quoi sert l'argent.

Le placement soutient, écrit Draganfly, sa position croissante dans l'écosystème de défense des États-Unis. Il donne aussi accès à des occasions stratégiques sur des marchés internationaux que Draganfly est seule à servir.

Un accès. Le mot est dans le chapeau du communiqué.

La phrase suivante cite, comme contexte, des étapes importantes franchies avec les Forces armées canadiennes.

Le contrat canadien comme argument

Autrement dit, le contrat d'Ottawa sert d'argument pour lever du capital à New York.

Ce n'est pas illégitime. C'est ainsi qu'une petite entreprise se finance.

Cameron Chell parle d'une convergence. L'adoption par les clients. L'achat public. La fabrication nationale. L'autonomie en défense. La participation stratégique de l'industrie.

Allan Evans parle d'une capacité stratégique pour l'Amérique et ses alliés : fabriquer des drones et des composants à grande échelle.

Les deux ont raison. Ils ne parlent pas du même pays.

Si Draganfly est seule à servir certains marchés, l'accès à ces marchés a désormais un prix d'entrée. Il s'écrit en dollars américains.

Ottawa signe le contrat, New York achète l'accès.

Six fiches, un blanc

Ce qu'écrit le bureau du premier ministre

Le bureau du premier ministre parle de capacités « souveraines » en drones. Il décrit chaque fournisseur retenu.

Il écrit, pour Beonyx, un système conçu, possédé et fabriqué au Canada.

Il écrit, pour AVSS, une fabrication en Ontario et des composants surtout canadiens.

Il écrit, pour Volatus, une plateforme fabriquée à Montréal, avec des partenaires au Royaume-Uni.

Il écrit, pour Twenty20 Insight, une plateforme conçue et fabriquée au Royaume-Uni, avec un service canadien.

Il écrit, pour Objexis AI, une propriété intellectuelle canadienne.

Il écrit, pour Draganfly, une technologie australienne éprouvée, produite au Canada sous licence.

Il ne publie, pour aucun, la liste des actionnaires.

Six fiches. Six origines. Aucune liste de propriétaires.

Le mot possédé

Possédé. Le mot existe dans le communiqué. Il n'apparaît pas à la ligne de Draganfly.

Le 23 juillet, la Défense nationale écrivait que la capacité souveraine peut inclure la fabrication sous licence et des partenariats avec des alliés de confiance.

C'est une définition honnête. Elle parle d'usines, de licences et d'alliés. Elle ne parle pas d'actionnaires.

Souverain veut dire ici fabriqué, pas possédé.

Propriété et contrôle

La ligne du 23 juillet

Et pourtant, la même page de la Défense nationale dit autre chose, plus bas.

La sécurité sera intégrée à toute l'initiative, écrit-elle. Cybersécurité. Intégrité de la chaîne d'approvisionnement. Propriété et contrôle. Sécurité du personnel. Provenance des technologies sensibles.

Propriété et contrôle. Les deux mots sont là, noir sur blanc.

Une loi qui permet

La Loi sur Investissement Canada permet d'examiner, pour la sécurité nationale, l'acquisition de tout ou partie d'une entité. C'est ce que disent les lignes directrices d'Innovation, Sciences et Développement économique Canada, révisées le 5 mars 2025.

Parmi les facteurs, elles nomment les effets sur les capacités de défense et sur la base industrielle de défense.

Une notification volontaire y est possible. Sans elle, le ministre garde cinq ans après la mise en œuvre pour intervenir, selon ces mêmes lignes directrices.

La loi permet. Rien de public ne dit qu'elle a servi ici.

Qui a regardé ?

Le National Observer a demandé à Ottawa comment les fournisseurs seraient vérifiés et quelle surveillance s'appliquerait. Il n'avait reçu aucune réponse à sa publication, le 17 septembre.

La règle existe, son usage ne laisse aucune trace.

Saskatoon et Burnaby

Vingt-huit ans d'avance

Voici ce qui dérange ma lecture, et je le publie.

Draganfly a vendu son premier drone commercial à la GRC en 1998, selon Cameron Chell. Elle fabrique à Saskatoon et à Burnaby. Elle prévoit une usine en Alberta d'ici la fin de 2027.

Elle a fourni des drones à l'Ukraine, pour la cartographie, l'aide humanitaire et d'autres missions, rapporte Reuters. L'Astiia a été testé au-dessus des champs de bataille ukrainiens, selon Chell.

Pendant des années, dit-il, le marché canadien de la défense était petit, et l'argent public rare. L'entreprise a surtout travaillé avec des entrepreneurs de défense américains. Elle a fourni l'armée de terre, l'aviation et la marine des États-Unis.

Le capital qui n'est pas venu

Autrement dit, Saskatoon a tenu avec des clients américains pendant qu'Ottawa n'achetait presque rien.

Les dépenses de défense ont dépassé 63 milliards de dollars en 2025-2026, selon le National Observer. Le Canada a atteint la cible de 2 % de l'OTAN pour la première fois depuis la fin des années 1980. L'argent public arrive. Tard.

C'est vrai. Cela ne change pas la question.

Une filière dite souveraine qui ne se finance qu'ailleurs pose un problème à Ottawa. Pas à Saskatoon.

Saskatoon a tenu seule trop longtemps.

Positionnement, pas taille

Dix millions, un détail

La réponse de Draganfly est solide. Je la donne entière.

Dix millions de dollars américains, c'est peu. En février, l'entreprise avait levé 50 millions de dollars américains, selon Reuters.

Le prix est celui du marché. Les acheteurs viennent d'un pays allié. L'usine reste à Saskatoon. Le soutien reste au Canada, par contrat.

Les contrats d'Ottawa exigent que la formation, l'entretien, la réparation et le soutien se fassent au Canada, précise le bureau du premier ministre.

Cameron Chell le résume. Ce placement est « une question de positionnement, pas de taille ».

Le positionnement de qui

Justement.

Allan Evans l'a dit lui-même. Il veut soutenir la production de Draganfly et approfondir des relations d'approvisionnement. C'est une place dans une chaîne, pas un rendement de portefeuille.

La taille ne décide pas de la règle. La position, si.

Un petit chèque peut ouvrir une grande porte. Il suffit qu'il entre au bon endroit.

Petit chèque, grande porte.

L'œil aujourd'hui, la frappe demain

Six usages prioritaires

L'Astiia est un œil. Il observe. Il n'est pas conçu pour larguer des explosifs ni pour s'écraser sur une cible, précise Chell.

Mais la Défense nationale a fixé six usages prioritaires à son initiative, le 23 juillet.

Des drones de reconnaissance à bas coût. Des véhicules terrestres sans équipage. Des systèmes maritimes de surface et sous-marins. Des munitions et des charges normalisées pour drones. Des intercepteurs contre les drones. Des systèmes de frappe de précision en profondeur.

La même place de marché

Pour la frappe en profondeur, elle parle d'une capacité canadienne souveraine à longue portée. Aucune décision d'achat n'est annoncée.

La porte qu'on ouvre aujourd'hui pour une caméra pourrait servir demain à une charge explosive.

La règle de propriété qu'on n'écrit pas pour un œil, il faudra l'écrire pour une frappe. Mieux vaut l'écrire avant.

Écrire la règle pour l'œil, avant la frappe.

Onze jours plus tard

Le 17 septembre

Le 17 septembre, le National Observer publiait une entrevue avec Cameron Chell.

« Nous devons tenir sur nos deux pieds », disait-il.

Puis : « Nous ne pouvons pas compter sur les États-Unis pour ce rôle. »

Il ajoutait que bien des gens savent bâtir dix drones qui marchent. Dix mille, c'est une autre affaire. Il faut qu'ils marchent tous.

Le 28 septembre

Onze jours plus tard, son entreprise ouvre son capital à deux acheteurs américains. À eux seuls.

Je ne vois pas là une hypocrisie. J'y vois un système.

Un patron canadien dit qu'on ne peut pas compter sur Washington. Il lève son argent là où l'argent se trouve. Ottawa achète 100 drones. Le marché américain achète des actions.

Le soldat qui lancera l'Astiia dans un vent de février n'en saura rien. Ses doigts sentiront le froid du plastique. Pas la table de capitalisation.

Et pourtant, c'est elle qui pourrait dire, dans cinq ans, qui décide de la prochaine usine.

Ne pas compter sur Washington, sauf pour lever des fonds.

Le modèle Brave1

Quatre cents fournisseurs

La place de marché canadienne s'inspire de Brave1, le regroupement ukrainien des technologies de défense, selon le bureau du premier ministre.

Près de 400 fournisseurs canadiens « de confiance » y sont qualifiés. Les alliés du Canada y auront un accès privilégié.

Les Forces armées comptent environ 2 000 drones, selon le National Observer. Ottawa vise une industrie capable d'en produire des millions en deux ans.

Vite, et vérifié

Olena Kryzhanivska, de l'Institut canadien des affaires mondiales, dit au National Observer qu'on ignore qui passera les commandes, comment les fournisseurs seront vérifiés et qui examinera les achats.

Le système ukrainien, rappelle-t-elle, a essuyé des critiques pour favoritisme et relations personnelles.

Elle parle d'un équilibre très difficile. Plus on va vite, plus chaque vérification ajoutée ralentit.

Le Canada n'utilise pas les drones à la même échelle que l'Ukraine, ni sous la même pression, ajoute-t-elle. Ottawa doit décider combien de contrôle il faut sans sacrifier la vitesse.

Elle a raison. La vitesse est une vertu de guerre. La règle écrite en est une autre.

Aller vite n'excuse pas d'aller sans règle écrite.

Trois blancs

Le nom, la part, l'examen

Au terme de ce dossier, trois blancs restent.

Le premier : le nom du fonds.

Le deuxième : la part du capital de Draganfly que détiendront Unusual Machines et ce fonds après la clôture. Le communiqué ne la donne pas.

Le troisième : un examen par Ottawa, au titre de la propriété et du contrôle. Rien de public n'en dit un mot.

Trois blancs. Trois questions. Un seul guichet pour y répondre. Ottawa.

Le mot souverain

Voilà ce que ce placement révèle. Ottawa a écrit sa souveraineté en usines, en licences et en services. Il ne l'a pas écrite en actionnaires.

Si le fonds sort un jour de l'ombre…

Je ne demande pas qu'on refuse le capital américain. Je demande qu'on sache qui il est.

Trois blancs valent une question publique.

Un nom à exiger

Deux autorités nommées

La clôture était prévue vers le 29 septembre, selon Draganfly, ou vers le 30, selon Reuters.

Le communiqué nomme deux autorités à satisfaire. La Bourse des valeurs canadiennes. Le Nasdaq. Il n'en nomme aucune autre.

Le 10 septembre, Ottawa promettait des fournisseurs de confiance. Le 28, un de ces fournisseurs accueillait un actionnaire que personne ne nomme.

La confiance, ici, repose sur une ligne vide.

Ce qu'Ottawa doit savoir

Avant la prochaine commande de drones, qui, à la Défense, lira la liste des actionnaires de ses fournisseurs ?

Le soldat lancera son drone de toute façon.

Le nom, lui, peut attendre longtemps.

Un fonds sans nom, et pas un acheteur d'ici.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). ENQUÊTE : Dix-huit jours après le choix d'Ottawa, un fonds sans nom entre au capital de Draganfly. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/enquete-dix-huit-jours-apres-le-choix-d-ottawa-un-fonds-sans-nom-entre-au-capital

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MM
Maxime Marquette
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