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La ChroniqueEnquête· N° 7682

DOSSIER : La sanction de Washington ferme quatre aéroports irakiens, et le pèlerin de Najaf paie d'abord

Un tableau des départs. Deux heures du matin. Une ligne qui disparaît.

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À retenir
  1. Un tableau des départs. Deux heures du matin. Une ligne qui disparaît.
  2. Le communiqué de l'aéroport
  3. Le 25 septembre , à 2 h , l'aéroport international de Najaf suspend tous les vols vers et depuis la République islamique d'Iran, jusqu'à nouvel ordre.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Najaf, 2 h

Le communiqué de l'aéroport

Un tableau des départs. Deux heures du matin. Une ligne qui disparaît.

Le 25 septembre, à 2 h, l'aéroport international de Najaf suspend tous les vols vers et depuis la République islamique d'Iran, jusqu'à nouvel ordre. Le directeur de l'aéroport, Hussein Muhanna, dit à l'AFP que la décision suit une directive du bureau du premier ministre irakien au gouverneur.

Le communiqué de l'aéroport, repris par l'agence de presse irakienne selon Anadolu, demande aux compagnies d'en prendre acte. Une reprise, précise-t-il, serait annoncée officiellement.

Avant la suspension, selon Reuters, cité par Voice of Emirates, 18 des 20 vols prévus à Najaf allaient vers des villes iraniennes.

Dix-huit sur vingt. Puis zéro.

Qui monte à bord

Najaf n'est pas un aéroport comme les autres. C'est la porte d'une ville sainte du chiisme.

Selon l'AFP, ces vols transportent surtout des pèlerins chiites irakiens vers les villes saintes d'Iran, et des Iraniens qui viennent prier en Irak. Ils transportent aussi des étudiants irakiens inscrits en Iran. Et des patients qui vont s'y faire soigner.

Un tableau des départs, c'est une liste de villes. À Najaf, c'est aussi une liste de raisons de partir.

Dix-huit vols sur vingt, et un tableau qui se vide.

Quatre aéroports sur quatre

Bagdad, mercredi

Najaf n'est pas le premier. Depuis le mercredi 23 septembre, les vols iraniens vers Bagdad sont suspendus : l'Irak en avait donné l'ordre à son autorité de l'aviation civile, selon deux sources citées par Reuters.

Le gouvernement discutait alors de les dévier vers Najaf. L'alternative n'a pas tenu deux jours.

Erbil et Souleimaniyé, vendredi

Le même vendredi, Erbil et Souleimaniyé, dans la région du Kurdistan, suspendent à leur tour les vols iraniens, selon deux sources de Reuters.

Reuters en tire le compte : les vols vers et depuis l'Iran sont désormais suspendus dans les quatre aéroports irakiens où ils opéraient. Bagdad. Najaf. Erbil. Souleimaniyé.

Quatre sur quatre, en trois jours.

Le nombre dit tout. Quatre. Il n'y en a pas de cinquième.

Washington signe. Bagdad ferme la piste.

Ce dossier le lit ainsi : une sanction américaine, exécutée sur le sol des autres, et payée d'abord par ceux qui voyagent.

L'AFP ajoute un détail qui change l'échelle. Les compagnies irakiennes, elles, avaient cessé de voler vers l'Iran dès février, au début de la guerre au Proche-Orient. Il ne restait que les compagnies iraniennes.

Quatre pistes, trois jours, plus une ligne.

La carte qui se ferme

Du 21 au 25 septembre

L'Irak n'est qu'un morceau de la carte.

Selon Iran International, les compagnies iraniennes ont cessé de voler vers la Géorgie dès le 21 septembre. L'Azerbaïdjan a arrêté leurs services le mardi 22. Les vols vers Mascate ont été annulés le 23. Le jeudi 24, les Émirats arabes unis suspendent tous les vols des compagnies iraniennes, jusqu'à nouvel ordre.

L'autorité émiratie de l'aviation civile le dit sans détour, rapporte Al Jazeera : la décision découle des sanctions américaines.

Plus de vols vers Tbilissi. Plus de vols vers Bakou. Plus de vols vers Dubaï. Plus de vols vers Bagdad. Le même jeudi, le Turkménistan refuse le survol à un vol Téhéran–Douchanbé, qui fait demi-tour.

Ce qui vole encore

La carte n'est pas entièrement noire. Bloomberg, cité par Iran International, a compté au moins six départs le mercredi 23, vers Bangkok, Phuket, Shanghai ou Kaboul.

Il reste l'Asie, l'Afghanistan, la Chine. Il ne reste presque plus le voisinage.

Jeudi, selon Reuters, l'aéroport Imam-Khomeini de Téhéran n'affichait plus aucun vol vers les États voisins du Golfe.

La carte se rétrécit jusqu'aux frontières de la République islamique.

Dubaï, jeudi matin

Un vol vendu, puis annulé

Le jeudi 24 au matin, un vol d'Iran Airtour entre Téhéran et Dubaï est annulé, rapporte Al Jazeera. Les billets avaient déjà été vendus.

Des passagers avec un billet. Pas d'avion.

Dubaï était, selon Al Jazeera, une plaque tournante majeure pour les compagnies iraniennes, avec plusieurs vols par jour. Une ligne de routine, rayée en une matinée.

La banque Melli d'abord

La fermeture du ciel suit celle des comptes. Selon Al Jazeera, les Émirats avaient déjà suspendu leur commerce avec l'Iran, et leur banque centrale bloqué les transactions avec la banque Melli.

Le mercredi 23, selon Iran International, les succursales de la banque Melli aux Émirats se voient interdire les opérations liées à l'Iran, y compris le financement du commerce et les virements.

D'abord l'argent. Ensuite les avions.

Le premier carrefour du Golfe a choisi son côté.

D'abord les comptes, puis les pistes.

Le 8 septembre, au Trésor

36 cibles

Tout part d'un communiqué daté du 8 septembre. Ce jour-là, le Trésor américain sanctionne 36 cibles liées à l'aviation iranienne, dont 27 compagnies aériennes.

Air Shiraz. Iran Air Tour. Iran Aseman. Kish Airlines. Qeshm Air. Zagros. La liste est longue, et elle se veut complète. Le Trésor écrit qu'il a sanctionné ce jour-là toutes les compagnies iraniennes qui restaient.

Le 24 août

Le communiqué s'appuie sur une décision du 24 août, que Washington appelle son « jour J économique ». Il suspend aussi trois autorisations liées à l'aviation iranienne, dont celles qui permettaient certains survols.

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avertit quiconque fait affaire avec ces compagnies : il risque d'être coupé du système financier mondial.

Le mot compte. Il ne vise pas seulement l'Iran. Il vise quiconque.

Un communiqué à Washington, une liste de vingt-sept noms.

Quinze ans de listes

2011, 2019, 2026

Le 8 septembre n'arrive pas de nulle part. Le Trésor le rappelle lui-même.

Le 12 octobre 2011, Washington désigne Mahan Air pour son soutien à la Force Qods des Gardiens de la révolution. En décembre 2019, le département d'État la désigne à nouveau, au titre de la prolifération. En avril et en juillet 2026, le Trésor frappe ceux qui assurent ses vols.

Puis le 24 août. Puis le 8 septembre.

De la compagnie à la flotte

La différence est d'échelle. Pendant quinze ans, la cible était une compagnie. Le 8 septembre, c'est une flotte entière.

Une compagnie. Puis ses fournisseurs. Puis toutes les autres.

Et pourtant, jusqu'à cette semaine, les avions iraniens atterrissaient encore à Dubaï, à Bagdad, à Najaf. Le changement n'est pas dans la liste. Il est dans l'exécution.

Quinze ans pour une compagnie. Un mois pour toute une flotte.

La sanction passe par le sol des autres

Carburant, piste, billet

En début de semaine, Bessent précise la mécanique, rapporte Reuters. On ne peut plus leur fournir de carburant. On ne peut plus leur offrir de services d'atterrissage. On ne peut plus leur vendre de billets. Sinon, on sort du système du dollar.

Les compagnies iraniennes, dit-il selon Iran International, perdraient leurs opérations internationales à partir du 23 septembre.

Ce que Washington ne ferme pas lui-même

Iran International le souligne : ces mesures ne ferment pas automatiquement l'espace aérien d'un pays tiers. Leur effet dépend des gouvernements et des prestataires. Chacun choisit.

Pas d'embargo voté. Pas de résolution. Une menace sur le dollar, et chacun fait le reste.

La signature est à Washington. La piste, à Bagdad.

C'est tout le mécanisme de la sanction secondaire : un ordre américain, exécuté par des gouvernements qui arbitrent entre le dollar et leurs voisins.

C'est sa force. C'est aussi son angle mort.

La décision est américaine. La piste fermée est irakienne.

Ce que le Trésor reproche

Mahan Air, depuis 2011

La sanction a un motif, et il faut l'exposer dans les mots de Washington.

Selon le Trésor, le régime utilise son aviation pour transporter des armes, du personnel et des cargaisons illicites. Il accuse les Gardiens de la révolution d'employer des compagnies en apparence privées, comme Mahan Air, pour se procurer et acheminer des armes. Mahan Air est sanctionnée par Washington depuis 2011.

Ce sont des accusations d'un gouvernement. Elles s'appuient sur des désignations anciennes et répétées.

Le lecteur ne peut pas les vérifier lui-même. Il peut en noter la constance, sur quinze ans.

Trois B-777 par Dubaï et Oman

Le même communiqué contient un détail que personne ne répète. À l'été 2026, écrit le Trésor, Mahan Air a reçu au moins trois Boeing 777 détournés par les Émirats arabes unis et par Oman.

Les Émirats. Oman. Les deux pays qui, cette semaine, ferment leurs portes aux compagnies iraniennes.

Le couloir d'hier devient le mur d'aujourd'hui.

Hier, les avions passaient par Dubaï. Aujourd'hui, plus rien.

Pèlerins, étudiants, patients

Najaf et Karbala

Il faut maintenant regarder qui reste au sol.

Il y a le pèlerin qui voulait prier à Najaf ou à Karbala. Il y a l'étudiant irakien inscrit dans une université iranienne. Il y a le patient qui allait se faire soigner de l'autre côté de la frontière. Il y a la famille séparée par la frontière, qui se rendait visite, selon Iran International. Il y a le commerçant.

Aucun d'eux n'est nommé par le Trésor.

Ils ne transportent pas d'armes. Ils transportent des valises.

Aucun d'eux ne figure sur une liste. Tous sont sur un tableau des départs.

Dix-sept heures de bus

Les agences de voyages décrivent le détour à Iran International. Un vol vers la Turquie. Puis environ 17 heures de bus jusqu'à Van. Puis encore 16 à 17 heures jusqu'à Téhéran. Sans compter la frontière.

Un trajet de quelques heures d'avion devient deux jours de route.

Un message de l'agence. Un vol annulé. Un remboursement, peut-être. Une autre date, peut-être pas.

Le dos contre un siège trop droit. Le bruit du moteur toute la nuit. La valise qu'on tire sur le gravier d'un poste frontière.

À Téhéran, une enseignante à la retraite a écrit à Reuters, sous couvert d'anonymat, qu'on y vivait dans une prison à ciel ouvert.

Le tableau des départs est devenu un horaire d'autocar.

Mokhber, le 25

Le conseiller du Guide

Le même vendredi, la République islamique répond. Mohammad Mokhber, conseiller du Guide suprême, écrit que si l'Iran ne peut pas voler ni recevoir de services aéroportuaires, « aucun pays de la région » n'aura cette possibilité non plus, rapporte Iran International.

Il ne dit pas comment. Il ne nomme ni pays, ni aéroport.

Une phrase. Pas de méthode. Pas de cible nommée.

Une menace sans méthode pourrait aussi être un aveu : dans les airs, le régime n'aurait plus d'autre levier que la peur des autres.

Rezaei, mercredi

La menace n'est pas isolée. Le mercredi 23, Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, prévenait les voisins, selon Iran International : s'ils coopèrent avec Washington, leurs aéroports ne pourraient plus fonctionner.

Deux hommes du régime. Deux jours d'écart. Une même phrase, sous deux formes.

Dans ces deux phrases, le pouvoir de Téhéran ne menace pas Washington, qui a signé la sanction. Il menace les aéroports de ses voisins, qui l'appliquent.

La menace vise la piste d'à côté, pas le signataire.

L'aviation civile en otage

Le plus grand carrefour du Golfe

Les Émirats sont le premier carrefour aérien du Proche-Orient. Des millions de passagers qui n'ont rien à voir avec l'Iran y transitent.

La phrase de Mokhber les range, en théorie, parmi les cibles. Un passager de Montréal en correspondance à Dubaï n'a rien signé. Il est pourtant dans la phrase.

Un aéroport, ce sont des contrôleurs, des bagagistes, des familles qui attendent aux arrivées. Une menace sur une piste touche tout ce monde. Sans distinction.

Que vaut une menace qui ne dit ni où, ni quand, ni comment ?

Les compagnies étrangères

Les compagnies étrangères, elles, ont déjà choisi la prudence. Selon Iran International, Turkish Airlines n'a aucun vol vers l'Iran prévu avant mars 2027. Emirates ne dessert plus Téhéran. Lufthansa et Austrian ont suspendu leurs vols jusqu'au 24 octobre. Qatar Airways évoque, sans certitude, le 29 novembre.

Et pourtant, la sanction n'a pas vidé seule ces lignes. Plusieurs compagnies étrangères s'étaient retirées avant elle, et Qatar Airways invoque les restrictions d'espace aérien. La sanction achève ce que la guerre avait commencé.

Une phrase de Téhéran suffit à rendre le ciel du Golfe nerveux.

Ce que la sanction ne ferme pas

La route

Un dossier honnête dit aussi les limites.

Elle ne ferme pas le ciel. Elle ne ferme pas la route. Elle ne ferme pas Kaboul, ni Shanghai, ni Erevan.

Les routes terrestres entre l'Irak et l'Iran restent ouvertes, rappelle l'AFP. Le pèlerin peut encore passer. Plus lentement, plus cher, plus fatigué.

L'effet dépend aussi de la durée. Une semaine de fermeture n'est pas une année.

Février, déjà

Et la rupture ne date pas de cette semaine. Les compagnies irakiennes avaient cessé de voler vers l'Iran dès février, selon l'AFP. La sanction ferme la dernière porte d'une maison déjà à moitié close.

Le Trésor promet, dans le même communiqué, d'examiner au cas par cas les demandes liées à la sécurité aérienne. C'est une soupape. Elle ne vise pas les pèlerins.

Et pourtant, la limite la plus lourde est ailleurs : le régime, lui, aurait d'autres voies que ses passagers.

Le pèlerin prend l'autocar. Le régime garde ses routes.

Le calcul de Bagdad

Une directive du premier ministre

L'Irak est le cas le plus délicat. Le lien entre les deux pays, à majorité chiite, est profond, écrit l'AFP, façonné par la religion et par la politique.

Plusieurs sources, dont un haut responsable du gouvernement, avaient pourtant prévenu l'AFP dès le début de la semaine : l'Irak appliquerait l'interdiction américaine. La directive est partie du bureau du premier ministre.

Une directive. Un gouverneur. Un aéroport. Un communiqué à 2 h.

Le dollar ou la route

Entre la menace de Bessent et le voisinage de Téhéran, Bagdad a choisi le dollar. Sans le dire en ces mots. En envoyant une directive à un gouverneur.

Voice of Emirates écrit que ces suspensions visaient à éviter des sanctions américaines contre les aéroports et leurs prestataires. C'est la logique même de la sanction secondaire.

Un gouvernement n'a pas signé la sanction. Il en porte l'exécution, et la colère de ses pèlerins.

Bagdad n'a rien signé. Bagdad a tout fermé.

Trois suites possibles

Si l'interdiction tient

Premier scénario : l'interdiction tient. Selon Reuters, un bannissement durable approfondirait l'isolement de l'Iran et aggraverait sa crise économique, déjà marquée par un blocus américain de ses ports.

Deuxième scénario : Téhéran négocie, pays par pays. Selon Al Jazeera, le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'aviation civile, Majid Akhavan, affirme que des discussions sont en cours avec les Émirats. Iran International signale des échanges avec Oman.

Si Mokhber passe à l'acte

Troisième scénario, le plus sombre : la République islamique met sa menace à exécution contre un aéroport voisin. Rien, à ce jour, ne dit comment. Rien ne dit que ce ne sera pas tenté.

J'avoue ne pas savoir lequel des trois l'emportera. Je sais seulement lequel coûtera le plus à ceux qui n'ont rien décidé.

Dans les trois, le pèlerin de Najaf n'est pas à la table.

Aucun de ces scénarios ne rouvre Najaf demain matin.

Trois scénarios, un même passager absent de la table.

Le pèlerin paie, pas le Guide

Un outil, une personne

La sanction vise un régime que Washington accuse de transporter des armes par ses avions. La ligne de cette chronique ne la conteste pas : la République islamique est une menace, et son aviation, selon le Trésor, en est un outil.

Mais la semaine révèle où tombe le coût. Ce n'est pas le Guide suprême qui prend l'autocar de Van. Ce n'est pas Mokhber qui cherche un billet par Istanbul. Ce n'est pas un Gardien de la révolution qui renonce à Karbala.

C'est un pèlerin. Un étudiant. Un patient.

La sanction est un outil. Le coût est une personne.

Au comptoir d'embarquement

Jusqu'où acceptons-nous qu'une pression légitime sur un régime se paie d'abord au comptoir d'embarquement de ceux qui n'ont rien signé ?

À Najaf, le tableau des départs affiche d'autres villes.

La ligne de Téhéran n'y est plus.

Washington signe, Bagdad ferme, et le pèlerin de Najaf reste au sol.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). DOSSIER : La sanction de Washington ferme quatre aéroports irakiens, et le pèlerin de Najaf paie d'abord. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/dossier-la-sanction-de-washington-ferme-quatre-aeroports-irakiens-et-le-pelerin-de-najaf

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Maxime Marquette
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