PORTRAIT : Drapatyi, le « BMP volant » qui doit réinventer l'armée ukrainienne
Le 9 mai 2014, le colonel ukrainien Mykhaïlo Drapatyi conduit un véhicule blindé à toute vitesse à travers un barrage érigé par des séparatistes prorusses à Marioupol.

- En 2014, à Marioupol, Drapatyi traverse à toute vitesse un barrage séparatiste prorusse à bord d'un blindé. La vidéo devient virale et lui vaut son surnom.
- Après une carrière militaire discrète, il est promu à la tête des forces terrestres en novembre 2024.
- Le 14 juillet 2026, Fedorov est limogé. Selon RFI, des manifestations durent six jours, et Zelensky accepte de remplacer le général Syrskyi.
- Le texte rappelle que Drapatyi a assumé la responsabilité après une frappe russe ayant tué 12 soldats à Dnipropetrovsk. Zelensky a refusé sa démission et l'a transféré à un autre commandement.
- Le 21 juillet 2026, Zelensky le nomme commandant en chef. Valerii Zaloujny salue ce choix, et l'analyste Rob Lee le qualifie d'« excellent ». Le Kremlin, par la voix de Dmitri Peskov, minimise l'événement.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Introduction : un blindé qui fonce sur un barrage, et une légende qui naît
Marioupol, 9 mai 2014
Le 9 mai 2014, le colonel ukrainien Mykhaïlo Drapatyi conduit un véhicule blindé à toute vitesse à travers un barrage érigé par des séparatistes prorusses à Marioupol. Un autre blindé suit le sien pour secourir des policiers pris en otage dans un bâtiment du ministère de l'Intérieur, selon le récit détaillé publié par Al Jazeera.
La scène, filmée, devient virale en Ukraine. Des semaines plus tard, le même homme sort son unité d'un encerclement mortel, ne perdant qu'un seul soldat. Douze ans plus tard, cet homme devient commandant en chef des forces armées ukrainiennes, nommé par Volodymyr Zelensky le 21 juillet 2026.
Pourquoi ce nom résonne autant aujourd'hui
Ce n'est pas une simple nomination administrative. C'est l'aboutissement de plusieurs jours de manifestations massives, le résultat d'une crise politique interne, et le symbole d'un basculement générationnel au sommet de l'armée ukrainienne.
Je ne cache pas mon admiration pour ce genre de parcours. Il y a quelque chose de profondément habitant dans l'histoire d'un homme qui fonce sur un barrage pour sauver des vies, puis qui gravit, des années plus tard, tous les échelons jusqu'au sommet de l'armée de son pays en guerre. Mais je me garde de transformer cet homme en icône parfaite : ce serait malhonnête, et surtout dangereux.
« Le BMP volant », l'origine d'un surnom devenu culte
Une vidéo qui devient un mème de la détermination
Selon Defense News, la vidéo du major-général traversant un barrage russe à bord d'un blindé aux couleurs bleu et jaune devient virale peu après la libération de Marioupol pour son audace spectaculaire. Elle donne naissance au surnom qui le suivra toute sa carrière : « le BMP volant ».
Ce surnom colle encore à l'homme plus de dix ans plus tard. Il incarne, dans l'imaginaire militaire ukrainien, une forme de détermination absolue — l'antithèse du prudent calcul bureaucratique reproché aux hauts gradés formés à l'ère soviétique. Officier de char depuis plus de deux décennies, Drapatyi est promu à la tête des forces terrestres en novembre 2024.
Un surnom qui traverse dix ans de guerre sans s'effacer, ce n'est pas un hasard marketing : c'est la preuve qu'un geste de courage authentique marque durablement l'imaginaire collectif.
Une carrière construite loin des projecteurs avant la célébrité
Deux décennies d'ascension méthodique
Avant de devenir un symbole, Drapatyi a gravi patiemment les échelons d'une carrière militaire classique, loin de toute mise en scène, sans jamais rechercher la lumière médiatique.
Cette trajectoire méthodique explique pourquoi ses pairs le respectent : ce n'est pas un homme de communication propulsé par un coup d'éclat isolé, mais un officier dont la réputation s'est construite sur la durée.
Je préfère, et de loin, ce genre de trajectoire silencieuse aux carrières construites sur la seule communication. La compétence discrète finit toujours par se révéler quand elle compte vraiment.
Le contexte politique explosif de sa nomination
Une crise née du limogeage d'un ministre populaire
Pour comprendre cette nomination, il faut remonter au 14 juillet 2026 : le limogeage du ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov, six mois seulement après son entrée en fonction, selon RFI. Fedorov, ancien « ministre de la Transformation numérique », avait supervisé une campagne de frappes de drones particulièrement efficace contre les lignes d'approvisionnement et dépôts de carburant russes, selon Al Jazeera.
Fedorov accuse le général Oleksandr Syrskyi, chef d'état-major sortant, d'avoir entravé ses réformes. La riposte est immédiate : selon Defense News, des officiers démissionnent en protestation, et des manifestations éclatent dans plus d'une douzaine de villes dès le lendemain, avec des slogans comme « limoger Fedorov, c'est aider les Russes ».
Six jours de manifestations qui forcent la main de Zelensky
Selon RFI, ces rassemblements se poursuivent six jours consécutifs. Un sondage de l'institut Gradus Research, réalisé les 16 et 17 juillet et cité par Defense News, révèle que plus de 60% des Ukrainiens s'opposaient au limogeage de Fedorov.
Face à cette pression inédite, Zelensky cède sur l'un des points réclamés : le remplacement de Syrskyi. « Nous partageons le même souhait, une victoire sur l'ennemi », déclare-t-il, selon Al Jazeera.
Voir un gouvernement en pleine guerre plier face à la rue, plutôt que de réprimer, me rappelle pourquoi je crois autant en la résilience démocratique de l'Ukraine.
Une nomination qui répond à une exigence de la rue
Le pouvoir de la mobilisation populaire en temps de guerre
Ce qui frappe dans cette séquence, c'est la rapidité avec laquelle la pression de la rue a produit un résultat concret. En Ukraine, pays en guerre depuis plus de quatre ans, on aurait pu croire l'espace démocratique restreint. Ce n'est manifestement pas le cas.
Zelensky, en cédant sur le remplacement de Syrskyi, envoie un signal clair : même en pleine guerre existentielle, l'opinion publique ukrainienne conserve un pouvoir réel sur les décisions au sommet de l'État. C'est un fait rare, qui mérite d'être souligné.
Cette capacité à céder à la pression populaire, même sous les bombes, distingue fondamentalement l'Ukraine du régime autoritaire qui l'attaque.
Syrskyi, « le boucher » : le contraste qui explique tout
Un général respecté mais redouté
Le général Oleksandr Syrskyi, 60 ans, n'est pas un incompétent. Selon Al Jazeera, il a empêché la prise de Kyiv au début de 2022, puis a déjoué des forces russes bien plus nombreuses à Kharkiv, avant de lancer l'incursion surprise dans la région russe de Koursk. Zelensky reconnaît ces succès en le remerciant publiquement lors de son limogeage.
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Mais Syrskyi a été formé par la pensée militaire soviétique — il a étudié dans les années 1980 dans une académie militaire moscovite, aux côtés de généraux russes qu'il combat aujourd'hui. Ses soldats le respectent, mais le craignent aussi, lui ayant donné le surnom de « le boucher » pour son indifférence rapportée envers les pertes humaines, notamment lors de la défense coûteuse de Bakhmout.
Je refuse la caricature facile du « méchant général soviétique » contre le « héros moderne ». Syrskyi a défendu Kyiv quand la capitale pouvait tomber. Mais je comprends aussi la colère des soldats qui ont vu leurs camarades mourir pour des kilomètres de terrain disputés selon une logique d'un autre siècle. Les deux vérités coexistent, et c'est ce qui rend cette histoire aussi humaine.
Un fossé générationnel qui dépasse les deux hommes
Deux écoles militaires, deux visions de la guerre
Le contraste entre Syrskyi et Drapatyi dépasse leurs personnalités : il illustre un fossé générationnel plus large, entre officiers formés à l'époque soviétique et une nouvelle génération façonnée par quatre ans de guerre de haute intensité.
Cette nouvelle génération a grandi avec les drones et une doctrine de mobilité qui rompt avec les schémas hérités de l'URSS. Le choix de Drapatyi n'est pas qu'une question de personnalité : c'est un choix doctrinal.
Ce basculement générationnel me semble aussi important que le changement d'homme lui-même : l'Ukraine tourne enfin la page d'une doctrine militaire héritée d'un empire qui l'opprimait.
Les faits d'armes qui ont construit la légitimité de Drapatyi
De Marioupol à la défense de Kryvyi Rih
Au-delà de Marioupol, Drapatyi contribue début 2022 à stopper l'avancée russe sur Kryvyi Rih, ville natale de Zelensky, selon Al Jazeera. Cette défense, moins spectaculaire que celle de Kyiv ou Kharkiv, reste stratégiquement essentielle. Dans une interview de 2023, il affirme que la Russie « n'a pas le droit d'exister » sous sa direction actuelle — une déclaration dure, qui tranche avec la prudence diplomatique habituelle des hauts gradés.
L'épisode de la 155e brigade et l'assomption de responsabilité
Son passage à la tête des forces terrestres n'est pas exempt de difficultés. Il supervise la formation de la 155e brigade mécanisée, première unité entièrement entraînée par un allié occidental, mais connue pour des désertions massives avant son déploiement complet, selon Defense News. Drapatyi reconnaît publiquement que ces échecs proviennent des défaillances ukrainiennes en recrutement, et pousse pour des réformes — une autocritique rare chez un haut gradé.
Admettre publiquement un échec plutôt que de le camoufler, voilà exactement le type d'honnêteté militaire qui manque cruellement du côté russe.
Une réputation de proximité avec la troupe
Un commandant que les soldats disent accessible
Plusieurs témoignages recueillis par les médias spécialisés convergent : Drapatyi entretient une relation directe avec ses hommes, loin de la distance hiérarchique classique. Cette proximité, rare chez un officier supérieur, alimente sa popularité au sein des troupes.
Cette qualité ne garantit évidemment aucune victoire militaire. Mais dans une armée où le moral des troupes reste décisif après quatre ans de guerre d'usure, elle compte, et elle compte beaucoup.
Ce lien humain entre un commandant et ses troupes, dans une guerre aussi longue, compte plus que bien des stratégies sur papier. Je le crois profondément.
Le drame de Dnipropetrovsk et la démission qui a forgé sa réputation
Douze soldats morts, une responsabilité assumée
Le tournant le plus marquant de sa carrière récente survient lorsqu'un missile russe Iskander frappe un terrain d'entraînement dans l'oblast de Dnipropetrovsk, faisant 12 morts parmi les soldats et en blessant plus de 60, selon Defense News et le Kyiv Independent. Cela a provoqué des enquêtes pour négligence sur les raisons pour lesquelles ces troupes restaient massées en plein air.
Drapatyi assume publiquement la responsabilité, déclarant que ses ordres de dispersion n'avaient pas été exécutés, ce qui faisait de lui un « leader inefficace ». « Une armée où personne n'est responsable des pertes meurt de l'intérieur », dira-t-il — une phrase qui résume ce qui le distingue du reste de la hiérarchie. Zelensky refuse sa démission et le transfère vers le commandement des forces conjointes, où, selon Euromaidan Press, la brigade Khartiia reprend du terrain autour de Koupiansk.
Cette phrase sur la responsabilité qui manque m'a profondément marqué. C'est exactement ce genre de lucidité rare qui devrait guider chaque armée, occidentale ou non.
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Une liste de défis immédiats
Dès sa prise de fonction, le nouveau commandant en chef hérite d'une liste de défis vertigineuse : une mobilisation toujours insuffisante, un front qui s'étend sur des centaines de kilomètres, et une armée russe qui teste les défenses ukrainiennes sur plusieurs axes simultanément.
Aucun de ces problèmes ne se résoudra par la seule volonté d'un homme, aussi respecté soit-il. C'est ce point que plusieurs analystes occidentaux soulignent, refusant de céder à un optimisme excessif.
Je partage cette prudence : même le meilleur commandant du monde ne peut compenser, seul, un manque criant d'hommes mobilisés. Il faudra bien plus qu'un changement de nom.
Les réactions à Kyiv : un soulagement teinté de prudence
Les soutiens de la première heure
Selon Meduza, l'ancien commandant en chef et ambassadeur d'Ukraine au Royaume-Uni, Valerii Zaloujny, salue la nomination : « le nouveau commandant en chef aura une période très difficile — bien plus difficile qu'il ne l'imagine. Mais Mykhaïlo n'aura jamais honte. » Le lieutenant-général Ihor Romanenko confirme à Al Jazeera que Drapatyi « est très respecté. Ceux qui ont servi avec lui disent qu'il se soucie de ses soldats. »
Une crise politique seulement partiellement résolue
Tous les manifestants ne considèrent cependant pas leurs revendications satisfaites. Selon RFI, beaucoup estiment qu'il manque encore le retour de Fedorov au ministère de la Défense. Le directeur du think tank Penta, Volodymyr Fesenko, résume : « la nomination de Drapatyi ne fait que partiellement retomber les tensions. Le problème Fedorov demeure, même s'il est devenu moins aigu. »
Cette insatisfaction persistante des manifestants me rassure, en un sens : un peuple qui continue d'exiger des comptes, même après une victoire partielle, reste un peuple politiquement vivant.
Les réactions à Moscou : entre déni officiel et inquiétude officieuse
Le Kremlin affiche l'indifférence, mais pas tout le monde
Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov minimise l'événement, déclarant, selon Al Jazeera et Meduza, qu'il ne pense pas que cela entraînera de changement sur les lignes de front. « Nos forces armées continuent d'avancer », affirme-t-il, ajoutant que « le régime de Kyiv est secoué de l'intérieur ». Ce discours masque une inquiétude bien réelle, documentée par Meduza à travers plusieurs voix pro-guerre russes.
Le blogueur Youri Podolyaka note que « Drapatyi n'a que 43 ans. Et il a commencé cette guerre comme commandant de bataillon ! C'est mauvais pour nous. Un général qui a grandi dans cette guerre est un adversaire très difficile. » Le canal Telegram Rybar tempère : « les principaux problèmes des forces armées ukrainiennes ne se résument pas à la personnalité du commandant en chef. »
Je le constate avec une certaine satisfaction, mais sans naïveté : quand des blogueurs de guerre pro-Kremlin eux-mêmes reconnaissent la dangerosité d'un adversaire, c'est souvent plus révélateur que n'importe quelle déclaration officielle ukrainienne. La peur qui perce derrière la bravade de Peskov en dit long.
Le symbole que représente cette nomination pour les alliés
Un signal envoyé aux capitales occidentales
Pour les gouvernements qui arment l'Ukraine depuis 2022, cette nomination envoie un signal rassurant : celui d'une armée capable de se réformer sous la pression populaire, plutôt que de s'enfermer dans l'immobilisme bureaucratique qu'on associe aux structures post-soviétiques.
Ce signal compte, alors que plusieurs capitales occidentales s'interrogent sur la pérennité de leur soutien à long terme. Une armée qui se réforme reste une armée qui mérite d'être soutenue.
C'est exactement ce genre de capacité d'autocorrection que j'aimerais voir davantage saluer en Occident : soutenir une armée qui se remet en question vaut mieux que soutenir une armée qui se fige.
Les réactions occidentales : un choix salué par les analystes
« Un excellent choix », selon les experts
Selon Meduza, l'analyste Rob Lee, du Foreign Policy Research Institute, qualifie la nomination de « choix excellent », rappelant qu'en tant que commandant des forces terrestres, Drapatyi avait déjà initié des réformes de responsabilité. Il souligne toutefois qu'il n'existe aucune solution facile aux problèmes de mobilisation. L'analyste australien Mick Ryan, de l'Institut Lowy, insiste : Drapatyi « accepte la responsabilité quand les choses se passent mal ».
Un pari qui reste à confirmer sur le terrain
Il serait naïf de croire que ce seul changement suffira à inverser la dynamique de la guerre. Selon Nikolay Mitrokhin, chercheur à l'université de Brême cité par Al Jazeera, les changements dépendent de facteurs plus larges : la mobilisation ukrainienne, jusqu'ici désastreuse, les avancées technologiques, et les actions russes elles-mêmes. « Ne spéculons pas, et voyons d'ici la fin de l'année », résume-t-il.
J'apprécie cette prudence académique, même si elle contraste avec mon propre enthousiasme. Elle me rappelle qu'un espoir sincère ne doit jamais devenir un aveuglement.
Ce que cette crise révèle sur la nature de la guerre elle-même
Une guerre qui se joue aussi dans l'opinion publique
Cette séquence — limogeage contesté, manifestations, nomination sous pression — rappelle une évidence trop souvent négligée par les commentateurs concentrés sur les seules cartes militaires : cette guerre se joue aussi dans l'opinion publique ukrainienne, dans sa capacité à maintenir la cohésion nationale malgré la fatigue accumulée.
Le fait que cette cohésion passe par une exigence de responsabilité envers les dirigeants, plutôt que par un simple ralliement passif, dit quelque chose d'important sur la maturité démocratique de l'Ukraine en guerre.
Cette maturité démocratique, même sous les bombes, me remplit d'un respect immense pour le peuple ukrainien. C'est exactement ce que Poutine espérait affaiblir, et qui lui résiste toujours.
Conclusion : un symbole d'espoir, pas une garantie de victoire
Ce que représente vraiment cette nomination
La nomination de Mykhaïlo Drapatyi n'est pas seulement un changement de personnel. C'est la reconnaissance, par Zelensky lui-même, que la pression populaire compte, que les manifestations peuvent infléchir des décisions militaires majeures en pleine guerre, et que le fossé générationnel au sein de l'institution militaire ne pouvait plus être ignoré.
Cette nomination est un signal fort envoyé à la fois à l'armée ukrainienne, épuisée par des années de combats, et à ses soutiens occidentaux, qui verront dans ce choix la promesse d'une doctrine plus moderne, plus économe en vies humaines, davantage tournée vers les drones et les frappes asymétriques.
Ce que je retiens, en tant que chroniqueur
Je ne prétends pas savoir si Drapatyi réussira là où Syrskyi a échoué à convaincre. Personne ne le sait. Mais ce que je retiens de cet homme, à travers les faits vérifiés, c'est une cohérence rare entre le discours et les actes : assumer une responsabilité plutôt que la fuir, se montrer critique de sa propre armée avant de critiquer l'ennemi.
Ce sont des qualités humaines qui ne garantissent rien sur un champ de bataille. Mais elles disent quelque chose d'essentiel sur la maturité d'une nation qui, après quatre ans de guerre, continue d'exiger de ses dirigeants des comptes. C'est peut-être cela, au fond, la vraie victoire de cette semaine de manifestations à Kyiv.
Ce qui me touche le plus dans cette histoire, ce n'est pas le blindé qui fonce sur un barrage en 2014. C'est l'homme qui, plus tard, démissionne volontairement après la mort de douze soldats sous son commandement. Cette humilité-là, dans une guerre qui broie des vies par milliers, mérite d'être racontée — sans idolâtrie, mais avec un respect sincère.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.
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Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.
Sources :
Sources Primaires :
- RFI — Ukraine : face aux manifestations, Zelensky nomme un nouveau commandant en chef de l'armée
- ukrinform.net — Ukrainian forces repel assault by two Russian armies and tank division in Donetsk region
- axios.com — U.S. deploys B-1 bomber as attacks on Iran intensify
Sources Secondaires :
- Meduza — Le nouveau commandant en chef ukrainien suscite des réactions de Kyiv, Moscou et l'Occident
- Al Jazeera — Mykhailo Drapatyi peut-il changer le cours de la guerre en Ukraine ?
- Defense News — Qui est Mykhailo Drapatyi, « le BMP volant » qui dirige désormais l'armée ukrainienne ?
- Le Monde — Ukraine : Zelensky contraint de se séparer du général Oleksandr Syrsky
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). PORTRAIT : Drapatyi, le « BMP volant » qui doit réinventer l'armée ukrainienne. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/portrait-drapatyi-le-bmp-volant-qui-doit-reinventer-l-armee-ukrainienne
Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.






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