ESSAI : Le trans-atlantisme n'est pas mort — il se renégocie, et l'Europe doit en être l'architecte
Je vais être honnête : pendant longtemps, j'ai regardé avec une certaine angoisse le second mandat de Trump et ses effets sur la cohésion atlantique. Mais force m'est de reconnaître que la peur a prod
- Je vais être honnête : pendant longtemps, j'ai regardé avec une certaine angoisse le second mandat de Trump et ses effets sur la cohésion atlantique. Mais force m'est de reconnaître que la peur a prod
- Introduction : Les nécrologies sont prématurées
- Une alliance que l'on enterre trop vite
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Introduction : Les nécrologies sont prématurées
Une alliance que l'on enterre trop vite
Depuis l'élection de Donald Trump, les analyses sur la mort du trans-atlantisme se multiplient comme des communiqués de deuil. L'OTAN serait brisée. La solidarité transatlantique serait une relique de la Guerre froide. L'Europe serait livrée à elle-même face à une Russie agressive. Ces diagnostics captent quelque chose de réel — les tensions sont palpables, les fissures sont documentées — mais ils ratent l'essentiel : ce qui se passe n'est pas une dissolution, c'est une renégociation. Et renégocier, c'est encore vouloir maintenir quelque chose.
C'est l'argument central d'Alexandra de Hoop Scheffer, présidente du German Marshall Fund, dans un article publié le 1er juillet 2026 dans Foreign Policy. Son titre résume tout : «Trans-Atlanticism Isn't Dead — It's Being Renegotiated.» En 2025, les membres européens de l'OTAN et le Canada ont augmenté leurs dépenses de défense de 20 % en termes réels, atteignant un total combiné de 574 milliards de dollars — la plus grande hausse annuelle de l'histoire de l'alliance. Pour la première fois depuis l'engagement pris en 2014, les 32 alliés de l'OTAN consacrent tous au moins 2 % de leur PIB à la défense. Ce n'est pas le comportement d'une alliance mourante.
La douleur de la transition
La transition est douloureuse, concède de Hoop Scheffer. Douloureuse mais «longtemps attendue». L'Europe a pendant des décennies sous-investi dans sa défense, comptant sur la garantie américaine comme une assurance vie gratuite. Ce confort a produit une dépendance structurelle que les crises successives — Crimée 2014, Brexit, premier mandat de Trump, puis invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022 — n'ont pas suffi à dissoudre. Il aura fallu le deuxième mandat de Trump, son scepticisme vocal à l'égard de l'OTAN, ses tentatives de s'emparer du Groenland, ses retraits de troupes européennes, pour que la prise de conscience devienne irreversible.
Ce n'est pas confortable à dire, mais Trump a rendu service à l'Europe en la forçant à regarder sa propre vulnérabilité en face. Il est un mal nécessaire — pas un allié de confiance, pas un ami, mais un choc thérapeutique qui a accéléré une transformation que personne d'autre n'avait su déclencher. L'Allemagne a fait sauter son frein constitutionnel à l'endettement pour investir 114 milliards de dollars dans la défense. La Pologne est en passe de consacrer 5 % de son PIB à la défense. La Norvège dépasse désormais les États-Unis en dépenses de défense par habitant. Ce sont des révolutions silencieuses.
La nouvelle répartition : Europe conventionnelle, États-Unis stratégiques
Un modèle de complémentarité, pas de substitution
Le cœur de l'essai de de Hoop Scheffer est une proposition de «complémentarité stratégique» — une répartition formalisée des rôles qui reflète les réalités politiques et capacitaires de 2026. L'Europe prendrait en charge la défense conventionnelle sur le continent : forces terrestres, défense territoriale, logistique, défense aérienne à courte portée. Les États-Unis resteraient garants des capacités stratégiques : frappes longue portée, renseignement, surveillance, reconnaissance, assets navals de haute intensité, dissuasion nucléaire.
Ce modèle n'est pas une capitulation américaine ni une indépendance européenne pure. C'est une division du travail qui reconnaît que l'Europe a les forces et la géographie pour la défense terrestre, et que les États-Unis ont les capacités que personne d'autre ne peut reproduire à court terme. La puissance de projection mondiale de Washington dépend d'ailleurs de bases européennes, de l'accès à la Méditerranée et de l'infrastructure logistique européenne. L'interdépendance n'est pas à sens unique.
Le sommet d'Ankara comme moment codificateur
Le sommet de l'OTAN à Ankara, tenu début juillet 2026, est présenté comme le moment idéal pour formaliser cette nouvelle répartition. Le secrétaire général Mark Rutte a lui-même traduit cet argument en langage trumpien, pragmatique et économique : le réarmement européen génère un carnet de commandes de 300 milliards de dollars pour l'industrie américaine de défense, soutenant près de 200 000 emplois américains. Ce n'est pas de la diplomatie émotionnelle — c'est un argument commercial que Trump peut comprendre et même défendre auprès de son électorat.
La France et l'Allemagne ont par ailleurs créé un groupe de pilotage nucléaire pour explorer le rôle possible de l'arsenal nucléaire français dans une dissuasion à l'échelle de l'Europe. Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de déployer des éléments de la dissuasion nucléaire française sur le territoire allié, une révolution dans la doctrine stratégique française depuis de Gaulle. L'OTAN étudie par ailleurs la possibilité d'élargir son accord de partage des armes nucléaires américaines, ce qui constituerait la plus grande expansion de ce type depuis la Guerre froide.
L'Ukraine comme fondation de la sécurité européenne
Sans Kyiv, il n'y a pas de défense européenne crédible
Un angle souvent manqué dans le débat sur le trans-atlantisme : la sécurité européenne est désormais inséparable de l'Ukraine. Ce n'est pas seulement une question morale — c'est une équation stratégique. L'Ukraine fixe les forces russes sur son territoire, donnant à l'Europe le temps de reconstruire ses capacités militaires. Ses drones, ses systèmes de défense aérienne et ses applications d'intelligence artificielle militaire sont testés au combat avec une intensité qu'aucun arsenal européen ne peut revendiquer. L'Ukraine est, en ce sens, le laboratoire et le rempart simultanés de la sécurité européenne.
De janvier à avril 2026, les pays européens ont engagé environ 2 milliards d'euros par mois de nouveau soutien militaire à l'Ukraine, en plus de la facilité financière de 90 milliards d'euros déjà fournie. Les fonds européens dédiés aux drones pour l'Ukraine sont passés de 400 millions d'euros en 2022 à 1,6 milliard d'euros sur les quatre premiers mois de 2026. Les Européens ont largement compensé l'arrêt quasi-total de l'aide militaire américaine décidé par Trump.
L'erreur stratégique que l'Europe ne peut pas se permettre
Un exercice de scénario mené par le Council on Foreign Relations, avec des responsables et experts européens, fixé en 2029, a conclu sans ambiguïté : «il n'existe aucune architecture de défense future pour l'Europe sans les États-Unis dans laquelle l'Ukraine ne soit pas un élément clé.» Si l'Ukraine tombait, l'Europe serait la suivante. Ce n'est pas une métaphore — c'est la mécanique de l'expansion russe telle qu'elle est documentée dans les documents stratégiques du Kremlin.
La pression de Moscou pour revenir aux projets de traité de décembre 2021 — qui demandaient entre autres le retrait effectif de l'OTAN de 14 pays d'Europe de l'Est et des Balkans — n'a jamais disparu. Elle resurgira à chaque occasion que la faiblesse occidentale lui offrira. Soutenir l'Ukraine n'est pas de la charité : c'est de l'intérêt stratégique bien compris.
L'architecture institutionnelle : réformer pour durer
Quatre piliers pour un trans-atlantisme renouvelé
De Hoop Scheffer propose quatre mesures concrètes pour consolider le nouveau trans-atlantisme. Première : réformer l'architecture européenne d'achats de défense, avec des achats conjoints, des normes d'interopérabilité contraignantes et des délais d'acquisition radicalement accélérés. Deuxième : convaincre Washington d'arrêter de percevoir l'autonomie opérationnelle européenne comme une menace — l'Europe qui se renforce ne remplace pas les États-Unis, elle les complète. Troisième : codifier formellement le nouveau partage des responsabilités transatlantiques au sommet d'Ankara. Quatrième : lancer un pacte transatlantique sur les technologies de défense pour maintenir l'avantage technologique de l'alliance face à la Chine et à la Russie.
Ces quatre piliers ne sont pas révolutionnaires — ils sont le signe d'une maturité stratégique européenne longtemps différée. La Norvège dépense plus par habitant que les États-Unis. L'Allemagne a transformé sa constitution pour libérer des capacités militaires. La Pologne vise 5 % du PIB. Si ces tendances se maintiennent et s'institutionnalisent, l'Europe disposera dans cinq à dix ans d'une architecture de défense conventionnelle que nul — y compris la Russie — ne pourra ignorer.
Le défi de la cohérence interne
Le principal obstacle à cette ambition n'est pas externe — ni la Russie, ni la Chine, ni même l'imprévisibilité de Trump. C'est la cohérence interne de l'alliance. Les blocages répétés sur les sanctions contre la Russie, la résistance de certains membres à des engagements collectifs, les intérêts économiques nationaux qui prennent le dessus sur la solidarité stratégique — voilà les fractures qui fragilisent réellement la posture européenne. L'OTAN peut définir la meilleure architecture du monde ; si Budapest ou Sofia bloquent à chaque moment critique, l'architecture reste sur le papier.
La règle de l'unanimité en matière de politique étrangère et de sécurité est le talon d'Achille structurel de l'UE. Des discussions sur l'introduction d'une majorité qualifiée pour certaines décisions de politique étrangère sont en cours, mais avancent lentement. C'est pourtant un chantier aussi urgent que celui des dépenses de défense : sans cohésion décisionnelle, les milliards investis dans les armées nationales perdent leur effet multiplicateur collectif.
Trump, mal nécessaire ou opportunité manquée ?
Ce que le chaos trumpien a produit
Donald Trump n'a jamais voulu être l'architecte d'une Europe plus forte. Ses pressions sur les alliés — payer ou être abandonnés —, ses menaces sur le Groenland, ses retraits de troupes, ses doutes publics sur l'article 5 : tout cela visait à extraire des concessions financières et politiques, pas à réformer l'alliance en profondeur. Pourtant, l'effet produit a dépassé ses intentions. L'Europe a réagi non pas en capitulant, mais en s'armant. Le trans-atlantisme n'a pas cédé sous la pression trumpienne — il a mué.
La question qui reste ouverte est celle de la durabilité. Si Trump — ou un successeur isolationniste — venait à démanteler réellement l'engagement américain en Europe, l'Europe serait-elle assez forte pour tenir seule, ou du moins tenir assez longtemps pour que les alliés américains reprennent leurs esprits ? La réponse honnête est : pas encore, mais le chemin est tracé. L'objectif n'est pas l'indépendance totale — c'est la résilience suffisante pour rendre le retrait américain trop coûteux à maintenir même pour un isolationniste.
L'argument économique comme bouclier
La stratégie de Rutte — transformer les dépenses de défense européennes en argument d'emplois américains — est astucieuse. 300 milliards de dollars de commandes, 200 000 emplois : c'est le langage que Trump comprend et répète. Cette traduction de la sécurité collective en bénéfices économiques immédiats pour les Américains est cynique — mais elle est efficace. Elle contourne le débat sur les valeurs pour atterrir sur le terrain du commerce. Dans le monde trumpien, c'est peut-être la seule diplomatie qui fonctionne.
La Chine et la Russie : les vraies menaces qui redéfinissent l'alliance
Deux menaces, une réponse coordonnée
Le nouveau trans-atlantisme ne se définit pas seulement par ce qu'il préserve — la dissuasion contre la Russie — mais par ce qu'il anticipe : la compétition systémique avec la Chine. Les alliés européens et canadiens sont appelés à coopérer avec les États-Unis là où les intérêts convergent, notamment sur la dissuasion en Indo-Pacifique, la gouvernance de l'IA et la compétition technologique avec Pékin. L'Europe ne peut plus se permettre de se considérer comme un acteur purement régional quand ses chaînes d'approvisionnement critiques — terres rares, semi-conducteurs, batteries — passent par la Chine.
La Russie et la Chine ne sont pas des menaces identiques. La Russie est une menace militaire immédiate sur le flanc est de l'Europe. La Chine est une menace systémique à plus long terme qui opère par la dépendance économique, le contrôle des technologies critiques et l'alignement avec les régimes autoritaires. L'Iran et la Corée du Nord, en fournissant des munitions et des soldats à la Russie, ont complété un axe d'autocrates que l'Occident ne peut plus traiter comme des acteurs séparés.
L'axe autoritaire comme catalyseur de cohésion
Paradoxalement, c'est peut-être la consolidation de cet axe autoritaire — Russie-Chine-Iran-Corée du Nord — qui offre à l'Occident son argument de cohésion le plus puissant. Face à des adversaires qui coopèrent de plus en plus ouvertement, les divisions internes entre alliés apparaissent comme des luxes que personne ne peut se permettre. Chaque fois qu'un État membre bloque une décision de l'OTAN ou de l'UE pour des raisons économiques domestiques, il offre à cet axe une démonstration gratuite de la faiblesse démocratique.
La technologie de défense : le troisième front transatlantique
L'IA militaire et l'avantage technologique à préserver
Le trans-atlantisme renégocié ne se joue pas seulement sur le terrain des budgets et des troupes — il se joue aussi dans les laboratoires de recherche et dans les centres de données. Alexandra de Hoop Scheffer appelle à lancer un pacte transatlantique sur les technologies de défense, et ce n'est pas une formule rhétorique. La compétition technologique avec la Chine — en intelligence artificielle, en systèmes de drones autonomes, en cyber-capacités offensives et défensives — est aussi déterminante pour la sécurité de l'Occident que les dépenses d'armement classiques.
L'Ukraine fournit ici encore un avantage paradoxal : son industrie de guerre est devenue un laboratoire d'innovation militaire en temps réel. Les systèmes de drones ukrainiens, testés contre les défenses russes avec une intensité sans précédent dans une guerre moderne, ont produit des enseignements qu'aucun exercice d'entraînement OTAN ne peut reproduire. Intégrer ces retours d'expérience dans l'architecture technologique transatlantique — via le partage de renseignement, les transferts de technologie et la co-production — est l'une des décisions les plus urgentes que le sommet d'Ankara pourrait formaliser.
Le risque de dépendance technologique envers la Chine
En parallèle, la question de la dépendance technologique vis-à-vis de la Chine — semi-conducteurs, terres rares, batteries — est le spectre qui hante toute discussion sur la résilience de l'alliance. Une Europe qui consacre 5 % de son PIB à la défense mais dont les systèmes d'armes dépendent de composants chinois n'a résolu qu'une partie du problème. Le pacte technologique transatlantique doit donc inclure une stratégie commune de diversification des chaînes d'approvisionnement critiques — en coordination avec les alliés indo-pacifiques, notamment le Japon, la Corée du Sud et l'Australie.
Ce que l'essai ne dit pas
Les zones d'ombre de l'optimisme stratégique
Je respecte l'analyse de de Hoop Scheffer, et je partage une grande partie de ses conclusions. Mais un essai honnête doit aussi nommer les incertitudes que l'analyse optimiste laisse dans l'ombre. Première zone d'ombre : la durabilité des dépenses de défense européennes. Ces augmentations ont été largement déclenchées par la peur et la pression externe. Une fois la pression atténuée — par un cessez-le-feu en Ukraine, par une accalmie trumpienne — les gouvernements reviendront-ils à leurs vieilles habitudes d'austérité défensive ? L'histoire européenne de l'après-Guerre froide incite à la prudence.
Deuxième zone d'ombre : la réforme des achats de défense. L'Europe est notoirement inefficace dans ce domaine — des dizaines de types différents de chars, d'avions, de systèmes de communication qui ne communiquent pas entre eux. Passer à des achats conjoints, à des normes d'interopérabilité contraignantes et à des délais accélérés nécessite non seulement de la volonté politique mais aussi la destruction de rentes industrielles nationales très bien défendues. C'est un combat politiquement coûteux que peu de gouvernements s'y engagent franchement.
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Le risque de la renégociation sans conclusion
La renégociation est en cours. Mais une renégociation sans conclusion formelle reste une situation instable. Si le sommet d'Ankara ne produit pas de document codifiant clairement la nouvelle répartition des rôles, on restera dans l'ambiguïté — utile à court terme pour maintenir la pression sur les alliés qui ne paient pas assez, mais dangereuse à long terme car elle laisse l'alliance sans feuille de route claire. Poutine joue sur la durée. L'ambiguïté durable, c'est son terrain préféré.
Conclusion : renégocier pour mieux défendre
Un trans-atlantisme de la maturité
Le trans-atlantisme qui émerge de cette période de turbulences n'est pas celui de 1949. Il ne peut pas l'être — le monde a changé, les menaces ont évolué, les capacités se sont redistribuées. Mais il n'est pas mort pour autant. Il se construit sur des bases plus équilibrées, plus durables, plus ancrées dans l'intérêt mutuel réel que dans une dépendance asymétrique héritée de la Guerre froide. C'est une alliance entre adultes, pour reprendre l'expression que l'on entend de plus en plus à Bruxelles et à Washington.
Le moment de vérité
Le sommet d'Ankara, les décisions budgétaires de l'automne, les négociations sur les sanctions contre la Russie — chacun de ces moments est un test de la nouvelle maturité européenne. Zelensky, à Kyiv, regarde avec une attention qui n'est pas académique : pour lui, l'issue de ces renégociations se mesure en armes livrées, en positions défendues, en vies sauvées. Pour nous, observateurs occidentaux, c'est la démonstration que nos démocraties sont capables de s'adapter sans se dissoudre. C'est l'enjeu réel du trans-atlantisme renégocié.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Mes biais assumés
Je suis un chroniqueur résolument pro-occidental et pro-ukrainien. Je crois que l'OTAN est une alliance qui a préservé la paix en Europe pendant soixante-quinze ans et qu'elle mérite d'être préservée et réformée — pas abandonnée. Je considère Poutine comme un agresseur et Zelensky comme un dirigeant courageux qui défend son peuple contre une invasion illégale. Ces positions informent ma lecture des textes que j'analyse.
Ce que je ne sais pas
Je ne suis pas stratège militaire. Mon analyse des capacités OTAN et des répartitions de rôles repose sur des sources publiques, pas sur une expertise technique de terrain. Les négociations au sein de l'alliance sont en partie confidentielles ; je n'ai accès qu'aux informations rendues publiques. Les développements entre le 1er juillet et la publication de cet essai peuvent modifier certains des éléments d'analyse. Je l'assume pleinement.
Sources
Sources primaires
Sources secondaires
The Guardian — NATO leaders fear they can no longer rely on US help if Russia attacks — 27 juin 2026
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). ESSAI : Le trans-atlantisme n'est pas mort — il se renégocie, et l'Europe doit en être l'architecte. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/essai-le-trans-atlantisme-n-est-pas-mort-il-se-renegocie-et-l-europe-doit-en-etr
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Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.
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