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La ChroniqueÉditorial· N° 1135

ÉDITORIAL : La Chine, première menace : Taïwan est notre ligne de front

La confirmation par la Haute Représentante de l'UE Kaja Kallas que la Chine entraîne des militaires russes sur le déminage et les opérations de drones n'est pas une nouvelle anodine. C'est la preuve concrète que l'axe autoritaire Moscou-Beijing n'est plus une alliance rhétorique. C'est un partenariat militaire opérationnel qui inclut des transferts de technologies, de formation

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  1. La confirmation par la Haute Représentante de l'UE Kaja Kallas que la Chine entraîne des militaires russes sur le déminage et les opérations de drones n'est pas une nouvelle anodine. C'est la preuve concrète que l'axe autoritaire Moscou-Beijing n'est plus une alliance rhétorique. C'est un partenariat militaire opérationnel qui inclut des transferts de technologies, de formation
  2. ÉDITORIAL : La Chine, première menace : Taïwan est notre ligne de front
  3. L'axe autoritaire : une seule stratégie globale sur deux fronts
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

ÉDITORIAL : La Chine, première menace : Taïwan est notre ligne de front

L'axe autoritaire : une seule stratégie globale sur deux fronts

La connexion Moscou-Beijing comme fait opérationnel

La confirmation par la Haute Représentante de l'UE Kaja Kallas que la Chine entraîne des militaires russes sur le déminage et les opérations de drones n'est pas une nouvelle anodine. C'est la preuve concrète que l'axe autoritaire Moscou-Beijing n'est plus une alliance rhétorique. C'est un partenariat militaire opérationnel qui inclut des transferts de technologies, de formations et de savoir-faire dans des domaines directement applicables au combat en Ukraine. La Chine n'est pas un observateur passif de la guerre en Ukraine. Elle en est un participant actif, avec ses propres intérêts dans l'outcome. Pour Beijing, une Russie qui survive à la guerre avec son régime intact est un partenaire stratégique précieux — fournisseur d'énergie, contrepoids à la puissance américaine, partenaire dans la contestation de l'ordre international libéral.

La présence de 10 000 soldats nord-coréens combattant aux côtés des forces russes en Ukraine — confirmée par Zelensky et corroborée par des sources de renseignement occidentales — élargit l'axe autoritaire à trois acteurs. La Corée du Nord fournit à la Russie des soldats, des munitions et des missiles en échange de transferts de technologie militaire qui accélèrent son programme d'armement. Les analyses de la Foundation for Defense of Democracies publiées le 25 juin 2026 documentent l'amélioration des missiles KN-23 nord-coréens grâce à l'aide russe. Ce triangle Russie-Chine-Corée du Nord, avec l'Iran en quatrième partenaire fournissant ses drones Shahed, forme un axe cohérent dont les membres partagent un intérêt commun : affaiblir la primauté américaine et l'ordre international libéral.

Le sommet OTAN d'Ankara : ce qui se joue vraiment

5 % du PIB : un engagement historique pour la défense

Le sommet OTAN d'Ankara des 7 et 8 juillet 2026 se tient dans un contexte de pression budgétaire inédite sur les défenses européennes. L'Alliance a fixé l'objectif de 5 % du PIB en dépenses de défense d'ici 2035 — un chiffre astronomique comparé aux 2 % du sommet de Galles de 2014. Cette escalade des objectifs reflète la prise de conscience collective que le monde est entré dans une période de compétition militaire soutenue. Le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte a évoqué «des dizaines de milliards» de contrats de défense qui seront annoncés lors du sommet, couvrant des systèmes qui prennent des années à produire — munitions, blindés, systèmes de défense aérienne, drones.

Mais le sommet d'Ankara se tient sous un nuage d'incertitude. Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a ouvert une revue de six mois de la présence militaire américaine en Europe et a conditionné les contributions américaines à l'OTAN au respect des objectifs de dépenses par les alliés. L'annulation de 4 000 troupes américaines prévues en Pologne — documentée par le Guardian — et les déclarations sur la non-automaticité des garanties de l'Article 5 ont créé des fissures dans la certitude que les États-Unis défendraient inconditionnellement leurs alliés européens. Si Beijing croit que Washington hésiterait à défendre ses alliés européens, la même logique s'applique à sa lecture de l'engagement américain envers Taïwan.

Ce que l'Europe doit faire maintenant pour Taïwan

Reconnaître la connexion Ukraine-Taïwan

La leçon fondamentale que l'Europe doit tirer de son expérience avec la guerre en Ukraine est que les problèmes de sécurité géopolitique ne restent pas géographiquement confinés. Ce qui se passe autour de Taïwan affecte la sécurité mondiale via des chaînes d'approvisionnement technologiquesTaïwan fabrique environ 90 % des puces les plus avancées via TSMC — via la stabilité des routes maritimes indo-pacifiques et via le signal que sa défaite ou sa survie enverrait à toutes les dictatures du monde. Les déclarations conjointes franco-britanniques-allemandes sur les mouvements du porte-avions chinois Liaoning sont un premier pas. Mais l'Europe a besoin d'une politique indo-pacifique cohérente qui ne soit pas seulement une déférence aux priorités américaines.

Le principe de base de la dissuasion est qu'elle doit être établie avant la crise, pas pendant. L'Occident est en train d'apprendre cette leçon douloureusement en Ukraine : les armes et le soutien qui sont enfin fournis aujourd'hui auraient eu infiniment plus de valeur dissuasive s'ils avaient été fournis en 2021. La même logique s'applique à Taïwan. Les systèmes de défense que Taipei cherche à acquérir, les exercices militaires conjoints qu'elle veut conduire, la clarté stratégique américaine qu'elle réclame — tout cela a plus de valeur comme dissuasion aujourd'hui que comme soutien après le début d'une crise. Une Europe qui augmente ses dépenses de défense de 2 % à 5 % du PIB mais qui n'a aucune stratégie pour l'Indo-Pacifique rate l'essentiel de la menace à long terme.

Introduction : Le choix que l'Occident refuse de faire

Deux guerres, une seule question

Pendant que l'Occident se mobilise pour l'Ukraine, soutient ses dépenses de défense, sanctionne la Russie et débat de la paix, une autre menace — plus grande, plus patiente, mieux financée — continue d'avancer. La Chine encercle Taïwan méthodiquement, semaine après semaine, incursion après incursion, navire après navire. Et l'Occident, absorbé par les urgences ukrainiennes et les tensions irano-américaines, n'a pas encore eu le courage de nommer cette réalité avec la clarté qu'elle exige : Taïwan est notre ligne de front. Si elle tombe, ce n'est pas seulement une île de 23 millions d'habitants qui disparaît sous le joug d'une dictature. C'est l'ordre international libéral lui-même qui reçoit le coup fatal.

Je ne prétends pas avoir toutes les réponses sur les modalités de la défense de Taïwan. Je n'ai pas accès aux plans militaires de Washington, de Tokyo ou de Canberra. Mais je peux nommer ce que je vois : une accumulation délibérée de faits accomplis par Beijing, une tentative systématique de normaliser une présence maritime et aérienne qui érode la souveraineté taïwanaise millimètre par millimètre, et un Occident qui préfère l'ambiguïté stratégique à la clarté morale.

Les chiffres qui parlent d'eux-mêmes

Depuis le 1er juin 2026, les gardes-côtes chinois patrouillent en quasi-continu dans les eaux à l'est de Taïwan — une zone historiquement exclue de la sphère de coercition directe de Beijing. Le 25 juin 2026, 14 sorties d'avions de l'APL ont été détectées en une seule journée, avec 10 franchissant la ligne médiane. Le porte-avions Liaoning vient de compléter son plus long déploiement en mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental — plus de 40 jours. La PLA Daily a publié, le 22 juin, la première image officielle du missile hypersonique DF-17 équipé du planeur DF-ZF — conçu précisément pour détruire les réseaux de défense aérienne adverses. Et l'UE a confirmé que la Chine a entraîné des soldats russes sur les drones et le déminage en Ukraine.

Ces faits ne sont pas des incidents isolés. Ils sont les pièces d'un puzzle que nous assemblons en direct. Et le tableau qui en ressort n'est pas rassurant.

Le modèle que Beijing teste : éroder sans déclencher

La stratégie du fait accompli progressif

Ce qui rend la stratégie chinoise envers Taïwan particulièrement redoutable, c'est précisément qu'elle évite le déclenchement d'une réponse militaire occidentale directe. Beijing ne réalise pas d'invasion spectaculaire qui galvaniserait instantanément les alliés de Taïwan. Elle avance par couches successives de présence normalisée : des gardes-côtes qui patrouillent, puis des navires de recherche scientifique escortés, puis des relevés environnementaux, puis des «opérations de law enforcement», puis des exercices militaires de plus en plus proches.

Chaque étape est présentée comme une réponse à une «provocation» taïwanaise ou étrangère. Chaque étape, prise isolément, semble «gérable». C'est l'accumulation qui est catastrophique. L'ISW a documenté ce mécanisme dans son rapport du 26 juin 2026 : la Chine cherche à normaliser sa présence dans les eaux à l'est de Taïwan de la même façon qu'elle a normalisé sa présence autour des îles Kinmen depuis 2024 — ce que les analystes appellent le «modèle Kinmen». Si le modèle Kinmen s'applique à l'est de Taïwan, l'île sera pratiquement encerclée par une présence militaire et paramilitaire chinoise permanente.

L'opération d'influence politique en cours

La pression militaire n'est que la face visible de la stratégie chinoise. L'AEI a documenté le 26 juin 2026 l'existence d'un réseau de 163 pages Facebook inautentiques diffusant des contenus pro-Beijing à destination des électeurs taïwanais en vue des élections locales de novembre 2026. La Chine n'a pas besoin d'envahir Taïwan si elle peut installer des gouvernements locaux favorables à Beijing par la subversion électorale. Et au-delà des élections locales, des partis d'opposition au sein du Parlement taïwanais — dont certains ont des liens ou des positions conciliantes envers Beijing — ont bloqué le budget de défense de 2026 pendant plus de neuf mois, retardant des achats d'armements critiques.

La combinaison des opérations militaires de zone grise, de la subversion politique interne et du blocage budgétaire constitue une stratégie d'attrition multi-domaine dont l'efficacité dépasse celle d'une invasion frontale, qui provoquerait inévitablement une réponse internationale. Cette stratégie est plus dangereuse précisément parce qu'elle est moins visible.

Pourquoi Taïwan, c'est notre affaire

Au-delà des puces électroniques : un enjeu de liberté

Le monde entier sait que Taïwan fabrique environ 90 % des puces les plus avancées utilisées dans l'industrie mondiale — via TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company). Cette dépendance économique est documentée et constitue un facteur de dissuasion économique contre une invasion chinoise. Mais réduire la défense de Taïwan à une question de chaînes d'approvisionnement en semiconducteurs, c'est manquer l'essentiel.

Taïwan est une démocratie vivante. Avec ses 23 millions d'habitants, son système de santé universel, sa liberté de la presse, ses élections libres, son activation civique remarquable — Taïwan représente ce qu'une société sinoPhone peut accomplir sans les contraintes d'un régime autoritaire. Sa destruction comme entité politique libre enverrait un message dévastateur à toutes les forces démocratiques en Asie : vous pouvez vous battre, mais si Beijing décide que vous avez trop grandi, vous tomberez.

La ligne du Pacifique et la stabilité de l'Indo-Pacifique

Sur le plan stratégique, Taïwan constitue un maillon central de la première chaîne d'îles — la ligne de bases insulaires qui structure la défense du Pacifique occidental depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si Taïwan passait sous contrôle chinois, la Marine populaire de libération obtiendrait un accès direct au Pacifique occidental sans passer par le détroit de Taiwan — un avantage stratégique incommensurable qui bouleverserait les équilibres naval de l'ensemble de la région. Le Japon, les Philippines, l'Australie et la Corée du Sud se retrouveraient dans une position défensive fondamentalement différente de celle d'aujourd'hui.

C'est pourquoi des nations aussi différentes que le Japon, les États-Unis, l'Australie, le Royaume-Uni, la France et la Nouvelle-Zélande ont maintenu une présence navale en mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental. Ce n'est pas de la provocation. C'est l'expression de l'intérêt vital de ces nations à maintenir un ordre international basé sur des règles plutôt que sur la loi du plus fort.

La réponse des démocraties : ce qui a été fait et ce qui manque

Les exercices militaires et les ventes d'armes

Les démocraties de l'Indo-Pacifique répondent à la pression chinoise. Taïwan a conduit ses exercices de préparation au combat immédiat du 22 au 26 juin 2026, les plus réalistes de son histoire. Son premier sous-marin domestique poursuit ses essais en mer. Elle a lancé des systèmes HIMARS dans le détroit de Taïwan lors d'exercices récents. Les États-Unis ont notifié au Congrès une nouvelle vente d'armes à Taïwan. Les exercices Valiant Shield et Resolute Dragon avec le Japon se déroulent jusqu'au 1er juillet. Le Pentagone a élargi sa liste des entreprises militaires chinoises.

Mais il manque encore quelque chose d'essentiel : la clarté stratégique. Les États-Unis maintiennent délibérément l'ambiguïté sur leur engagement à défendre Taïwan en cas d'invasion. Cette ambiguïté, qui était peut-être utile pendant la Guerre froide pour maintenir une stabilité flexible, est devenue une source de vulnérabilité dans un contexte où Beijing cherche à calculer précisément le coût d'une action. Si Pékin croit que Washington hésitera, le risque d'une erreur de calcul catastrophique augmente.

Ce que l'Europe doit faire maintenant

L'Europe, préoccupée par la sécurité de son flanc est et par la guerre en Ukraine, a longtemps considéré les affaires indo-pacifiques comme secondaires. Cette perception doit changer. La confirmation que la Chine entraîne des soldats russes sur les drones et le déminage révèle que les deux théâtres — l'Ukraine et Taïwan — sont liés par l'axe autoritaire Moscou-Beijing. Ce n'est pas deux guerres distinctes. C'est une seule stratégie de remise en cause de l'ordre international occidental conduite sur deux fronts.

Les pays européens qui envoient des navires dans le Pacifique — la France avec son porte-avions Charles de Gaulle, le Royaume-Uni avec ses frégates — font le bon choix. Ceux qui considèrent que «l'Indo-Pacifique, ce n'est pas notre affaire» font le même type d'erreur que leurs prédécesseurs qui pensaient que «l'Ukraine, ce n'est pas notre affaire» en 2021. Nous connaissons la suite de cette histoire.

La Corée du Nord dans l'équation

L'axe des aggresseurs s'étend

La menace ne vient pas de la seule Chine. La Corée du Nord a envoyé 10 000 soldats combattre aux côtés des forces russes en Ukraine, selon Zelensky. Kim Jong-un, le 25 juin 2026, a appelé à une posture militaire «destructrice» et a annoncé de nouveaux tests d'armements. Pyongyang a reçu de Moscou des transferts de technologie en échange de ses soldats et munitions, selon les analyses de l'ABC et de la Foundation for Defense of Democracies. La Corée du Sud réagit en développant une armée de «guerriers des drones»500 000 soldats formés à l'utilisation de 20 000 drones.

Cet axe trilatéral — Russie, Chine, Corée du Nord, avec l'Iran comme quatrième partenaire — n'est pas une coïncidence. C'est la construction délibérée d'un bloc anti-occidental qui teste nos capacités de réponse simultanée sur plusieurs fronts. Les alliances démocratiques — OTAN, AUKUS, QUAD — sont la réponse institutionnelle. Mais leur efficacité dépend de la volonté politique de les utiliser.

Le signal que l'Occident doit envoyer

Le sommet de l'OTAN à Ankara, les 7 et 8 juillet 2026, sera une occasion de clarifier les engagements défensifs de l'alliance. Mais l'OTAN seule ne peut pas défendre Taïwan — c'est un théâtre indo-pacifique qui requiert d'autres cadres. Ce que l'OTAN peut faire, c'est envoyer un signal de cohésion et de détermination qui décourage Beijing de conclure que le moment est venu d'agir pendant que l'Occident est distrait. Ce signal comprend les dépenses de défense, les exercices militaires conjoints, et — le plus important — la volonté de nommer la Chine comme ce qu'elle est : la principale menace à la sécurité mondiale à long terme.

Ce n'est pas de la haine envers le peuple chinois. C'est une évaluation lucide du régime du Parti communiste chinois, qui a choisi d'utiliser la croissance économique de son pays pour financer une machine de guerre et une stratégie d'expansion régionale. Ces deux choses — respect du peuple et clarté sur le régime — peuvent coexister.

Conclusion : Nommer le danger est le premier acte de résistance

L'heure de la clarté

La Chine est la plus grande menace pour l'ordre international libéral à moyen et long terme. Ce n'est pas une opinion controversée parmi les stratèges sérieux. C'est la conclusion de dizaines d'analyses indépendantes, de rapports du Pentagone, des services de renseignement alliés, et d'institutions académiques réputées. Ce qui est controversé, c'est d'en tirer les conséquences politiques. Cet éditorial plaide pour qu'on le fasse — maintenant, pendant qu'il est encore temps de construire les architectures de dissuasion qui rendront une invasion de Taïwan trop coûteuse pour Beijing.

Taïwan doit savoir que l'Occident est là

La population taïwanaise, qui affronte quotidiennement la pression militaire et psychologique de son voisin géant, mérite de savoir que l'Occident la considère comme une partenaire précieuse et non comme un pion géopolitique sacrifiable. Les sondages montrent que 44,9 % des Taïwanais considèrent que leur sécurité passe avant tout par le renforcement de leurs propres capacités de défense, et une part comparable par la coopération avec les États-Unis. Cette détermination mérite d'être honorée par des actes concrets — des ventes d'armes sans équivoque, des exercices militaires clairement défensifs, et une présence diplomatique qui ne laisse aucun doute sur les priorités occidentales.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Un éditorial assumé

Cet article est un éditorial, ce qui signifie qu'il est délibérément engagé. Je considère la Chine comme la principale menace à l'ordre mondial libéral et Taïwan comme une démocratie qui mérite d'être défendue. Ce sont des positions que j'assume pleinement et qui sont cohérentes avec la doctrine éditoriale de cette publication. Les faits que j'utilise pour soutenir ces positions sont réels et sourcés. Les jugements de valeur sont les miens.

Les limites de ma perspective

Je suis un observateur occidental avec une perspective occidentale. Je comprends que les gouvernements asiatiques non-alliés ont des positions nuancées sur les tensions dans le détroit de Taïwan, et que ma lecture peut sembler unilatérale depuis ces perspectives. Je n'ai pas non plus accès aux intentions réelles de la direction du PCC, et toute analyse des intentions chinoises comporte une part d'inférence. Mes sources sont citées ci-dessous et sont toutes publiques.

Sources

Sources primaires

Sources secondaires

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). ÉDITORIAL : La Chine, première menace : Taïwan est notre ligne de front. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/editorial-la-chine-premiere-menace-taiwan-est-notre-ligne-de-front

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MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

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