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La ChroniqueCommentaire· N° 7700

COMMENTAIRE : À Zaporijjia, les drones russes ont touché les ambulances de la prochaine frappe

Une ambulance, ça part. C'est tout son métier. Elle attend, moteur coupé, et quand la ville entend l'explosion, elle part vers le bruit pendant que les autres courent dans l'autre sens.

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  1. Une ambulance, ça part. C'est tout son métier. Elle attend, moteur coupé, et quand la ville entend l'explosion, elle part vers le bruit pendant que les autres courent dans l'autre sens.
  2. Zaporijjia, à l'aube du 25
  3. Elle attend, moteur coupé, et quand la ville entend l'explosion, elle part vers le bruit pendant que les autres courent dans l'autre sens.
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Une ambulance, ça part

Zaporijjia, à l'aube du 25

Une ambulance, ça part.

C'est tout son métier. Elle attend, moteur coupé, et quand la ville entend l'explosion, elle part vers le bruit pendant que les autres courent dans l'autre sens.

Le 25 septembre 2026, à l'aube, des drones russes ont frappé Zaporijjia, selon Ivan Fedorov, coprésident du Conseil de défense de la région. Le bâtiment d'un centre médical a été endommagé. Il y a eu des destructions. Un incendie s'est déclaré.

Ailleurs dans la ville, des vitres ont sauté dans un immeuble d'habitation. Des bâtiments et des véhicules d'une coopérative de garages ont été touchés. Le verre craque sous les semelles, les matins comme celui-là.

Une ville du front apprend ces bruits-là. Le moteur. La détonation. Le silence juste après.

Le second établissement

Puis l'administration militaire régionale a publié un autre message. Un second établissement médical de la ville avait été touché par la même attaque du matin.

Des locaux endommagés. Des ambulances endommagées. Des voitures civiles aussi.

Aucun blessé à cette adresse-là, selon l'administration.

Ce matin-là, les ambulances n'ont pas eu besoin de partir vers le bruit. Le bruit est venu jusqu'à elles.

L'ambulance n'est pas arrivée après la frappe. Elle était dedans.

Cinq ou sept

Ce que dit l'administration

Les chiffres du matin ne s'accordent pas. Je les donne tous, chacun avec sa source.

L'administration militaire régionale écrit que cinq personnes ont été évacuées de l'établissement touché. Elle signale un homme légèrement blessé.

Ivan Fedorov dit la même chose. Un blessé. Des blessures légères.

Ukrinform, l'agence nationale, reprend sa version. Un centre médical endommagé qui a pris feu. Des ambulances frappées. Aucun blessé de ce côté.

Mykhaïlo Semikin, chef par intérim de l'administration militaire régionale, résume la matinée en trois temps : l'armée russe a attaqué la ville, des sites ont été touchés, un incendie s'est déclaré dans l'un des établissements médicaux.

Ce que dit le Service d'urgence

Le Service d'urgence de l'État compte autrement. Selon lui, relayé par Ukrainska Pravda, les sauveteurs ont évacué sept patients des étages avec le personnel, dont des personnes à mobilité réduite. Ils ont éteint le feu dans l'un des services.

Plus tard dans la matinée, le même service porte le nombre de blessés à deux, rapporte le portail local Akzent.

Un chiffre qui monte n'est pas forcément un mensonge. C'est souvent une matinée qui avance.

Cinq ou sept. Un ou deux.

Je ne choisis pas le plus lourd. Je ne fais pas la moyenne. La fourchette est le fait, et elle vient de deux institutions ukrainiennes.

Et pourtant, aucune version ne change le reste. Deux établissements de soins touchés. Un service en feu. Des ambulances endommagées. Aucun mort.

Cinq ou sept, le service a brûlé pareil.

Le blessé suivant

Huit jours après le 17

Je le dis tout de suite, parce que tout le reste en dépend.

Je suis du côté des patients qu'on porte hors des étages, et des équipes qui les portent.

Je suis contre la décision du commandement russe d'envoyer ses drones, la nuit du 24 au 25 septembre, sur des villes ukrainiennes. L'armée de l'air ukrainienne en a compté 295.

Parce qu'à l'aube du 25, à Zaporijjia, des drones russes ont touché deux établissements de soins et des ambulances. Huit jours après qu'un drone FPV a blessé un ambulancier et un chauffeur dans la même ville.

Ce que la frappe retire

Un bâtiment endommagé, ça se voit. On le photographie. On compte les fenêtres.

Une ambulance endommagée, ça ne se voit pas le jour même. Ça se verrait à la frappe suivante, quand l'appel arrive et que le véhicule est au garage.

Un bâtiment se répare. Une ambulance aussi. Mais pas entre deux alertes.

Frapper l'ambulance, c'est frapper le blessé suivant.

Celui qui n'a pas encore de nom. Celui qui dort encore, ce matin, quelque part à Zaporijjia, et qui ne sait pas qu'il sera le prochain appel.

On a frappé le secours avant l'appel.

295 drones, une nuit

Le compte de l'armée de l'air

Le compte de la nuit vient de l'armée de l'air ukrainienne, publié le 25 au matin.

L'attaque a commencé le 24 septembre à 18 h. 295 drones d'attaque. Des Shahed, dont 52 à réaction. Des Gerbera. Des leurres.

Lancés depuis Orel, Koursk, Millerovo, Primorsko-Akhtarsk et Chatalovo, en Russie, et depuis les territoires occupés du Donetsk et de Crimée.

267 abattus ou brouillés, selon la même source. Des impacts sur 16 sites. Des débris tombés sur quatre autres.

Les 52 à réaction sont plus difficiles à intercepter, précise le Kyiv Independent. Le compte dit où les drones sont tombés. Il ne dit pas ce qu'ils ont empêché le lendemain.

Huit régions dans un message

Dans la matinée, Volodymyr Zelensky a écrit que huit régions avaient été attaquées depuis le début de la journée. Dans le même message, il a nommé Zaporijjia : une clinique frappée alors que des gens s'y trouvaient.

Huit régions. Une ligne pour Zaporijjia.

267 sur 295. Neuf sur dix, à peu près. C'est un bon taux de défense.

Et pourtant, un taux ne protège pas une adresse. Le bilan national se lit en pourcentage. Un service en feu ne se lit pas en pourcentage. Il se lit en patients qu'il faut sortir.

Neuf sur dix abattus. Le reste trouve une adresse.

Onze ambulances depuis janvier

Le second message de Fedorov

Moins d'une heure après son premier message du matin, Ivan Fedorov en a publié un second. Plus court. Plus lourd.

L'ennemi a encore frappé ceux qui arrivent les premiers, écrit-il. Cette fois, un établissement médical de Zaporijjia.

Puis il donne son décompte. Depuis le début de l'année, 11 ambulances ont été attaquées. Six autres attaques ont visé des sous-stations d'aide médicale d'urgence, ou leurs abords immédiats.

Dans les hôpitaux, toujours selon lui, 42 personnes blessées par les bombardements restent hospitalisées. Douze sont dans un état grave. Parmi elles, une adolescente de 16 ans.

Il ne dit pas combien de véhicules restent en service. Il ne dit pas combien ont été réparés. Le décompte s'arrête aux coups reçus.

Le 17 septembre

Le 17 septembre, un drone FPV a frappé une ambulance à Zaporijjia. Un ambulancier et le chauffeur ont été blessés, selon Mykhaïlo Semikin, cité par Interfax-Ukraine.

FPV veut dire vue à la première personne. Celui qui pilote voit ce que voit la caméra, jusqu'au bout.

Le 17, l'équipe. Le 25, le véhicule.

D'abord ceux qui conduisent. Puis ce qu'ils conduisent.

Combien d'ambulances faut-il frapper pour qu'on cesse de parler d'accident ?

On ne compte plus les ambulances qui partent. On compte celles qu'on frappe.

Ce que l'OMS a compté

Plus de 3 000

L'Organisation mondiale de la santé tient un registre, son système de surveillance des attaques contre les soins. Elle vérifie chaque cas avant de l'inscrire.

Le 8 mai 2026, son bureau pour l'Europe annonçait plus de 3 000 attaques vérifiées contre les soins en Ukraine depuis l'invasion à grande échelle. En 1 534 jours de guerre.

Pour la seule année 2026, à cette date, 186 attaques vérifiées avaient fait 15 morts et au moins 81 blessés.

Environ 20 % des attaques recensées visent des ambulances et d'autres véhicules de santé, écrit l'OMS. Près d'une sur trois fait des victimes.

Près de 80 % des attaques vérifiées ont touché des cliniques, des hôpitaux et d'autres lieux de soins, selon la même source.

Trois mille. Le chiffre est vérifié. Il est aussi en retard.

Ce que le total ne dit pas

Le bilan de mai donne un pays. Il ne dit pas combien de ces attaques ont frappé Zaporijjia.

Et la ville, dans ce total ?

Le 25 septembre n'y figure pas encore. Il faudra qu'il soit vérifié, classé, compté. Le registre est lent parce qu'il est sérieux.

Derrière chaque ligne du registre, il y a une adresse, une heure, une équipe.

Une attaque sur cinq contre un véhicule de soins. Ce chiffre-là ne ressemble pas à un hasard de débris.

Le registre voit un pays. Il ne voit pas encore la rue.

Un drone abattu tombe où il tombe

267 sur 295, et des débris

L'objection la plus forte, je la connais. Elle mérite mieux qu'un adjectif.

La voici, dans la forme que signerait l'adversaire. Cette nuit-là, 267 drones sur 295 ont été abattus ou brouillés, selon l'armée de l'air. Un drone abattu tombe où il tombe. Un hôpital touché n'est pas un hôpital visé.

Aucune pièce publique, le 25, ne prouve l'intention. Les messages officiels ne parlent que de dégâts.

Deux adresses, onze ambulances

Voici ce qui la retourne.

Ce n'est pas un établissement. Ce sont deux, le même matin, dans la même ville, selon l'administration régionale.

Ce n'est pas un bâtiment seul. Ce sont aussi des ambulances.

Ce n'est pas un premier matin. Le 17 septembre, un drone FPV, guidé par un œil derrière une caméra, touchait déjà une ambulance.

Ce n'est pas une exception de l'année. Onze ambulances depuis janvier et six attaques aux abords des sous-stations, selon Ivan Fedorov.

Ce n'est pas une ville à part. Une attaque sur cinq, dans le registre de l'OMS, vise un véhicule de soins.

Un débris ne revient pas onze fois.

L'objection tenait pour un matin. Elle ne tient pas pour une année.

Un débris tombe une fois. Une méthode revient.

Aucun mort, je l'écris

Cinq, sept, un, deux

Maintenant, le fait qui dérange mon camp. Je le publie quand même, et à sa place.

Je ne le cache pas. Je ne l'enterre pas en fin de texte.

Il n'y a aucun mort à Zaporijjia ce matin. Un blessé léger selon l'administration. Deux selon le Service d'urgence.

Et les autorités ukrainiennes ne disent pas la même chose. Cinq évacués pour l'une. Sept patients pour l'autre. Une clinique pour le président. Des établissements médicaux pour l'administration.

Les messages officiels ne nomment pas les deux établissements. Hors de Zaporijjia, personne ne peut vérifier seul ce qui a brûlé, ni combien d'ambulances ont été touchées.

Un lecteur sceptique a le droit de s'arrêter là. C'est un vrai fait. Il pèse.

Un feu éteint à temps

C'est vrai. Et cela ne change pas ceci : aucune version ne rend une ambulance à la ville.

Cinq ou sept, des patients ont été sortis d'un bâtiment où un service brûlait. Un ou deux, les blessés ont été soignés par un système qu'on frappait le même matin.

L'absence de mort n'est pas une preuve de retenue. Elle a d'autres noms : un feu éteint vite, des étages vidés à temps, des équipes qui ont couru.

Aucun mort, c'est une chance. Pas une excuse.

Ceux qui ne marchent pas

Des personnes à mobilité réduite

Dans le compte du Service d'urgence, il y a une précision qui m'arrête. Parmi les patients évacués, des personnes à mobilité réduite.

Ils ne peuvent pas courir vers l'abri. Ils ne peuvent pas prendre l'escalier seuls. Ils ne peuvent pas se lever quand l'alarme sonne. Ils ne peuvent pas attendre que la fumée passe. Ils ne peuvent pas faire autre chose que tendre les bras.

Quelqu'un les porte.

Une alarme. Des pas. Une voix qui compte les marches. Le feu, lui, ne compte rien. Il monte.

Un étage, pour eux, n'est pas une distance. C'est une personne qui vous soulève. Une rampe froide sous une main qui n'est pas la vôtre. Une marche, puis une autre, dans un couloir qui sent la fumée.

Une personne à mobilité réduite ne fuit pas une frappe. Elle attend qu'on vienne. C'est toute la différence entre un patient et un passant.

L'autre moitié du trajet

Quitter les étages, c'est la moitié du trajet. L'autre moitié, c'est l'ambulance.

Et ce matin-là, dans l'autre établissement, des ambulances étaient endommagées.

Je ne dis pas que ces patients-là attendaient ces véhicules-là. Rien ne le dit. Je dis que le trajet a deux moitiés, et que la même attaque a touché les deux.

La moitié du trajet a été portée à bras. L'autre avait été frappée.

Soulagé, puis honteux

La première ligne cherchée

Je l'avoue. En lisant les premiers messages, j'ai cherché une ligne avant toutes les autres. Celle des morts.

Il n'y en avait pas. J'ai respiré.

Puis j'ai eu honte d'avoir respiré si vite.

Honte n'est pas un grand mot. C'est le mot juste.

Parce que ce soulagement-là est exactement ce qui laisse passer la frappe. Un matin sans mort ne fait pas de titre à l'ouest. Il tombe sous le seuil, et ce qui tombe sous le seuil recommence.

Ce soulagement, tout lecteur le connaît. Il n'a rien de coupable. Il a seulement un coût.

La phrase qui rassure

Aucun blessé, dit l'administration pour le second établissement. C'est vrai. Ça rassure. Les ambulances endommagées sont dans la même phrase.

Je ne sais pas combien de temps il faut pour réparer une ambulance à Zaporijjia. Je ne sais pas si elle repart demain ou dans un mois. Je ne sais pas qui répondra au prochain appel si elle ne repart pas.

Je sais seulement que la phrase qui rassure ne compte pas les véhicules.

Aucun blessé ce matin. La facture arrive à la frappe suivante.

Une semaine à Zaporijjia

Du 17 au 25 septembre

Il y a eu le 17 septembre. Un drone FPV sur une ambulance, un ambulancier et un chauffeur blessés, selon l'administration. Le même jour, une frappe sur le centre commercial Amstor, rappelle Ukrainska Pravda.

Il y a eu le 21 septembre. Deux tours d'habitation, un bâtiment universitaire, le centre commercial Intrade. Au moins six blessés au matin, selon l'administration, citée par Ukrainska Pravda.

Il y a eu le 23 septembre. 690 frappes sur 55 localités de la région, et six blessés, selon Ivan Fedorov, repris par Ukrinform.

Il y a eu le 25. Deux établissements de soins. Des ambulances.

Quatre dates en neuf jours. Une seule ville. Les mêmes équipes pour répondre à chacune.

Ce qui vient après

Il y a une ville qui ne compte plus les jours entre deux frappes. Elle compte ce qui reste pour y répondre.

La cible change. Le centre commercial, l'université, les tours, la clinique. Ce qui ne change pas, c'est ce qui arrive ensuite : les sauveteurs, les médecins, les ambulances.

La liste des cibles s'allonge. La liste des secours, elle, ne s'allonge pas.

Frapper ce qui arrive ensuite, c'est allonger toutes les frappes à venir.

Chaque frappe dure plus longtemps quand l'ambulance manque.

Une ligne en bas du bilan

Le seuil de l'ouest

Voici ce que nous acceptons, sans l'avoir jamais décidé.

Qu'une frappe sans mort ne soit pas une nouvelle. Qu'un établissement de soins endommagé tienne en une ligne, en bas d'un bilan national. Qu'une ambulance touchée devienne un dégât matériel, entre un garage et une vitre.

Nous lisons « médical » dans un communiqué, et la température ne change plus.

Ce n'est pas de l'indifférence. C'est de l'usure. Le résultat est le même pour celui qui attend.

Nous ne l'avons pas voté. Nous l'avons laissé s'installer.

Le mot hôpital devrait arrêter la lecture. Il la ralentit à peine.

La règle déjà écrite

L'OMS l'a écrit sans détour, par la voix de Hans Kluge, son directeur régional pour l'Europe : chacune de ces attaques est une violation du droit international humanitaire. Chacune, ajoute-t-il, représente un patient qu'on n'a pas pu atteindre.

Un patient qu'on n'a pas pu atteindre. C'est la définition exacte d'une ambulance frappée.

Et pourtant, une règle écrite ne répare pas un véhicule. Elle ne remplace pas un chauffeur blessé. Elle attend que quelqu'un la fasse respecter.

Le droit a écrit la règle. Le drone ne l'a pas lue.

Une ambulance de moins, un appel de plus

Un bâtiment, des ambulances, un feu

Voici mon verdict, et il tient sans aucun mort.

Le 25 septembre, à Zaporijjia, les drones russes n'ont pas seulement touché un bâtiment de soins. Ils ont touché ce qui permet à une ville de répondre à la frappe suivante : un second établissement, des ambulances, des sauveteurs mobilisés sur un incendie.

Onze ambulances depuis janvier, selon Ivan Fedorov. Un ambulancier et un chauffeur blessés le 17. Des ambulances endommagées le 25.

Ce n'est pas une frappe sans victime. C'est une frappe dont les victimes n'ont pas encore appelé.

Ce texte ne demande pas qu'on compte plus fort. Il demande qu'on compte juste, les véhicules aussi.

La prochaine alerte

Nous avons lu aucun mort, et nous sommes passés à autre chose.

Depuis quand une frappe sur deux établissements de soins passe-t-elle pour une bonne nouvelle, simplement parce qu'elle n'a coûté aucune vie ?

La prochaine alerte sonnera à Zaporijjia. Quelqu'un appellera. Quelqu'un décrochera. Et il faudra un véhicule pour partir, s'il en reste un au bon endroit…

La prochaine frappe a déjà son blessé suivant. Pas son ambulance.

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). COMMENTAIRE : À Zaporijjia, les drones russes ont touché les ambulances de la prochaine frappe. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/commentaire-a-zaporijjia-les-drones-russes-ont-touche-les-ambulances-de-la-prochaine

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Maxime Marquette
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