REPORTAGE : Kherson dans le noir : la guerre énergétique frappe les civils
Kherson, ville sous contrôle ukrainien depuis novembre 2022, est devenue le symbole le plus cru de la guerre énergétique que mène la Russie contre les civils ukrainiens. Située sur la rive droite du Dniepr, séparée de la rive occupée par les forces russes par quelques kilomètres d'eau, la ville subit des tirs d'artillerie, de drones FPV et de missiles en continu. Mais au-delà d
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- Introduction : une ville assiégée par le froid et les ténèbres
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
REPORTAGE : Kherson dans le noir : la guerre énergétique frappe les civils
Introduction : une ville assiégée par le froid et les ténèbres
Kherson, ville martyre de la guerre énergétique russe
Kherson, ville sous contrôle ukrainien depuis novembre 2022, est devenue le symbole le plus cru de la guerre énergétique que mène la Russie contre les civils ukrainiens. Située sur la rive droite du Dniepr, séparée de la rive occupée par les forces russes par quelques kilomètres d'eau, la ville subit des tirs d'artillerie, de drones FPV et de missiles en continu. Mais au-delà des destructions physiques, c'est une guerre invisible qui se mène ici : la guerre contre l'électricité, contre la chaleur, contre les conditions minimales de vie humaine.
Au cœur de l'hiver 2026, alors que les températures plongeaient jusqu'à -20°C, la centrale thermique de Kherson — seule source de chaleur pour des dizaines de milliers d'habitants — a été délibérément détruite par des frappes russes combinant artillerie, drones à fibre optique et munitions Molniya. Les autorités locales ont qualifié les frappes de « terreur délibérée contre les civils ». Ce n'est pas une formule politique — c'est une description littérale de ce qui se passe dans cette ville condamnée à se battre pour sa survie au quotidien.
Le témoignage des chiffres, plus éloquent que les discours
Les statistiques sur Kherson sont accablantes. Entre 2024 et 2025, les forces russes ont tué 712 civils dans la région de Kherson, blessant 4 175 autres, selon The Insider. En janvier 2026, les frappes russes ont détruit la centrale thermique combinée de Kherson (CHP), privant des dizaines de milliers de résidents de chauffage en plein hiver. Selon Euromaidan Press, le président de Naftogaz Ukraine, Serhii Koretskyi, a déclaré : « Au cours de la dernière journée, les forces russes ont délibérément ciblé la CHP de Kherson avec de l'artillerie et des drones. C'était la seule source de chaleur pour des dizaines de milliers de résidents de la ville. » Des quartiers entiers n'ont plus d'électricité depuis 2022 ou 2023.
L'ACAPS, l'agence humanitaire des Nations Unies, a documenté que cinq à dix civils sont tués chaque semaine à Kherson dans ces attaques urbaines — un rythme plus élevé que partout ailleurs sur la ligne de front. Ce n'est pas une zone de combats conventionnels : c'est une ville cible, prise en otage par la puissance de feu d'un État qui a décidé que tuer des civils est un outil stratégique acceptable.
La destruction de la centrale thermique : un crime calculé
Une infrastructure vitale ciblée méthodiquement
La centrale thermique combinée de Kherson n'a pas été touchée par inadvertance. Selon les autorités ukrainiennes et Euromaidan Press, la CHP a été frappée simultanément par artillerie, drones à guidage fibre optique et munitions Molniya à haute charge — une combinaison qui témoigne d'une planification minutieuse. L'objectif était double : détruire la centrale elle-même et empêcher les équipes de réparation d'intervenir. Les forces russes continuaient de tirer sur les techniciens essayant de réparer les dégâts, rendant toute remise en service impossible à court terme.
La destruction de cette centrale s'inscrit dans une stratégie documentée par l'ISW (Institute for the Study of War) : les frappes russes visent à « îloter » le réseau électrique ukrainien, le divisant en segments isolés incapables de partager l'électricité. À Kherson, cette stratégie a pleinement fonctionné. La ville est devenue un archipel de micro-réseaux fragiles, où l'électricité est rationisée à quelques heures par jour dans le meilleur des cas. Dans certains quartiers proches du fleuve, il n'y a plus eu d'électricité depuis des années.
La « chasse à l'homme » par drones FPV : terreur civile systématisée
Mais la guerre énergétique n'est qu'une dimension du calvaire de Kherson. Les opérateurs de drones FPV russes ont développé ce que la journaliste américaine Zarina Zabrisky a documenté dans son film sous le nom de « safari humain » — une pratique consistant à sélectionner et à attaquer délibérément des cibles civiles : cyclistes, équipes ambulancières, piétons, bénévoles. The Insider a détaillé comment ces attaques sont devenues si systématiques que marcher dans la rue à Kherson est devenu un acte de courage.
Cette tactique a un objectif explicite : rendre la ville tellement invivable que sa population soit contrainte de fuir. En vidant Kherson de ses habitants, la Russie espère non seulement causer une catastrophe humanitaire, mais aussi réduire symboliquement la présence civile dans une ville qu'elle considère comme « provisoirement perdue ». C'est une épuration territoriale par la terreur, menée avec des drones à moins de mille euros pièce. L'efficacité de ce système est glaçante.
Le réseau électrique ukrainien : une infrastructure à l'agonie
De 38 GW à 14 GW : la saignée systématique
L'ampleur des destructions infligées au réseau électrique ukrainien est sans précédent dans l'histoire des conflits modernes. Selon Forbes, la capacité électrique disponible en Ukraine est passée d'environ 38 GW avant l'invasion à seulement 14 GW en 2026. Les 15 centrales thermiques ukrainiennes ont toutes été soit détruites, soit gravement endommagées. La moitié des installations hydroélectriques sont hors service ou en capacité réduite. Les alimentations externes des trois centrales nucléaires encore sous contrôle ukrainien ont été perturbées à plusieurs reprises.
Entre octobre 2025 et février 2026, la Russie a lancé 15 attaques massives sur l'infrastructure énergétique — soit plus de trois fois le rythme des hivers précédents selon le Dixi Group. Au total, plus de 20 000 drones d'attaque et 300 missiles de croisière ont ciblé les installations énergétiques depuis octobre 2025, selon le renseignement britannique. En février 2026, la Russie a lancé 288 missiles en un seul mois — le chiffre mensuel le plus élevé depuis au moins début 2023.
La stratégie de l'« îlotage » : diviser pour obscurcir
La stratégie russe vise à frapper les lignes à haute tension de 750 kV qui relient les centrales de production en Ukraine occidentale à la demande industrielle en Ukraine orientale. Si ces lignes sont coupées, le réseau se fracture en îles isolées incapables de partager leur énergie. Le CEPA (Center for European Policy Analysis) a averti en mars 2026 que les centrales nucléaires de l'Ouest ne peuvent plus alimenter l'Est si les lignes de 750 kV sont sectionnées. Cette stratégie, si elle réussit pleinement, condamnerait l'industrie de défense ukrainienne et la capacité de résistance du pays.
À Kyiv, en plein hiver 2026, les résidents n'avaient accès à l'électricité que 3 à 4 heures par jour. Plus de 600 000 personnes ont temporairement quitté la capitale à cause du manque de chauffage et d'eau courante. À l'échelle nationale, on estime que plusieurs millions de civils ont subi des coupures prolongées de plus de 16 heures, certaines dépassant les 72 heures dans les zones les plus touchées.
La réponse ukrainienne : ingéniosité et résilience sous les bombes
Décentralisation, générateurs et « Points Invincibilité »
Face à cette guerre d'usure énergétique, l'Ukraine a développé des réponses remarquables. L'administration régionale de Kherson a entrepris de décentraliser le système de chauffage, remplaçant la centrale thermique détruite par un réseau de chaudières modulaires et de chauffage individuel. Des poêles électriques et à gaz ont été distribués aux résidents. Un réseau de « Points Invincibilité » — des abris publics chauffés où les civils peuvent se réchauffer, recharger leurs appareils et recevoir des premiers secours — a été déployé dans toute l'Ukraine.
Pour les 40 000 ménages des villages riverains du Dniepr, les autorités ont organisé la distribution de bois de chauffage et d'aide financière. Cette adaptation forcée, née de la nécessité, témoigne de la résilience extraordinaire de la société civile ukrainienne. Mais elle ne doit pas masquer l'essentiel : les solutions palliatives ne peuvent pas remplacer une infrastructure énergétique fonctionnelle. Chaque générateur qu'on distribue, c'est un aveu que le réseau est à genou.
La campagne de contre-frappes ukrainiennes sur l'énergie russe
L'Ukraine a répondu à la guerre énergétique par une guerre énergétique symétrique contre la Russie. Les drones ukrainiens ont frappé des raffineries, des dépôts de carburant et des stations de pompage en profondeur du territoire russe — dont la station Vtorovo dans la région de Vladimir, touchée en mai, en juin et encore en juin 2026. Ces frappes visent à assécher les revenus pétroliers qui financent les missiles et les drones russes qui tombent sur Kherson. L'Ukraine a frappé 18 installations pétrolières et gazières russes en mai seul — un record mensuel pour 2026.
Le Service de Sécurité Ukrainien (SBU) a été explicite : « Les revenus pétroliers se transforment en missiles, drones et munitions utilisés pour attaquer les villes ukrainiennes. Par conséquent, nous continuerons à priver systématiquement la machine de guerre russe des ressources nécessaires à ses efforts militaires. » C'est une stratégie cohérente, mais elle ne redonnera pas le chauffage à une veille dame de Kherson avant la prochaine saison froide.
Le coût humain à Kherson : chiffres et visages
Une population décimée, condamnée à rester
La population de Kherson avant la guerre était d'environ 280 000 habitants. Aujourd'hui, il en reste une fraction — les estimations varient entre 60 000 et 80 000, principalement des personnes âgées, des pauvres et des individus qui n'ont nulle part où aller. Ces personnes qui restent sont les plus vulnérables, les moins mobiles, les moins protégées. Ce sont elles qui subissent de plein fouet les coupures d'électricité, les défaillances de chauffage et les drones de « safari humain ».
Les témoignages recueillis par The Insider illustrent l'absurde quotidien : Ivan, un résidant, survit grâce à un seul radiateur électrique dans une pièce, le reste de l'appartement glacial. « Tu vis dans une pièce, et le reste de l'appartement reste froid. » À cause des coupures d'électricité résultant des attaques russes, même ce dernier recours est régulièrement supprimé pendant des heures. Les personnes âgées isolées dans des appartements non chauffés constituent le groupe le plus exposé à l'hypothermie. Le CEPA estime qu'entre les personnes tuées, blessées et déplacées de force, la guerre de Poutine contre les civils ukrainiens représente l'une des crises humanitaires les plus graves d'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
L'enjeu international : l'indignation ne suffit pas
Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Volker Türk, a dénoncé en janvier 2026 les frappes russes sur l'énergie ukrainienne comme « cruelles » et « une violation claire des règles de la guerre ». Il a appelé Moscou à cesser immédiatement ces attaques. La UNICEF a alerté sur les risques d'hypothermie et de pneumonie pour les enfants ukrainiens. Ces condamnations sont nécessaires — elles ne sont pas suffisantes. Elles n'ont pas ralenti d'un seul drone la campagne russe contre l'infrastructure civile ukrainienne.
La vraie protection passe par des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires, des Patriot en nombre suffisant, des intercepteurs de missiles balistiques capables de neutraliser les Iskander-M que la Russie utilise contre les centres-villes. En juin 2026, le président Zelensky a répété cette demande après chaque attaque sur Kyiv : sans défense antiaérienne adequáte, les civils continuent de mourir. L'Occident a la capacité de changer cette équation. La question est de savoir s'il en a la volonté.
La guerre énergétique dans le contexte global du conflit
Une tactique ancienne, une exécution industrialisée
L'utilisation de l'infrastructure énergétique comme arme de guerre n'est pas nouvelle. La Russie a commencé à frapper l'infrastructure électrique ukrainienne de manière systématique dès octobre 2022. Mais l'hiver 2025-2026 a représenté une escalade qualitative et quantitative sans précédent. La Russie a déployé des combinaisons d'armes plus sophistiquées : des drones Shahed à moteur à réaction (plus rapides, plus difficiles à intercepter), des missiles Zircon hypersoniques utilisés contre des cibles civiles, des missiles balistiques Iskander-M dont seulement une fraction peut être interceptée.
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Cette escalade s'explique en partie par les pertes territoriales russes sur le front et l'incapacité à prendre de nouvelles villes. Incapable de progresser militairement de manière décisive, Moscou compense en infligeant un maximum de souffrances à la population civile ukrainienne, espérant briser sa volonté de résistance. C'est une stratégie qui a échoué historiquement — les bombardements nazis sur Londres ont renforcé la détermination britannique, pas l'inverse. La résilience ukrainienne devant ces frappes témoigne d'une même dynamique.
L'Ukraine frappe aussi : une guerre énergétique symétrique
L'Ukraine mène depuis septembre 2025 une campagne systématique et de plus en plus efficace contre les installations énergétiques russes. Les drones de longue portée ukrainiens ont touché des raffineries jusqu'en Sibérie, des dépôts de carburant dans les régions de Krasnodar et de Saratov, des terminaux d'exportation sur la mer Noire et la mer Baltique. Selon Forbes, les revenus russes tirés du pétrole et du gaz ont chuté de près de 50 % par rapport à l'année précédente début 2026.
Cette symétrie n'est pas sans risques moraux et stratégiques. L'Ukraine maintient qu'elle ne cible que des infrastructures militaires ou à double usage contribuant directement à l'effort de guerre russe. Mais la frontière entre infrastructure militaire et civile est parfois floue. Ce qui est certain, c'est que les frappes ukrainiennes en profondeur du territoire russe exercent une pression économique réelle sur le Kremlin, privant Moscou des ressources nécessaires pour maintenir la cadence de ses frappes contre l'Ukraine.
Zaporizhzhia sous les flammes : la deuxième ligne de front énergétique
Une ville industrielle transformée en cible permanente
Si Kherson symbolise la guerre énergétique dans sa dimension la plus humaine, Zaporizhzhia en illustre la dimension industrielle. Le 26 juin 2026, des missiles et drones russes ont mis la ville en feu, blessant au moins neuf civils et provoquant des incendies dans des quartiers résidentiels et industriels. Cette ville du sud-est de l'Ukraine, connue notamment pour abriter la plus grande centrale nucléaire d'Europe — aujourd'hui sous occupation russe — est une cible stratégique et symbolique de premier plan.
La centrale nucléaire de Zaporizhzhia (ZNPP), occupée par les forces russes depuis mars 2022, continue d'opérer dans des conditions précaires qui inquiètent l'AIEA. Les frappes dans la ville — côté ukrainien du front — créent une pression supplémentaire sur les populations déjà éprouvées par quatre ans de guerre. Les autorités locales ont documenté des dommages aux réseaux d'eau et d'électricité, s'ajoutant aux destructions accumulées depuis 2022. La ville, autrefois peuplée de 700 000 habitants, a vu sa population chuter de plus de la moitié.
La logique de la frappe combinée missiles-drones
La tactique employée à Zaporizhzhia le 26 juin illustre une évolution des méthodes russes : la combinaison de missiles balistiques pour saturer la défense antiaérienne et de drones FPV de précision pour cibler les transformateurs et sous-stations une fois les défenses épuisées. Cette approche systémique est plus coûteuse à contrer qu'une frappe de type unique, car elle oblige les défenseurs à répartir leurs intercepteurs entre deux catégories de cibles très différentes.
L'Ukraine a répondu à ces frappes en renforçant ses équipes de réparation rapide — des techniciens qui interviennent sur les infrastructures endommagées en quelques heures, souvent sous le feu. Ce modèle de résilience active, développé depuis l'hiver 2022, a permis de réduire considérablement les durées de coupure. Mais il a un coût humain élevé : plusieurs techniciens ont été tués ou blessés lors de ces interventions sous les bombes.
La réponse occidentale : sanctions et soutien militaire en renforcement
Le 21e paquet de sanctions européennes cible l'énergie russe
En réponse à la guerre énergétique russe contre l'Ukraine, l'Union européenne a adopté en juin 2026 son 21e paquet de sanctions, qui cible directement les sources de revenus finançant les missiles et drones que Moscou utilise contre les civils ukrainiens. Le paquet comprend un plafonnement du prix du pétrole abaissé à 44,10 dollars le baril, un ciblage de la flotte fantôme russe, et des restrictions sur les cryptomonnaies et circuits financiers alternatifs utilisés pour contourner les sanctions SWIFT. Selon le SP Global, le pétrole Urals s'échange déjà autour de 44,3 dollars, ce qui indique que le plafond commence à mordre.
Ces sanctions représentent un effort collectif réel et substantiel. Mais leur efficacité reste limitée par l'absence d'engagement chinois : la Chine continue d'acheter du pétrole russe à prix réduit, privant les sanctions d'une grande partie de leur impact maximal. Tant que Pékin maintient ce commerce préférentiel avec Moscou, les revenus russes seront comprimés — mais pas suffisamment pour stopper la machine de guerre. C'est la limite structurelle de toute politique de sanctions qui ne bénéficie pas d'un consensus mondial.
Le mécanisme PURL : l'OTAN finance la défense antiaérienne de Kyiv
Sur le plan militaire, les alliés de l'OTAN ont développé un mécanisme innovant : le PURL (Prioritised Ukraine Requirements List). Ce système permet aux alliés européens et canadiens de payer Washington pour des armes américaines — principalement des intercepteurs Patriot — qui sont livrées directement à l'Ukraine. Selon les données officielles compilées par le bureau de surveillance ukrainien américain, les alliés de l'OTAN ont contribué 4,2 milliards de dollars via PURL jusqu'au 31 mars 2026, finançant 70 % de tous les missiles pour les batteries Patriot ukrainiennes.
Ce mécanisme est directement lié à la capacité de Kherson et de Zaporizhzhia à se défendre. Chaque intercepteur Patriot financé via PURL est un missile de plus qui peut neutraliser un Iskander-M avant qu'il n'atteigne une centrale thermique ou un immeuble résidentiel. La guerre énergétique se gagne autant dans les usines d'armement américaines que sur les champs de bataille ukrainiens. Cette réalité industrielle doit être comprise et soutenue par l'ensemble des alliés occidentaux.
Conclusion : Kherson doit survivre, l'Occident doit agir
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Une ville qui refuse de mourir
Kherson résiste. Malgré les destructions, malgré le froid, malgré les drones de « safari humain » et les missiles qui tombent chaque semaine, la ville résiste. Les habitants qui ont choisi de rester témoignent d'un courage ordinaire qui force le respect. Les équipes de réparation qui risquent leur vie pour remettre en service des transformateurs sous les bombes méritent d'être connues du monde entier. La résilience ukrainienne face à la guerre énergétique russe est l'une des pages les plus remarquables de cette guerre — et l'une des moins connues.
Ce que l'Occident doit faire maintenant
Le constat est brutal : sans une aide accrue en systèmes de défense antiaérienne, en générateurs industriels, en équipements de remise en état du réseau électrique et en matériaux de construction isolants, des villes comme Kherson continueront à souffrir lors de chaque hiver à venir. L'Occident a la capacité industrielle et financière de changer cette réalité. Les 21 paquets de sanctions européens sont utiles, mais ils ne chauffent pas une salle à manger à Kherson en janvier. Le soutien doit être à la fois économique, militaire et humanitaire, et il doit être livré avant le prochain hiver — pas après.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Mes sources et leur nature
Cet article s'appuie sur des rapports de terrain d'Euromaidan Press, de The Insider, de l'ACAPS (agence onusienne), de l'ONU, du CEPA et de Forbes. Je n'ai pas visité Kherson et je ne dispose pas de sources directes sur le terrain. Les témoignages cités sont issus de reportages vérifiés par des médias de référence. Les chiffres de victimes et de destructions proviennent de sources officielles ukrainiennes et d'organisations internationales indépendantes.
Biais assumés et limites de l'analyse
Je suis clairement pro-Ukraine et considère les frappes russes sur l'infrastructure civile comme des crimes de guerre. Je reconnais que la Russie conteste certaines de ces qualifications et présente ses frappes comme ciblant des infrastructures à double usage militaro-civil. Je ne partage pas cette lecture, mais je la mentionne pour être transparent sur l'existence d'un narratif contradictoire. Ma conviction est que la brutalité délibérée contre les civils est documentée et incontestable — les chiffres de victimes civiles le prouvent.
Sources
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). REPORTAGE : Kherson dans le noir : la guerre énergétique frappe les civils. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/reportage-kherson-dans-le-noir-la-guerre-energetique-frappe-les-civils
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Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.
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