Aller au contenu
La ChroniqueReportage· N° 3102

Les F-35 pour la Turquie, la carte que Trump abat avant Ankara

À quelques jours du sommet de l'OTAN prévu les 7 et 8 juillet à Ankara, Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait

Lecture premium
MadMax
À retenir
  1. À quelques jours du sommet de l'OTAN prévu les 7 et 8 juillet à Ankara, Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait
  2. Introduction : une intrigue de dernière minute avant le sommet de l' OTAN
  3. Un dossier gelé depuis 2019 qui ressurgit brutalement
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Introduction : une intrigue de dernière minute avant le sommet de l'OTAN

Un dossier gelé depuis 2019 qui ressurgit brutalement

À quelques jours du sommet de l'OTAN prévu les 7 et 8 juillet à Ankara, Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait autoriser la vente de chasseursF-35 à la Turquie, un dossier gelé depuis 2019 après l'achat par Ankara du système de défense antiaérienne russe S-400. Interrogé directement sur la question, le président américain a répondu qu'il ferait probablement quelque chose pour rendre le président turc Recep Tayyip Erdogan très heureux, selon des propos rapportés le 1er juillet 2026.

Cette déclaration, aussi vague soit-elle dans sa formulation, relance un contentieux vieux de sept ans qui a coûté à la Turquie sa place dans le programme de développement du F-35 et gelé la livraison de plus de cent appareils commandés pour environ onze milliards de dollars.

Dès les premières lignes de ce dossier, une question s'impose: Trump improvise-t-il une nouvelle politique étrangère au fil de ses déclarations spontanées, ou le terrain diplomatique était-il déjà préparé avant même le sommet d'Ankara.

Pourquoi ce dossier compte autant pour l'OTAN

La Turquie reste un pilier militaire de l'Alliance atlantique, avec la deuxième plus grande armée de l'OTAN en nombre de soldats. Un dégel de la vente de F-35 enverrait un signal fort à quelques jours d'un sommet où Washington et ses alliés veulent projeter une image de cohésion face à la Russie et à ses partenaires.

Ce dossier illustre aussi la difficulté de concilier sanctions, alliances et realpolitik au sein d'une Alliance qui a besoin de tous ses membres unis, y compris ceux qui flirtent occasionnellement avec Moscou.

Je vois dans ce possible dégel une preuve que Trump, pour une fois sur le dossier militaire, choisit la cohésion occidentale plutôt que la punition symbolique, même si le prix à payer avec la Turquie reste inconfortable.

Le contentieux S-400, origine de sept ans de blocage

Une décision américaine fondée sur la sécurité des technologies

Washington a exclu la Turquie du programme F-35 en 2019 après l'acquisition par Ankara du système russe S-400, estimant que la possession simultanée des deux systèmes exposerait les technologies furtives de l'appareil américain à un risque d'espionnage. Le Congrès américain a ensuite légiféré pour interdire formellement toute vente d'avions à la Turquie tant que ce contentieux ne serait pas résolu.

La Turquie avait pourtant participé au développement du F-35 dès 2002 aux côtés d'autres pays de l'OTAN, et avait déjà reçu six appareils avant l'embargo, désormais stockés sur le sol américain sans jamais avoir rejoint leur base d'attache turque.

Ankara refuse de lâcher le S-400

En 2024, les États-Unis avaient indiqué qu'une vente resterait possible si la Turquie abandonnait purement et simplement son système russe, une option qu'Ankara a toujours écartée, le S-400 étant désormais intégré durablement dans son dispositif de défense antiaérienne. Cette impasse a nourri sept années de tensions diplomatiques entre deux alliés censés converger sur l'essentiel.

Je comprends la logique sécuritaire derrière l'embargo de 2019, mais je pense aussi qu'une Alliance qui punit ses membres sans jamais résoudre le problème de fond finit par s'affaiblir elle-même plutôt que de renforcer sa cohésion.

La riposte turque : le chasseur national KAAN

Un programme né du refus américain

Face au blocage américain, la Turquie a accéléré le développement de son propre chasseur de conception nationale, le KAAN, une réponse directe à sept ans d'exclusion du programme F-35. Ce projet illustre la volonté d'Ankara de ne plus dépendre entièrement de la bonne volonté de Washington pour ses capacités militaires stratégiques.

Or, l'administration Trump a notifié au Congrès son intention de vendre à la Turquie des dizaines de moteurs d'avion fabriqués par General Electric, d'une valeur dépassant 700 millions de dollars, destinés précisément à équiper ce chasseur turc autonome.

Une dépendance qui persiste malgré tout

Cette vente de moteurs américains pour un avion né en réaction à l'embargo américain illustre une réalité paradoxale : même en cherchant à s'émanciper, la Turquie reste dépendante de composants clés produits aux États-Unis, preuve que la rupture technologique complète demeure difficile pour un allié de l'OTAN.

Il y a quelque chose d'ironique dans le fait que le programme censé affranchir la Turquie de Washington dépende encore de moteurs américains, un rappel utile que les ambitions d'autonomie militaire se heurtent vite aux réalités industrielles.

Le sommet d'Ankara, théâtre parfait pour une annonce

Un rendez-vous de deux jours sous haute tension

Le sommet de l'OTAN 2026, qui se tiendra les 7 et 8 juillet à Ankara, réunira des dizaines de représentants élus, ministres de la Défense et décideurs des 32 pays membres de l'Alliance. Le secrétaire général Mark Rutte a indiqué que les discussions porteraient notamment sur la transformation des investissements de défense, l'innovation industrielle militaire et le soutien continu à l'Ukraine.

Selon Forbes, les alliés de l'OTAN devraient annoncer lors de ce sommet des dizaines de milliards de dollars d'accords liés à la défense, un contexte qui rendrait une annonce sur les F-35 turcs particulièrement symbolique.

Erdogan, hôtestratégique d'un sommet à enjeux multiples

Le fait que la Turquie accueille elle-même ce sommet donne à Erdogan un levier diplomatique évident pour obtenir des concessions sur le dossier F-35, dans un moment où Washington cherche justement à afficher une unité occidentale sans faille face à la Russie.

Je trouve habile, presque cynique, le choix du calendrier: difficile d'imaginer meilleur moment pour Erdogan de faire pression sur ce dossier que lorsqu'il reçoit lui-même tous les dirigeants de l'Alliance chez lui.

L'objectif de 5% du PIB, toile de fond du sommet

Un engagement ambitieux voté en 2025

Lors du sommet de 2025, les membres de l'Alliance s'étaient engagés à porter leurs dépenses de défense à 5% du PIB d'ici 2035, dont 3,5% pour l'équipement militaire pur et 1,5% pour des dépenses connexes comme la cybersécurité et les infrastructures. Cet objectif remplace le seuil de 2% fixé en 2014, que seuls 23 des 32 pays membres avaient atteint en 2025.

Cette trajectoire ambitieuse alimente déjà des critiques, certains pays comme l'Espagne ayant refusé de s'engager fermement sur la cible de 5%, tandis que la République tchèque, la Hongrie, la Slovénie et le Royaume-Uni peinent à progresser depuis l'an dernier.

Rutte cherche un chemin crédible vers l'objectif

Le secrétaire général de l'OTAN a affirmé vouloir aider les membres à construire un chemin crédible vers cette cible de 5%, un exercice d'équilibriste alors que plusieurs capitales européennes traînent des pieds sur des engagements budgétaires pourtant votés collectivement.

Je continue de penser que cet objectif de 5% est la bonne direction pour l'Occident, mais les résistances déjà visibles chez plusieurs alliés européens montrent que la volonté politique reste plus facile à afficher qu'à financer.

L'Ukraine toujours au centre des discussions

Zelensky attendu à Ankara

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky assistera à ce sommet de deux jours, confirmant que le dossier ukrainien restera au cœur des priorités de l'Alliance malgré la place prise par les questions bilatérales comme celle des F-35 turcs. Rutte a rappelé que la sécurité de l'Ukraine demeure indissociable de celle de l'ensemble des membres de l'OTAN.

En avril dernier, les membres de l'Alliance s'étaient déjà engagés à fournir 60 milliards de dollars d'aide militaire à l'Ukraine, un montant qui vient s'ajouter aux dizaines de milliards déjà versés depuis le début de l'invasion russe à grande échelle en février 2022.

Le programme américain de revente d'armes aux alliés européens

Sous l'administration Trump, un programme a été mis en place permettant à des armes américaines d'être vendues à des alliés européens de l'OTAN, qui les transfèrent ensuite à l'Ukraine, une formule qui permet à Washington de continuer à soutenir Kyiv tout en générant des revenus pour l'industrie de défense américaine.

Ce mécanisme de revente aux alliés européens me semble une façon habile de maintenir le soutien à l'Ukraine tout en calmant les critiques intérieures américaines sur le coût direct de l'aide militaire.

Les précédents régionaux : Israël et la Grèce

Deux alliés sans embargo à comparer

Contrairement à la Turquie, Israël a déjà reçu 48 des 75 F-35 commandés, sans jamais subir d'embargo comparable, tandis que la Grèce attend la livraison de vingt appareils d'ici 2030. Ce contraste souligne à quel point le dossier turc reste une exception politique plutôt qu'une simple question logistique ou industrielle.

Cette comparaison régionale alimente le sentiment, côté turc, d'un traitement à deux vitesses au sein même de l'Alliance atlantique, un argument que la diplomatie d'Ankara ne manquera pas de faire valoir lors du sommet.

Une région où l'équilibre militaire évolue vite

La dégradation de la situation au Moyen-Orient a poussé Washington à adopter une approche plus pragmatique en matière de coopération de défense, un facteur qui pourrait peser en faveur d'un assouplissement des restrictions sur la Turquie, allié incontournable dans la région.

Je pense que cette approche plus pragmatique de Washington est justifiée par la réalité géopolitique actuelle, même si elle risque de raviver les accusations de deux poids deux mesures entre alliés de l'OTAN.

Ce que l'innovation de défense de l'OTAN change à l'équation

Le programme DIANA et l'accélération technologique

Au-delà du dossier F-35, le sommet d'Ankara doit aussi aborder l'innovation industrielle de défense au sein de l'Alliance, notamment via le programme DIANA, l'accélérateur d'innovation de défense pour l'Atlantique nord, qui a attribué en avril un contrat de recherche à une entreprise britannique spécialisée en robotique sous-marine.

Cette dynamique d'innovation illustre la volonté de l'OTAN de réduire les barrières administratives et d'accélérer l'adoption de nouvelles technologies militaires, un enjeu qui dépasse largement le seul contentieux turco-américain sur les F-35.

Une cohérence industrielle à préserver

Un dégel de la vente de F-35 à la Turquie s'inscrirait dans cette logique plus large de renforcement de la base industrielle de défense occidentale, où chaque contrat majeur contribue à consolider l'écosystème militaire des pays alliés face aux rivaux stratégiques.

Je crois que l'Occident gagne à intégrer industriellement ses alliés plutôt qu'à les pousser vers l'autosuffisance forcée, qui profite in fine surtout aux concurrents technologiques comme la Chine ou la Russie.

Le rôle du vice-président Vance dans le dossier

Un examen juridique confié au Pentagone

Le vice-président JD Vance a indiqué que le Pentagone examinait actuellement la question d'un point de vue strictement juridique, la vente de F-35 à la Turquie restant interdite par une loi votée par le Congrès et signée par Trump lui-même. Ce cadre légal complique toute annonce spontanée, même si le président l'a évoquée publiquement.

Trump a lui-même reconnu la complexité de la situation en déclarant simplement que son administration allait trouver une solution, une formule qui laisse la porte ouverte sans garantir de calendrier précis.

Un exécutif qui teste les limites de sa marge de manœuvre

Cette situation illustre la tension entre la volonté présidentielle d'avancer rapidement sur ce dossier diplomatique et les contraintes légales imposées par le Congrès, un exercice d'équilibre institutionnel typique de la politique étrangère américaine contemporaine.

Je note avec intérêt que même un président aussi enclin à l'unilatéralisme que Trump se heurte ici à un mur légal qu'il ne peut pas simplement contourner d'un trait de plume, ce qui, pour une fois, me rassure sur l'équilibre des pouvoirs.

Les réactions internationales à cette possible réouverture

Une prudence affichée du côté européen

Plusieurs alliés européens observent ce dossier avec une prudence certaine, conscients qu'un dégel de la vente de F-35 à la Turquie pourrait raviver des tensions avec d'autres membres de l'Alliance déjà critiques de la proximité passée d'Ankara avec Moscou sur le dossier S-400.

Cette prudence reflète aussi la difficulté de l'OTAN à maintenir une ligne cohérente sur les sanctions liées à l'achat d'équipements russes, alors même que l'Alliance exige une fermeté sans faille de tous ses membres face à la Russie sur le dossier ukrainien.

La position russe, en embuscade sur ce dossier

Moscou observe avec attention ce possible rapprochement militaire entre Washington et Ankara, conscient qu'une normalisation complète des relations de défense turco-américaines réduirait mécaniquement l'influence russe sur un partenaire qu'elle a longtemps cultivé via la vente du S-400.

Je considère que chaque pas qui éloigne la Turquie de sa dépendance militaire envers la Russie est une victoire nette pour la cohésion occidentale, même si le chemin pour y arriver reste semé d'embûches diplomatiques.

Les enjeux économiques pour l'industrie américaine de défense

Un contrat potentiel de plusieurs milliards

Au-delà de la diplomatie, la vente potentielle de plus de cent F-35 à la Turquie représenterait un contrat de plusieurs milliards de dollars pour Lockheed Martin et l'ensemble de sa chaîne de sous-traitance, un enjeu économique majeur pour l'industrie de défense américaine à un moment où la demande mondiale pour cet appareil reste soutenue.

Cette dimension économique n'est jamais neutre dans ce type de dossier : plus l'industrie américaine dépend de contrats internationaux, plus la pression politique pour assouplir des restrictions comme celles visant la Turquie devient forte au fil des années.

Une compétition mondiale pour les chasseurs de cinquième génération

Le marché mondial des chasseurs de cinquième génération reste disputé entre les États-Unis et leurs rivaux stratégiques, ce qui renforce l'argument selon lequel laisser la Turquie se tourner durablement vers des alternatives russes ou chinoises serait un recul stratégique pour l'Occident dans son ensemble.

Je pense que Washington a tout intérêt, économiquement et stratégiquement, à garder la Turquie dans son giron industriel militaire plutôt que de la pousser vers des fournisseurs concurrents moins regardants sur les alliances occidentales.

Ce que cela signifie pour l'unité de l'OTAN à long terme

Un test de cohésion avant tout autre enjeu

Ce dossier F-35 devient, à quelques jours du sommet d'Ankara, un véritable test de la capacité de l'OTAN à résoudre ses contentieux internes sans fracturer sa cohésion face aux menaces extérieures que représentent la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord.

Une résolution positive de ce contentieux enverrait un signal fort de maturité diplomatique occidentale, tandis qu'un nouvel échec prolongerait sept années de tensions inutiles entre deux alliés dont la coopération militaire reste stratégiquement indispensable.

Un précédent pour d'autres dossiers de sanctions croisées

La manière dont ce dossier sera tranché pourrait aussi servir de précédent pour d'autres alliés ayant flirté par le passé avec des équipements russes, un enjeu qui dépasse largement le seul cas turc dans l'architecture de sécurité occidentale actuelle.

Je le dis sans détour: l'OTAN a besoin de montrer qu'elle sait résoudre ses propres contradictions internes si elle veut garder toute sa crédibilité face aux adversaires qui guettent la moindre fissure dans son unité.

La dimension symbolique du choix d'Ankara comme ville hôte

Un message politique adressé à Erdogan

Le choix d'Ankara comme ville hôte du sommet de l'OTAN 2026 n'est pas anodin : il permet à Erdogan de projeter, sur la scène intérieure turque, l'image d'un chef d'État capable d'attirer chez lui l'ensemble des dirigeants de l'Alliance atlantique, un atout politique précieux à l'approche d'échéances électorales et économiques difficiles pour la Turquie.

Ce symbole diplomatique renforce la position de négociation d'Ankara sur le dossier des F-35, puisque toute concession américaine annoncée pendant ce sommet serait immédiatement perçue comme un succès personnel du président turc devant son propre électorat.

Un précédent pour les futurs sommets délocalisés

Ce sommet marque aussi un précédent pour l'OTAN, qui choisit de plus en plus souvent d'organiser ses grands rendez-vous dans des pays où des dossiers bilatéraux sensibles restent ouverts, une stratégie qui peut faciliter les compromis diplomatiques mais qui expose aussi l'Alliance à des accusations de complaisance envers ses hôtes.

Cette dynamique illustre la diplomatie de sommet moderne, où le lieu choisi devient lui-même un levier de négociation entre alliés, au même titre que les discours officiels ou les communiqués finaux.

Je vois dans ce choix d'Ankara une habileté diplomatique certaine de la part de Rutte, mais aussi un risque réel que l'Alliance paraisse céder du terrain uniquement pour flatter son hôte du moment.

Le poids des lobbies militaires dans ce dossier

Lockheed Martin, acteur discret mais déterminant

Derrière les déclarations politiques, l'industriel Lockheed Martin exerce depuis des années une pression constante à Washington pour débloquer la vente de F-35 à la Turquie, un marché jugé trop lucratif pour rester fermé indéfiniment à cause d'un contentieux géopolitique persistant.

Cette influence industrielle, rarement évoquée publiquement, pèse pourtant lourd dans les arbitrages internes de l'administration américaine, où les intérêts économiques et les impératifs de sécurité nationale s'entremêlent en permanence sur ce type de dossier stratégique.

Un équilibre difficile entre commerce et sécurité

Le Congrès américain reste tiraillé entre la volonté de soutenir son industrie de défense nationale et la nécessité de maintenir une ligne ferme envers les pays ayant flirté avec des équipements militaires russes, un dilemme qui explique en partie la lenteur de ce dossier depuis 2019.

Cette tension entre intérêts commerciaux et exigences sécuritaires n'est pas propre au cas turc, mais elle y trouve une illustration particulièrement nette compte tenu des montants financiers en jeu pour l'industrie américaine de défense.

Je reste convaincu que les intérêts commerciaux de l'industrie militaire américaine pèsent souvent plus lourd dans ces décisions que les discours officiels ne veulent bien l'admettre, un facteur qu'il serait naïf d'ignorer dans ce dossier précis.

Conclusion : un dossier suspendu au sommet d'Ankara

Une décision qui pourrait tomber dans les prochains jours

Reste à savoir si les 7 et 8 juillet marqueront réellement la fin de sept années de blocage, ou si les déclarations de Trump resteront, une fois de plus, une intention sans suite concrète. Le cadre légal imposé par le Congrès complique toute annonce précipitée, mais la pression diplomatique et économique en faveur d'un dégel n'a jamais été aussi forte.

Un symbole pour l'unité occidentale à surveiller de près

Quelle que soit l'issue, ce dossier F-35 restera un révélateur précieux de la capacité de l'Alliance à transformer des tensions bilatérales persistantes en solutions concrètes, à un moment où l'unité occidentale face à ses adversaires stratégiques n'a jamais semblé aussi nécessaire.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Qui je suis et mes biais assumés

Je suis chroniqueur, pas expert en aéronautique militaire ni diplomate spécialisé dans les relations turco-américaines. Je suis pro-Occident de manière assumée et je considère que le renforcement de la cohésion de l'OTAN sert les intérêts collectifs des démocraties alliées, un biais qui informe mon interprétation des faits rapportés ici.

Sur le plan militaire et sécuritaire, je crédite l'administration Trump lorsque sa posture renforce la dissuasion occidentale, une position que je maintiens dans ce texte tout en restant attentif aux contraintes légales qui encadrent ce dossier précis.

Ce que je ne sais pas

Je ne sais pas si une vente de F-35 sera effectivement annoncée lors du sommet d'Ankara, ni dans quel calendrier précis. Je n'ai inventé aucune citation ni aucun détail non confirmé par les sources citées ci-dessous, et je resterai attentif à toute évolution de ce dossier dans les prochains jours.

Sources

Sources primaires

Izvestia — les États-Unis veulent de nouveau vendre des F-35 à la Turquie, 1er juillet 2026

Forbes — ce que les responsables de la défense discuteront au sommet de l'OTAN 2026, 1er juillet 2026

Sources secondaires

Haberler — le ministre Fidan évoque une possible levée de l'interdiction de vente de F-35

Punch — des analystes estiment que la visite de Trump en Turquie pourrait débloquer l'accord sur les chasseurs

Reuters — actualité aérospatiale et défense

Wikipedia — sommet de l'OTAN à Ankara 2026

Recevoir les analyses géopolitiques

Conflits, puissances, alliances: le fil MadMax sans bruit inutile.

Citer cet article

Maxime Marquette (2026). Les F-35 pour la Turquie, la carte que Trump abat avant Ankara. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/les-f-35-pour-la-turquie-la-carte-que-trump-abat-avant-ankara

Cet article vous fait ressentir quoi ?
MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

L’Infolettre

Cette chronique t’a plu ? Reçois la prochaine.

Une chronique par semaine, directement dans ta boîte de réception. Sans bruit.

Commentaires

0 / 2000

Sois le premier à réagir.

Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.

Reportage3225 mots15 min de lecture