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La ChroniqueLettre ouverte· N° 3126

La course de baignoires du canal de l'Ourcq fête ses 15 ans

Chers organisateurs, chers participants, chers curieux venus applaudir sur les berges, je vous écris cette lettre au lendemain de la 15e édition

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À retenir
  1. Chers organisateurs, chers participants, chers curieux venus applaudir sur les berges, je vous écris cette lettre au lendemain de la 15e édition
  2. Introduction : une lettre à ceux qui ont osé flotter dans une baignoire
  3. Un rendez-vous devenu incontournable du nord-est parisien
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Introduction : une lettre à ceux qui ont osé flotter dans une baignoire

Un rendez-vous devenu incontournable du nord-est parisien

Chers organisateurs, chers participants, chers curieux venus applaudir sur les berges, je vous écris cette lettre au lendemain de la 15e édition de la course de baignoires flottantes tenue le dimanche 5 juillet 2026 sur le canal de l'Ourcq, aux Pavillons-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Quinze ans, c'est suffisamment long pour qu'un événement né d'une idée un peu folle devienne une véritable institution locale.

Cette course, organisée par l'association APJC, a rassemblé cette année encore des dizaines de participants venus défier les lois de la flottaison avec des embarcations bricolées à partir de baignoires, sous le regard amusé de familles massées le long du quai de Copenhague. C'est cet esprit collectif, gratuit et populaire, que je veux saluer aujourd'hui.

Pourquoi cette lettre ouverte, et pourquoi maintenant

J'écris cette lettre ouverte parce que je crois que les petites traditions locales méritent qu'on s'y attarde autant que les grands événements internationaux qui accaparent l'attention médiatique. Une course de baignoires sur un canal parisien n'a rien d'un sommet géopolitique, mais elle dit quelque chose d'essentiel sur la capacité des communautés à créer de la joie collective gratuite.

Je précise d'emblée que je n'étais pas physiquement présent sur les berges du canal ce dimanche-là. Ce texte s'appuie sur des reportages vérifiés et des informations publiques disponibles sur cet événement, dans le respect strict des faits établis.

Il y a quelque chose de profondément rafraîchissant dans une ville qui sait encore organiser un événement aussi absurde et gratuit qu'une course de baignoires. Dans un monde saturé de spectacles commerciaux, cette gratuité mérite d'être célébrée pour ce qu'elle est.

Quinze ans d'une tradition née d'une idée simple

Les origines d'un concours devenu rituel estival

La course de baignoires des Pavillons-sous-Bois trouve ses racines au début des années 2010, portée par l'association locale APJC, qui souhaitait offrir aux familles du quartier un événement festif, gratuit et accessible durant la période estivale. Ce qui n'était au départ qu'une initiative modeste est devenu, édition après édition, un rendez-vous attendu de tout le nord-est parisien.

Selon les informations disponibles sur tourisme93.com, l'édition de cette année marque bel et bien le 15e anniversaire de cette tradition locale, un jalon symbolique pour un événement qui a su traverser les années sans jamais perdre son caractère bon enfant.

Une longévité rare pour un événement de quartier

Peu d'événements locaux gratuits parviennent à se maintenir aussi longtemps sans perdre leur public ni leur financement. Cette longévité tient probablement à la simplicité même du concept: pas besoin de budget colossal pour organiser une course de baignoires, seulement de la créativité, quelques bénévoles motivés et un canal disponible pour l'occasion.

C'est cette simplicité qui, à mon sens, explique la résilience de l'événement face aux contraintes budgétaires que connaissent tant d'initiatives culturelles locales en Île-de-France ces dernières années.

Quinze ans de survie pour un événement purement local et gratuit, dans une région où tant d'initiatives culturelles peinent à trouver un financement pérenne, ça mérite un coup de chapeau sincère aux bénévoles de l'APJC.

Le déroulement de l'édition 2026, minute par minute

Un parcours de 150 mètres sous le regard des familles

La course de cette année s'est déroulée sur un parcours de 150 mètres le long du canal de l'Ourcq, au niveau du quai de Copenhague et de l'allée de Berlin, dans la commune des Pavillons-sous-Bois. Les organisateurs ont mis en place des séries éliminatoires tout au long de l'après-midi, avant une grande finale programmée à 17h30.

Chaque participant devait respecter des consignes de sécurité strictes: port obligatoire d'un gilet de sauvetage et présentation d'une attestation de natation de 25 mètres, des règles élémentaires mais essentielles pour un événement qui se déroule directement sur l'eau d'un canal urbain.

Des animations familiales tout autour du bassin

Au-delà de la compétition elle-même, la journée proposait de nombreuses animations gratuites pour les familles: jeux gonflables, karts à pédales, jeux en bois traditionnels, maquillage pour enfants et jeux de pêche, transformant les abords du canal en véritable fête de quartier pour l'après-midi.

Un concours de décoration des embarcations était également organisé en parallèle de la course chronométrée, récompensant la créativité des participants au-delà de leur seule performance sportive, une façon habile d'élargir la fête à ceux qui préfèrent bricoler plutôt que ramer.

Cette attention portée à la sécurité, gilet de sauvetage et attestation de natation obligatoires, montre que même l'événement le plus loufoque peut être organisé avec le sérieux nécessaire. La fantaisie n'exclut pas la rigueur, et c'est tant mieux.

Le canal de l'Ourcq, un décor devenu personnage à part entière

Une voie navigable au cœur de l'identité du nord-est parisien

Le canal de l'Ourcq, qui traverse plusieurs communes de Seine-Saint-Denis et de l'est parisien, est depuis plusieurs années au centre d'une véritable renaissance culturelle et festive, accueillant tout au long de l'été de nombreux événements gratuits destinés aux familles et aux riverains.

La Ville de Paris a d'ailleurs formellement autorisé, via une notice de navigation officielle, la suspension temporaire de la circulation fluviale sur le canal entre 14h et 18h le jour de l'événement, une mesure administrative nécessaire mais révélatrice de l'ampleur logistique que requiert même un événement aussi modeste en apparence.

Un symbole de convivialité au bord de l'eau

Ce type d'événement festif contribue, à sa modeste échelle, à changer l'image parfois austère que certains associent encore aux canaux urbains, les transformant en véritables espaces de convivialité collective plutôt qu'en simples infrastructures de transport ou de gestion des eaux.

C'est cette transformation progressive de l'usage des voies navigables urbaines, d'un usage purement fonctionnel vers un usage festif et communautaire, qui me semble être l'un des aspects les plus intéressants de cette tradition des baignoires flottantes.

Un canal qui sert de scène à une course de baignoires plutôt qu'uniquement au transport de marchandises, c'est un signe de bonne santé urbaine. Les villes qui savent réinventer leurs infrastructures en espaces de joie collective ont quelque chose à nous apprendre.

Les participants, entre bricolage ingénieux et esprit potache

Des embarcations aussi variées qu'improbables

Le principe de la course repose sur un défi technique amusant: transformer une simple baignoire en embarcation flottante capable de parcourir 150 mètres sans sombrer. Les participants rivalisent d'ingéniosité pour flotteurs improvisés, systèmes de propulsion artisanaux et décorations aussi loufoques que colorées.

Cette dimension de bricolage collectif constitue sans doute l'un des principaux attraits de l'événement: contrairement à de nombreuses compétitions sportives qui exigent un équipement coûteux et spécialisé, la course de baignoires reste accessible à quiconque dispose d'huile de coude, d'un peu d'imagination et d'une baignoire récupérée.

Une compétition qui n'exclut personne

L'événement attire aussi bien des habitués aguerris, qui reviennent année après année avec des embarcations de plus en plus sophistiquées, que des familles novices qui découvrent la course pour la première fois, dans une ambiance résolument non élitiste où la performance sportive compte souvent moins que le plaisir partagé.

Cette accessibilité, rare dans le paysage des événements sportifs contemporains souvent marqués par la performance et la compétition acharnée, constitue à mes yeux l'un des ingrédients essentiels du succès durable de cette tradition estivale.

Dans un monde du sport de plus en plus professionnalisé et marchandisé, une compétition où l'essentiel est de ne pas couler dans sa propre baignoire garde quelque chose d'irrésistiblement humain et démocratique.

L'engagement associatif derrière l'événement

Le rôle central de l'association APJC

Depuis sa création, cette course repose entièrement sur l'engagement bénévole de l'association APJC, dont les membres consacrent chaque année un temps considérable à l'organisation logistique de l'événement: sécurisation du parcours, coordination avec les autorités municipales, gestion des inscriptions et animation générale de la journée.

Ce type d'engagement associatif local, souvent invisible dans les grands récits médiatiques nationaux, constitue pourtant le tissu essentiel qui permet à des traditions comme celle-ci de perdurer d'année en année, malgré des ressources financières généralement limitées.

Une coordination nécessaire avec les autorités locales

L'organisation d'un tel événement suppose également une coordination étroite avec la Ville de Paris et les autorités préfectorales, notamment pour la suspension temporaire de la navigation sur le canal, une démarche administrative qui rappelle que même les événements les plus festifs nécessitent une planification institutionnelle rigoureuse.

Cette collaboration entre bénévoles associatifs et institutions municipales illustre un modèle de gouvernance locale où la société civile et l'administration publique travaillent de concert pour offrir un service culturel gratuit à la population.

On parle souvent des grandes institutions culturelles parisiennes, mais on oublie trop souvent de saluer ces associations de quartier qui, avec des moyens dérisoires, offrent chaque été des moments de bonheur collectif gratuit à des milliers de familles.

Ce que cette tradition dit de la vie de quartier en Seine-Saint-Denis

Un territoire trop souvent réduit à des clichés

La Seine-Saint-Denis souffre encore trop souvent, dans le discours médiatique national, d'une image réductrice centrée uniquement sur ses difficultés socio-économiques, occultant la richesse de sa vie associative et culturelle locale, dont cette course de baignoires constitue un exemple parlant.

Des événements comme celui-ci, qui rassemblent chaque année des centaines de riverains dans une ambiance chaleureuse et intergénérationnelle, méritent une visibilité au moins équivalente à celle accordée aux difficultés bien réelles que traverse également ce département.

La fierté locale comme moteur de cohésion

Ce type de tradition contribue à nourrir un sentiment de fierté locale chez les habitants des Pavillons-sous-Bois et des communes environnantes, un sentiment d'appartenance qui, sans être un remède miracle aux défis sociaux du territoire, participe indéniablement à la cohésion du tissu communautaire local.

C'est cette dimension de cohésion sociale, souvent sous-estimée dans les analyses purement économiques des territoires, que je tenais à souligner dans cette lettre consacrée à un événement qui, sous ses airs loufoques, dit beaucoup sur la capacité d'une communauté à célébrer ensemble.

Je refuse la vision qui réduit la Seine-Saint-Denis à ses seules difficultés. Une communauté capable d'organiser quinze années consécutives d'une fête gratuite et populaire mérite d'être racontée pour cette réussite, pas seulement pour ses manchettes négatives.

Les petites incohérences de mémoire collective autour de l'événement

Un décompte des éditions qui varie légèrement selon les sources

Je me dois, par souci d'honnêteté journalistique, de mentionner une nuance mineure relevée dans mes recherches: certaines sources antérieures évoquaient un nombre d'éditions légèrement différent pour des années précédentes, ce qui pourrait indiquer soit une interruption ponctuelle de la course, soit simplement une variation dans la manière de compter les éditions successives depuis sa création.

Cette divergence mineure ne remet toutefois pas en cause le message central de cet anniversaire: la course de baignoires du canal de l'Ourcq constitue bel et bien, cette année, une tradition solidement installée dans le paysage estival du nord-est parisien, avec ou sans un décompte parfaitement unanime du nombre exact d'éditions.

L'importance de la rigueur même sur les sujets légers

Je crois fermement que même les sujets les plus légers et festifs méritent une rigueur factuelle minimale, plutôt que de céder à la tentation d'arrondir les chiffres pour un effet dramatique plus marquant. C'est cette exigence de précision journalistique, même sur un texte consacré à une course de baignoires, qui guide l'ensemble de ce travail.

Cette rigueur journalistique n'enlève rien au plaisir de raconter un événement aussi joyeux; elle garantit simplement que le récit reste fidèle à ce qui peut être vérifié dans les sources disponibles, plutôt que de céder à l'approximation facile.

Même dans un texte sur une course de baignoires, je refuse d'arrondir les faits pour les rendre plus spectaculaires. La rigueur n'est pas réservée aux sujets graves, elle doit s'appliquer partout, y compris quand le sujet fait sourire.

L'écho médiatique local d'un événement pourtant modeste

Une couverture de proximité plutôt que nationale

Cette course de baignoires reste avant tout couverte par des médias de proximité comme Le Parisien, France Info et BFM TV dans ses éditions régionales, plutôt que par les grands titres nationaux, ce qui correspond parfaitement à la nature même de cet événement, ancré dans un territoire précis plutôt que destiné à un rayonnement national.

Cette couverture de proximité, souvent moins prestigieuse que les grands reportages nationaux, joue pourtant un rôle essentiel dans la valorisation du patrimoine festif local, en donnant une visibilité méritée à des initiatives qui, sans cela, resteraient largement invisibles au-delà du cercle des habitants directement concernés.

Le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion de l'événement

Au-delà de la presse traditionnelle, les réseaux sociaux jouent désormais un rôle croissant dans la promotion de cet événement, avec des photos et vidéos partagées par les participants eux-mêmes, contribuant à élargir progressivement l'audience de cette tradition locale au-delà des seules communes limitrophes.

Cette dynamique numérique, propre à notre époque, permet à des événements aussi modestes que cette course de baignoires de gagner une visibilité accrue qu'ils n'auraient jamais pu espérer atteindre par la seule couverture médiatique traditionnelle il y a quinze ans, au moment de la création de l'événement.

Je trouve rassurant que les réseaux sociaux, si souvent critiqués pour leur superficialité, puissent aussi servir à faire rayonner une tradition de quartier aussi sincère que cette course de baignoires. Toute technologie a ses usages nobles.

La dimension écologique discrète de cette fête estivale

Des baignoires recyclées plutôt que du matériel neuf

L'un des aspects les moins soulignés de cette course tient à sa dimension implicitement écologique: la grande majorité des embarcations sont construites à partir de baignoires de récupération, promises à la décharge avant de trouver une seconde vie ludique le temps d'un après-midi sur le canal.

Cette forme de réemploi créatif, bien qu'elle ne soit probablement pas la motivation première des organisateurs, s'inscrit dans une tendance plus large de valorisation des objets destinés au rebut, une pratique de plus en plus valorisée dans les politiques municipales de gestion des déchets en Île-de-France.

Un événement compatible avec les impératifs environnementaux actuels

Contrairement à de nombreux événements festifs qui génèrent des quantités importantes de déchets ou nécessitent des infrastructures temporaires coûteuses en ressources, cette course de baignoires reste, par sa nature même, un événement à faible empreinte environnementale, reposant essentiellement sur des matériaux déjà existants et un espace public déjà disponible.

Cette sobriété logistique, qui n'a probablement jamais été pensée comme un argument écologique par ses fondateurs, s'avère aujourd'hui parfaitement alignée avec les exigences croissantes de durabilité événementielle que réclament de plus en plus de citoyens et d'élus locaux.

Personne n'a probablement inventé cette course en pensant à l'écologie il y a quinze ans, mais le résultat est là: un événement festif à très faible empreinte, construit sur du recyclage plutôt que sur de la consommation. Parfois, la sagesse populaire précède les politiques publiques.

Les défis logistiques invisibles derrière la fête

La sécurité aquatique, une priorité absolue

Organiser une course sur un canal urbain navigable impose des contraintes de sécurité considérables, souvent invisibles pour le public venu simplement profiter du spectacle: présence de secouristes qualifiés, embarcations de sécurité positionnées tout au long du parcours, et coordination étroite avec les services de la préfecture pour garantir la sécurité de tous les participants.

Cette rigueur logistique, largement invisible pour les spectateurs, constitue pourtant la condition sine qua non de la pérennité de l'événement: le moindre incident grave pourrait remettre en cause l'autorisation même d'organiser cette course dans les années à venir.

Le nettoyage et la remise en état du site après la fête

Une fois la fête terminée, les bénévoles de l'APJC doivent également assurer le nettoyage complet du site et la remise en état des berges du canal, une tâche moins glorieuse mais tout aussi essentielle que l'organisation de la course elle-même pour garantir le maintien de bonnes relations avec les autorités municipales.

Ce travail de coulisse, rarement mis en avant dans les reportages consacrés à l'événement, mérite pourtant d'être reconnu comme partie intégrante de l'engagement bénévole qui rend cette tradition possible année après année.

On célèbre volontiers les images joyeuses de la course elle-même, mais on oublie trop souvent les heures de nettoyage et de logistique invisible qui suivent. C'est aussi cela, le vrai bénévolat: la partie qu'on ne voit jamais sur les photos.

Une tradition qui s'inscrit dans un été parisien chargé d'événements populaires

Le canal de l'Ourcq, épicentre d'un été festif

Cette course de baignoires n'est qu'un des nombreux événements gratuits organisés chaque été le long du canal de l'Ourcq et dans ses environs, dans le cadre plus large des animations estivales proposées par les municipalités riveraines pour dynamiser la vie de quartier durant la période des vacances scolaires.

Cette concentration d'événements populaires et gratuits, allant des jeux nautiques aux concerts en plein air, contribue à faire du nord-est parisien une destination estivale à part entière, loin des clichés qui réduisent parfois cette partie de la région parisienne à ses seules difficultés.

Un modèle qui pourrait inspirer d'autres territoires

Le succès durable de cette course de baignoires pourrait légitimement inspirer d'autres communes riveraines de voies navigables à travers la France, désireuses de proposer des animations estivales gratuites et fédératrices sans nécessiter d'investissements financiers considérables.

Ce modèle de festivité low-cost mais hautement fédératrice démontre qu'il n'est pas nécessaire de disposer de budgets municipaux colossaux pour créer des traditions locales durables et appréciées de plusieurs générations d'habitants.

Je serais ravi de voir d'autres villes françaises s'inspirer de ce modèle simple et peu coûteux plutôt que de multiplier les événements surdimensionnés et coûteux qui, bien souvent, ne survivent pas à leur propre budget une fois les subventions initiales épuisées.

Le témoignage indirect des riverains sur l'ambiance de la journée

Une ambiance familiale saluée par les observateurs locaux

Les comptes-rendus disponibles sur les réseaux sociaux locaux et les publications de quartier décrivent une ambiance résolument familiale et bon enfant tout au long de la journée, avec des rires, des applaudissements et une convivialité qui semble transcender les générations présentes sur les berges du canal.

Cette atmosphère conviviale, décrite de manière constante par les différents témoignages disponibles, confirme que l'événement remplit pleinement sa mission originelle: offrir un moment de joie collective gratuite à une communauté locale, sans autre ambition que le plaisir partagé d'un dimanche d'été.

Un rendez-vous que les habitants attendent chaque année

Plusieurs habitants des Pavillons-sous-Bois et des communes environnantes considèrent désormais cette course comme un rendez-vous incontournable de leur calendrier estival, au même titre que d'autres traditions locales bien ancrées dans le tissu social du territoire.

Cette fidélité du public, année après année, constitue sans doute la meilleure preuve du succès de cette initiative associative, bien plus éloquente que n'importe quel chiffre de fréquentation officiel qui pourrait être avancé par les organisateurs.

Rien ne vaut la fidélité spontanée d'un public qui revient année après année sans qu'on ait besoin de le convaincre par une campagne publicitaire coûteuse. C'est peut-être la plus belle récompense que puissent recevoir les bénévoles de l'APJC après quinze ans d'efforts.

Ce que cette petite fête raconte de l'Occident qui sait encore rire de lui-même

Une capacité à célébrer l'absurde qui n'est pas universelle

Dans un contexte géopolitique mondial marqué par les tensions, les guerres et les crises multiples, la capacité d'une société à organiser sereinement une course de baignoires gratuite et bon enfant dit quelque chose d'important sur la vitalité démocratique et culturelle de nos sociétés occidentales. Ce n'est pas un hasard si ce genre d'événement fleurit dans des démocraties stables plutôt que dans des régimes autoritaires obsédés par le contrôle de l'espace public.

La légèreté assumée de cette tradition, loin d'être un signe de futilité, témoigne au contraire d'une confiance collective suffisante pour consacrer une journée entière au seul plaisir partagé, sans arrière-pensée sécuritaire ni récupération politique d'aucune sorte.

Un contraste révélateur avec d'autres contextes internationaux

Pendant que certains pays consacrent l'essentiel de leur énergie collective à la survie ou à la résistance face à des menaces existentielles, nos sociétés occidentales conservent encore la capacité de célébrer l'absurde et le loufoque, un privilège que l'on aurait tort de considérer comme acquis pour toujours.

C'est cette capacité à rire de soi-même, à organiser une fête aussi gratuite qu'inutile en apparence, qui constitue peut-être l'un des marqueurs les plus sûrs d'une société encore en bonne santé démocratique et sociale.

Je pense sincèrement qu'une société capable de consacrer une journée entière à une course de baignoires gratuite est une société qui va, globalement, plutôt bien. Ne perdons jamais cette capacité à célébrer l'absurde, même dans les périodes les plus sombres de l'actualité internationale.

Conclusion : une lettre de gratitude pour une tradition qui flotte encore

Un modeste hommage à une grande tradition populaire

Chers organisateurs de l'APJC, chers participants qui avez encore une fois bravé les eaux du canal de l'Ourcq dans vos embarcations improvisées, cette lettre se veut un modeste hommage à quinze années de persévérance festive et gratuite. Vous avez su transformer un objet aussi banal qu'une baignoire en symbole de convivialité collective, et ce n'est pas rien.

Puisse cette tradition continuer encore longtemps à rassembler les familles du nord-est parisien autour d'un événement aussi simple qu'universellement partagé: le plaisir pur de flotter, de rire et de célébrer ensemble un dimanche d'été.

Un souhait pour les éditions à venir

Je forme le souhait, en refermant cette lettre, que cette course de baignoires continue de s'affranchir des logiques commerciales qui envahissent tant d'événements populaires contemporains, préservant cette gratuité et cette simplicité qui font tout son charme depuis quinze ans.

À l'année prochaine, sur les berges du canal, pour une seizième édition qui, je l'espère, saura conserver cet esprit bon enfant qui a fait le succès durable de cette belle tradition du nord-est parisien.

Je referme cette lettre avec le sourire, en pensant à toutes ces baignoires bricolées qui, l'espace d'un dimanche après-midi, sont devenues des vaisseaux de joie collective sur un canal parisien. Longue vie à cette tradition, et rendez-vous l'année prochaine sur les berges.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Cette lettre ouverte s'appuie sur des sources publiques vérifiées, notamment les informations publiées par tourisme93.com, Voltage.fr et la notice de navigation officielle de la Ville de Paris. Je n'étais pas présent physiquement sur les lieux de l'événement et je n'ai recueilli aucun témoignage direct de participants. Une légère divergence a été relevée entre certaines sources concernant le décompte exact des éditions passées; je l'ai signalée par souci de transparence plutôt que de la dissimuler. Je corrigerai toute inexactitude qui me serait signalée.

Sources

Sources primaires

Sortir à Paris — Guide de la course de baignoires du canal de l'Ourcq

Tourisme93.com — La course de baignoires des Pavillons-sous-Bois fête sa 15e édition, juillet 2026

Sources secondaires

Voltage.fr — Une course de baignoires sur le canal de l'Ourcq, 2 juillet 2026

Ville de Paris — Notice de navigation sur les canaux parisiens

Le Parisien — Actualités Seine-Saint-Denis

France Info — Actualités locales Île-de-France

BFM TV — Actualités Paris et Île-de-France

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). La course de baignoires du canal de l'Ourcq fête ses 15 ans. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/la-course-de-baignoires-du-canal-de-l-ourcq-fete-ses-15-ans

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Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

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