BILLET : L'Iran en Syrie, au Liban, au Yémen — l'empire invisible que Washington refuse de nommer
Pendant que Washington et Téhéran négocient un mémorandum d'entente (MoU) censé mettre fin aux hostilités et ouvrir le chemin vers un accord nucléaire, l'Iran poursuit méthodiquement son agenda impérial dans trois théâtres simultanés : le Liban via le Hezbollah, le Yémen via les

- Selon l'auteur, l'ISW documente, dans son rapport du 24 juin 2026, la poursuite de cette expansion pendant les négociations.
- La cinquième clause du MoU charge l'Iran de discuter avec Oman et d'autres États riverains de la gestion du détroit d'Ormuz, ce que l'auteur lit comme une voie vers un rôle central dans la sécurité du Golfe.
- L'auteur rappelle que l'accord JCPOA de 2015 a été suivi d'une expansion des capacités du Hezbollah et des Houthis.
- Au Liban, l'auteur juge que le Hezbollah se réarme et que la position iranienne sur un retrait israélien complet laisserait un vide que seul le Hezbollah peut combler.
- Au Yémen, les Houthis menacent le commerce maritime et l'Arabie saoudite, et le MoU ne contiendrait apparemment aucune clause contraignante les concernant.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Introduction : Le paradoxe d'un accord qui récompense l'expansion
Négocier avec Téhéran pendant que ses proxies tiennent la région
Pendant que Washington et Téhéran négocient un mémorandum d'entente (MoU) censé mettre fin aux hostilités et ouvrir le chemin vers un accord nucléaire, l'Iran poursuit méthodiquement son agenda impérial dans trois théâtres simultanés : le Liban via le Hezbollah, le Yémen via les Houthis, et une présence résiduelle en Syrie. Cette réalité — documentée par l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) dans son rapport spécial du 24 juin 2026 — est soigneusement évitée dans les communiqués diplomatiques officiels. Nommer l'expansion impériale iranienne, c'est admettre que les négociations renforcent potentiellement la puissance régionale de l'agresseur.
La cinquième clause du MoU charge l'Iran de négocier avec Oman et d'autres États riverains du Golfe la future gestion du détroit d'Ormuz. En apparence, une simple question technique. En réalité, une invitation à Téhéran de s'établir comme acteur central de l'architecture sécuritaire du Golfe — ce que la République islamique cherche à faire depuis 1979. Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a dit la chose ouvertement le 24 juin : l'Iran est «prêt à des accords de sécurité avec les États du Golfe, rendus durables par une coopération économique». Traduction : la Pax Iranica en construction.
Ce que l'histoire récente enseigne
Il y a un précédent récent qui devrait donner à réfléchir. En 2015, l'accord nucléaire JCPOA a levé des sanctions et libéré des milliards d'actifs iraniens gelés. Les années qui ont suivi ont vu une expansion accélérée des capacités militaires du Hezbollah, une montée en puissance des Houthis au Yémen, et une consolidation de la présence iranienne en Syrie. L'argent de la paix a financé la guerre par procuration. Il n'y a aucune raison de croire que 2026 sera différent, sauf si l'accord actuel contient des mécanismes de vérification robustes — ce dont l'ISW doute explicitement.
Je ne suis pas anti-diplomatie. Je crois que des négociations avec l'Iran peuvent et doivent avoir lieu. Mais la diplomatie sans lucidité, c'est de la naïveté habillée en politique étrangère. Le problème n'est pas l'accord en lui-même — c'est l'absence de volonté de nommer ce que l'Iran fait vraiment dans la région pendant qu'on lui tend la main.
Le Liban : Hezbollah entre reconstruction et réarmement
Les négociations sur le Liban sud comme terrain de manœuvre
Le 23 et 24 juin 2026, des responsables israéliens, libanais et américains ont discuté à Washington de la possibilité de déployer des Forces armées libanaises (LAF) dans des «zones pilotes» du sud du Liban, pour remplacer les positions israéliennes. L'Iran, via Ghalibaf, a posé une condition centrale : un retrait complet israélien. C'est une position qui, si elle est acceptée, laisse un vide que seul le Hezbollah est en mesure de combler — les LAF étant trop faibles et trop infiltrées pour constituer un véritable rempart.
Le Qatar, membre de la cellule de déconfliction avec les États-Unis, l'Iran, le Liban et le Pakistan, a insisté pour que cette cellule «surveille les violations du cessez-le-feu». En pratique, ce mécanisme risque de contraindre la capacité d'Israël à agir contre les violations du Hezbollah — exactement ce que Téhéran cherche à obtenir. L'ISW est explicite : l'Iran utilise la question libanaise pour retarder toute négociation substantielle sur son programme nucléaire.
Le Hezbollah, armée d'État dans l'État libanais
Après les conflits de 2024-2025, le Hezbollah n'a pas désarmé — il se restructure. Les analystes de sécurité régionale notent que l'Iran maintient des canaux de réapprovisionnement à travers la Syrie, malgré les frappes israéliennes répétées sur les routes logistiques. Le mouvement chiite libanais conserve un arsenal de précision capable de menacer l'ensemble du territoire israélien. Qu'un accord US-Iran permette le gel des pressions sur le Hezbollah serait une victoire stratégique majeure pour Téhéran.
Le Liban est le cas le plus douloureux. Ce pays magnifique et tragique est depuis des décennies la victime de l'impérialisme iranien par Hezbollah interposé. La population libanaise — chrétiens, sunnites, druzes — subit les conséquences d'une occupation déguisée en résistance. Si l'accord US-Iran laisse le Hezbollah intact et réarmé, c'est le peuple libanais qui paiera la facture.
Le Yémen : les Houthis comme levier permanent
Une force proxy qui a changé l'équilibre régional
Les Houthis du Yémen, officiellement connus sous le nom d'Ansarallah, ont démontré depuis 2023 leur capacité à perturber le commerce maritime mondial en frappant des navires en mer Rouge et dans le Golfe d'Aden. Cette capacité — missiles balistiques, drones longue portée, drones maritimes — est directement issue du soutien militaire et technologique de Téhéran. L'Iran a créé au Yémen une force proxy qui menace à la fois les États du Golfe, Israël et le commerce maritime mondial — à un coût marginal pour l'Iran lui-même.
Le MoU US-Iran ne contient apparemment pas de clauses contraignantes sur le désarmement ou le désengagement des Houthis. Les États du Golfe — notamment l'Arabie saoudite, directement ciblée par des attaques houthies — s'inquiètent de cette lacune. Un accord nucléaire signé sans résolution de la menace houthie laisse une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la péninsule arabique.
Les négociations comme écran de fumée
Il y a dans la posture iranienne une tactique répétée : s'engager dans des négociations sur une question (le nucléaire, le détroit d'Ormuz) pour obtenir des concessions réelles, tout en maintenant la pression via ses proxies sur d'autres fronts. Pendant qu'on discute du programme nucléaire, les Houthis tirent. Pendant qu'on parle du détroit d'Ormuz, le Hezbollah se réarme. Cette stratégie en couches multiples est brillante et cynique. Elle exige une réponse qui traite simultanément tous les fronts — pas un accord compartimenté qui bénéficie à l'Iran à chaque étape.
La politique de la pression maximum de Trump a eu des résultats concrets en forçant l'Iran à la table. Mais un accord qui ne démantèle pas le réseau de proxies iraniens n'est pas une victoire — c'est une pause. Je comprends le désir de paix. Mais on ne fait pas la paix avec quelqu'un qui continue de vous encercler pendant les négociations.
La stratégie de l'architecture régionale : le projet impérial de Téhéran
Un projet géopolitique cohérent depuis 1979
La République islamique d'Iran n'a jamais caché ses ambitions régionales. Le concept de «profondeur stratégique» — projeter la puissance iranienne au-delà de ses frontières via des alliés, des proxies et des milices — est inscrit dans la doctrine des Gardiens de la Révolution (IRGC). Ce projet cohérent vise à créer un croissant chiite allant de l'Iran, via l'Irak, la Syrie, jusqu'au Liban — et à étendre l'influence via les Houthis jusqu'aux rives de la mer Rouge.
La nouveauté de 2026, c'est que l'Iran tente maintenant d'institutionnaliser cette influence dans des cadres formels — en se positionnant comme co-gestionnaire du détroit d'Ormuz, en demandant un rôle dans l'architecture sécuritaire du Golfe, en proposant aux États arabes un «accord de sécurité» bilatéral avec Téhéran. C'est le passage de l'informel — proxies et milices — au formel — traités et institutions. Si ce projet aboutit, l'Iran aura transformé son empire informel en système durable.
Israël et les États du Golfe : seuls face à ce projet
Selon Al Jazeera (25 juin 2026), les six États du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) ont exprimé leur soutien formel au MoU — non par enthousiasme, mais par désir de mettre fin à la guerre. Leurs inquiétudes profondes sur les drones et proxies iraniens qui «déstabilisent leur souveraineté» n'ont pas disparu — elles ont simplement été mises en sourdine provisoirement. Israël, absent des négociations, voit avec inquiétude un accord qui valide l'influence régionale iranienne sans en avoir réduit les outils coercitifs.
Je comprends le pragmatisme des États du Golfe. Quand on a des millions de citoyens, des économies exposées au commerce maritime et des villes à portée des missiles houthis, on cherche la stabilité. Mais accepter l'Iran comme co-architecte de la sécurité régionale, c'est confier les clés de la maison au cambrioleur. Cette équation ne me semble pas viable à long terme.
Ce que l'Occident devrait exiger dans toute négociation avec l'Iran
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Un accord sérieux doit traiter les proxies
Si l'administration Trump veut un accord durable avec l'Iran, il doit intégrer des clauses contraignantes sur le désarmement et le retrait des proxies : le Hezbollah au Liban, les milices en Irak, les Houthis au Yémen. Ces conditions ne sont pas des caprices idéologiques — ce sont des exigences de sécurité fondamentales pour les alliés régionaux des États-Unis. Israël, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ne peuvent pas accepter un accord nucléaire qui laisse intact le réseau militaire iranien.
Le chef de l'AIEA a déclaré le 26 juin que «les bonnes intentions ne suffisent pas sans inspections robustes». C'est la même logique qui doit s'appliquer aux proxies. Des accords sans mécanismes de vérification, sans calendriers de désarmement contraignants, sans conséquences en cas de non-respect — ce ne sont pas des accords, ce sont des parchemins.
Le temps joue pour Téhéran
La dynamique actuelle favorise l'Iran. Chaque mois de négociations lui permet de consolider ses positions régionales, de reconstruire ses alliés, d'institutionnaliser son influence au Liban et dans le Golfe, et de faire avancer discrètement son programme nucléaire. L'argument classique — «valons mieux à l'intérieur des négociations qu'à l'extérieur» — a ses limites quand l'une des parties utilise les négociations pour avancer son agenda plutôt que pour les résoudre.
Je ne sais pas si cet accord aboutira à quelque chose de durable. Ce que je sais, c'est que l'Iran est une puissance régionale intelligente qui joue sur plusieurs tables à la fois. L'Occident aurait tout intérêt à apprendre à faire de même, plutôt que de traiter chaque négociation comme un problème isolé. La géopolitique est un jeu d'échecs — et l'Iran joue souvent plusieurs coups d'avance.
La stratégie du proxy : comment l'Iran projette sa puissance sans risquer la guerre directe
Le modèle du «croissant chiite» comme architecture régionale
La puissance régionale iranienne repose sur un principe central : utiliser des mandataires armés — le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza, les Houthis au Yémen, les milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie — pour projeter de la puissance à moindre coût et avec une plausible dénégation. Cette architecture de proxies forme ce que les analystes appellent le «croissant chiite» ou l'«axe de la résistance» — une ceinture d'influence iranienne qui s'étend de Téhéran à Beyrouth, en passant par Bagdad, Damas et Sanaa. Chaque groupe proxy maintient une certaine autonomie opérationnelle tout en s'inscrivant dans la stratégie régionale de Téhéran.
La Garde révolutionnaire islamique (IRGC), et plus précisément sa branche Force Qods, est l'architecte de ce réseau. C'est elle qui forme, finance et arme les groupes proxies. Depuis la mort de Qassem Soleimani en janvier 2020, son successeur a maintenu l'architecture en place — preuve que le système est institutionnel, pas personnel. La mort d'un général, même charismatique, n'a pas démantelé ce que des décennies de construction patiente avaient créé. L'Iran n'a pas besoin de déployer son armée régulière pour influencer les conflits au Liban, en Syrie, en Irak ou au Yémen.
Le génie stratégique de l'architecture iranienne des proxies, c'est son efficacité à transformer des ressources limitées en influence régionale disproportionnée. L'Iran n'est pas une puissance économique majeure — son PIB est inférieur à celui de la Belgique. Et pourtant, il déstabilise tout un croissant régional avec des milices armées et des drones bon marché. C'est une leçon d'asymétrie stratégique que ses adversaires ont trop longtemps sous-estimée.
Le détroit d'Ormuz et le projet de «sécurité partagée» iranien
Un contrôle sur le flux d'énergie mondial
La cinquième clause du MoU demande à l'Iran de «discuter» de la gestion du détroit d'Ormuz avec Oman et d'autres États riverains. Mais Téhéran a transformé cette invite à discussion en quelque chose de plus ambitieux. Le négociateur iranien Ghalibaf a explicitement déclaré que l'Iran est «prêt à des accords de sécurité avec les États du Golfe rendus durables par une coopération économique» — une formulation qui décrit un système de sécurité régional co-construit avec l'Iran comme acteur central. Selon Al Jazeera, une délégation qatarie en visite à Muscat a discuté d'un cadre impliquant l'Iran, l'Irak et les États arabes du Golfe pour la gestion des flux maritimes dans le détroit.
Si ce projet aboutit, l'Iran obtient un levier permanent sur 20 % du pétrole mondial. Chaque navire pétrolier des monarchies du Golfe devrait naviguer sous une architecture de sécurité dont Téhéran serait co-architecte. C'est une transformation géopolitique majeure — obtenue non par la guerre, mais par la diplomatie imposée dans un contexte post-conflit. Le détroit d'Ormuz est le passage obligé de l'économie mondiale des hydrocarbures. En y établissant son influence, l'Iran s'installe au cœur de la géopolitique énergétique globale.
Je regarde cette évolution avec une inquiétude qui n'est pas idéologique mais géopolitique. L'Iran contrôlant le détroit d'Ormuz, c'est la Russie contrôlant les gazoducs vers l'Europe — sauf que la prise de conscience européenne de cette dépendance est venue après qu'il était trop tard. J'espère que les États du Golfe et leurs alliés occidentaux réalisent ce qui est en train de se passer avant que le fait accompli soit irréversible.
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L'Arabie saoudite entre normalisation et méfiance stratégique
Riyad joue sa propre partition
L'Arabie saoudite occupe une position particulièrement délicate dans le paysage post-MoU. D'un côté, le royaume a entamé depuis 2023 un processus de normalisation de ses relations avec Téhéran, médiatisé par la Chine — un accord qui avait surpris Washington. De l'autre, Riyad a subi des attaques directes des Houthis soutenus par l'Iran sur ses installations pétrolières et ses centres urbains. Cette tension entre pragmatisme diplomatique et méfiance sécuritaire structure la position saoudienne.
La préparation d'un «sommet de réconciliation» entre l'Iran et les États arabes du Golfe — séparé des négociations US-Iran — révèle la stratégie saoudienne : gérer directement sa relation avec Téhéran sans se laisser enfermer dans un cadre bilatéral américano-iranien. Mohammed ben Salmane (MBS) a clairement montré depuis 2020 que Riyad est prêt à prendre des initiatives géopolitiques autonomes — le rapprochement avec la Chine, la normalisation avec l'Iran, les discussions sur une expansion des BRICS — qui signalent une diversification stratégique loin de la dépendance exclusive à Washington. Cette autonomisation est compréhensible mais complexifie la coordination occidentale.
L'Arabie saoudite que j'observe aujourd'hui est un pays qui joue simultanément sur plusieurs tables. C'est une posture rationnelle pour un acteur pris entre la dépendance sécuritaire américaine et la réalité géopolitique de sa région. Mais cette multipolarité saoudienne a un prix : elle réduit la cohérence des réponses collectives aux menaces régionales. Quand tout le monde joue solo, personne ne joue ensemble.
Conclusion : Nommer l'impérialisme, c'est déjà résister
La sémantique comme première ligne de défense
Les mots ont leur importance. Appeler l'expansion iranienne «influence régionale» au lieu d'«impérialisme», qualifier le réseau de proxies de «partenaires stratégiques» plutôt que de «milices armées déstabilisatrices», décrire le contrôle du détroit d'Ormuz comme une «coopération maritime» — c'est permettre à un projet expansionniste de se déployer dans un vocabulaire bienveillant. Le premier acte de résistance est de nommer les choses correctement.
L'Occident ne peut pas regarder ailleurs
Pendant que l'Europe regarde l'Ukraine et l'Amérique calcule ses tarifs douaniers, l'Iran construit patiemment son hégémonie régionale. Cette expansion n'est pas seulement un problème pour Israël et les États du Golfe — elle menace les voies maritimes mondiales, la stabilité des marchés énergétiques et l'ordre international que l'Occident prétend défendre. Ignorer l'expansion iranienne pour faciliter un accord nucléaire, c'est acheter la paix aujourd'hui au prix de la guerre demain.
Je n'ai pas de certitude sur ce que deviendra le MoU US-Iran. Peut-être que ce cadre produira une stabilité régionale réelle. Peut-être que c'est une illusion diplomatique. Ce que je sais, c'est que toute architecture de sécurité qui traite l'Iran comme un partenaire de bonne foi sans exiger la fin de son expansion proxy est construite sur des fondations fragiles. L'histoire de la région ne me laisse pas d'autre conclusion.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.
Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.
Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.
Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous Sources.
Nature de l'analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.
Sources
Sources primaires
- ISW — Iran Update Special Report, June 24, 2026 — 25 juin 2026
- Al Jazeera — Pragmatic choice: Israel's war backfires as Gulf backs US-Iran deal — 25 juin 2026
- Politics Today — Gulf States Reassess Security Strategy as US-Iran Agreement Raises Regional Concerns — 26 juin 2026
Sources secondaires
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). BILLET : L'Iran en Syrie, au Liban, au Yémen — l'empire invisible que Washington refuse de nommer. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/l-iran-en-syrie-au-liban-au-yemen-l-empire-invisible-que-washington-refuse-de-no
Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.






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