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La ChroniquePortrait· N° 768

PORTRAIT : Kim Jong-un au feu — Le 25 juin, il ne commémore pas, il menace

Il y a 76 ans, le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes franchissaient le 38e parallèle pour déclencher la guerre de Corée — un conflit qui allait tuer plus de 2,5 millions de personnes, dont 36 574 soldats américains, et se terminer en 1953 sans traité de paix, juste un armis

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  1. Il y a 76 ans, le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes franchissaient le 38e parallèle pour déclencher la guerre de Corée — un conflit qui allait tuer plus de 2,5 millions de personnes, dont 36 574 soldats américains, et se terminer en 1953 sans traité de paix, juste un armis
  2. Introduction : L'anniversaire comme arme politique
  3. Le 25 juin 1950 et le 25 juin 2026
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Introduction : L'anniversaire comme arme politique

Le 25 juin 1950 et le 25 juin 2026

Il y a 76 ans, le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes franchissaient le 38e parallèle pour déclencher la guerre de Corée — un conflit qui allait tuer plus de 2,5 millions de personnes, dont 36 574 soldats américains, et se terminer en 1953 sans traité de paix, juste un armistice. Le 25 juin 2026, Kim Jong-un était debout dans un champ de tir quelque part en Corée du Nord, regardant des roquettes traverser le ciel. Il ne commémorait pas la guerre. Il l'annonçait.

Ce n'est pas une coïncidence calendaire. Dans la rhétorique du régime nord-coréen, chaque geste est codé. Chaque test, chaque défilé, chaque photo officielle porte un message destiné à des audiences multiples et simultanées : Séoul, Washington, Tokyo, Pékin. Choisir l'anniversaire de la guerre de Corée pour superviser personnellement des tests d'artillerie de précision avancée, c'est une déclaration politique autant que militaire.

Ce qui a été tiré, et ce que ça signifie

L'agence officielle KCNA a rapporté le 26 juin que Kim Jong-un avait supervisé les tests d'un lance-roquettes multiple amélioré de 240 mm à 24 tubes doté d'un système de guidage de précision autonome et d'une portée étendue à 90 kilomètres. Il a également supervisé des tests de missiles balistiques tactiques et d'un obusier autopropulsé de 155 mm avec des obus à portée étendue pouvant atteindre 65 kilomètres. Kim a exprimé sa satisfaction à l'égard des résultats.

Traduit depuis le langage militaire : ces systèmes sont conçus pour frapper des cibles en Corée du Sud profonde — bases aériennes, ports, installations électriques. Le missile balistique tactique testé dispose d'une ogive spéciale conçue pour la destruction létale de cibles critiques. La phrase de Kim était limpide : «L'objectif est d'assurer la défense le long de sa frontière sud.» Comprenez : toute la Corée du Sud est dans son viseur.

Le portrait d'un homme qui n'improvise jamais

Quarante ans dans le système, douze ans au sommet

Kim Jong-un est né en 1984, fils de Kim Jong-il et petit-fils de Kim Il-sung, le fondateur du régime. Il a pris le pouvoir en décembre 2011, à 27 ou 28 ans, après la mort de son père. En douze ans de règne, il a exécuté son propre oncle (Jang Song-thaek, en 2013), procédé à des purges régulières au sein de l'élite militaire, et conduit son pays à travers plus de 100 tests de missiles et plusieurs essais nucléaires. Il n'improvise pas. Il planifie.

La décision de tester personnellement des systèmes d'armes le jour précis de l'anniversaire de la guerre de Corée n'est pas le caprice d'un dictateur — c'est la mise en scène d'un narratif national. Le régime de Pyongyang a construit toute sa légitimité sur la résistance à l'impérialisme américain et sur la mémoire de la guerre de 1950-1953. Le 25 juin est le jour le plus chargé politiquement du calendrier nord-coréen. Y placer un test de missiles, c'est fusionner la mémoire historique et la démonstration de puissance contemporaine.

Le plan quinquennal de modernisation militaire

Les tests de juin 2026 s'inscrivent dans un plan quinquennal de modernisation de la défense nationale lancé en 2021. Kim a fixé des objectifs précis : automatisation, portée longue, ultra-précision. En mai 2026, Pyongyang avait déjà testé un mélange de missiles balistiques tactiques, de roquettes d'artillerie et de missiles de croisière à guidage IA. La progression est cohérente et méthodique.

Le professeur Lim Eul-chul, de l'Institut pour les études sur l'Extrême-Orient de l'Université Kyungnam, est direct : «L'intention est d'établir pleinement des capacités de frappe nucléaire tactique et de précision dans les unités de première ligne, plaçant toute la Corée du Sud à portée.» Ce n'est pas une analyse alarmiste — c'est une description froide d'un programme qui avance au rythme prévu.

La géographie de la menace : toute la Corée du Sud dans la ligne de mire

90 kilomètres — La distance de Séoul depuis la frontière

Séoul, la capitale de la Corée du Sud avec ses 10 millions d'habitants, se trouve à moins de 50 kilomètres de la zone démilitarisée. Le lance-roquettes de 240 mm testé le 25 juin a une portée de 90 kilomètres. Cela signifie que depuis des positions à la frontière nord, le système peut frapper non seulement Séoul, mais aussi une grande partie de la région métropolitaine qui concentre un quart de la population et une fraction encore plus grande du PIB de la Corée du Sud.

Ce n'est pas un scénario hypothétique futur. C'est une réalité présente. La combinaison du lance-roquettes, du missile balistique tactique et de l'obusier autopropulsé teste crée une triade de frappe de précision à courte et moyenne portée capable de saturer les défenses aériennes sud-coréennes et américaines. C'est un problème doctrinal profond pour le Commandement des Forces alliées basé à Séoul.

L'intégration nucléaire tactique

L'analyse du professeur Lim pointe vers quelque chose de plus inquiétant encore : Pyongyang ne construit pas seulement des armes conventionnelles plus précises. Il construit une infrastructure pour intégrer les capacités nucléaires tactiques dans ses unités de première ligne. Un lance-roquettes de 240 mm avec guidage de précision autonome peut, en théorie, être adapté pour transporter des charges nucléaires miniaturisées — une capacité que la Corée du Nord développe depuis des années.

Les images publiées par les médias d'État nord-coréens lors des visites de Kim dans les usines de missiles en décembre 2025 et juin 2026 montraient environ 90 missiles Hwasong-11A non équipés de têtes militaires. Ces missiles sont entassés dans les usines. Ce n'est pas de la décoration. C'est de la production en masse. Et la production en masse précède le déploiement.

Kim, Trump et la diplomatie qui ne sonne plus

Singapore, Hanoï, et le silence depuis 2019

En 2018, Trump et Kim se rencontraient à Singapour pour un sommet historique. En 2019, ils se revoyaient à Hanoï, où les négociations s'effondraient sur la question des sanctions. Depuis, le silence diplomatique entre Washington et Pyongyang est presque total. Kim a refusé tout canal de communication sérieux. La Corée du Nord a développé ses capacités nucléaires et balistiques à un rythme accéléré pendant que Washington était absorbé par l'Ukraine, l'Iran, et la politique intérieure américaine.

Trump, dans son premier mandat, avait parié sur une diplomatie personnelle spectaculaire avec Kim — l'approche du «deal-maker» appliquée à la dénucléarisation. Cela n'a pas fonctionné. Dans son deuxième mandat, la Corée du Nord est traitée comme une priorité de second rang, absorbée dans les préoccupations plus larges de l'«axe du mal» que forment la Russie, l'Iran, et la Chine. Pyongyang l'a compris — et profite de ce manque d'attention pour avancer.

La Chine et le bouclier de Pékin

L'équation nord-coréenne ne peut pas être résolue sans la Chine. Pékin représente plus de 90 % du commerce extérieur de la Corée du Nord et fournit l'essentiel de son énergie. Sans sanctions chinoises effectives, toute pression économique internationale sur Pyongyang reste limitée. Or la Chine n'a aucun intérêt à voir s'effondrer le régime nord-coréen — qui lui sert de tampon stratégique face aux forces américaines en Corée du Sud.

Kim le sait. C'est la base de sa stratégie de survie : tant que Pékin refuse de rejoindre des pressions économiques sérieuses, et tant que Washington est distrait par d'autres crises, la Corée du Nord peut continuer à tester, à produire et à déployer. Les tests du 25 juin en sont la démonstration pratique.

Ce que Seoul et Tokyo doivent faire

La réponse des démocraties régionales

La Corée du Sud a capté les lancements le 25 juin par ses radars. L'État-major interarmées sud-coréen a condamné les tests. Tokyo a émis une protestation diplomatique. Ces réactions sont rituelles. Ce qui importe, c'est la réponse stratégique : la Corée du Sud et le Japon ont toutes deux renforcé leurs investissements dans des systèmes antimissiles comme le THAAD et le PAC-3, et maintenu une coopération sécuritaire étroite avec les États-Unis.

Mais l'exercice du 25 juin soulève une question doctrinale profonde : comment défendre une ville de 10 millions d'habitants contre une saturation simultanée de roquettes de précision, de missiles balistiques tactiques et d'artillerie longue portée ? La réponse honnête est que la défense complète est impossible. L'objectif est la dissuasion — rendre le coût d'une première frappe nord-coréenne suffisamment catastrophique pour Pyongyang pour que Kim n'appuie jamais sur le bouton.

L'enjeu de la dissuasion étendue américaine

La dissuasion étendue américaine — la garantie que Washington défendra Séoul et Tokyo y compris avec ses propres armes nucléaires si nécessaire — est le pilier de la sécurité régionale depuis 1953. Cette garantie n'a jamais été testée. Mais à mesure que la Corée du Nord développe des capacités de frappe directe sur le territoire américain — ses missiles intercontinentaux Hwasong peuvent théoriquement atteindre la côte ouest des États-Unis — la question se pose : un président américain risquera-t-il Chicago pour défendre Séoul ?

C'est la question que Kim pose, implicitement, avec chaque test. Il n'a pas besoin d'y obtenir une réponse maintenant. Il a besoin que la question reste posée — que l'incertitude elle-même devienne un facteur stratégique. Et sur ce terrain, les tests du 25 juin 2026 ont rempli leur mission.

La Corée du Nord et la guerre en Ukraine : un axe de réarmement

Les livraisons d'obus : une coopération militaire assumée

La Corée du Nord et la Russie ont développé une coopération militaire significative depuis 2022. Selon les estimations des services de renseignement américains, européens et sud-coréens, Pyongyang a livré à Moscou plusieurs millions d'obus d'artillerie de 152 mm — des munitions soviétiques compatibles avec les systèmes d'armes russes, dont les arsenaux étaient sérieusement épuisés par les consommations massives de la guerre en Ukraine. Ces livraisons ont permis à l'armée russe de maintenir un rythme de feu intense sur le front est ukrainien.

En échange, la Corée du Nord a obtenu de la Russie des technologies militaires sensibles — notamment dans les domaines des missiles balistiques à longue portée, des sous-marins et de la reconnaissance par satellite. Ces transferts technologiques accélèrent précisément le programme de modernisation militaire que Kim a supervisé le 25 juin. L'axe Moscou-Pyongyang n'est pas seulement opportuniste — il est structurel, et il répond aux besoins stratégiques des deux parties.

Les sanctions : un mécanisme épuisé

Le régime de sanctions contre la Corée du Nord — maintenu depuis des décennies par le Conseil de sécurité de l'ONU — est en train d'imploser. La Russie et la Chine, deux membres permanents avec droit de veto, bloquent tout renforcement des sanctions depuis 2022. La Russie — désormais partenaire commercial et militaire de Pyongyang — ne peut évidemment pas voter des sanctions contre un fournisseur d'armes dont elle dépend. Ce vide onusien libère Kim de la contrainte qui avait le plus de mordant sur son régime.

Les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud maintiennent leurs propres sanctions bilatérales — mais sans le verrou multilatéral de l'ONU, leur efficacité est réduite. Pékin représente toujours 90 % du commerce extérieur nord-coréen et reste le principal fournisseur d'énergie. Tant que la Chine choisit de préserver le régime nord-coréen comme tampon stratégique, les sanctions des autres nations ne peuvent qu'éroder les marges — pas fracasser le système.

La péninsule coréenne en 2026 : une stabilité de façade

Tensions persistantes malgré l'absence de conflit ouvert

La péninsule coréenne maintient une stabilité de surface que les tests de missiles réguliers menacent en permanence. L'armistice de 1953 tient toujours — mais il n'a jamais été remplacé par un traité de paix. Les deux Corées restent techniquement en guerre. La zone démilitarisée (DMZ) est l'une des frontières les plus militarisées du monde, avec des centaines de milliers de soldats déployés des deux côtés sur un front de 250 kilomètres.

Les relations entre les deux Corées sont au plus bas depuis des années. Kim Jong-un a officiellement proclamé la Corée du Sud comme un «État ennemi» dans les amendements constitutionnels de 2023, abandonnant tout objectif de réunification. La Corée du Nord a fait sauter les routes et chemins de fer transfrontaliers. Les lignes de communication directes entre Séoul et Pyongyang — les «hotlines» d'urgence — sont fermées. La non-communication est maintenant la norme établie.

Le rôle de l'OTAN et des États-Unis dans la sécurité régionale

Les États-Unis maintiennent environ 28 500 soldats en Corée du Sud dans le cadre de l'alliance défensive bilatérale. Ces troupes — déployées depuis la guerre de Corée — restent la pierre angulaire de la dissuasion étendue américaine dans la péninsule. Le commandement combiné américano-coréen s'entraîne régulièrement pour des scénarios de conflit sur la péninsule. Les exercices militaires Ulchi Freedom Shield ont été relancés en 2023 après une pause diplomatique.

Mais la question de la fiabilité américaine — exacerbée par les déclarations de Trump sur les coûts du déploiement et ses discussions passées avec Kim — reste une source d'anxiété profonde à Séoul. La Corée du Sud investit massivement dans ses propres capacités : développement d'un missile balistique à longue portée, amélioration des systèmes de frappe préemptive, renforcement de la triade nucléaire conventionnelle. Ce n'est pas un abandon de l'alliance américaine — c'est une assurance tous risques contre une éventuelle défection.

Kim Jong-un et l'opinion internationale : le poids du monde qui regarde

Le regard des démocraties face à une dictature performative

Kim Jong-un est l'un des chefs d'État les plus photographiés du monde — et pourtant l'un des plus opaques. Chaque image officielle est une construction méticuleuse : Kim devant des missiles, Kim avec des généraux, Kim souriant devant des explosions de test. Ces images sont des messages diplomatiques déguisés en photos de presse. Le test du 25 juin, avec les photos publiées par KCNA montrant Kim devant les systèmes testés, suit précisément ce protocole.

La communauté internationale a développé une certaine anesthésie face aux provocations nord-coréennes. Les tests de missiles, les déclarations menaçantes, les images de Kim supervisant des lancements — tout cela est devenu un bruit de fond prévisible. Cette anesthésie est dangereuse. Elle normalise ce qui ne devrait pas être normalisé. La Corée du Nord est un régime qui a réduit son propre peuple à l'esclavage économique et politique pour financer un programme d'armes de destruction massive. Ce fait ne devrait jamais être banalisé.

Les droits humains en Corée du Nord : la dimension oubliée

Pendant que le monde débat de missiles et de portées, 25 millions de Nord-Coréens vivent sous l'une des dictatures les plus absolues du monde. Les camps de travail forcé — le système de kwan-li-so — hébergent des dizaines de milliers de prisonniers politiques dans des conditions documentées par le Rapport de la Commission d'enquête de l'ONU comme constituant des crimes contre l'humanité. La famine périodique tue des populations entières pendant que le régime finance ses missiles.

Kim peut tester ses missiles impunément en partie parce que la communauté internationale a séparé la question des droits humains de la question de la sécurité nucléaire. On négocie avec Pyongyang sur les missiles tout en mettant de côté les crimes commis contre les Nord-Coréens. Cette séparation est compréhensible sur le plan tactique — mais elle envoie un message : les régimes qui commettent des crimes systémiques contre leur propre peuple n'ont pas à craindre de sanctions liées à ces crimes si leur valeur nucléaire les rend indispensables aux négociations.

Conclusion : Un portrait pour ce qu'il est vraiment

Kim Jong-un n'est pas fou — c'est là le problème

Le narratif occidental aime présenter Kim Jong-un comme un dictateur imprévisible et irrationnel — un fou dangereux qu'on ne peut pas négocier. Cette caricature est rassurante mais fausse. Kim est un stratège froid qui a consolidé son pouvoir intérieur, développé un arsenal nucléaire opérationnel, survécu à des décennies de sanctions, et maintenu son régime en vie malgré toutes les prédictions d'effondrement.

Il a choisi le 25 juin 2026 pour ses tests avec une précision chirurgicale. Il a sélectionné des systèmes d'armes qui envoient des messages clairs : précision, portée, masse. Il a déclaré une doctrine — «automation, capacité longue portée, ultra-précision» — et il l'exécute. Ce n'est pas de la folie. C'est de la stratégie. Et c'est infiniment plus dangereux que la folie.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Ce portrait analyse Kim Jong-un à travers ses actions et déclarations publiques, sans diabolisation caricaturale et sans minimisation de la menace réelle. Les spécifications techniques des armes sont tirées directement de rapports KCNA et d'analyses de sources ouvertes. Les analyses stratégiques sont attribuées à des experts nommés. Aucun fait n'est inventé.

Limites reconnues

La dynamique interne nord-coréenne est parmi les plus opaques au monde. Les motivations précises de Kim Jong-un sont inférées à partir de ses actions observables, pas de sources internes confirmées. Les estimations de production de missiles proviennent d'images satellites et de rapports de médias d'État nord-coréens, dont la fiabilité est partiellement contrainte par la propagande officielle.

Sources

Sources primaires

Sources secondaires

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). PORTRAIT : Kim Jong-un au feu — Le 25 juin, il ne commémore pas, il menace. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/kim-jong-un-au-feu-le-25-juin-il-ne-commemore-pas-il-menace

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MM
Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

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Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.

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