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La ChroniqueEnquête· N° 3029

Anthropic traque les entreprises chinoises qui contournent Claude

Le Financial Times rapporte qu'Anthropic colmate activement une série de failles qui ont permis à des entreprises chinoises comme Ant Group, la

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À retenir
  1. Le Financial Times rapporte qu'Anthropic colmate activement une série de failles qui ont permis à des entreprises chinoises comme Ant Group, la
  2. Introduction : une course sans fin contre les contournements
  3. Des failles exploitées via des relais dissimulés
Transparence

Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.

Introduction : une course sans fin contre les contournements

Des failles exploitées via des relais dissimulés

Le Financial Times rapporte qu'Anthropic colmate activement une série de failles qui ont permis à des entreprises chinoises comme Ant Group, la filiale financière d'Alibaba, d'accéder à son modèle Claude malgré des restrictions explicites. Le mécanisme principal repose sur des services appelés stations de transfert: des relais qui acceptent des requêtes d'utilisateurs chinois, les transmettent à l'API de Claude, puis renvoient les réponses en dissimulant l'origine réelle de la demande dans les journaux système.

Selon des personnes proches du dossier citées par le Financial Times, Ant Financial aurait fourni à ses employés des comptes Claude d'entreprise accessibles via son intranet, lui-même relié à son entité basée à Singapour. Ce type de contournement, technique mais efficace, illustre la difficulté persistante de faire respecter des restrictions géographiques dans un monde d'infrastructures cloud interconnectées.

Une mesure directement liée aux accusations de distillation

Cette offensive contre les contournements survient dans le sillage direct des accusations portées par Anthropic contre Alibaba, qu'elle qualifie de plus vaste attaque de distillation jamais connue contre Claude. Selon une lettre envoyée au Sénat américain, des opérateurs liés au laboratoire Qwen d'Alibaba auraient créé près de 25 000 comptes frauduleux générant plus de 28,8 millions d'échanges avec Claude entre le 22 avril et le 5 juin 2026.

La distillation consiste à interroger massivement un modèle plus puissant pour entraîner un modèle moins coûteux à reproduire ses capacités, une pratique qu'Anthropic juge illégitime lorsqu'elle vise délibérément à contourner sa politique de refus d'accès commercial à la Chine. L'entreprise affirme que cette campagne ciblait précisément les capacités les plus avancées de Claude: l'ingénierie logicielle complexe et le raisonnement autonome à long terme.

Une entreprise qui investit des milliards pour développer un modèle de pointe a parfaitement le droit de protéger ce qu'elle a construit. Le vrai scandale ici n'est pas la vigilance d'Anthropic, mais l'ingéniosité déployée pour contourner des restrictions pourtant clairement annoncées depuis des mois.

Trois catégories de contournement identifiées

Fournisseurs cloud et filiales étrangères

Au-delà des stations de transfert, le Financial Times identifie une deuxième catégorie de contournement: des entreprises chinoises acheminant leurs requêtes API via des filiales américaines ou européennes, ou via des plateformes cloud techniquement conformes en tant que clientes d'Anthropic, qui sous-routent ensuite ces requêtes vers des utilisateurs finaux en Chine. Microsoft aurait notamment vendu un accès API via son infrastructure cloud Azure à des entités chinoises opérant depuis Singapour.

Une troisième catégorie concerne des filiales étrangères d'entreprises chinoises formellement incorporées dans des juridictions où l'accès à Claude est permis, mais dont les utilisateurs finaux réels se trouvent en Chine continentale. Ce type de montage juridique complexe rend la détection particulièrement ardue pour les équipes de conformité d'Anthropic.

ByteDance et le remboursement discret d'abonnements

Le géant chinois ByteDance, propriétaire de TikTok, aurait de son côté mis en place une politique de remboursement de frais permettant à ses ingénieurs de se faire rembourser des abonnements individuels à Claude, ces employés accédant ensuite au modèle via des réseaux privés virtuels. Cette méthode, bien que ne violant ni le droit chinois ni le droit américain, constitue une infraction directe aux conditions d'utilisation d'Anthropic.

Ces pratiques révèlent une réalité incontournable: même sans enfreindre explicitement une loi nationale, contourner les conditions d'utilisation d'une entreprise privée américaine pour accéder à une technologie d'intelligence artificielle de pointe pose un problème de fond que la seule application contractuelle peine à résoudre.

Le fait que ces contournements ne violent aucune loi mais uniquement des conditions d'utilisation d'entreprise montre à quel point le cadre réglementaire international peine encore à suivre le rythme de la compétition technologique sino-américaine.

Le contexte réglementaire qui pousse Anthropic à agir

Des engagements pris auprès du gouvernement américain

Cette action de colmatage des failles s'inscrit dans le cadre d'engagements formels qu'Anthropic a pris auprès du gouvernement américain lors des négociations entourant l'interdiction de ses modèles Fable et Mythos, imposée le 12 juin 2026 par le département du Commerce américain. Ces restrictions découlaient de craintes que ces modèles puissent être utilisés par des entités de renseignement militaire chinoises ou d'autres pays préoccupants.

Anthropic avait déjà, dès septembre 2025, mis à jour ses conditions d'utilisation pour interdire l'accès à toute entreprise majoritairement détenue, directement ou indirectement, par des intérêts basés en Chine, en Russie, en Corée du Nord ou en Iran, quel que soit le lieu physique d'implantation de l'entité. Cette décision représentait déjà un renoncement à des revenus estimés à plusieurs centaines de millions de dollars.

Une politique plus stricte que celle des concurrents

Selon les informations rapportées, Anthropic maintient des protocoles de vérification nettement plus stricts que ses concurrents directs, notamment OpenAI, dont les systèmes restent facilement accessibles via des configurations VPN standard. Pour contrer les techniques d'évasion les plus récentes, Anthropic utiliserait désormais des indicateurs structurels au sein de Claude Code, comme les fuseaux horaires localisés des ordinateurs, afin d'identifier la localisation géographique réelle des utilisateurs.

Cette rigueur accrue distingue Anthropic dans un secteur où la tentation de fermer les yeux sur des revenus substantiels, même générés par des contournements, pourrait facilement l'emporter sur des considérations de sécurité nationale à plus long terme.

Il est rare qu'une entreprise privée choisisse délibérément de sacrifier des centaines de millions de dollars de revenus pour des raisons de sécurité nationale. Cette rigueur mérite d'être reconnue, même si elle ne résout pas entièrement le problème structurel des contournements technologiques.

La riposte chinoise: ingéniosité et déni

Des ingénieurs qui trouvent de nouvelles parades aussi vite

Malgré les efforts d'Anthropic, des ingénieurs d'entreprises chinoises continueraient de trouver de nouvelles parades presque aussi rapidement que l'entreprise ferme les anciennes failles, selon les sources citées par le Financial Times. Cette dynamique de course perpétuelle entre restrictions et contournements illustre les limites structurelles d'une approche purement technique face à une demande de marché aussi forte.

Sur les réseaux sociaux chinois, certains commentateurs ont même suggéré, avec une pointe d'ironie, qu'il suffirait d'acheter un compte Claude directement sur des plateformes de commerce en ligne comme Taobao, illustrant à quel point ces contournements sont devenus une pratique presque banalisée dans certains cercles technologiques chinois.

Alibaba nie fermement les accusations de distillation

De son côté, Alibaba a fermement nié les accusations de distillation portées par Anthropic, affirmant ne pas utiliser les résultats de modèles d'intelligence artificielle propriétaires pour entraîner ses propres systèmes et assurant que son développement d'IA respecte les lois applicables en matière de propriété intellectuelle. Ces allégations d'Anthropic restent, à ce stade, non vérifiées de manière indépendante.

Un expert chinois cité par des médias d'État a par ailleurs qualifié ces accusations de reflet d'une anxiété hégémonique technologique visant à freiner l'avancement de l'intelligence artificielle chinoise, ajoutant qu'Anthropic utiliserait des poursuites judiciaires pour maintenir son monopole plutôt que de favoriser l'innovation ouverte et collaborative.

Le déni catégorique d'Alibaba mérite d'être rapporté avec la même rigueur que les accusations d'Anthropic, même si le volume et la sophistication des contournements documentés rendent difficile de croire à une simple coïncidence de trafic légitime.

Ce que cette bataille technologique révèle sur la rivalité sino-américaine

Un précédent qui dépasse le seul cas Claude

Cette affaire n'est pas isolée: en février 2026, Anthropic avait déjà accusé les laboratoires chinois DeepSeek, Moonshot AI et MiniMax d'avoir mené des campagnes similaires, générant à elles trois plus de 19 millions d'échanges frauduleux avec Claude. Cette répétition de tentatives de contournement, par des acteurs différents mais avec des méthodes similaires, dessine un pattern structurel plutôt qu'une série d'incidents isolés.

Cette accumulation de précédents renforce l'argument d'Anthropic selon lequel l'accès aux modèles d'intelligence artificielle de pointe devrait être traité avec la même rigueur que les technologies soumises au contrôle des exportations, une position qui pourrait influencer la régulation future de l'ensemble du secteur si elle gagne du terrain à Washington.

L'Occident face à l'urgence de préserver son avance technologique

Cette bataille pour colmater des failles techniques illustre un enjeu bien plus large: la capacité de l'Occident à préserver son avance dans la course à l'intelligence artificielle face à une Chine déterminée à rattraper son retard, par des moyens légitimes de recherche mais aussi, semble-t-il, par des contournements plus contestables des restrictions commerciales imposées par les entreprises américaines.

Chaque faille colmatée par Anthropic représente une victoire tactique, mais la véritable bataille se jouera sur la capacité de l'ensemble de l'industrie américaine de l'intelligence artificielle à maintenir une vigilance collective et coordonnée, plutôt que de laisser chaque entreprise gérer isolément ses propres failles de sécurité face à une pression concurrentielle chinoise qui ne faiblit pas.

La compétition technologique entre la Chine et l'Occident ne se jouera pas uniquement dans les laboratoires de recherche, mais aussi, de façon peut-être plus déterminante, dans la capacité à protéger effectivement les capacités déjà développées contre l'extraction non autorisée.

Le rôle des chaînes d'approvisionnement cloud mondiales

Une interconnexion qui complique toute restriction géographique

La complexité des chaînes d'approvisionnement cloud mondiales rend la tâche d'Anthropic particulièrement ardue: une entreprise peut techniquement respecter les conditions d'utilisation dans le pays où elle est officiellement enregistrée, tout en sous-routant discrètement ses requêtes vers des utilisateurs situés dans des juridictions restreintes comme la Chine. Cette architecture technique rend la détection bien plus complexe qu'un simple blocage d'adresses IP.

Même de grands fournisseurs de cloud comme Microsoft se retrouvent, parfois involontairement, dans une zone grise où leurs clients officiels respectent les termes contractuels de surface tout en permettant, en aval, un accès à des utilisateurs finaux qui ne devraient normalement pas y avoir droit selon la politique d'Anthropic.

La responsabilité partagée des intermédiaires technologiques

Cette situation soulève une question de responsabilité partagée: dans quelle mesure les fournisseurs d'infrastructure comme Microsoft Azure devraient-ils être tenus de vérifier activement l'identité finale des utilisateurs de leurs clients, plutôt que de se contenter d'une conformité contractuelle de premier niveau avec leurs partenaires directs?

Sans une coordination plus étroite entre Anthropic et l'ensemble des fournisseurs d'infrastructure cloud impliqués, chaque faille colmatée risque simplement de déplacer le problème vers un autre maillon de la chaîne technologique, sans jamais résoudre le problème structurel à sa racine.

Tant que la responsabilité de vérification reste fragmentée entre développeurs de modèles et fournisseurs d'infrastructure cloud, les contournements continueront de prospérer dans les interstices de cette chaîne de responsabilité partagée mais mal coordonnée.

Les implications pour les autres laboratoires américains d'IA

OpenAI et Google face au même défi structurel

Si Anthropic se distingue par la rigueur de ses protocoles de vérification, rien n'indique que ses concurrents directs, OpenAI et Google, ne font pas face exactement au même type de contournements chinois, simplement avec moins de transparence publique sur l'ampleur du problème. L'absence de divulgation publique ne signifie pas nécessairement l'absence de la menace elle-même.

Cette asymétrie d'information entre laboratoires américains d'intelligence artificielle complique la capacité des régulateurs à évaluer l'ampleur réelle du problème à l'échelle de toute l'industrie, plutôt que cas par cas selon la seule entreprise qui choisit de communiquer publiquement sur ses propres incidents de sécurité.

Vers un partage d'informations coordonné entre laboratoires concurrents

Anthropic, OpenAI et Google auraient déjà commencé à collaborer pour partager des informations sur les tentatives de distillation qui violent leurs conditions d'utilisation respectives, une démarche inédite de coopération entre concurrents directs face à une menace extérieure commune. Cette coopération, bien qu'encore embryonnaire, pourrait évoluer vers un standard industriel plus formel de détection partagée.

Ce type de coopération inter-laboratoires, si elle se consolide, pourrait devenir un modèle pour l'ensemble du secteur technologique américain confronté à des tentatives similaires d'extraction non autorisée de capacités propriétaires par des acteurs étrangers déterminés.

Voir des concurrents féroces comme Anthropic, OpenAI et Google collaborer sur la détection de contournements chinois illustre à quel point la menace est perçue comme suffisamment sérieuse pour justifier une trêve temporaire dans une rivalité commerciale par ailleurs impitoyable.

Ce que Washington pourrait faire pour renforcer ce dispositif

Vers un cadre réglementaire plus contraignant

Plusieurs élus américains, dont des membres du Comité bancaire du Sénat ayant reçu la lettre d'Anthropic, examinent désormais des sanctions supplémentaires contre les entreprises chinoises identifiées comme ayant extrait illégalement des capacités d'intelligence artificielle américaine. Un cadre réglementaire plus contraignant pourrait imposer des obligations de vérification renforcées directement aux fournisseurs d'infrastructure cloud.

Un tel cadre transformerait l'accès aux modèles d'intelligence artificielle de pointe en un régime comparable au contrôle des exportations de semi-conducteurs avancés, avec des obligations de traçabilité et de vérification d'identité bien plus strictes que le simple respect contractuel actuellement en vigueur.

L'urgence d'agir avant que l'avance ne s'érode

Chaque mois de retard dans la mise en place d'un cadre réglementaire plus robuste représente une opportunité supplémentaire pour des acteurs chinois déterminés d'extraire, par distillation ou par contournement direct, des capacités que les laboratoires américains ont mis des années et des milliards de dollars à développer. L'urgence n'est pas seulement commerciale, elle touche directement à la sécurité nationale américaine et occidentale.

L'Occident ne peut pas se permettre de traiter cette question comme un simple différend commercial entre entreprises privées: elle touche à la capacité même de maintenir une avance technologique face à un rival stratégique qui investit massivement pour rattraper, par tous les moyens disponibles, ce retard technologique.

Traiter l'extraction non autorisée de capacités d'intelligence artificielle comme un simple problème de conditions d'utilisation, plutôt que comme un enjeu de sécurité nationale à part entière, sous-estime gravement ce qui se joue réellement dans cette compétition technologique.
Cette bataille technique, aussi obscure paraisse-t-elle au grand public, déterminera en partie qui domine la prochaine décennie d'intelligence artificielle. L'Occident ne peut pas se permettre de la perdre par simple négligence réglementaire ou technique.

Conclusion : une vigilance qui devra rester permanente

Ce que l'on sait avec certitude sur ces contournements

Le Financial Times documente, à partir de sources proches du dossier, plusieurs méthodes concrètes utilisées par des entreprises chinoises comme Ant Group et ByteDance pour accéder à Claude malgré les restrictions d'Anthropic, tandis que l'entreprise américaine intensifie ses efforts de détection en réponse directe aux accusations de distillation massive visant Alibaba.

Une course technologique qui ne connaîtra pas de fin rapide

Tant que la demande chinoise pour l'accès aux modèles d'intelligence artificielle américains de pointe restera aussi forte, et tant que les infrastructures cloud mondiales resteront aussi interconnectées, cette course entre restrictions et contournements continuera d'évoluer, obligeant Anthropic et l'ensemble de l'industrie à maintenir une vigilance technique constante plutôt qu'une solution définitive.

Signé Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Qui je suis et comment j'ai construit cette enquête

Je suis chroniqueur et analyste, pas expert en cybersécurité ni en droit de la propriété intellectuelle. Ce texte s'appuie sur des reportages du Financial Times, de Reuters et d'analyses spécialisées en intelligence artificielle. Je n'ai eu accès à aucune donnée interne d'Anthropic, d'Alibaba ou d'Ant Group.

Mes limites et mes biais assumés

Je crois que l'Occident doit préserver son avance technologique face à la Chine, ce qui colore mon interprétation favorable des mesures de protection prises par Anthropic. Je reconnais ne pas pouvoir vérifier indépendamment les accusations de distillation portées contre Alibaba, ni évaluer la validité complète du démenti chinois à ces accusations.

Sources

Sources primaires

Anthropic, communiqués officiels sur la sécurité et les restrictions d'accès — 2026

AIToolsRecap, Anthropic Moves to Close Loopholes Letting Chinese Firms Like Ant Access Claude — 3 juillet 2026

Sources secondaires

Financial Times, section technologie sur les contournements d'accès à Claude — juillet 2026

AI to ROI, analyse hebdomadaire de l'actualité IA — juillet 2026

Reuters, Anthropic says Alibaba illicitly extracted Claude AI model capabilities — 24 juin 2026

The Wall Street Journal, Anthropic Claims Alibaba Ran Brazen Campaign to Access Its Claude AI Model — 25 juin 2026

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Citer cet article

Maxime Marquette (2026). Anthropic traque les entreprises chinoises qui contournent Claude. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/anthropic-traque-les-entreprises-chinoises-qui-contournent-claude

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Maxime Marquette
Chroniqueur indépendant

Maxime Marquette écrit l'essentiel des analyses et chroniques publiées sur MadMax — géopolitique, technologie et actualité, sans remplissage.

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Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.

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