À Pékin et Islamabad, qui pleurent Khamenei sans honte
Chers dirigeants de Pékin et d'Islamabad, permettez à un chroniqueur occidental de vous écrire directement, sans détour, alors que l'Iran entame six

- Chers dirigeants de Pékin et d'Islamabad, permettez à un chroniqueur occidental de vous écrire directement, sans détour, alors que l'Iran entame six
- Chers dirigeants de Pékin et d' Islamabad , permettez à un chroniqueur occidental de vous écrire directement, sans détour, alors que l'Iran entame six jours de funérailles nationales pour l'ayatollah Ali Khamenei , mort le 28 février lors du premier jour de la guerre israélo-américaine contre Téhéran .
- Le monde entier regarde, et ce que vous vous apprêtez à faire dit long sur qui vous êtes réellement.
Les faits, citations et liens cités restent dans le corps du texte. Les interprétations sont assumées comme analyse ou opinion selon le format.
Introduction : une lettre à ceux qui honorent un tyran déchu
Ce que ces funérailles révèlent avant même de commencer
Chers dirigeants de Pékin et d'Islamabad, permettez à un chroniqueur occidental de vous écrire directement, sans détour, alors que l'Iran entame six jours de funérailles nationales pour l'ayatollah Ali Khamenei, mort le 28 février lors du premier jour de la guerre israélo-américaine contre Téhéran. Le monde entier regarde, et ce que vous vous apprêtez à faire dit long sur qui vous êtes réellement.
Selon CNBC, plus de 30 pays ont officiellement demandé à participer à cette procession funéraire, qui débute le 4 juillet à Téhéran et se conclura le 9 juillet par l'enterrement à Mashhad, ville sainte du chiisme. Que la Chine et le Pakistan figurent parmi les participants confirmés ne surprendra personne, mais cela mérite d'être dit sans complaisance.
Une lettre, pas un réquisitoire aveugle
Je ne prétends pas ici juger la totalité de vos politiques étrangères respectives en un seul texte. Mais je veux vous dire, en tant que chroniqueur qui croit fermement à la supériorité morale du monde occidental, ce que représente ce choix diplomatique précis, à ce moment précis de l'histoire du Moyen-Orient.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé jeudi que He Wei, un haut responsable législatif chinois, assistera aux funérailles, selon CNBC. Le Pakistan a également confirmé sa présence. Ces choix ne sont jamais anodins dans la diplomatie internationale.
Qui était réellement Ali Khamenei
Trente-six ans à la tête d'un régime répressif
Ali Khamenei a dirigé la République islamique d'Iran pendant 36 ans, selon Reuters, une période marquée par une répression systématique des dissidents, des femmes qui refusaient le port obligatoire du voile, des minorités religieuses et de toute opposition politique organisée. Il est mort à l'âge de 86 ans, le 28 février, lors du premier jour des frappes israélo-américaines contre son pays.
Sous sa direction, l'Iran a financé et armé des milices régionales, du Hezbollah libanais aux Houthis yéménites, contribuant à déstabiliser durablement plusieurs régions du Moyen-Orient et à alimenter un axe hostile à l'Occident et à ses alliés.
Un décès survenu en pleine guerre, pas en pleine paix
Le contexte même de sa mort, survenue en pleine confrontation militaire ouverte avec Israël et les États-Unis, rappelle que ce régime n'est pas tombé par accident dans un conflit: il l'a lui-même alimenté par des décennies de politique nucléaire agressive, de soutien au terrorisme régional et de rhétorique anti-occidentale systématique.
Les funérailles retardées de plusieurs mois en raison des combats, selon CNBC, illustrent à quel point ce régime reste, encore aujourd'hui, engagé dans une logique de confrontation permanente plutôt que d'apaisement régional.
Pékin, un choix qui confirme l'axe sino-iranien
He Wei, un signal calculé et non un hasard protocolaire
La décision de Pékin d'envoyer He Wei, décrit par CNBC comme un haut responsable législatif chinois, ne relève pas du hasard diplomatique. Elle confirme la solidité de l'axe stratégique entre la Chine et l'Iran, un partenariat qui s'est considérablement renforcé ces dernières années autour du pétrole, des technologies militaires et de l'opposition commune à l'ordre international dominé par l'Occident.
Cette présence chinoise aux funérailles s'inscrit dans une stratégie plus large de Pékin visant à se positionner comme le protecteur diplomatique des régimes autoritaires isolés par les sanctions occidentales, de Téhéran à Moscou en passant par Pyongyang.
Une diplomatie du pétrole qui n'a rien d'idéologique
Il serait naïf de croire que cette relation repose sur une quelconque affinité idéologique sincère. Elle repose avant tout sur l'intérêt: l'Iran a besoin d'un acheteur pour son pétrole sous sanctions, et la Chine a besoin d'un fournisseur énergétique fiable et disposé à contourner les mécanismes de sanctions occidentales.
Cette transaction cynique, habillée du vocabulaire diplomatique de la solidarité entre nations, illustre parfaitement pourquoi la Chine demeure, aux côtés de la Russie, de l'Iran et de la Corée du Nord, l'une des plus grandes menaces structurelles à l'ordre international que l'Occident doit impérativement défendre.
Islamabad, entre realpolitik et ambiguïté chronique
Le Pakistan, un allié occidental à la loyauté fluctuante
Le Pakistan, qui a confirmé sa présence aux funérailles selon CNBC, occupe une position particulièrement ambiguë dans l'échiquier géopolitique régional. Officiellement partenaire de l'Occident dans certains dossiers sécuritaires, Islamabad entretient simultanément des relations de proximité avec Téhéran et Pékin, illustrant une politique étrangère guidée avant tout par un calcul de survie régionale plutôt que par une alliance de valeurs cohérente.
Cette présence pakistanaise aux funérailles ne doit pas être lue comme un simple geste de courtoisie religieuse envers un pays à majorité chiite voisin: elle s'inscrit dans une logique plus large de gestion prudente des relations avec un Iran qui partage une frontière commune longue et instable avec le Pakistan.
Une realpolitik qui ne trompe personne à Washington
Cette ambiguïté chronique pakistanaise n'est pas nouvelle et continuera d'alimenter la méfiance de Washington à l'égard d'Islamabad, un pays qui cherche perpétuellement à ménager la chèvre et le chou entre ses partenaires occidentaux et ses voisins autoritaires, sans jamais choisir clairement un camp.
Le contraste avec l'absence remarquée de tout gouvernement arabe du Golfe ayant officiellement confirmé la présence de responsables de haut rang, selon CNBC, souligne d'ailleurs à quel point même certains voisins régionaux préfèrent garder leurs distances publiques avec ce régime.
L'absence remarquée des monarchies du Golfe
Un silence qui parle plus fort que la présence chinoise
Il faut noter, à l'inverse, qu'aucun gouvernement arabe du Golfe n'a publiquement annoncé la participation de ministres des Affaires étrangères ou de chefs d'État aux funérailles, selon CNBC. Ce silence, dans une région où le protocole diplomatique est habituellement scruté à la loupe, constitue en soi un message politique.
Ces monarchies du Golfe, qui ont pourtant entretenu des relations de rapprochement prudent avec Téhéran ces dernières années, semblent avoir choisi de ne pas s'associer publiquement à cet hommage, probablement conscientes du message que cela enverrait à leurs propres partenaires occidentaux.
Un contraste éclairant sur les véritables alliances
Ce contraste entre la présence affichée de la Chine et du Pakistan et la réserve prudente des monarchies du Golfe dessine assez clairement les lignes de fracture géopolitique actuelles: d'un côté, un axe autoritaire assumé; de l'autre, des puissances régionales qui préfèrent ménager leurs relations avec l'Occident plutôt que d'afficher une proximité embarrassante avec le régime iranien.
Cette configuration diplomatique confirme, une fois de plus, que le monde ne se divise pas simplement entre Orient et Occident, mais bien entre ceux qui acceptent de cautionner des régimes répressifs par intérêt et ceux qui, par prudence ou par conviction, choisissent de garder leurs distances.
Une mise en scène de pouvoir plus qu'un deuil sincère
Un événement politique déguisé en cérémonie religieuse
« Ceci est fondamentalement un événement politique présenté comme un événement religieux. Il est conçu pour projeter la légitimité chez soi et la dissuasion à l'étranger », a résumé Alex Vatanka, chercheur senior au Middle East Institute, cité par CNBC. Cette analyse mérite d'être prise au sérieux par tous ceux qui observent ces funérailles avec un regard occidental critique.
Sanam Vakil, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Chatham House, a de son côté qualifié l'événement de « démonstration soigneusement chorégraphiée de deuil, de continuité et de contrôle du régime », ajoutant qu'il « pourrait révéler des tensions sous la surface ».
Un régime qui cherche à projeter une force qu'il n'a peut-être plus
L'ampleur logistique de l'événement, avec des estimations de fréquentation atteignant 20 millions de personnes à Téhéran selon le maire Alireza Zakani, et entre 8 et 10 millions de personnes pour l'enterrement final à Mashhad, vise clairement à démontrer une cohésion nationale que la réalité économique et sociale du pays contredit largement.
Naysan Rafati, analyste senior pour l'Iran au Crisis Group, a résumé les défis à venir: « Viennent maintenant les défis de la gouvernance, y compris de profonds problèmes économiques, un mécontentement social important, le spectre d'hostilités renouvelées et un nouveau guide suprême relativement inexpérimenté et encore invisible ».
Mojtaba Khamenei, le successeur invisible
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Un nouveau guide suprême qui n'a pas encore montré son visage
Le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, fils de l'ancien dirigeant, n'a pas été vu en public depuis son accession au pouvoir après la mort de son père, selon CNBC. Cette absence de visibilité publique, inhabituelle pour un chef d'État nouvellement investi, alimente les spéculations sur la solidité réelle de sa position au sein de l'appareil sécuritaire et religieux iranien.
Toute apparition publique de sa part lors de ces funérailles serait immédiatement interprétée comme une démonstration de force destinée aux États-Unis et à leurs alliés, dans un contexte où la succession au sommet du régime reste entourée d'une opacité rarement vue même pour les standards iraniens.
Le précédent inquiétant de 2024 à Téhéran
Le contexte sécuritaire de ces funérailles rappelle un précédent troublant: lors de l'investiture de Masoud Pezeshkian en juillet 2024, le chef politique du Hamas, Ismail Haniyeh, avait été tué dans une résidence gérée par l'armée à Téhéran, selon CNBC. Le régime iranien espère évidemment éviter une nouvelle brèche sécuritaire majeure alors que des dignitaires étrangers affluent dans le pays.
Cette vulnérabilité sécuritaire persistante, même au cœur de la capitale iranienne, illustre les limites réelles du contrôle territorial que revendique ce régime, malgré la débauche de moyens déployée pour cet événement.
Le prix humain et logistique d'une chorégraphie funéraire démesurée
Un pays entier mobilisé pendant six jours
La logistique de cet événement mobilise l'ensemble de l'appareil d'État iranien: écoles, mosquées, universités et salles de sport transformées en hébergements de fortune, autoroutes converties en zones de stationnement temporaires, vols aériens perturbés et accès aux grandes villes strictement contrôlé, selon CNBC.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique supervise des mesures de sécurité sans précédent, tandis que la milice paramilitaire Bassij coordonne la logistique, l'hébergement et la gestion des foules à travers l'ensemble des villes concernées.
Des ressources détournées d'une population qui souffre déjà
Cette mobilisation colossale de ressources publiques, dans un pays déjà confronté à une crise économique sévère, une inflation galopante et des pénuries chroniques, illustre les priorités réelles d'un régime qui préfère financer une démonstration de pouvoir funéraire plutôt que d'investir dans le bien-être de sa propre population.
Cette contradiction entre le faste affiché de ces funérailles et la précarité quotidienne des Iraniens ordinaires devrait, en toute logique, alimenter la colère populaire plutôt que le deuil sincère, même si le régime espère évidemment l'inverse.
Ce que l'itinéraire funéraire révèle de la géographie du pouvoir chiite
De Téhéran à Mashhad, en passant par l'Irak
L'itinéraire funéraire, débutant au complexe de prière Mosalla à Téhéran, se poursuivant à Qom, centre spirituel de l'apprentissage chiite, puis traversant la frontière vers Najaf et Karbala en Irak, avant de se conclure à Mashhad, dessine une carte précise de l'influence religieuse et politique chiite dans la région, selon CNBC.
Cette traversée symbolique de la frontière irako-iranienne, coordonnée avec les autorités de Bagdad, illustre également l'influence persistante de Téhéran sur certains segments de l'appareil politique irakien, un héritage direct de décennies d'ingérence régionale iranienne.
Mashhad, ville natale et tombeau familial
Mashhad, ville natale de Khamenei et lieu où repose déjà son père, l'ayatollah précédent, revêt une signification religieuse profonde pour des millions de pèlerins chiites à travers le monde, abritant le sanctuaire de l'imam Reza, huitième imam du chiisme.
Ce choix de sépulture, loin d'être anodin, ancre définitivement l'héritage de Khamenei dans la continuité dynastique religieuse du régime, un message clair adressé à la population iranienne sur la pérennité voulue de cette ligne de pouvoir théocratique.
Ce que l'Occident doit retenir de ce moment
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Ne jamais confondre protocole et validation morale
Pour les démocraties occidentales, ce moment funéraire doit servir de rappel clair: la participation de certains pays à des cérémonies protocolaires ne doit jamais être confondue avec une validation morale de l'héritage de la personne honorée. La diplomatie a ses codes, mais l'histoire, elle, retient les faits.
L'héritage de Khamenei restera celui d'un régime qui a réprimé son propre peuple, financé le terrorisme régional et poursuivi un programme nucléaire menaçant, quel que soit le nombre de dirigeants étrangers qui choisiront de s'incliner devant son cercueil au cours des six prochains jours.
Une occasion de resserrer les rangs occidentaux
Ces funérailles offrent aussi à l'Occident une occasion précieuse de resserrer ses propres rangs diplomatiques, en observant attentivement quels pays choisissent d'honorer publiquement ce régime et en ajustant ses relations bilatérales en conséquence, sans naïveté excessive sur les intentions réelles de Pékin et de ses partenaires régionaux.
La vigilance occidentale, plus que jamais, doit s'exercer non seulement sur les actions militaires de ces régimes, mais aussi sur ces gestes diplomatiques symboliques qui révèlent, souvent avec plus de clarté qu'un discours officiel, où se situent réellement les loyautés internationales.
Le silence américain, une prudence calculée
Washington observe sans commenter publiquement
Il est notable que les États-Unis, ennemi direct dans la guerre qui a coûté la vie à Khamenei, n'aient émis aucun commentaire officiel majeur sur la tenue de ces funérailles, préférant une posture de retenue prudente plutôt qu'une provocation supplémentaire dans une région déjà instable.
Cette prudence américaine contraste avec l'attention médiatique considérable accordée à l'événement par la presse occidentale, révélant une approche diplomatique qui privilégie la stabilité régionale immédiate plutôt que la confrontation rhétorique gratuite.
Une stratégie qui mérite d'être saluée avec nuance
Cette approche mesurée de Washington, qui évite d'attiser davantage les tensions dans une région déjà à vif après des mois de guerre ouverte, mérite d'être reconnue comme une forme de maturité stratégique, même si elle ne doit jamais se transformer en indifférence face aux ambitions régionales persistantes de Téhéran.
L'équilibre entre fermeté militaire, déjà démontrée pendant le conflit, et retenue diplomatique dans ce moment funéraire spécifique illustre une approche américaine que l'on peut saluer sans pour autant renoncer à la vigilance sur le programme nucléaire et les ambitions régionales du régime.
Ce que cela signifie pour les alliés occidentaux dans la région
Israël en état d'alerte permanent
Israël, dont l'aviation a directement participé aux frappes ayant précédé la mort de Khamenei, observera ces funérailles avec une vigilance particulière, conscient que la mobilisation massive de foules et de dignitaires étrangers pourrait aussi servir de paravent à une reconfiguration stratégique du commandement militaire et sécuritaire iranien.
Cette vigilance israélienne, légitime après des mois de confrontation directe, rappelle que la région demeure sur un fil, malgré la mort du dirigeant qui incarnait historiquement l'hostilité la plus virulente envers l'État hébreu.
Les alliés du Golfe entre prudence et attentisme
Pour les alliés arabes de l'Occident dans le Golfe, cette période funéraire représente une occasion d'observer attentivement la solidité réelle du nouveau leadership iranien avant d'ajuster leurs propres politiques régionales, dans un contexte où la succession de Khamenei reste entourée d'incertitudes considérables sur la cohésion interne du régime.
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Cette prudence collective des partenaires régionaux de l'Occident illustre bien la fragilité perçue du nouveau pouvoir iranien, une fragilité que les alliés occidentaux auraient intérêt à surveiller de près dans les semaines suivant l'enterrement du 9 juillet.
La Russie, grande absente officielle mais alliée de fait
Moscou et Téhéran, un partenariat militaire déjà bien établi
Si la couverture médiatique occidentale s'est surtout concentrée sur la présence chinoise et pakistanaise, il ne faut pas négliger le partenariat militaire déjà solidement établi entre la Russie et l'Iran, notamment autour des livraisons de drones utilisés contre l'Ukraine. Ce lien, moins visible protocolairement lors de ces funérailles, n'en demeure pas moins l'un des axes les plus dangereux de l'architecture autoritaire mondiale actuelle.
La convergence stratégique entre Moscou, Téhéran, Pékin et Pyongyang constitue précisément le type d'alliance que l'Occident doit surveiller avec la plus grande vigilance, bien au-delà du symbolisme funéraire de cette semaine particulière.
Un axe autoritaire qui se renforce sous couvert de solidarité religieuse
Cette solidarité affichée entre régimes autoritaires, qu'elle prenne la forme de livraisons d'armes, de contournement de sanctions ou de présence protocolaire à des funérailles, dessine un front commun de plus en plus assumé contre l'ordre international fondé sur des règles que l'Occident a contribué à bâtir depuis 1945.
Ignorer cette convergence stratégique sous prétexte qu'elle s'exprime parfois par des gestes symboliques plutôt que par des actions militaires directes serait une erreur d'appréciation dangereuse pour les décideurs occidentaux.
La responsabilité des démocraties occidentales de nommer les choses
Refuser la neutralité complaisante face aux faits
Face à ce type d'événement, les médias et les responsables politiques occidentaux ont la responsabilité de nommer clairement les choses plutôt que de se réfugier derrière une neutralité journalistique de façade qui, en pratique, finit par normaliser des choix diplomatiques lourds de sens.
Décrire la présence chinoise et pakistanaise aux funérailles de Khamenei comme un simple fait protocolaire, sans en analyser la portée géopolitique réelle, reviendrait à priver le public occidental d'une information essentielle sur les alliances qui structurent réellement le monde actuel.
Une exigence de clarté qui ne relève pas de la propagande
Cette exigence de clarté n'a rien à voir avec de la propagande occidentale: elle relève simplement du devoir journalistique et éditorial de replacer chaque geste diplomatique dans son contexte historique et stratégique réel, sans complaisance envers aucun camp.
C'est précisément cette clarté que cette lettre ouverte cherche à offrir, en assumant pleinement une ligne éditoriale pro-occidentale qui ne prétend pas être neutre, mais qui reste rigoureusement fondée sur des faits vérifiables.
Conclusion : une lettre qui reste ouverte
Ce que l'histoire retiendra de ce moment
Chers dirigeants de Pékin et d'Islamabad, cette lettre ne changera probablement rien à votre décision de participer à ces funérailles. Mais elle restera, comme témoignage d'un moment où l'histoire a mis en lumière, une fois de plus, la ligne de fracture entre ceux qui choisissent de cautionner des régimes répressifs par intérêt géopolitique et ceux qui refusent cette compromission.
Les 36 années de règne d'Ali Khamenei ont laissé un héritage de répression domestique, de financement du terrorisme régional et d'hostilité systématique envers l'Occident, un héritage que ni la chorégraphie funéraire la plus impressionnante ni la présence de dignitaires étrangers ne pourront jamais effacer.
Un appel à la clarté morale, maintenant plus que jamais
L'Occident, malgré ses propres imperfections, reste le camp qui offre encore aux peuples la possibilité de contester leurs dirigeants, de voter librement et de vivre sans crainte de répression théocratique systématique. Cette différence fondamentale doit continuer à guider notre jugement moral face à des régimes comme celui de Téhéran, et face à ceux qui choisissent de s'y associer publiquement.
Cette lettre reste ouverte, comme le débat qu'elle soulève, dans l'espoir que la prochaine génération de dirigeants, en Chine comme au Pakistan, choisira un jour de se ranger clairement du côté de la liberté plutôt que de la realpolitik cynique qui a guidé leurs prédécesseurs cette semaine à Téhéran.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.
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Sources
Sources primaires
- CNBC — Iran begins six-day funeral for Ayatollah Khamenei nearly four months after his death, 4 juillet 2026
- Reuters — Iran says funeral for late Supreme Leader Khamenei to begin July 4, burial set for July 9, 13 juin 2026
Sources secondaires
- Ministère de la Défense d'Ukraine — contexte de la posture occidentale face aux régimes autoritaires alliés de la Russie
- Foreign Policy — analyses sur les axes géopolitiques Chine-Iran-Russie
- Al Jazeera — couverture régionale du Moyen-Orient et des funérailles de dignitaires iraniens
- The Guardian International — analyses sur la diplomatie chinoise au Moyen-Orient
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Citer cet article
Maxime Marquette (2026). À Pékin et Islamabad, qui pleurent Khamenei sans honte. MadMax. https://mad-max.co/fr/article/a-pekin-et-islamabad-qui-pleurent-khamenei-sans-honte
Cet article a été généré avec l'aide de l'IA, avec supervision humaine.






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