# Todd Blanche face au Sénat, l'ombre du fonds à 1,8 milliard sur sa nomination

> Introduction : une audience sous haute tension politique

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-07-04
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/todd-blanche-face-au-senat-lombre-du-fonds-a-18-milliard-sur-sa-nomination

## Introduction : une audience sous haute tension politique

### Un calendrier fixé malgré les résistances internes

La commission judiciaire du **Sénat américain** a fixé au **15 juillet 2026** l'audience de confirmation de **Todd Blanche**, choix du président **Donald Trump** pour occuper de façon permanente le poste de **procureur général**, avec des témoignages extérieurs prévus le lendemain, selon **Politico**. Cette audience de deux jours pourrait ouvrir la voie à une confirmation avant la pause estivale du Sénat, à condition que **Blanche** parvienne à réunir les votes nécessaires.

Or rien n'est **acquis**: avec l'**opposition unanime** attendue des **démocrates**, un seul sénateur républicain pourrait suffire à faire dérailler sa nomination en commission. Les sénateurs **Thom Tillis** de Caroline du Nord et **John Cornyn** du Texas, tous deux sortants, n'ont toujours pas confirmé leur soutien.

### Ce que cette audience va vraiment mettre en lumière

Au-delà de la simple **procédure de confirmation**, cette audience s'annonce comme un **moment de vérité** pour **Blanche**, qui devra répondre publiquement de ses liens personnels avec **Trump**, de son rôle dans un fonds controversé de **1,8 milliard de dollars**, et de sa gestion du dossier **Epstein** depuis qu'il occupe la fonction de procureur général par intérim.

Je l'écris sans détour: cette audience ne concerne pas seulement un homme, mais la question plus large de savoir si le ministère de la Justice américain reste capable d'agir indépendamment de la volonté personnelle du président qui l'a nommé.

*Un procureur général qui a été l'avocat personnel du président avant d'occuper ce poste porte, à mes yeux, un conflit d'intérêts structurel qu'aucune audience de confirmation ne peut entièrement dissiper.*

## Le fonds « anti-armement » qui a mis le feu au Congrès

### Un projet de 1,776 milliard de dollars pour les alliés de Trump

Le cœur de la controverse réside dans un projet de fonds baptisé **« Anti-Weaponization Fund »**, doté de **1,776 milliard de dollars**, destiné à indemniser des personnes que l'administration **Trump** considère avoir été injustement ciblées par le gouvernement fédéral, selon le **New York Times**. Ce fonds devait être administré par une commission de cinq membres nommés directement par le procureur général.

Les **critiques** ont immédiatement dénoncé un **mécanisme** conçu pour récompenser financièrement des **alliés politiques** du président avec de l'argent public, une accusation que **Blanche** a tenté de désamorcer en affirmant que **« n'importe qui dans ce pays »** pouvait déposer une demande, sans lien nécessaire avec le parti républicain.

### Un recul officiel sous la pression du propre camp de Trump

Le **2 juin 2026**, **Blanche** a confirmé devant un sous-comité de la Chambre que le ministère de la Justice abandonnait ce projet, déclarant sans ambages: **« Nous n'allons pas de l'avant avec ce fonds, point final »**, selon **Atlanta Black Star**. Ce recul est survenu après une pression intense exercée par des dirigeants républicains du Sénat eux-mêmes.

Selon **ABC News**, des sénateurs républicains ont averti **Blanche** que l'agenda législatif de **Trump** resterait bloqué tant que cette controverse ne serait pas résolue, certains évoquant même des craintes de défaite électorale lors des **élections de mi-mandat** à venir.

*Que ce soit la crainte d'une défaite électorale, plutôt qu'un sursaut éthique, qui ait fait reculer l'administration sur ce fonds en dit long sur les priorités réelles qui gouvernent Washington aujourd'hui.*

## Une échappatoire qui inquiète encore les observateurs

### Le piège identifié dans les petites lignes de l'accord

Malgré l'**annonce d'abandon** du fonds, des **observateurs** ont rapidement identifié ce qu'**Atlanta Black Star** qualifie de **« faille »** dans les termes exacts employés par **Blanche**, laissant planer un doute sur la possibilité que le mécanisme sous-jacent puisse être réactivé sous une forme différente à l'avenir, sans nouvelle approbation explicite du Congrès.

Cette **ambiguïté persistante** alimente la **méfiance** envers les déclarations officielles du ministère, d'autant que **Blanche** a lui-même refusé de s'engager par écrit sur l'abandon définitif du projet, selon une transcription vidéo de son témoignage devant le Congrès.

### Un juge fédéral qui réclame des garanties sous serment

Selon **CBS News**, le ministère de la Justice a refusé, à la mi-juin, de confirmer sous serment devant un juge fédéral que le fonds controversé était bel et bien abandonné de façon permanente, une résistance procédurale qui a renforcé les soupçons d'une manœuvre dilatoire plutôt que d'un abandon sincère.

Cette **réticence** à s'engager formellement devant la justice, alors même que des **déclarations publiques** évoquaient un **abandon total**, illustre un manque de transparence qui mérite d'être souligné sans complaisance.

*Refuser de confirmer sous serment ce que l'on affirme librement devant les caméras n'est jamais un signe de bonne foi institutionnelle, quel que soit le gouvernement en place.*

## Un échange sénatorial qui a marqué les esprits

### L'accusation frontale du sénateur Van Hollen

L'un des moments les plus marquants de cette controverse est survenu lors d'un échange tendu avec le sénateur démocrate **Chris Van Hollen** du **Maryland**, qui a lancé à **Blanche**: **« Monsieur le procureur général, vous agissez aujourd'hui comme l'avocat personnel du président, et c'est tout le problème »**, selon le **Boston Globe**.

Cette **phrase** résume, mieux que toute analyse, la **nature exacte** du reproche adressé à **Blanche**: l'incapacité perçue à distinguer sa loyauté personnelle envers **Trump**, qu'il a défendu comme avocat privé, de son devoir d'impartialité en tant que plus haut responsable de la justice fédérale américaine.

### Des républicains eux-mêmes mal à l'aise

Fait notable, la gêne dépasse les lignes partisanes habituelles: le chef de la majorité sénatoriale **John Thune** a qualifié le fonds de **« gros problème »**, tandis que le sénateur **Bill Cassidy** de **Louisiane** a critiqué plus explicitement l'initiative, estimant que ses électeurs se préoccupent davantage de leurs besoins concrets que d'un fonds sans précédent légal, selon **Forbes**.

Ce **malaise républicain**, rarement exprimé aussi ouvertement envers une initiative de l'administration **Trump**, illustre l'ampleur du problème politique que ce fonds a représenté, bien au-delà des seules critiques démocrates attendues.

*Quand des sénateurs du propre camp du président qualifient une de ses initiatives de "gros problème", cela devrait alerter n'importe quel observateur objectif de la vie politique américaine.*

## Une enquête démocrate sur un possible conflit d'intérêts

### La question du devoir de récusation

Des sénateurs démocrates de la commission judiciaire ont ouvert une enquête visant à déterminer si **Blanche** aurait dû se récuser des dossiers concernant **Trump**, y compris de l'important règlement fiscal personnel de l'ancien président avec l'**IRS**, selon **Forbes**. Des demandes formelles d'information ont été envoyées au ministère et à plusieurs procureurs généraux adjoints.

Cette **enquête parlementaire**, bien que menée par la seule **opposition démocrate** à ce stade, pose une question institutionnelle fondamentale: un ancien avocat personnel du président peut-il superviser objectivement des dossiers juridiques touchant directement les intérêts financiers de ce même président?

### Un mémo de l'IRS qui alimente de nouvelles interrogations

Un mémo interne de juristes de l'**IRS**, s'opposant apparemment au règlement à l'origine du fonds controversé, a ravivé les questions sur l'implication personnelle de **Blanche** dans la création de ce mécanisme, selon **Forbes**. **Blanche** a pour sa part nié avoir aidé **Trump** à concevoir ce fonds, qualifiant son fonctionnement d'**« inhabituel, mais pas sans précédent »**.

Cette **défense**, prononcée sous serment devant une **commission sénatoriale**, sera très probablement examinée en détail lors de l'audience de confirmation de juillet, où les sénateurs disposeront désormais de ce mémo comme pièce à conviction supplémentaire.

*Un mémo interne de juristes fédéraux s'opposant à un règlement, révélé après coup, ressemble beaucoup à ce qu'on appelle habituellement un signal d'alarme institutionnel ignoré.*

## Le dossier Epstein, une ombre supplémentaire sur l'audience

### Une question qui ne quittera pas la table des débats

Selon une couverture en direct de l'audience de confirmation, les sénateurs devraient également interroger **Blanche** sur sa gestion du dossier **Epstein** depuis sa prise de fonction, un sujet politiquement explosif qui s'ajoute au fardeau déjà lourd du fonds controversé et des questions de conflit d'intérêts.

Cette **accumulation de dossiers sensibles**, tous liés de près ou de loin à la relation personnelle entre **Blanche** et **Trump**, dessine le portrait d'une confirmation qui s'annonce nettement plus difficile que celle de son prédécesseur à ce poste.

### L'indépendance du DOJ en question permanente

La succession rapide de controverses touchant **Blanche**, du fonds anti-armement à sa gestion du dossier **Epstein**, alimente une interrogation plus large sur l'indépendance réelle du ministère de la Justice sous cette administration, une question que les sénateurs, y compris certains républicains, ne pourront pas éviter en juillet.

Cette **indépendance institutionnelle**, pilier historique de la **démocratie américaine**, mérite d'être défendue avec la même rigueur, quel que soit le parti au pouvoir à la Maison-Blanche.

*Je crois profondément que l'indépendance du ministère de la Justice ne devrait jamais dépendre de la personnalité du président en exercice, et c'est précisément ce principe qui semble fragilisé ici.*

## Le parcours qui mène Blanche à ce poste

### De la défense de Trump au sommet du DOJ

**Todd Blanche**, ancien avocat pénaliste, a défendu **Trump** dans plusieurs affaires judiciaires majeures, y compris le procès new-yorkais qui s'est conclu par une condamnation en **mai** et les poursuites fédérales engagées par le procureur spécial **Jack Smith**. Il a été confirmé procureur général adjoint par le Sénat en **mars 2025**, par un vote de **52 voix contre 46**, selon l'**Associated Press**.

Il a ensuite accédé au poste de **procureur général par intérim** après le **limogeage** de **Pam Bondi** par **Trump** en **avril 2026**, une ascension rapide qui l'a placé directement au centre des controverses les plus sensibles de l'administration.

### Une promesse d'indépendance déjà mise à l'épreuve

Lors de sa précédente audience de confirmation en **2025**, **Blanche** avait assuré aux sénateurs démocrates que son rôle serait exempt de toute influence politique, s'engageant à restaurer **« la confiance du peuple américain envers notre système de justice »** après ce qu'il qualifiait de **« guerre judiciaire partisane »** contre **Trump**, selon l'**Associated Press**.

Cette **promesse d'indépendance**, prononcée il y a un peu plus d'un an, se retrouve aujourd'hui directement mise à l'épreuve par le fonds controversé et les questions de récusation qui dominent son actualité récente.

*Une promesse d'indépendance prononcée lors d'une audience de confirmation ne vaut, au final, que ce que les actes qui suivent en font, et le bilan de Blanche sur ce plan reste pour l'instant mitigé.*

## Ce que révèle cette controverse sur Washington en 2026

### Une loyauté personnelle qui prime sur l'institution

Cette affaire illustre une **dynamique plus large** observée depuis le retour de **Trump** à la **Maison-Blanche**: la tentation de transformer des institutions fédérales censées être impartiales en instruments au service d'objectifs personnels ou politiques du président, une dérive qui inquiète jusque dans les rangs républicains les plus loyalistes.

Le fait que ce soient des **pressions électorales**, davantage qu'une **conviction éthique**, qui aient forcé l'abandon apparent du fonds controversé, illustre les limites structurelles des mécanismes de contrôle interne face à un exécutif déterminé.

### Un test de crédibilité pour l'ensemble du Sénat

L'audience de confirmation de juillet constituera également un test de crédibilité pour le **Sénat** lui-même: sa capacité à poser des questions difficiles et à obtenir de véritables réponses déterminera si l'institution conserve un pouvoir de contrôle réel sur les nominations présidentielles, ou si elle se contente d'entériner des choix déjà décidés à l'avance.

Ce **test** dépasse largement la seule personne de **Todd Blanche**: il concerne la capacité durable des contre-pouvoirs américains à fonctionner efficacement face à un exécutif qui teste constamment leurs limites.

*Je pense que l'histoire jugera cette période moins sur le sort personnel de Todd Blanche que sur la capacité du Sénat à avoir posé, ou non, les bonnes questions au bon moment.*

## Les scénarios possibles pour l'audience de juillet

### Une confirmation qui reste probable malgré les remous

Malgré l'**ampleur des controverses** accumulées, la **majorité républicaine** au Sénat rend une confirmation finale de **Blanche** probable, à condition qu'il parvienne à convaincre les quelques sénateurs républicains hésitants comme **Tillis** et **Cornyn** lors de l'audience du **15 juillet**.

Un vote unanime des démocrates contre sa nomination ne suffira pas, à lui seul, à bloquer sa confirmation, sauf défection significative dans les rangs républicains, un scénario que les développements récents rendent toutefois moins improbable qu'il ne l'aurait été il y a quelques mois.

### Un précédent qui pourrait marquer durablement le DOJ

Quel que soit le **résultat final** du vote, cette audience de confirmation laissera des **traces durables** dans la mémoire institutionnelle du ministère de la Justice, en documentant publiquement les tensions entre loyauté présidentielle et indépendance institutionnelle qui ont marqué le mandat de **Blanche** à ce poste.

Ces traces institutionnelles compteront bien après la fin de cette controverse spécifique, en servant potentiellement de référence pour évaluer les futures nominations à ce poste sensible entre toutes.

*Même si Blanche est confirmé en juillet, cette audience aura au moins eu le mérite de documenter publiquement des dérives qui, sans elle, seraient restées largement dans l'ombre.*

## Pourquoi ce dossier mérite l'attention de l'Occident

### La solidité des institutions américaines, un enjeu partagé

La **solidité des institutions démocratiques** américaines ne concerne pas seulement les citoyens des **États-Unis**: elle importe directement à l'ensemble du monde occidental, dont la sécurité collective et la stabilité économique reposent en grande partie sur la fiabilité institutionnelle de son allié le plus puissant.

Une **érosion progressive** de l'**indépendance judiciaire** américaine, si elle se confirmait, offrirait un argument rhétorique commode aux régimes autoritaires qui aiment présenter la démocratie occidentale comme fondamentalement corrompue ou hypocrite.

### Un test de résilience démocratique à observer de près

C'est précisément parce que je considère **Trump** comme un mal nécessaire pour la posture géopolitique occidentale que je refuse de fermer les yeux sur ses dérives intérieures documentées: la crédibilité de l'Occident dépend aussi de sa capacité à s'auto-corriger publiquement.

Cette audience de confirmation, aussi technique et procédurale puisse-t-elle paraître de l'extérieur, constitue en réalité un **test de résilience démocratique** dont l'issue mérite d'être suivie avec la même attention que n'importe quel dossier de **politique étrangère** majeure.

*Je continue de croire que Trump reste un mal nécessaire face aux menaces extérieures qui pèsent sur l'Occident, mais cette conviction ne m'empêche pas de documenter ses dérives intérieures avec la même rigueur.*

## Les répercussions possibles sur l'agenda législatif de Trump

### Un Congrès déjà paralysé par la controverse

La controverse autour du **fonds anti-armement** a déjà coûté cher à l'agenda législatif de **Trump**: des sénateurs républicains ont quitté Washington sans voter un projet de loi d'environ **70 milliards de dollars** destiné au financement des agences d'application des lois sur l'immigration, selon le **Boston Globe**. Ce blocage illustre concrètement le coût politique de cette affaire.

Cette paralysie législative, directement liée à la controverse **Blanche**, démontre que les dérives internes d'une administration peuvent avoir des conséquences concrètes bien au-delà du seul dossier judiciaire initial, jusque dans la capacité du gouvernement à fonctionner normalement.

### Les élections de mi-mandat comme facteur de pression supplémentaire

Les craintes exprimées par certains sénateurs républicains concernant les **élections de mi-mandat** à venir ajoutent une couche supplémentaire de pression politique sur cette confirmation, transformant une simple question de nomination en enjeu électoral national pour l'ensemble du parti républicain.

Cette dimension électorale explique en partie pourquoi certains élus républicains, habituellement loyaux envers **Trump**, ont osé exprimer publiquement leur malaise face à ce dossier précis, un comportement rare dans le climat politique actuel.

*Quand la peur électorale devient le principal moteur de la retenue politique, plutôt que la conviction éthique, cela en dit long sur l'état actuel du courage politique à Washington.*

## Le rôle des médias dans la mise au jour du dossier

### Une couverture journalistique déterminante

La couverture soutenue de cette affaire par des médias comme le **New York Times**, **Forbes** et le **Boston Globe** a joué un rôle déterminant dans la mise au jour progressive des détails du fonds controversé, forgant une pression publique que ni **Blanche** ni **Trump** ne pouvaient aisément ignorer.

Sans cette insistance journalistique répétée, il est probable que le fonds aurait pu être mis en place discrètement, loin du regard du grand public et sans le niveau de contrôle parlementaire finalement exercé sur ce dossier.

### Une transparence forcée plutôt que volontaire

Comme dans le dossier **Epstein**, cette affaire illustre un schéma récurrent sous cette administration: la transparence n'arrive généralement que sous la pression combinée des médias, des tribunaux et du Congrès, rarement par une initiative volontaire du pouvoir exécutif lui-même.

Ce schéma mérite d'être nommé clairement, car il révèle une tendance structurelle plutôt qu'un incident isolé propre au seul dossier **Blanche**.

*Une transparence qui n'existe que parce qu'elle est forcée de l'extérieur n'est jamais aussi rassurante qu'une transparence choisie librement par l'institution elle-même.*

## Ce que les démocrates espèrent obtenir de cette audience

### Une stratégie d'opposition méthodique

Les sénateurs démocrates, conscients qu'ils ne disposent probablement pas des voix nécessaires pour bloquer seuls la confirmation de **Blanche**, misent plutôt sur l'audience de juillet pour documenter publiquement, de manière détaillée et sous serment, l'ensemble des controverses accumulées autour de sa nomination.

Cette stratégie, même en cas d'échec sur le vote final, vise à construire un dossier public solide qui pourrait être réutilisé lors de futures élections ou d'éventuelles procédures judiciaires ultérieures liées à la gestion du ministère de la Justice.

### L'espoir de convertir un ou deux républicains hesitants

Une partie de la stratégie démocrate repose également sur l'espoir, même mince, de convaincre des sénateurs républicains hesitants comme **Tillis** ou **Cornyn** que les éléments révélés durant l'audience justifient un vote contre la confirmation, un scénario qui rendrait le résultat final beaucoup plus incertain.

Ce calcul politique, même s'il reste peu probable d'aboutir, illustre à quel point chaque voix compte dans une commission judiciaire aussi étroitement divisée sur cette nomination précise.

*Même une stratégie d'opposition vouée probablement à l'échec sur le vote final garde son utilité démocratique, ne serait-ce que pour construire une mémoire publique fiable des faits.*

## Le précédent que créerait une confirmation sans réserve

### Un signal envoyé aux futures nominations présidentielles

Une confirmation de **Blanche** sans conditions ni engagements supplémentaires de transparence enverrait un signal clair aux futurs nominateurs présidentiels: les liens personnels étroits avec un président, même documentés par des controverses financières majeures, ne constituent pas un obstacle rédhibitoire à l'occupation du plus haut poste judiciaire du pays.

Ce **précédent**, s'il se confirme, pourrait **affaiblir durablement** la capacité du Sénat à exiger des garanties d'indépendance lors de futures confirmations, quel que soit le parti au pouvoir à l'avenir.

### L'importance de conditions formelles posées par le Sénat

Certains observateurs suggèrent que le Sénat pourrait, même en confirmant **Blanche**, assortir son vote de conditions formelles supplémentaires concernant la transparence future du ministère, une option intermédiaire qui permettrait de concilier confirmation politique et exigence institutionnelle minimale.

Cette **voie médiane**, si elle était empruntée, constituerait un **compromis raisonnable** entre l'opposition frontale des démocrates et une confirmation complètement inconditionnelle portée par la majorité républicaine.

*Un Sénat qui confirme sans poser aucune condition, malgré des controverses aussi documentées, renonce en partie à son rôle constitutionnel de contre-pouvoir face à l'exécutif.*

## Conclusion : un test pour la démocratie américaine elle-même

### Une audience qui dépasse le simple destin d'un homme

L'audience de confirmation de **Todd Blanche**, prévue les **15 et 16 juillet 2026**, cristallise à elle seule plusieurs des tensions institutionnelles les plus profondes de l'administration **Trump**: la confusion des rôles entre loyauté personnelle et fonction publique, la résistance à la transparence judiciaire, et la fragilité persistante des mécanismes de contrôle du pouvoir exécutif.

Quel que soit le résultat du vote final au Sénat, cette controverse aura révélé des **failles institutionnelles** qui méritent d'être documentées et rappelées, indépendamment du sort personnel réservé à **Blanche** lui-même.

### Une vigilance qui doit se poursuivre au-delà du vote

Le **véritable enjeu**, au-delà du seul vote de confirmation, réside dans la capacité du **Sénat** et des **médias** à continuer d'exercer une pression constante sur cette administration, bien après que les projecteurs se seront éteints sur cette audience particulière.

Cette vigilance institutionnelle, exercée sans relâche, reste la meilleure garantie que la **démocratie américaine** conserve les anticorps nécessaires pour résister à ses propres dérives, quel que soit le parti au pouvoir.

*Je referme ce récit convaincu qu'aucune audience de confirmation, aussi rigoureuse soit-elle, ne remplacera jamais une vigilance citoyenne et journalistique exercée sur la durée.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Senate Judiciary schedules confirmation hearing for Todd Blanche — Politico, 16 juin 2026](https://www.politico.com/live-updates/2026/06/16/congress/blanche-hearing-on-the-books-00963812)

- [Acting AG Blanche says Trump administration is nixing $1.8 billion fund — ABC News, 2 juin 2026](https://abcnews.com/Politics/acting-ag-blanche-trump-administration-nixing-anti-weaponization/story?id=133528785)

- [Trump's Fund Puts Blanche in a Tight Spot as He Aims to Lead Justice Dept. — The New York Times, 21 mai 2026](https://www.nytimes.com/2026/05/21/us/politics/trump-fund-todd-blanche-doj.html)

### Sources secondaires

- [Todd Blanche Defends Trump's $1.8 Billion Fund As IRS Memo Sparks New Questions — Forbes, 19 mai 2026](https://www.forbes.com/sites/alisondurkee/2026/05/19/blanche-denies-trump-helped-create-18-billion-fund-but-new-report-suggests-irs-lawyers-opposed-settling/)

- [Blanche thrust into Republican firestorm over $1.8b fund — The Boston Globe, 22 mai 2026](https://www.bostonglobe.com/2026/05/22/nation/blanche-republican-18b-fund/)

- [Todd Blanche Told Congress the $1.8 Billion Fund Was Finished — Atlanta Black Star, 4 juin 2026](https://atlantablackstar.com/2026/06/04/todd-blanche-told-congress-the-1-8-billion-fund-was-finished-then-critics-read-the-fine-print-and-found-the-loophole-he-and-trump-were-counting-on-nobody-finding/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/todd-blanche-face-au-senat-lombre-du-fonds-a-18-milliard-sur-sa-nomination
