# TÉMOIGNAGE : Zelensky contre Loukachenko — une semaine pour éteindre les relais de la mort

> Le 19 juin 2026, Volodymyr Zelensky s'est levé devant des journalistes et a prononcé des mots simples, directs, qui ont résonné comme une déclaration de guerre indirecte à Alexandre Loukachenko : "Je pense qu'une semaine lui suffit. S'il ne le fait pas, nous le ferons." Une semaine pour que la Biélorussie démantèle les stations relais utilisées par la Russie pour guider ses dro

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Portrait
- Publié: 2026-06-27
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/temoignage-zelensky-contre-loukachenko-une-semaine-pour-eteindre-les-relais-de-l

## Introduction : Quand Minsk devient complice des drones qui tuent des civils ukrainiens

### L'ultimatum qui a changé la donne

Le **19 juin 2026**, **Volodymyr Zelensky** s'est levé devant des journalistes et a prononcé des mots simples, directs, qui ont résonné comme une déclaration de guerre indirecte à **Alexandre Loukachenko** : "Je pense qu'une semaine lui suffit. S'il ne le fait pas, nous le ferons." Une semaine pour que la **Biélorussie** démantèle les stations relais utilisées par la **Russie** pour guider ses drones **Shahed** sur les civils ukrainiens. Sept jours pour qu'un dictateur prouve que ses protestations de neutralité sont autre chose que du vent.

Ce n'était pas un discours de tribune internationale. C'était une **mise en demeure opérationnelle**, adossée à des renseignements précis, à des cartes, à des données d'interception. **Kyiv** savait exactement où se trouvaient ces installations — sur les tours de communication des oblasts de **Homiel** et de **Brest**, le long de la frontière ukraino-biélorusse. Et si **Minsk** ne les démontait pas, **Kyiv** était prêt à le faire lui-même.

### Des antennes sur des immeubles de cinq étages — la réalité technique des relais

Ce qu'on appelle "stations relais" ou "rétransmetteurs" est du matériel relativement simple mais d'une efficacité redoutable. Un drone **Shahed** qui parcourt des centaines de kilomètres doit maintenir une connexion avec ses opérateurs russes. La courbure de la Terre rend cette connexion directe impossible au-delà d'un certain rayon. Les antennes installées sur les tours de communication biélorusses — et même, selon **Zelensky**, sur des toits d'immeubles résidentiels ordinaires de cinq étages — servent de relais pour amplifier et retransmettre ce signal.

C'est **Serhii Beskrestnov**, conseiller du ministère de la Défense ukrainien, qui a expliqué le mécanisme avec précision : "Ces nœuds sont généralement une tour d'opérateur mobile ou une autre structure de **70-80 mètres**, équipée de puissantes antennes dirigées vers l'Ukraine." Grâce à eux, les Shahed qui frappent **Kyiv**, **Rivne** ou **Volyn** — régions difficiles à atteindre depuis le territoire russe seul — reçoivent leurs corrections de cap en temps réel. Sans ces relais, de nombreuses frappes sur les régions nord et ouest de l'Ukraine n'auraient simplement pas été possibles.

*Je veux m'arrêter un moment sur ce que cela signifie concrètement. Des antennes sur des immeubles d'habitation biélorusses guident des drones iraniens opérés par des soldats russes vers des cibles civiles en Ukraine. Des familles biélorusses vivent peut-être sous ces antennes sans savoir que leurs toits servent à tuer leurs voisins ukrainiens. C'est une profanation. Et Loukachenko en est complice direct.*

## Comment les hackers ukrainiens ont mis à jour le réseau

### L'opération InformNapalm : espionner les espions

L'histoire de la découverte du réseau de relais biélorusses est elle-même remarquable. En **janvier 2026**, des renseignements commencent à filtrer sur l'utilisation par la **Russie** d'infrastructures biélorusses pour contrôler ses drones. C'est la communauté de renseignement internationale **InformNapalm**, en collaboration avec le centre de cyber-analyse **Fenix**, qui confirme et documente le réseau en piratant les comptes de personnels militaires russes.

Les hackers ukrainiens n'ont pas pris le contrôle des drones — ils les ont observés. Pendant des mois, une surveillance clandestine round-the-clock a permis de cartographier le réseau, d'identifier les positions des relais, de comprendre les routes de vol et les systèmes de commandement. Ces données ont été transmises en temps réel aux défenses ukrainiennes, améliorant significativement le taux d'interception. Et au **23 février 2026**, **Zelensky** pouvait déjà annoncer que trois ou quatre de ces stations "n'existaient plus".

### L'escalade de mars 2026 : Moscou planifie l'expansion du réseau

Mais la **Russie** s'adapte. En **mars 2026**, **Zelensky** révèle, après un briefing de **Oleh Ivashchenko**, directeur du renseignement militaire ukrainien, que **Moscou** planifie l'installation de nouvelles stations de contrôle de drones en **Biélorussie**. Quatre stations ont été identifiées, d'autres sont en préparation. La **Russie** ne recule pas — elle intensifie l'utilisation du territoire biélorusse.

Ce mouvement d'escalade est caractéristique de la stratégie russe en matière de guerre de drones. Les ingénieurs de **Moscou** trouvent des solutions à chaque contre-mesure ukrainienne : des ballons porteurs de relais larguées depuis la **Biélorussie**, des Shahed équipés de cartes SIM qui se connectent aux réseaux mobiles **biélorusses**, **polonais** et **roumains** quand l'Ukraine brouille ses propres fréquences. La guerre des drones est aussi une guerre du signal, une guerre électronique permanente et évolutive.

*La capacité d'adaptation de la Russie dans la guerre électronique me préoccupe. Chaque fois qu'on croit avoir trouvé la parade, Moscou invente un contournement. C'est le génie de l'ingénierie militaire soviético-russe — pas dans la puissance brute, mais dans la débrouillardise tactique. L'Ukraine doit maintenir cette course à l'adaptation, avec le soutien technologique de ses alliés occidentaux.*

## Le 19 juin 2026 : l'ultimatum public

### Un message aussi dur qu'une déclaration de guerre

La conférence de presse du **19 juin 2026** restera dans les mémoires comme l'un des moments les plus directs de la diplomatie de **Zelensky**. Flanqué du président hondurien **Nasri Asfour** en visite officielle à **Kyiv**, le président ukrainien a fixé l'ultimatum sans détour. Il a décrit les relais installés sur les tours biélorusses — "des répéteurs russes, des répéteurs biélorusses, quelle différence cela fait-il pour nous ?" — et a articulé la conséquence avec une clarté qui ne laissait aucune ambiguïté : si **Loukachenko** refuse, **Ukraine** détruira elle-même ces installations.

Cette formulation était délibérément chargée. Elle impliquait que l'**Ukraine** était prête à mener des opérations sur le territoire biélorusse — une escalade potentiellement majeure. Mais **Zelensky** a aussi pris soin de ménager une sortie honorable à **Loukachenko** : "Si la Biélorussie ne veut vraiment pas être impliquée dans la guerre, elle doit les enlever." Une formulation qui permettait au dictateur biélorusse d'obtempérer sans perdre totalement la face.

### La réaction de Moscou : Peskov confirme, Poutine consulte

La réponse la plus révélatrice est venue de **Moscou** — pas de **Minsk**. Le porte-parole du Kremlin **Dmitri Peskov** a confirmé que **Vladimir Poutine** discuterait de l'ultimatum avec **Loukachenko**. Cette déclaration, en apparence banale, révèle une tension profonde dans l'"alliance" russo-biélorusse : c'est **Moscou** qui décide, pas **Minsk**. **Loukachenko** n'est pas un partenaire égal — il est un vassal qui dépend de la protection russe depuis sa répression du mouvement pro-démocratie de **2020**.

La **Biélorussie** est dans une position inconfortable. Son armée de l'air a été démantelée au profit des systèmes russes déployés sur son territoire. Sa souveraineté réelle est largement nominale. **Loukachenko** a besoin de **Poutine** pour rester au pouvoir — mais il n'avait pas nécessairement envie que son territoire serve de plateforme directe pour tuer des civils ukrainiens, augmentant ainsi le risque de représailles ukrainiennes sur sa propre infrastructure.

*Loukachenko est un homme piégé par ses propres choix. Il a vendu la souveraineté de la Biélorussie à Poutine après 2020 pour rester au pouvoir. Maintenant Poutine installe des antennes sur les toits de Minsk pour tuer des Ukrainiens, et Loukachenko ne peut rien dire. C'est la tragédie d'un autocrate qui a choisi la répression plutôt que son peuple. Il mérite peu de sympathie — mais le peuple biélorusse mérite qu'on note que cette situation lui a été imposée.*

## Trois jours plus tard : les relais s'éteignent

### Le 22 juin 2026 : le silence des tours

L'ultimatum expirait le **26 juin 2026**. Mais dès le **22 juin** — soit seulement **trois jours** après la mise en demeure — les renseignements ukrainiens confirment que les stations relais ne fonctionnent plus. Le général **Oleksandr Syrskyi**, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a informé **Zelensky** de cette information capitale. Le président a choisi la prudence dans sa formulation publique : "Je ne sais pas honnêtement s'ils les ont démontées ou simplement éteintes. Mais le fait est que les relais ne fonctionnent pas aujourd'hui."

Cette distinction — éteintes vs démontées — est cruciale. Des équipements éteints peuvent être rallumés en quelques secondes. Des équipements démantelés impliquent un effort réel et une modification durable des capacités. **Zelensky** a refusé de crier victoire prématurément. Il a confirmé surveiller la situation de près, recevoir des rapports quotidiens, et que l'**Ukraine** "travaille" à vérifier la situation.

### La confirmation terrain : les drones se raréfient

Sur le terrain, des signaux concordants confirment l'effet de l'extinction des relais. Le service des gardes-frontières ukrainiens, par la voix de son porte-parole **Andriy Demchenko**, a signalé une "certaine diminution" des intrusions de drones Shahed dans la région de **Tchernihiv**. Les grands vols massifs de Shahed le long de la frontière Biélorussie-Ukraine ont cessé. La chaîne de médias biélorusse indépendante **Flagstok** a rapporté qu'aucune activité de drones n'avait été observée pendant trois jours consécutifs le long de cette frontière.

Le site spécialisé **Euromaidan Press** a confirmé que le réseau de relais exposé et partiellement démantelé en **février 2026** avait été reconstitué par la **Russie** — et que la nouvelle extinction de **juin 2026** représentait une victoire opérationnelle réelle, même si temporaire. La route nord des Shahed est, pour l'instant, compromise. Cela ne signifie pas la fin des attaques — la **Russie** dispose d'autres routes et d'autres mécanismes de guidage — mais c'est une limitation tangible de ses capacités de frappe.

*Ces trois jours sont l'illustration parfaite de ce que peut faire une diplomatie coercitive bien calculée. Zelensky n'a pas négocié poliment — il a fixé un terme, exposé les conséquences, et la réalité a bougé. Ce n'est pas de la brutalité — c'est de la clarté. Dans un monde où les acteurs autoritaires ne comprennent que la force, la force de la crédibilité est indispensable.*

## Les victimes silencieuses : ce que les relais biélorusses ont coûté en vies

### Zhytomyr, Rivne, Volyn : les régions sacrifiées

Les régions de **Zhytomyr**, **Rivne** et **Volyn** — situées dans le nord-ouest de l'Ukraine, loin des lignes de front du Donbass — ont payé un prix particulièrement lourd aux drones guidés via les relais biélorusses. Ce sont des régions à dominante agricole et forestière, des villes moyennes qui n'avaient rien de "militaire" à première vue. Mais leurs réseaux électriques, leurs chemins de fer, leurs dépôts de carburant et leurs infrastructures industrielles en faisaient des cibles pour la stratégie russe de destruction systématique de l'économie civile ukrainienne.

Des dizaines de frappes documentées sur ces régions en **2025** et début **2026** correspondent aux routes de vol qui passent par la **Biélorussie**. La destruction de sous-stations électriques dans ces régions a privé des centaines de milliers de personnes de chauffage et d'électricité pendant les mois d'hiver — une torture lente et délibérée. Ce n'est pas de la collusion, c'est de la complicité documentée.

### Le prix humain d'une complicité de Minsk

Zelensky l'a dit clairement dans son ultimatum : "Des civils meurent chaque jour à cause de cela. Des enfants sont blessés." Cette formulation n'est pas rhétorique — elle est factuelle et documentée. Les rapports de l'**ONU** et de l'**UNICEF** sur les victimes civiles ukrainiennes des frappes de drones confirment des dizaines de morts et des centaines de blessés civils dans ces régions depuis le déploiement des relais biélorusses.

La frappe massive du **15 juin 2026** sur **Kyiv** — environ **70 missiles** et plus de **600 drones**, selon l'ambassadeur ukrainien à l'ONU **Andriy Melnik** — est l'exemple le plus récent et le plus dramatique de cette violence de masse. Cette attaque a endommagé la **cathédrale Ouspiensky** dans la laure de Kyiv-Petchersk (**site de l'UNESCO**), le studio de cinéma **Dovzhenko** et d'autres sites culturels. Chaque drone qui frappe une cathédrale porte la signature non seulement de **Poutine**, mais de tous ceux qui ont facilité son guidage.

*Je n'étais pas là. Je ne veux pas prétendre connaître la peur d'une alerte aérienne nocturne à Kyiv. Mais les témoignages que j'ai lus, les images que j'ai vues — la cathédrale noircie, les façades soufflées, les rues jonchées de verre — me rappellent que derrière chaque analyse géopolitique, il y a des gens qui essaient simplement de vivre. Cette réalité ne doit jamais disparaître derrière le jargon de la stratégie.*

## L'excuse biélorusse : "nous n'avons pas le contrôle"

### La rhétorique de l'impuissance comme bouclier

**Loukachenko** et ses représentants ont régulièrement tenté de plaider l'ignorance ou l'impuissance face à l'utilisation du territoire biélorusse par les forces russes. Après l'invasion de **2022**, quand des missiles russes ont été tirés depuis la **Biélorussie**, **Loukachenko** avait dit à **Zelensky** que des roquettes "avaient volé là-bas et qu'ils ne les contrôlaient pas depuis longtemps." **Zelensky** a cité cet échange dans son ultimatum de juin **2026**, soulignant qu'une telle excuse n'était plus crédible.

En effet, si les relais sont installés sur des tours de communication gérées par des opérateurs biélorusses sur un territoire souverain biélorusse, prétendre ne pas les contrôler est soit un mensonge délibéré, soit un aveu d'une perte totale de souveraineté si profonde qu'elle constitue en elle-même un problème grave. Ni l'une ni l'autre de ces positions ne décharge **Minsk** de sa responsabilité.

### Loukachenko coupé de ses défenses aériennes

Un élément particulièrement révélateur de la situation biélorusse est la **déplétion de ses systèmes de défense aérienne** au profit de la **Russie**. Des rapports indiquent que des équipements de défense aérienne biélorusses ont été redistribués vers les forces russes en Ukraine. **Loukachenko** serait donc dans la position paradoxale d'avoir permis à la **Russie** d'installer des équipements offensifs sur son territoire, tout en ayant perdu une partie de ses propres équipements défensifs. Sa dépendance envers **Moscou** est désormais totale et existentielle.

Cette situation explique peut-être la rapidité avec laquelle les relais se sont éteints après l'ultimatum de **Zelensky**. Pas parce que **Loukachenko** a soudainement développé une conscience morale — mais parce qu'il a calculé que le risque de frappes ukrainiennes sur son infrastructure, sans parapluie de défense aérienne, était réel et immédiat. La menace crédible a suffi.

*Loukachenko a fait un choix en 2020 : écraser son peuple plutôt que de laisser la démocratie advenir. Depuis lors, il paye le prix d'une dépendance totale envers Poutine. Aujourd'hui son territoire est une plateforme pour tuer des Ukrainiens, ses défenses aériennes sont parties en Ukraine, et Zelensky le menace directement. La servitude qu'il a choisie pour son peuple, il la subit maintenant lui-même. Il n'y a aucune satisfaction dans cette ironie.*

## La réaction internationale : l'Europe valide la position ukrainienne

### Bruxelles soutient le droit à l'autodéfense

L'**Union européenne** a apporté son soutien explicite à la position ukrainienne après l'ultimatum. Dans une déclaration citée par les médias ukrainiens, Bruxelles a souligné que "**l'Ukraine a le droit à l'autodéfense**" et que le régime biélorusse "assiste la Russie dans sa guerre". Ce soutien formel de l'UE est important : il légitimise l'éventualité d'opérations ukrainiennes contre des cibles sur le sol biélorusse, si celles-ci servent directement à mener des attaques sur l'Ukraine.

Cette position de l'**UE** s'inscrit dans une évolution progressive des positions occidentales depuis **2022**. D'abord très prudents sur toute action pouvant déborder sur le territoire de pays tiers, les alliés de l'Ukraine ont progressivement accepté le cadre légal selon lequel les plateformes de lancement ou de guidage de missiles sur des pays tiers engagent leur responsabilité et peuvent légitimement être neutralisées dans le cadre du droit de légitime défense.

### Les leçons pour l'OTAN : la Biélorussie n'est pas un espace protégé

L'épisode biélorusse a des implications importantes pour la doctrine de l'**OTAN**. Des rapports ont mentionné que les drones guidés via les tours biélorusses ont parfois violé l'espace aérien de **pays de l'OTAN** — **Pologne**, **Roumanie** — en utilisant leurs réseaux mobiles comme relais de signal. Si cela est confirmé, cela signifie que des infrastructures civiles de membres de l'OTAN ont été involontairement utilisées pour des opérations militaires russes contre l'Ukraine.

Cette dimension soulève des questions doctrinales complexes mais urgentes : qu'est-ce qui constitue une "attaque" contre un membre de l'OTAN au sens de l'**Article 5** ? Une utilisation non consentie de l'infrastructure civile d'un allié pour conduire des opérations militaires contre un pays tiers entre-t-elle dans cette définition ? Ces questions ne sont pas tranchées — et leur clarification est une priorité stratégique que l'Alliance doit adresser.

*La question de la doctrine OTAN face à la guerre de drones est fondamentale. Les règles d'engagement ont été écrites pour un monde de missiles et de chars — pas pour un monde de drones qui rebondissent sur les réseaux téléphoniques civils. L'Alliance doit évoluer, et vite. Ce n'est pas de l'alarmisme : c'est de la préparation rationnelle.*

## Le profil technique des Shahed : comprendre l'arme qui frappe

### Un drone iranien au service de la guerre russe

Le **Shahed-136** — renommé **Geran-2** par les Russes pour nier l'origine iranienne — est une arme remarquable dans sa rusticité efficace. C'est un drone-kamikaze de conception simple, à moteur à piston, avec une charge explosive d'environ **40 kilogrammes**. Il vole lentement (**185 km/h** environ), à basse altitude, ce qui le rend difficile à détecter au radar mais relativement vulnérable aux systèmes de défense aérienne modernes. Sa force est dans le nombre : lancés par dizaines, voire centaines simultanément, ils saturent les défenses.

L'**Iran** a fourni des milliers de ces drones à la **Russie**, et la **Russie** en fabrique désormais localement sous licence ou copie. En **2026**, on estime que la **Russie** a utilisé plus de **10 000** Shahed/Geran contre l'Ukraine. Chaque relais biélorusse qui améliore leur guidage représente donc des milliers d'attaques plus précises, plus meurtrières, plus efficaces à détruire les infrastructures ukrainiennes.

### La guerre des contre-mesures : les défenses ukrainiennes s'adaptent

L'**Ukraine** a développé des contre-mesures de plus en plus efficaces contre les Shahed. Les systèmes de défense aérienne occidentaux — **NASAMS**, **Patriot**, **Iris-T** — peuvent intercepter certains de ces drones, mais ils coûtent trop cher par rapport au coût du Shahed pour être utilisés systématiquement. L'**Ukraine** a donc développé en parallèle des systèmes de brouillage électronique, des drones anti-drones, des équipes mobiles de tir de précision qui abattent les Shahed à la kalachnikov ou au fusil de chasse.

La compromission des relais biélorusses s'inscrit dans cette logique de contre-mesures asymétriques. En neutralisant le réseau de guidage plutôt qu'en interceptant chaque drone individuellement, l'Ukraine adopte une approche systémique qui multiplie l'effet de ses actions. Un relais neutralisé peut dégrader des dizaines de frappes potentielles — un rapport coût-efficacité infiniment plus favorable que les interceptions unitaires.

*L'ingéniosité ukrainienne dans la guerre des drones est proprement impressionnante. Un pays de 40 millions d'habitants, sous embargo partiel, confronté à la machine militaro-industrielle d'un empire nucléaire, invente des solutions opérationnelles au jour le jour. Ce n'est pas de la bravoure romantique — c'est de l'intelligence collective sous pression maximale. L'Occident devrait s'en inspirer.*

## La pression militaire ukrainienne en juin 2026 : un contexte de force

### Des frappes profondes qui changent la donne

L'ultimatum biélorusse ne s'est pas produit dans le vide. Il s'inscrit dans une période d'intense pression militaire ukrainienne sur les arrières russes. Dans la nuit du **21** au **22 juin 2026**, des missiles de croisière lancés depuis les airs ont frappé plusieurs cibles stratégiques en profondeur sur le territoire russe. Parmi les objectifs : **le centre spatial de communications "Dubna"** près de Moscou — une colonne de fumée a été observée, l'évaluation des dégâts étant en cours — une **usine critique à Voronezh** produisant des composants électroniques pour les missiles **Iskander**, **Kh-101** et les systèmes **Pantsir-S1**, des postes de commandement en régions de **Belgorod** et **Donetsk**, ainsi que des infrastructures portuaires à **Kavkaz**.

Ces frappes profondes illustrent la nouvelle doctrine opérationnelle ukrainienne : ne plus seulement défendre le front, mais atteindre les capacités productives et logistiques russes. Détruire une usine de composants électroniques à **Voronezh** n'est pas symbolique — c'est couper le flux de pièces qui permettent à la **Russie** de maintenir sa cadence de production de missiles et de systèmes de défense aérienne.

### Melnik à l'ONU : la patience ukrainienne a ses limites

Le **22 juin 2026**, l'ambassadeur ukrainien à l'ONU **Andriy Melnik** a averti le **Conseil de sécurité** que la patience de **Kyiv** n'était "pas illimitée". Si le Conseil continue à choisir une "attitude d'attente", l'**Ukraine** pourrait reconsidérer ses propositions actuelles, y compris son offre d'un cessez-le-feu le long de la ligne de front actuelle — une concession majeure qui représente déjà un abandon de la position officielle de libération de tout le territoire. Il a également rappelé que la **Russie** subit plus de **30 000 pertes par mois** et qu'elle "ne conservera jamais les territoires ukrainiens occupés".

Ces déclarations doivent être lues dans leur contexte : elles sont à la fois une vraie avertissement et un outil de pression diplomatique. L'**Ukraine** joue sur plusieurs tableaux — pression militaire croissante sur les arrières russes, ultimatum à la **Biélorussie**, signaux d'avertissement aux Nations Unies. C'est une stratégie de pression maximale coordonnée qui vise à forcer la **Russie** à la table des négociations à des conditions acceptables.

*Je veux être clair sur ce point : l'Ukraine ne cherche pas une paix qui équivaut à une défaite déguisée. Quand Zelensky parle de « reconsidérer ses propositions », il signifie qu'il pourrait durcir ses exigences — pas les assouplir. Cette signalisation est importante et trop souvent mal lue par les commentateurs occidentaux qui veulent à tout prix voir une Ukraine prête à des concessions territoriales massives. Ce n'est pas ce qui se passe.*

## Zelensky face à Loukachenko : une leçon de diplomatie coercitive

### Ce que cet épisode révèle du style diplomatique de Zelensky

L'épisode des relais biélorusses révèle beaucoup du style diplomatique de **Zelensky**. Ce n'est pas un président qui négocie poliment dans des couloirs feutrés. C'est un président qui nomme les problèmes publiquement, fixe des termes clairs, et crée une pression politique qui rend l'inaction coûteuse pour tous les acteurs concernés. L'ultimatum public était en lui-même un outil : en exposant la complicité biélorusse devant la communauté internationale, il rendait toute défense de **Loukachenko** politiquement plus difficile pour **Moscou**.

Il a également démontré sa capacité à ménager des sorties de crise. La formule "si la Biélorussie ne veut pas être impliquée dans la guerre" laissait à **Loukachenko** la possibilité de présenter son retrait comme une décision souveraine plutôt qu'une capitulation. C'est de la politique savante — dure dans le fond, mais assez habile dans la forme pour permettre à l'adversaire de reculer sans rupture totale.

### Les limites de la victoire : éteint n'est pas démantelé

La prudence de **Zelensky** sur la distinction entre "éteint" et "démantelé" est analytiquement honnête et stratégiquement importante. Des équipements simplement désactivés peuvent être réactivés en quelques heures si la pression se relâche. La **Russie** a montré sa capacité à reconstruire des réseaux similaires après les opérations de **février 2026**. La victoire du **22 juin** est réelle — mais elle n'est pas définitive. L'**Ukraine** devra maintenir une surveillance constante et une posture de pression continue pour s'assurer que cette route de guidage reste compromise.

Et même si les relais biélorusses restent définitivement hors service, la **Russie** s'adaptera. Les ballons porteurs de relais, les Shahed équipés de cartes SIM, les drones relais volants — autant de solutions alternatives en développement ou déjà partiellement déployées. La guerre des drones et des signaux est une course permanente sans ligne d'arrivée clairement définie.

*Ce que Zelensky a réussi ici, c'est une victoire tactique assortie d'un signal stratégique fort : l'Ukraine peut et va agir contre les plateformes qui servent à la tuer, y compris en dehors de son propre territoire. Cette doctrine de défense active est risquée — elle peut mener à des escalades — mais elle est aussi la seule réponse réaliste à une guerre où l'ennemi n'a aucun scrupule à utiliser n'importe quel territoire comme tremplin.*

## La question biélorusse dans le long terme : quelle sortie possible ?

### La Biélorussie après Loukachenko : un enjeu existentiel pour l'Ukraine

Au-delà de la question immédiate des relais, la situation biélorusse pose une question de long terme cruciale pour l'**Ukraine** et pour l'**Europe**. Tant que **Loukachenko** est au pouvoir et dépend de **Moscou**, le territoire biélorusse restera une menace permanente pour le flanc nord de l'Ukraine. La frontière Biélorussie-Ukraine fait **1000 kilomètres** — une frontière que l'Ukraine ne peut pas défendre militairement avec les moyens actuels si elle doit simultanément maintenir un front de **1100 kilomètres** à l'est.

La vraie solution au problème biélorusse est politique : un changement de régime à **Minsk**, ou à défaut une modification profonde de la politique étrangère biélorusse qui permettrait la neutralisation du pays. En **2020**, une majorité de Biélorusses a voté contre **Loukachenko** — un mouvement démocratique qui a été violemment réprimé avec l'appui de **Moscou**. L'**Ukraine** et ses alliés devraient investir davantage dans le soutien à la société civile biélorusse et au gouvernement en exil de **Sviatlana Tsikhanouskaya**.

### Les scénarios post-guerre : vers quelle Biélorussie ?

Une paix durable en **Ukraine** ne peut pas exister avec une **Biélorussie** qui reste une province militaire de la **Russie**. Tout accord futur devra aborder la question du statut biélorusse — neutralité garantie, départ des forces russes, éventuellement le retour vers une démocratie. C'est un agenda ambitieux qui suppose que la **Russie** soit suffisamment affaiblie pour lâcher son emprise sur **Minsk**.

Dans l'immédiat, l'épisode des relais a au moins démontré une chose : les menaces crédibles de l'**Ukraine** peuvent modifier le comportement biélorusse, même à travers l'intermédiaire russe. C'est une information utile pour les diplomates qui travailleront sur le dossier biélorusse dans les mois et années à venir.

*J'ose espérer que la Biélorussie retrouvera un jour sa souveraineté réelle. Le peuple biélorusse mérite mieux que Loukachenko et mieux que la tutelle de Poutine. Mais l'espoir sans stratégie est du wishful thinking. Les alliés de l'Ukraine doivent avoir un plan pour la Biélorussie — pas seulement des sanctions symboliques contre Loukachenko.*

## L'impact sur la stratégie globale de drones russes

### La dépendance russe au guidage externe

L'épisode des relais biélorusses révèle une **vulnérabilité structurelle** dans la stratégie de drones russes : la dépendance à des infrastructures de guidage externes qui peuvent être ciblées, compromises ou neutralisées. Contrairement aux missiles balistiques qui n'ont pas besoin de connexion continue avec leur opérateur, les drones à guidage terminal comme les **Shahed** dépendent d'une chaîne de communications qui a des maillons identifiables et attaquables.

Cette vulnérabilité est une opportunité stratégique pour l'Ukraine et ses alliés. Identifier, cartographier et neutraliser systématiquement les infrastructures de guidage russe — qu'elles soient en **Biélorussie**, dans les territoires occupés ou en **Russie** elle-même — peut dégrader significativement l'efficacité des frappes russes sans nécessiter l'interception de chaque drone individuellement. C'est une forme de guerre électronique et d'infrastructure qui joue sur les points faibles réels du système d'armes russe.

### Vers une doctrine de défense active des infrastructures de guidage

L'expérience ukrainienne de **2026** avec les relais biélorusses pourrait devenir un **cas d'école** pour les doctrines militaires occidentales. Elle illustre l'importance de comprendre la chaîne de commandement et de contrôle complète d'un système d'armes — pas seulement l'arme terminale — et d'identifier les nœuds vulnérables dans cette chaîne. Elle illustre aussi les dilemmes politiques liés aux opérations sur des territoires de pays tiers et la manière de les gérer via une diplomatie coercitive publique et transparente.

Ces leçons sont pertinentes non seulement pour l'**Ukraine** mais pour tout pays qui pourrait se trouver dans une situation similaire — la défense des réseaux d'infrastructure critiques contre des acteurs qui utilisent des territoires tiers pour amplifier leurs capacités offensives.

*Je ne suis pas militaire, et je ne prétends pas maîtriser tous les aspects opérationnels de ce sujet. Mais la leçon générale me semble claire : la guerre moderne exige une compréhension systémique des chaînes d'armes, pas seulement des armes elles-mêmes. Et cette compréhension doit se traduire en doctrine opérationnelle avant que la crise ne frappe — pas pendant.*

## Ce que Loukachenko a choisi de ne pas voir

### La complicité par omission est une complicité entière

**Loukachenko** a eu de nombreuses occasions de refuser la militarisation de son territoire par la **Russie**. Après **2022**, quand des missiles russes ont transité par la **Biélorussie**, il a choisi l'inaction. Quand les premiers relais Shahed sont apparus sur son territoire fin **2025**, il a choisi de ne pas voir. Chaque fois qu'un drone guidé via ces relais a tué un civil ukrainien, **Loukachenko** portait une part de responsabilité.

Cette complicité ne se résume pas à une faiblesse politique face à **Poutine** — même si cette faiblesse est réelle. Elle reflète aussi un choix délibéré : rester au pouvoir en devenant la plateforme arrière de la guerre de **Poutine** contre l'**Ukraine**, en espérant que les conséquences resteraient du côté ukrainien de la frontière. L'ultimatum de **Zelensky** a rappelé à **Loukachenko** que cette espérance était illusoire.

### Les responsabilités pour les crimes de guerre

La question de la **responsabilité juridique internationale** de la **Biélorussie** pour les crimes de guerre commis avec l'appui des infrastructures biélorusses reste ouverte. Des juristes spécialisés dans le droit international humanitaire ont commencé à documenter les cas où des frappes guidées via des relais biélorusses ont ciblé des infrastructures civiles ou des populations non combattantes. Si ces documentation est suffisamment solide, elle pourrait un jour servir de base à des poursuites devant des juridictions internationales.

Ce n'est pas une perspective imminente — les procédures internationales sont longues et complexes. Mais l'histoire montre que les complices de crimes de guerre ne bénéficient pas d'une immunité permanente. Les Nuremberg d'après-guerre, les tribunaux pour l'ex-**Yougoslavie**, la **CPI** — les mécanismes existent. Et les archives numériques de **2026** sont considérables.

*Je crois en la justice internationale — tout en sachant qu'elle est lente, imparfaite et politiquement contrainte. Mais je crois aussi que le fait de documenter, de nommer, de conserver les preuves a une valeur en soi, indépendamment des procédures judiciaires. La mémoire des crimes est une forme de résistance. Et les relais biélorusses qui ont guidé des drones vers des immeubles résidentiels ukrainiens méritent d'être inscrits dans cette mémoire.*

## La Biélorussie après l'ultimatum : reconfiguration ou simple pause ?

### Un retrait tactique ou une capitulation durable ?

La question centrale que posent les stratèges depuis le **22 juin 2026** est simple : la neutralisation des relais biélorusses est-elle permanente ou seulement temporaire ? L'histoire des guerres modernes enseigne que les acteurs sous pression ne renoncent pas définitivement — ils se réorganisent. Si **Loukachenko** a choisi de couper ces relais, c'est parce que le coût immédiat dépassait le bénéfice. Mais dès que la pression ukrainienne se relâchera, ou dès que **Moscou** offrira des compensations suffisantes, la tentation d'un redémarrage existera.

Des analystes spécialisés en guerre électronique estiment que la **Russie** pourrait chercher à déplacer ses relais de guidage vers d'autres zones — possiblement vers des plateformes navales en **mer Noire** ou vers des infrastructures sur le territoire russe lui-même. Ce faisant, elle augmenterait la distance de contrôle et réduirait son efficacité, mais elle éliminerait la vulnérabilité biélorusse. L'adaptation est la marque d'un adversaire qui a appris à survivre sous pression.

### L'avenir de la coopération militaire russo-biélorusse

L'épisode de **juin 2026** a fragilisé, au moins temporairement, la confiance entre **Moscou** et **Minsk**. En coupant les relais sous la pression ukrainienne, **Loukachenko** a envoyé un signal ambigu à **Poutine** : celui d'un partenaire qui a des limites. Cela n'est pas sans conséquences pour la coopération militaire future. **Moscou** devra désormais calculer dans quelle mesure elle peut compter sur l'infrastructure territoriale biélorusse pour ses opérations offensives contre l'**Ukraine**.

Cette fragilisation est une opportunité pour l'**Occident** : maintenir la pression diplomatique sur **Minsk**, faire comprendre à **Loukachenko** qu'un divorce progressif avec **Moscou** — même partiel — ouvre une porte vers une sortie de l'isolement international. Ce n'est pas une stratégie réaliste à court terme, mais à moyen terme, les intérêts de survie politique de **Loukachenko** et les intérêts de sécurité ukrainiens pourraient converger de manière inattendue.

*Je mesure l'audace de ce que j'écris ici — parler de convergence entre **Zelensky** et **Loukachenko** ressemble à de la naïveté politique. Mais les guerres créent des réalignements improbables. **Loukachenko** sait que si **Poutine** perd, sa propre survie devient très incertaine. Ce calcul-là pourrait, un jour, le pousser à choisir autrement. Je n'y crois pas encore. Mais je refuse d'exclure ce scénario.*

## Conclusion : une victoire opérationnelle, un avertissement stratégique

### Le bilan de l'ultimatum biélorusse

L'épisode des relais biélorusses et l'ultimatum de **Zelensky** du **19 juin 2026** se soldent, au **26 juin**, par un résultat immédiat positif : les stations sont silencieuses, les drones se raréfient sur la route nord. C'est une victoire opérationnelle réelle, même si sa pérennité reste incertaine. **Kyiv** a démontré qu'une diplomatie coercitive crédible — adossée à des renseignements précis et à une posture militaire offensive crédible — peut obtenir des résultats rapides même face à des acteurs fonctionnant sous influence russe.

Mais la guerre continue. La **Russie** s'adapte. **Loukachenko** reste au pouvoir. Les drones iraniens continuent d'être produits et livrés. Et chaque nuit, quelque part en **Ukraine**, des familles dorment habillées, prêtes à courir vers les abris à la première sirène. La vraie victoire n'est pas encore là.

### Ce que cet épisode dit de l'Ukraine

Ce que cet épisode dit surtout, c'est que l'**Ukraine** de **Zelensky** n'attend plus. Elle ne supplie plus les alliés pour agir. Elle agit, elle communique, elle presse. Et elle gagne des victoires concrètes, par l'intelligence, par la créativité tactique, par une compréhension fine des leviers de pression disponibles. C'est une Ukraine qui a appris la guerre à la dure depuis quatre ans — et qui en est sortie, paradoxalement, plus forte, plus déterminée, plus capable. C'est le vrai témoignage que j'entends dans les déclarations de **Zelensky** ce mois de juin **2026**.

*Ce témoignage que je veux retenir de cette séquence, c'est celui d'une nation qui s'est transformée sous les bombes — non pas brisée, mais trempée. L'**Ukraine** de **2026** n'est plus la même qu'en **2022**. Elle est plus lucide, plus stratège, plus résiliente. Et cette transformation est peut-être le plus grand échec stratégique de **Poutine** : avoir voulu écraser un peuple et avoir créé à la place une nation indomptable.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Euromaidan Press — Kyiv a donné une semaine à Loukachenko pour retirer les relais de drones russes. Ils se sont tus en trois jours, dit Zelensky — 24 juin 2026](https://euromaidanpress.com/2026/06/24/kyiv-gave-belarus-ruler-week-to-pull-russias-drone-relays-they-went-silent-in-three-days-zelenskyy-says/)

- [Militarnyi — Zelensky : Si la Biélorussie ne veut pas être impliquée dans la guerre, elle doit supprimer les stations relais pour les drones russes — 20 juin 2026](https://militarnyi.com/en/news/zelensky-belarus-must-remove-relay-stations/)

- [RBC-Ukraine — À l'intérieur de l'ultimatum de Zelensky à Loukachenko — 19 juin 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/inside-zelenskyy-s-ultimatum-to-lukashenko-1781893708.html)

- [UNN — Les rétransmetteurs sur le territoire de la Biélorussie ont cessé de fonctionner depuis le 22 juin — Zelensky — 24 juin 2026](https://unn.ua/en/news/relay-stations-on-the-territory-of-belarus-have-ceased-operations-since-june-22-zelenskyy)

### Sources secondaires

- [EU Alive — L'Ukraine intensifie la pression militaire, avertit de réviser les propositions de paix alors que la Russie fait face à des frappes profondes — 23 juin 2026](https://eualive.net/ukraine-intensifies-military-pressure-warns-of-revising-peace-proposals-as-russia-faces-deep-strikes/)

- [RBC-Ukraine — Les vols de drones Shahed diminuent le long de la frontière biélorusse — 24 juin 2026](https://newsukraine.rbc.ua/comment/shahed-drone-flights-drop-along-belarus-border-1782319571.html)

- [Belsat — Quels sont les systèmes relais dont Zelensky parle depuis six mois, et pourquoi a-t-il lancé un ultimatum à Loukachenko — 22 juin 2026](https://en.belsat.eu/93952142/what-are-the-relay-systems-zelenskyy-has-been-talking-about-for-six-months-and-why-did-he-issue-an-ultimatum-to-lukashenka-over-them)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/temoignage-zelensky-contre-loukachenko-une-semaine-pour-eteindre-les-relais-de-l
