# Témoignage : La réunion E5 du 24 juin à Berlin — quand l'Europe dit « assez » à Poutine

> Le 24 juin 2026, les leaders des E5 — la coalition informelle des cinq plus importants soutiens européens de l'Ukraine, réunissant le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Pologne et l'Italie — se sont réunis à Berlin pour une déclaration commune sur le soutien à Kyiv. La déclaration publiée à l'issue de cette réunion, signée par les premiers ministres et chefs d'État des cin

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Portrait
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/temoignage-la-reunion-e5-du-24-juin-a-berlin-quand-l-europe-dit-assez-a-poutine

## Introduction : Berlin, 24 juin 2026 — une déclaration collective de fermeté

### Le format E5 et sa réunion du 24 juin

Le **24 juin 2026**, les leaders des **E5** — la coalition informelle des cinq plus importants soutiens européens de l'**Ukraine**, réunissant le **Royaume-Uni**, la **France**, l'**Allemagne**, la **Pologne** et l'**Italie** — se sont réunis à **Berlin** pour une déclaration commune sur le soutien à **Kyiv**. La déclaration publiée à l'issue de cette réunion, signée par les premiers ministres et chefs d'État des cinq pays, est remarquable dans son ton : directe, ferme, sans les ambiguïtés diplomatiques habituelles. Elle dit que le soutien à l'**Ukraine** « n'a pas de limite temporelle ».

Cette formulation — **pas de limite temporelle** — est délibérée. Elle répond à la stratégie russe de lassitude, qui parie sur l'épuisement des donateurs et le déclin de la volonté politique occidentale. En déclarant explicitement que leur soutien s'inscrit dans le long terme sans condition temporelle, les cinq leaders ferment une porte que **Poutine** cherchait à ouvrir. C'est une décision de communication stratégique autant qu'un engagement politique.

### Les participants et leur poids symbolique

La réunion du **24 juin** rassemble les leaders du **Royaume-Uni** (**Keir Starmer**), de la **France** (**Emmanuel Macron**), de l'**Allemagne** (**Friedrich Merz**), de la **Pologne** (**Donald Tusk**) et de l'**Italie** (**Giorgia Meloni**). Ces cinq pays représentent ensemble la majorité du **PIB européen** et les principales capacités militaires du continent. Leur présence simultanée à **Berlin** avec une déclaration commune envoie un signal de cohésion européenne que **Moscou** ne peut pas ignorer.

La présence de **Meloni** dans ce groupe mérite d'être soulignée. Le gouvernement d'extrême droite italien a parfois donné des signaux ambigus sur le soutien à l'**Ukraine** — mais dans les faits, l'**Italie** a maintenu ses livraisons d'armes et sa solidarité au sein de l'**UE**. La signature de **Meloni** à la déclaration du **24 juin** confirme que même les gouvernements les plus populistes d'Europe occidentale restent alignés sur le soutien à **Kyiv**. C'est important à noter.

*Le format **E5** est une invention pragmatique de la guerre en **Ukraine** — un groupe de contact informel qui permet aux principaux acteurs de se coordonner sans les lourdeurs institutionnelles de l'**UE** ou de l'**OTAN**. Ce format dit quelque chose sur la nature de la diplomatie de crise contemporaine : les structures formelles sont nécessaires pour la légitimité, mais les petits groupes informels sont indispensables pour la rapidité d'action. La réunion du **24 juin** à **Berlin** illustre parfaitement cette réalité.*

## Ce que la déclaration dit — et ne dit pas

### Les engagements concrets de la déclaration

La **déclaration des leaders E5** du **24 juin 2026**, publiée par le gouvernement britannique, va au-delà de la rhétorique de soutien habituelle. Elle annonce des engagements concrets : livraisons continues d'armes et d'équipements de défense, soutien au programme de formation militaire ukrainienne, maintien des sanctions contre la **Russie** jusqu'à retrait complet des troupes russes du territoire ukrainien souverain, et soutien au processus d'adhésion de l'**Ukraine** à l'**Union européenne** et à l'**OTAN**.

Elle contient également un langage fort sur la responsabilité russe pour les destructions en **Ukraine** — faisant référence aux travaux du **tribunal spécial STCA** (qui traite des crimes d'agression) et au processus de saisie des avoirs russes gelés pour la reconstruction ukrainienne. Ce langage sur la responsabilité et la restitution est important : il dit que la coalition occidentale n'envisage pas un simple retour au statu quo ante — elle exige que la **Russie** paie pour ce qu'elle a fait.

### Ce que la déclaration n'a pas osé dire

La déclaration du **24 juin** garde cependant quelques ambiguïtés stratégiques. Elle ne fixe pas de calendrier précis pour l'adhésion de l'**Ukraine** à l'**OTAN**. Elle n'annonce pas de nouvelles sanctions majeures contre la **Russie** au-delà du maintien des mesures existantes. Elle ne précise pas les seuils déclencheurs d'une réponse militaire directe des cinq pays si la situation ukrainienne se dégradait significativement.

Ces silences sont intentionnels. La diplomatie de crise exige de garder des marges de manoeuvre. Fixer des lignes rouges trop précises peut être contre-productif — soit elles sont franchies et créent des crises de crédibilité, soit elles contraignent l'action avant que les circonstances ne soient claires. Les cinq leaders ont choisi la fermeté sur les principes et la flexibilité sur les modalités. C'est une approche pragmatique défendable, même si elle frustre ceux qui voudraient plus de clarté.

*Les silences diplomatiques m'intéressent autant que les déclarations explicites. Quand la déclaration du **24 juin** ne mentionne pas de calendrier d'adhésion à l'**OTAN**, ce n'est pas un oubli — c'est un choix. Ce choix dit que le consensus sur ce calendrier n'est pas encore atteint entre les cinq. Reconnaître que l'accord n'est pas parfait est plus honnête que prétendre à une unité qui n'existe pas entièrement. Je préfère cette honnêteté.*

## La réunion d'Ankara de l'OTAN : le contexte plus large

### E5 comme préparation au sommet d'Ankara

La réunion **E5** du **24 juin** s'inscrit dans le calendrier pré-sommet d'**Ankara**. Les cinq leaders cherchaient à coordonner leurs positions avant le grand rendez-vous de l'**Alliance** — s'assurer que les principales puissances européennes arrivent à **Ankara** avec un message cohérent sur les attentes vis-à-vis du sommet. Cette coordination préalable est une pratique diplomatique classique — mais son formalisation dans un groupe de contact comme **E5** est relativement nouvelle et reflète la densification des mécanismes de coordination sur le dossier ukrainien.

Le succès de cette préparation se mesurera aux résultats du sommet d'**Ankara**. Si les cinq pays arrivent avec une position unifiée — ce que la déclaration du **24 juin** cherche à garantir — ils auront plus de capacité pour influencer les décisions finales du sommet. La force d'un bloc cohérent de cinq grandes puissances européennes dans les discussions de l'**Alliance** de **32 membres** est considérable.

### La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne : voix communes sur Ukraine

Le communiqué commun de la **France**, du **Royaume-Uni** et de l'**Allemagne**, publié par le ministère français des Affaires étrangères, affirme un soutien « indéfectible » à l'**Ukraine** et leur détermination à poursuivre les sanctions contre la **Russie** jusqu'au retrait complet. Cette déclaration trilatérale, en amont et en complément de la déclaration **E5**, dit que le cœur du groupe reste uni sur les fondamentaux — même si des nuances existent sur les modalités.

La coordination franco-britannico-allemande sur l'**Ukraine** a été parfois difficile au cours des quatre dernières années — des divergences sur la vitesse des livraisons d'armes, sur les conditions d'une négociation, sur l'interprétation des lignes rouges. La déclaration du **24 juin** dit que ces divergences n'ont pas rompu le consensus de fond. Les trois puissances sont alignées sur l'essentiel : pas de concession sur la souveraineté ukrainienne, pas de normalisation avec la **Russie** sans retrait complet.

*La relation **France-Royaume-Uni-Allemagne** sur l'**Ukraine** est une de celles qui méritent d'être observées de près. Ces trois pays n'ont pas toujours la même vision de la sécurité européenne — **Brexit**, différences stratégiques, cultures diplomatiques divergentes. Leur unité sur l'**Ukraine** en **2026** dit que la menace russe a produit une convergence que des années de discussions institutionnelles n'avaient pas atteinte. C'est le paradoxe de la guerre : parfois, elle clarifie ce que la paix laissait flou.*

## Le soutien militaire annoncé le 24 juin

### Les nouvelles annonces de livraisons

En marge de la déclaration politique, les cinq pays ont annoncé ou confirmé des paquets d'aide militaire concrets à l'**Ukraine**. Le **Royaume-Uni**, en amont du sommet de récupération de **Gdańsk** et de la réunion **E5**, avait annoncé un paquet de soutien de **380 millions de livres sterling**. La **France** a confirmé la continuation de ses livraisons de missiles **SCALP** et de systèmes de défense aérienne. L'**Allemagne** a réitéré son engagement de livrer des systèmes **Patriot** supplémentaires. La **Pologne** a coordonné ses livraisons dans le cadre de l'accord bilatéral signé avec l'**Allemagne** une semaine plus tôt.

Ces annonces n'ont pas toutes le même poids — certaines sont des réaffirmations d'engagements antérieurs, d'autres sont de nouveaux engagements. Mais l'effet cumulatif est significatif : les cinq pays envoient un signal collectif que les livraisons militaires continuent, que le soutien s'approfondit plutôt qu'il ne se rétracte, et que l'**Ukraine** peut compter sur ces ressources dans les mois à venir.

### La défense aérienne comme priorité absolue

La déclaration des **E5** identifie la **défense aérienne** comme la priorité absolue des livraisons futures à l'**Ukraine**. Cette priorité reflète la réalité du front en **2026** : les frappes russes de missiles et de drones sur les villes et les infrastructures ukrainiennes restent l'une des principales menaces militaires, et la capacité de les intercepter détermine directement la qualité de vie — et la survie — des civils ukrainiens. Chaque système **Patriot**, chaque **IRIS-T**, chaque **NASAMS** livré est une vie potentiellement sauvée.

La coordination entre les cinq pays sur la fourniture de systèmes de défense aérienne — pour éviter les doublons et maximiser la couverture — est l'un des aspects pratiques les plus importants de la réunion du **24 juin**. Gérer la défense aérienne ukrainienne comme un système intégré plutôt que comme une collection de systèmes isolés est une approche plus efficace — et c'est exactement ce que les **E5** cherchent à construire.

*La défense aérienne de l'**Ukraine** — c'est concrètement la protection des maternités de **Kyiv**, des hôpitaux de **Kharkiv**, des marchés de **Lviv**. Quand les **E5** font de la défense aérienne leur priorité, ils disent qu'ils veulent protéger des vies civiles ukrainiennes. Je voulais rendre concret ce que ce choix technique signifie en termes humains. Chaque missile intercepté est un bâtiment qui ne s'effondre pas, une vie qui continue.*

## Starmer et sa déclaration personnelle

### Le discours de Starmer du 24 juin

Le premier ministre britannique **Keir Starmer** a prononcé un discours personnel à l'occasion de la réunion **E5** du **24 juin 2026**, publié sur le site du gouvernement britannique. Ce discours se distingue par sa dimension personnelle — **Starmer** ne parle pas uniquement de politique étrangère britannique mais de ses propres convictions sur ce que représente la guerre en **Ukraine** pour les démocraties mondiales. Il décrit l'**Ukraine** comme « la ligne de front de la démocratie mondiale » — une formulation forte qui ancre le soutien britannique dans un cadre de valeurs plus large que le seul intérêt national.

**Starmer** a également annoncé dans ce contexte la continuation du programme de formation militaire britannique pour les soldats ukrainiens — programme qui a formé plus de **50 000 soldats** depuis **2022**. Ce chiffre est remarquable et souvent sous-médiatisé. Cinquante mille soldats ukrainiens formés aux standards **OTAN** par des instructeurs britanniques — c'est une contribution concrète au potentiel militaire ukrainien dont les effets se mesurent sur le terrain.

### Le Royaume-Uni post-Brexit et sa place dans le soutien à l'Ukraine

La participation active du **Royaume-Uni** dans le format **E5** dit quelque chose d'important sur la géopolitique post-**Brexit**. Exclu des structures de décision de l'**UE**, le **Royaume-Uni** a maintenu — et dans certains domaines renforcé — son engagement dans la sécurité européenne. Le soutien à l'**Ukraine** est précisément le domaine où **Londres** a prouvé que le **Brexit** n'a pas réduit sa pertinence comme acteur majeur de la sécurité du continent.

Le format **E5** — qui inclut le **Royaume-Uni** à égalité avec les membres de l'**UE** — est une reconnaissance implicite de cette réalité. La **France**, l'**Allemagne**, la **Pologne** et l'**Italie** travaillent avec **Londres** parce que la contribution britannique est substantielle et irremplaçable. La crédibilité diplomatique se mesure aux actes. Et sur l'**Ukraine**, les actes britanniques sont parmi les plus substantiels de l'Alliance.

***Keir Starmer** est l'un des chefs de gouvernement européens dont la sincérité sur l'**Ukraine** me semble la plus authentique. Il ne fait pas de la politique sur ce dossier — il exprime une conviction. Cette distinction n'est pas anodine : dans la durée, les convictions sincères sont plus robustes que les calculs politiques. Je souhaite que cette conviction dure plus longtemps que les turbulences politiques qui attendent inévitablement tous les gouvernements.*

## Ce que la réunion E5 signifie pour la stratégie de sortie de guerre

### Les conditions d'une paix acceptable

La déclaration des **E5** du **24 juin** réaffirme les conditions d'une paix que ces cinq pays peuvent accepter : retrait complet des forces russes des territoires ukrainiens souverains reconnus en droit international, respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'**Ukraine**, réparations russes pour les destructions causées, et garanties de sécurité crédibles pour l'avenir. Ces conditions sont claires — et elles sont aussi exactement ce que **Poutine** a refusé jusqu'à présent.

La tension entre ces conditions et la réalité du front est réelle. En **juin 2026**, la **Russie** occupe toujours une partie du territoire ukrainien. Une paix conforme aux conditions des **E5** exige une capacité militaire ukrainienne suffisante pour contraindre la **Russie** à se retirer ou pour tenir jusqu'à ce que les coûts de la guerre deviennent insupportables pour **Moscou**. Le soutien des **E5** — militaire, financier, diplomatique — vise à créer ces conditions. C'est la logique de leur engagement continu.

### Le refus de toute pression sur Kyiv pour négocier des concessions

La déclaration du **24 juin** contient également un message implicite aux voix — notamment dans certains cercles américains et européens — qui suggèrent que l'**Ukraine** devrait accepter des compromis territoriaux pour hâter la paix. Ce message est clair : les **E5** ne mettront pas de pression sur **Zelensky** pour accepter des concessions que l'**Ukraine** jugerait inacceptables. Le droit ukrainien à choisir les conditions de sa paix est réaffirmé — c'est le pays qui porte le fardeau de la guerre qui a le droit de décider des conditions de sa fin.

Cette position est à la fois juste et stratégiquement cohérente. Toute paix imposée par des pressions extérieures à une **Ukraine** épuisée serait instable — elle ne règlerait pas les causes fondamentales du conflit et créerait les conditions d'une guerre future. Les **E5** ont compris que la paix durable requiert une **Ukraine** forte et souveraine dans sa décision. Ce pragmatisme est au coeur de la déclaration du **24 juin**.

*Je veux souligner ce point : les **E5** refusent de pousser l'**Ukraine** à des concessions. Dans un monde où la « realpolitik » suggère parfois de sacrifier les principes pour la convenance du moment, ce refus est un acte de cohérence morale rare. L'**Ukraine** a le droit de choisir. Ce droit doit être défendu — par ceux qui soutiennent l'**Ukraine** comme par ceux qui voudraient une paix rapide à tout prix.*

## La réunion E5 et la société civile ukrainienne

### Ce que Kyiv a retenu du 24 juin

À **Kyiv**, la déclaration des **E5** du **24 juin** a été reçue avec ce mélange de gratitude et d'impatience qui caractérise la relation ukrainienne avec ses alliés occidentaux. Gratitude pour le soutien continu, pour le ton ferme, pour les engagements concrets. Impatience pour la rapidité des livraisons, pour les hésitations sur l'adhésion à l'**OTAN**, pour les nuances diplomatiques qui, vues depuis **Kyiv**, ressemblent parfois à des hésitations.

La communication ukrainienne autour de la réunion **E5** a insisté sur les éléments positifs — les engagements concrets, la fermeté du ton, la continuité du soutien. **Zelensky** a salué la déclaration comme « un signal fort de la solidarité européenne ». Ses proches conseillers ont été plus nuancés en privé, selon les sources disponibles — notant les ambiguïtés sur le calendrier d'adhésion à l'**OTAN** et l'absence de nouvelles sanctions majeures.

### La fatigue ukrainienne et la nécessité du soutien psychologique

Au-delà de la substance militaire et financière, la déclaration des **E5** a une dimension psychologique importante pour la population ukrainienne. Après plus de quatre ans de guerre, la fatigue physique et psychologique est réelle en **Ukraine**. Savoir que les cinq plus grandes puissances européennes se réunissent spécifiquement pour réaffirmer leur soutien « sans limite temporelle » est un message de réassurance qui compte.

Cette dimension psychologique n'est pas accessoire — elle est stratégique. Une population qui croit en la durabilité du soutien de ses alliés résiste mieux moralement. Elle est moins vulnérable à la propagande russe qui tente de convaincre les Ukrainiens que l'**Occident** va les abandonner. La déclaration du **24 juin** ferme une brèche narrative que **Moscou** cherchait à exploiter.

*Je pense à cette femme ukrainienne qui vit depuis quatre ans avec les alertes aux bombes comme fond sonore quotidien. Pour elle, la déclaration des **E5** n'est pas un document diplomatique — c'est un signal que le monde ne l'a pas oubliée. Que des chefs de gouvernement se réunissent pour dire que son pays compte, que son combat a un sens, que l'**Occident** sera là demain comme il l'était hier. Ce message humain vaut plus que tous les milliards d'aide. Et il coûte si peu à dire.*

## Conclusion : Le 24 juin, l'Europe dit ce qu'elle pense vraiment

### Une déclaration qui engage pour le long terme

La déclaration des **E5** du **24 juin 2026** à **Berlin** est un document qui engage les cinq gouvernements signataires pour le long terme. Dire que le soutien à l'**Ukraine** « n'a pas de limite temporelle » est une déclaration politiquement coûteuse — elle peut revenir les hanter si, pour des raisons internes, ils devaient réduire leur soutien. En la signant, ils ont assumé cette responsabilité. C'est un choix de transparence politique qui mérite d'être reconnu.

Ce texte sera étudié et cité dans les prochains mois par toutes les parties au conflit. Par l'**Ukraine** comme garantie de soutien continu. Par la **Russie** comme preuve de l'implication de l'**Occident**. Par les membres de l'**OTAN** et de l'**UE** comme point de référence dans leurs propres débats. La portée de cette déclaration dépasse le **24 juin** — elle s'inscrira dans l'histoire de ce conflit.

### Le défi de la cohérence à long terme

La vraie question posée par la déclaration du **24 juin** est celle de la cohérence à long terme. Les engagements de soutien « sans limite temporelle » seront testés dans les mois et les années à venir — par les résultats militaires sur le front, par les pressions budgétaires, par les changements politiques dans ces pays, par les tensions inévitables dans toute coalition. La solidité de ces engagements se mesurera non pas à leur formulation le **24 juin** mais à leur maintien le **24 décembre**, le **24 juin 2027**, et au-delà.

*Je garde une conviction après avoir analysé la réunion du **24 juin** : quand cinq des plus grandes puissances européennes se réunissent pour dire en choeur « nous serons là », ils créent quelque chose de plus durable que n'importe quelle décision tactique. Ils créent un précédent politique. Et dans la diplomatie, les précédents ont un poids considérable. Je prends au sérieux cette déclaration. J'espère que ceux qui l'ont signée la prendront au sérieux aussi — encore plus dans six mois.*

## Conclusion finale : Berlin, 24 juin — un moment à retenir

### Ce que l'histoire retient des moments comme celui-ci

L'histoire des conflits est jalonnée de réunions diplomatiques qui ont changé le cours des événements — pas parce qu'elles étaient spectaculaires, mais parce qu'elles ont consolidé des engagements qui semblaient vaciller. La réunion **E5** du **24 juin 2026** à **Berlin** pourrait être l'une de ces réunions. Pas une réunion de tournant — la guerre continue, les défis restent. Mais une réunion de consolidation : les cinq principaux soutiens européens de l'**Ukraine** ont choisi la clarté sur l'ambiguïté, la fermeté sur la prudence.

Ce choix a un coût — politique, financier, stratégique. Il a aussi une valeur : il dit à l'**Ukraine**, à la **Russie** et au monde que l'**Europe** a choisi son camp et qu'elle ne changera pas. Cette cohérence est la matière première de la dissuasion et de la paix future. **Berlin**, le **24 juin 2026** — je m'en souviendrai.

### Un message personnel à l'Ukraine

Si des Ukrainiens lisent ces lignes, je veux leur dire directement : la réunion du **24 juin** dit que vous n'êtes pas seuls. Cinq pays parmi les plus puissants d'**Europe** ont réaffirmé que votre combat est leur combat. Ce n'est pas suffisant — rien n'est jamais suffisant quand on est en guerre. Mais c'est réel. Et dans un moment de fatigue collective, les réalités solides sont des ancres précieuses.

*Je termine ce témoignage journalistique avec la conviction que la réunion du **24 juin 2026** à **Berlin** sera reconnue comme l'un des moments où l'**Europe** a tenu sa parole. Tenu. Pas parfaitement. Pas sans hésitations. Mais tenu. Et dans ce conflit qui dure depuis trop longtemps, tenir sa parole, c'est déjà une victoire morale qui prépare la victoire militaire.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Gouvernement britannique — Déclaration des leaders E5, 24 juin 2026](https://www.gov.uk/government/news/e5-leaders-statement-24-june-2026)

- [Gouvernement britannique — Discours du PM Starmer, 24 juin 2026](https://www.gov.uk/government/speeches/pm-remarks-24-june-2026)

- [Diplomatie française — France, UK et Allemagne : soutien indéfectible à l'Ukraine — juin 2026](https://uk.diplomatie.gouv.fr/en/france-uk-and-germany-voice-unwavering-support-ukraine)

### Sources secondaires

- [Kyiv Independent — UK annonce un paquet de 380 millions de soutien à l'Ukraine — juin 2026](https://kyivindependent.com/uk-announces-380-million-ukraine-support-package-ahead-of-key-recovery-conference/)

- [EuroMaidan Press — Couverture réunion E5 Berlin — juin 2026](https://euromaidanpress.com/)

- [Ukrinform — Réaction ukrainienne à la déclaration E5 — juin 2026](https://www.ukrinform.net/)

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