# REPORTAGE : les fusées de Xichang au-dessus de l'ADIZ

> Un lancement civil et une traversée militaire peuvent partager la même trajectoire sans jamais partager la même intention déclarée.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-07-24
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/reportage-les-fusees-de-xichang-au-dessus-de-l-adiz

*Un lancement civil et une traversée militaire peuvent partager la même trajectoire sans jamais partager la même intention déclarée.*

Dans la nuit du **23 au 24 juillet**, alors que **21 sorties** d'avions de l'Armée populaire de libération étaient détectées par le **ministère taïwanais de la Défense**, une autre trace est apparue sur les écrans de surveillance régionaux : des **fusées lancées depuis le centre de Xichang**, dans la province chinoise du Sichuan, ont traversé la **zone d'identification de défense aérienne (ADIZ)** taïwanaise en direction du Pacifique occidental, selon les données compilées dans ce dossier. Ce reportage retrace, heure par heure et source par source, ce que l'on sait de cette trajectoire et ce que sa coïncidence avec le pic aérien du 23 juillet implique.

Le centre de **Xichang** est historiquement un site de **lancement spatial civil et militaire** chinois, utilisé aussi bien pour des satellites commerciaux que pour des essais associés au programme de missiles balistiques. La coïncidence temporelle entre ce lancement et le pic de tension aérienne autour de Taïwan a immédiatement suscité des interrogations chez les analystes de la sécurité régionale, sans qu'aucune source consultée ne permette d'établir un lien de **causalité directe** entre les deux événements.

## La trajectoire documentée par Taipei

### Un survol de l'ADIZ vers le Pacifique

Selon les données du **ministère taïwanais de la Défense**, les fusées lancées depuis **Xichang** ont traversé la **zone d'identification de défense aérienne** taïwanaise avant de poursuivre leur trajectoire vers le **Pacifique occidental**. Cette **route**, qui passe par un espace surveillé en continu par les **radars taïwanais**, place l'événement dans le même cadre de **suivi opérationnel** que les sorties de chasseurs et les mouvements navals recensés durant la même période.

Le passage par l'ADIZ ne constitue pas, en soi, une **violation** de l'**espace aérien souverain** de Taïwan, la zone d'identification étant une construction de **sécurité unilatérale** plutôt qu'une frontière reconnue par le **droit international**. Elle reste néanmoins un indicateur central de **vigilance stratégique** pour Taipei, qui documente systématiquement chaque franchissement, qu'il soit aérien, maritime ou balistique.

*Une ligne tracée sur une carte n'arrête aucune fusée ; elle sert seulement à dire, plus tard, qui savait quoi et à quel moment.*

### Un calendrier resserré avec les autres incidents du 23 juillet

Le lancement des fusées de Xichang s'inscrit dans une **fenêtre de 24 heures** particulièrement chargée : **21 sorties** de chasseurs, **six navires de guerre**, **deux navires officiels** et des **exercices à tir réel** près de Dongshan, selon les sources croisées de Thairath et Reuters. Cette **concentration d'événements** distincts en une seule journée renforce la perception d'une séquence **coordonnée**, même si chaque élément pris isolément pourrait, en théorie, relever d'une **planification indépendante**.

Les **analystes de sécurité régionale** soulignent qu'une telle **densité d'incidents** simultanés, bien que non prouvée comme délibérément orchestrée dans son ensemble, dépasse largement la **fréquence moyenne** observée durant les mois précédents, marqués au contraire par un **recul historique** du volume des sorties aériennes chinoises.

## Ce que le site de Xichang représente stratégiquement

### Un centre à vocation double, civile et militaire

Le **centre de lancement de Xichang** sert depuis des décennies à la fois le **programme spatial civil** chinois et des essais liés aux **capacités balistiques** de l'Armée populaire de libération. Cette **dualité** rend difficile, pour un observateur extérieur, de déterminer avec certitude la nature exacte — civile, militaire ou hybride — de chaque lancement individuel sans accès à des **données de renseignement** plus précises que celles rendues publiques.

Cette **ambiguïté structurelle** constitue, pour Pékin, un avantage stratégique similaire à celui offert par la garde côtière dans le dossier maritime : elle permet de mener des opérations à forte charge symbolique tout en conservant une capacité de **déni plausible** face à toute accusation de provocation militaire délibérée.

*Garder les mains propres tout en envoyant un message reste la compétence la plus recherchée de toute diplomatie coercitive moderne.*

### Un précédent régional déjà documenté

Des **lancements antérieurs** depuis des sites chinois similaires avaient déjà, par le passé, suscité des **protestations diplomatiques** de la part du Japon et de Taïwan lorsque leur trajectoire s'approchait de **zones économiques exclusives** ou de couloirs aériens sensibles. Le cas du 23 juillet s'inscrit donc dans une **pratique déjà observée**, plutôt que dans un précédent totalement inédit, ce qui n'en réduit pas nécessairement la **portée symbolique** dans le contexte actuel de tension accrue.

## La réaction du ministère taïwanais de la Défense

### Un suivi radar sans déclaration d'alerte maximale

Le **ministère taïwanais de la Défense** a suivi la trajectoire des fusées via ses systèmes de **radar longue portée**, sans toutefois déclencher de niveau d'alerte exceptionnel distinct de celui déjà activé pour répondre aux sorties aériennes et aux mouvements navals de la même période. Cette **réponse mesurée** suggère que Taipei considère l'événement comme significatif mais non isolément menaçant pour sa **sécurité immédiate**.

Cette **gestion proportionnée** de l'incident illustre la **difficulté persistante** pour les autorités taïwanaises de calibrer une réponse publique face à des événements dont la nature exacte — essai spatial de routine ou démonstration de capacité balistique — reste sujette à interprétation en l'absence de **confirmation officielle chinoise**.

### Une communication publique volontairement sobre

Les **communiqués taïwanais** relatifs à cet épisode sont restés factuels, se limitant à confirmer la **détection** et le **suivi** de la trajectoire sans qualifier l'événement de **provocation délibérée**, une prudence rhétorique cohérente avec la ligne généralement adoptée par Taipei pour éviter toute escalade verbale susceptible d'être exploitée par Pékin à des fins de propagande.

*Choisir ses mots avec soin, quand chaque phrase peut devenir une preuve, reste une forme de courage rarement reconnue comme telle.*

## L'absence de communication officielle chinoise

### Un silence qui alimente les interrogations

Aucune source consultée ne rapporte de **communiqué officiel chinois** détaillant l'objectif précis du lancement effectué depuis Xichang le 23 juillet, une **absence de transparence** qui contraste avec la pratique habituelle de Pékin de publier des annonces, même succinctes, pour ses **lancements spatiaux civils** les plus significatifs.

Ce silence, qu'il résulte d'une simple routine administrative ou d'un choix délibéré de ne pas attirer l'attention sur la coïncidence temporelle avec les autres incidents du 23 juillet, laisse aux observateurs occidentaux et taïwanais la charge d'interpréter l'événement à partir des seules données de trajectoire disponibles.

*Le silence de Pékin n'est pas une réponse ; c'est une question qu'on laisse délibérément à quelqu'un d'autre le soin de résoudre.*

### Ce que le silence ne permet pas de conclure

L'**absence de communication officielle** ne constitue pas, en elle-même, une **preuve d'intention malveillante** : de nombreux lancements civils chinois ne font l'objet d'aucune annonce publique préalable, une pratique qui précède largement la **crise taïwanaise** actuelle et qui ne peut donc être interprétée isolément comme un **signal spécifique** à cet épisode.

## Le contexte plus large de l'exercice Dongshan

### Des tirs réels à proximité au même moment

La **Chine** a mené, durant la même période, des **exercices militaires à tir réel** près de **Dongshan**, dans le détroit de Taïwan, selon Reuters. Cette **concomitance** entre un exercice naval déclaré et un lancement balistique non commenté publiquement illustre la difficulté, pour les **analystes occidentaux**, de distinguer les éléments d'une même **séquence stratégique** de simples coïncidences de calendrier opérationnel.

Les exercices de Dongshan avaient eux-mêmes suivi de près une rencontre entre le secrétaire d'État américain **Marco Rubio** et le ministre chinois des Affaires étrangères **Wang Yi** à Manille, selon Newsweek, un enchaînement qui renforce la lecture d'une séquence de **démonstration de force** répartie sur plusieurs vecteurs simultanés — aérien, naval et balistique.

*Trois vecteurs qui s'alignent en une seule fenêtre ne racontent jamais tout à fait le hasard.*

### Une architecture de signaux multiples

Cette combinaison de **signaux** — sorties aériennes, exercices navals, lancement balistique — dessine une **architecture de démonstration** plus large que celle suggérée par chaque élément pris isolément, sans pour autant que les sources disponibles permettent d'affirmer avec certitude qu'elle relève d'une **planification unique et centralisée** plutôt que d'une **convergence d'activités** planifiées séparément.

## Les précédents de missiles chinois traversant l'ADIZ

### Une pratique documentée depuis plusieurs années

Des **essais de missiles chinois** traversant tout ou partie de la **zone d'identification de défense aérienne** taïwanaise avaient déjà été documentés par le passé, notamment lors de **périodes de tension accrue** suivant des visites diplomatiques occidentales de haut niveau à Taipei. Ce précédent replace l'épisode du 23 juillet dans une **continuité opérationnelle** plutôt que dans une **rupture radicale** de posture.

Cette **continuité** n'atténue cependant pas la **portée symbolique** de l'événement : chaque répétition renforce, pour les planificateurs militaires taïwanais, la nécessité de maintenir des **capacités de suivi** constantes et fiables face à une menace balistique qui, par nature, laisse peu de temps de réaction en cas d'escalade réelle.

### Le rôle des radars taïwanais dans cette surveillance continue

Le réseau de **radars longue portée** de Taïwan, renforcé au cours des dernières années par des coopérations avec des partenaires occidentaux, constitue l'infrastructure principale permettant de détecter et de suivre ce type de lancement en temps quasi réel, une capacité dont dépend directement la crédibilité de la réponse taïwanaise face à toute escalade future.

*Une infrastructure de détection ne vaut que par la confiance qu'on lui accorde à l'instant précis où elle sonne l'alarme.*

## La lecture japonaise de cet épisode

### Tokyo, voisin vigilant des trajectoires balistiques chinoises

Le **Japon**, dont plusieurs **archipels** se situent à proximité des trajectoires empruntées par les lancements depuis des sites chinois, maintient historiquement une **vigilance étroite** sur ce type d'événement, en coordination étroite avec les autorités taïwanaises et américaines. Aucune source consultée ne rapporte de **réaction publique spécifique** de Tokyo concernant le lancement du 23 juillet, ce qui pourrait refléter soit une **absence de préoccupation** particulière, soit une **gestion strictement discrète** du dossier.

Cette absence de réaction publique japonaise contraste avec la **dénonciation coordonnée** émise un mois plus tôt par les ambassades britannique, allemande et française à Taipei concernant les opérations de la garde côtière chinoise, suggérant que tous les vecteurs de pression chinoise ne suscitent pas le même niveau de réponse diplomatique occidentale.

*Tous les silences diplomatiques ne pèsent pas le même poids ; certains protègent une alliance, d'autres protègent simplement une prudence de circonstance.*

### Une coordination de sécurité régionale qui reste largement discrète

Les mécanismes de **partage de données radar** entre Taïwan, le Japon et les États-Unis, bien que documentés dans leurs grandes lignes par plusieurs analyses de sécurité régionale, ne font l'objet d'aucune communication publique détaillée concernant leur activation spécifique lors de l'épisode du 23 juillet, une opacité qui reste conforme à la pratique habituelle de ce type de coopération sensible.

*La coopération la plus efficace reste souvent celle dont personne ne parle publiquement, jusqu'au jour où elle échoue.*

## La dimension technique du suivi balistique

### Des capacités de détection en constante amélioration

Les **capacités de détection balistique** de Taïwan reposent sur un réseau de **radars longue portée** et de **systèmes satellitaires** partagés avec des partenaires occidentaux, une infrastructure renforcée ces dernières années face à la multiplication des essais chinois dans la région. Cette **amélioration continue** reste néanmoins confrontée à la **vitesse intrinsèque** des trajectoires balistiques, qui laisse peu de **marge de manœuvre** pour une réponse en temps réel.

*Détecter n'est pas empêcher ; un radar qui voit tout ne change rien à la vitesse de ce qu'il regarde passer.*

### La distinction technique entre lancement spatial et essai militaire

Les **experts en balistique** soulignent que la distinction technique entre un lancement spatial civil et un essai lié à des capacités militaires repose souvent sur des **paramètres de trajectoire** subtils, difficiles à communiquer clairement au **grand public** sans risquer de simplifier à l'excès une **réalité technique complexe**.

## Les précédents américains de surveillance de la région

### Une présence américaine déjà établie dans le Pacifique

Les **forces américaines** maintiennent, depuis plusieurs décennies, une capacité de **surveillance continue** du Pacifique occidental, incluant le suivi des **lancements balistiques chinois** depuis des sites comme Xichang, une infrastructure qui complète directement les **capacités taïwanaises** plus limitées géographiquement.

Cette coopération de **renseignement partagé**, bien que rarement détaillée publiquement, constitue un **élément structurant** de la capacité occidentale à interpréter rapidement ce type d'événement, même lorsque les **communiqués publics** restent, comme dans le cas du 23 juillet, particulièrement sobres.

### Le rôle des satellites commerciaux dans la vérification indépendante

Plusieurs entreprises de **surveillance satellitaire commerciale** ont développé, ces dernières années, des capacités permettant de vérifier indépendamment certains lancements depuis des sites chinois, une **source de vérification complémentaire** aux données officielles taïwanaises et américaines, mais dont aucune source consultée ne confirme l'utilisation spécifique pour l'épisode du 23 juillet.

## Le précédent des essais nord-coréens comparé

### Une grammaire régionale déjà connue

La **Péninsule coréenne** offre, depuis plusieurs décennies, un précédent régional de lancements balistiques dont l'interprétation oscille constamment entre **démonstration technique** et **signal politique**, une grammaire que les analystes de sécurité appliquent désormais, par analogie, à certains lancements chinois dont la portée reste ambiguë.

*La Corée du Nord a appris au monde à lire les fusées comme des phrases ; la Chine, elle, préfère les écrire dans une langue que personne n'est censé traduire officiellement.*

### Une différence d'échelle et de statut diplomatique

Contrairement à la **Corée du Nord**, dont les lancements sont systématiquement condamnés par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine bénéficie d'un statut de **puissance spatiale reconnue**, ce qui rend toute condamnation internationale de ses lancements civils nettement plus complexe à justifier juridiquement, même lorsque leur calendrier coïncide avec des tensions régionales.

## Les limites de ce que ce reportage peut établir

### Une trajectoire confirmée, une intention non confirmée

Ce reportage peut établir avec un niveau de confiance élevé la **réalité du lancement** depuis Xichang et sa trajectoire à travers l'ADIZ taïwanaise, ces éléments étant corroborés par les données officielles taïwanaises. Il ne peut, en revanche, établir avec la même certitude l'**intention précise** de Pékin, qu'il s'agisse d'un essai de routine, d'un signal délibéré ou d'une coïncidence de calendrier avec les autres incidents du 23 juillet.

Cette distinction entre **fait établi** et **interprétation prudente** reste au cœur de la méthodologie appliquée dans l'ensemble de cette série, particulièrement importante pour un événement dont la nature technique complique l'attribution d'une intention claire sans accès à des données classifiées.

### Ce que les prochains lancements pourraient révéler

Seule l'observation de **lancements futurs** depuis Xichang ou des sites comparables, en particulier leur fréquence et leur calendrier par rapport aux développements diplomatiques régionaux, permettra de déterminer si l'épisode du 23 juillet relève d'un **schéma récurrent** ou d'un événement isolé sans portée stratégique particulière au-delà de sa coïncidence temporelle avec le pic aérien de la même journée.

## Ce que l'industrie aérospatiale civile en dit

### Un secteur qui préfère la discrétion

Les **opérateurs aérospatiaux civils** chinois, même lorsqu'ils partagent des **infrastructures** avec le secteur militaire, communiquent rarement en détail sur le calendrier précis de leurs lancements avant leur exécution, une pratique standard dans l'industrie qui rend difficile toute **anticipation publique** indépendante de ce type d'événement, même pour des **observateurs spécialisés**.

*Le secret d'un calendrier de lancement n'est pas toujours une stratégie militaire ; parfois, c'est simplement la culture d'une industrie qui n'a jamais appris à parler avant d'agir.*

### Les conséquences pour l'aviation civile régionale

Les **couloirs aériens civils** du Pacifique occidental doivent régulièrement s'adapter aux **zones d'exclusion temporaires** déclarées par la Chine lors de ses lancements depuis Xichang, une **contrainte opérationnelle** qui affecte les compagnies aériennes commerciales indépendamment de la **portée stratégique réelle** de chaque lancement.

## Ce que cette séquence dit de la doctrine chinoise

### Une multiplication délibérée des vecteurs de pression

La combinaison observée le **23 juillet** entre sorties aériennes, mouvements navals, exercices à tir réel et lancement balistique illustre une **doctrine de pression multi-vecteurs** qui semble se dessiner progressivement dans la posture chinoise envers Taïwan, une approche qui complique la tâche des planificateurs de défense taïwanais et occidentaux chargés d'anticiper chaque type de réponse séparément.

Cette doctrine, si elle se confirme dans les mois à venir, obligerait les analystes occidentaux à abandonner une lecture **vecteur par vecteur** du dossier taïwanais au profit d'une approche plus intégrée, combinant simultanément les indicateurs aériens, maritimes et balistiques pour évaluer correctement le niveau réel de tension à un moment donné.

### Une hypothèse à confirmer sur plusieurs mois

Cette lecture reste, à ce stade, une **hypothèse de travail** plutôt qu'une **certitude établie** : un seul épisode, aussi dense soit-il, ne suffit pas à confirmer l'existence d'une doctrine formelle de pression multi-vecteurs, une confirmation qui nécessiterait l'observation répétée de schémas similaires lors de futurs pics de tension régionale.

*Une doctrine ne se prouve jamais en un seul jour ; elle se prouve dans la répétition que personne ne veut admettre avoir remarquée trop tard.*

## Ce que Washington observe depuis ses propres capteurs

### Un partage d'informations qui reste largement confidentiel

Les **agences américaines de renseignement** disposent, selon plusieurs **analyses de sécurité régionale**, de **capacités de suivi indépendantes** des lancements chinois depuis Xichang, dont les conclusions ne sont généralement partagées publiquement qu'à travers des **briefings sélectifs** au Congrès ou des **déclarations officielles ponctuelles**, rarement dans l'immédiat suivant l'événement lui-même.

*Ce que Washington sait et ce que Washington dit restent, dans ce dossier comme dans bien d'autres, deux quantités rarement égales.*

### L'absence de déclaration américaine spécifique au 23 juillet

Aucune source consultée ne rapporte de **déclaration officielle américaine** commentant spécifiquement le lancement du 23 juillet depuis Xichang, une absence qui pourrait refléter soit une évaluation de faible priorité stratégique, soit simplement le délai habituel entre un événement de ce type et toute réaction publique officielle américaine.

## Conclusion

*Une fusée qui traverse une zone de surveillance ne dit jamais, d'elle-même, si elle porte un satellite ou un message ; c'est toujours quelqu'un d'autre qui doit choisir comment la lire.*

Le lancement du **23 juillet** depuis le centre de **Xichang**, traversant l'**ADIZ** taïwanaise en direction du Pacifique occidental, s'inscrit dans une journée déjà marquée par un pic exceptionnel de sorties aériennes, de mouvements navals et d'exercices à tir réel chinois. Cette convergence, documentée par les données croisées du ministère taïwanais de la Défense et de plusieurs agences de presse internationales, illustre la **multiplication des vecteurs** de démonstration de force disponibles pour Pékin, bien au-delà du seul indicateur aérien traditionnellement suivi par les observateurs occidentaux.

Sans céder à une lecture qui transformerait chaque coïncidence de calendrier en preuve d'orchestration délibérée, ce reportage documente une réalité suffisamment claire pour justifier une **vigilance accrue** : la capacité chinoise à combiner, en une seule fenêtre de 24 heures, des signaux aériens, maritimes et balistiques constitue, quelle que soit l'intention précise derrière chacun d'eux, un développement que Taipei et ses partenaires occidentaux ne peuvent plus se permettre d'observer isolément, vecteur par vecteur.

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [21 PLA aircraft, 6 warships detected around Taiwan — Thairath, 24 juillet 2026](https://en.thairath.co.th/news/foreign/2948131)

- [La Chine débute des exercices militaires dans le détroit de Taïwan — Reuters, 23 juillet 2026](https://www.reuters.com/fr/affaires/la-chine-dbute-des-exercices-militaires-dans-le-dtroit-de-tawan-2026-07-23/)

- [Rapport sur les activités militaires chinoises autour de Taïwan — Taipei Times, 24 juillet 2026](https://www.taipeitimes.com/News/front/archives/2026/07/24/2003861284)

### Sources secondaires

- [China stages military drills in key trade waters after Rubio warning — Newsweek](https://www.newsweek.com/china-stages-military-drills-in-key-trade-waters-after-rubio-warning-12227056)

- [Why PLA fighter jet sorties near Taiwan dropped to 3-year low in first half of 2026 — South China Morning Post](https://www.scmp.com/news/china/military/article/3361605/why-pla-fighter-jet-sorties-near-taiwan-dropped-3-year-low-first-half-2026)

- [Taiwan reports 8 PLA jets, 6 ships amid heightened Chinese activity — Newsable Asianet](https://newsable.asianetnews.com/world/taiwan-reports-8-pla-jets-6-ships-amid-heightened-chinese-activity-articleshow-fycihmk)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/reportage-les-fusees-de-xichang-au-dessus-de-l-adiz
