# REPORTAGE : Le Royaume-Uni envoie 752 millions de livres — 150 000 drones et 350 missiles pour l'Ukraine

> Le 23 juin 2026, le secrétaire d'État britannique à la Défense Dan Jarvis a annoncé le plus important paquet d'aide militaire britannique à l'Ukraine depuis le début de la guerre totale : 752 millions de livres sterling (ERA), incluant 150 000 drones et plus de 350 missiles de défense aérienne, le tout à livrer avant la fin 2026. Ce n'est pas une déclaration d'intention — c'est

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/reportage-le-royaume-uni-envoie-752-millions-de-livres-150-000-drones-et-350-mis

## Introduction : la plus grande vague de matériel britannique depuis le début du conflit

### Une annonce qui change les données de la guerre des drones

Le **23 juin 2026**, le secrétaire d'État britannique à la Défense **Dan Jarvis** a annoncé le plus important paquet d'aide militaire britannique à l'Ukraine depuis le début de la guerre totale : **752 millions de livres sterling** (**ERA**), incluant **150 000 drones** et plus de **350 missiles de défense aérienne**, le tout à livrer avant la fin **2026**. Ce n'est pas une déclaration d'intention — c'est un paquet contractualisé, financé par un mécanisme inédit adossé aux avoirs souverains russes immobilisés, et dont les premiers éléments sont déjà en transit.

Ce paquet représente une accélération qualitative et quantitative du soutien britannique à l'Ukraine en matière de guerre des drones et de défense aérienne. Les **150 000 drones** constituaient en **juin 2026** le plus grand transfert de systèmes autonomes jamais annoncé par un seul pays à l'Ukraine. Les **350 missiles** — dont des **LMM (Lightweight Multirole Missile)** fabriqués par **Thales** — apportent une capacité d'interception complémentaire aux systèmes existants. Et les **systèmes radar** inclus dans le paquet améliorent la couverture de détection des menaces aériennes ukrainiennes sur plusieurs secteurs du front.

*150 000 drones livrés avant la fin 2026 — c'est le genre de chiffre qui doit faire réfléchir à Moscou. Pas parce que chaque drone est infaillible, mais parce que la masse, dans la guerre moderne des drones, est elle-même une stratégie.*

## Le mécanisme ERA : des actifs russes au service de la défense ukrainienne

### Comment le Royaume-Uni finance ce paquet

La source de financement de ce paquet est aussi importante que son contenu : le **mécanisme ERA (Extraordinary Revenue Acceleration)**, créé par le **Royaume-Uni** et adossé aux **avoirs souverains russes immobilisés** dans les institutions financières britanniques. Ce mécanisme utilise les revenus générés par les actifs russes gelés — ou les garantit comme collatéral pour des emprunts — pour financer l'aide militaire et économique à l'Ukraine.

Le **Royaume-Uni** est l'un des pionniers de cette approche, avec les **États-Unis** et leurs mécanismes similaires. L'**ERA** permet de transformer les actifs russes gelés en ressources directement utilisables pour soutenir l'Ukraine sans peser sur le budget courant britannique — une ingénierie financière qui répond à la fois aux contraintes budgétaires domestiques et à la pression politique de faire payer l'agression par l'agresseur. Les **752 millions de livres** annoncés le **23 juin** constituent la plus grande tranche ERA déployée jusqu'à ce jour par Londres.

### La structure du paquet : drones, missiles, radar

Les **150 000 drones** inclus dans le paquet couvrent plusieurs catégories selon les informations disponibles : des **drones FPV** pour des missions tactiques à courte portée, des **drones de reconnaissance** et des **drones de frappe intermédiaires**. La diversité des types reflète une doctrine d'emploi sophistiquée qui combine surveillance, ciblage et attaque dans une chaîne d'effets intégrée.

Les plus de **350 missiles** incluent les **LMM (Lightweight Multirole Missile)** de **Thales**, un missile léger polyvalent capable d'engager des cibles aériennes à faible et moyenne altitude — notamment des drones **Shahed** et des hélicoptères d'attaque. Le **LMM** est un système éprouvé, utilisé par les forces armées britanniques sur plusieurs plateformes, et son transfert à l'Ukraine constitue une augmentation capacitaire significative pour la défense à basse altitude des points critiques ukrainiens.

*Les LMM de Thales sont des missiles précis, légers et relativement peu coûteux pour ce qu'ils font. Les donner à l'Ukraine pour abattre des Shahed iraniens, c'est utiliser l'ingénierie occidentale pour protéger les civils ukrainiens. Il y a une logique morale et stratégique dans ce choix.*

## 150 000 drones : la stratégie de la masse

### Pourquoi le nombre compte dans la guerre des drones

La guerre en Ukraine a démontré que la supériorité dans la guerre des drones ne se réduit pas à la performance technique d'un modèle particulier — elle se mesure à la capacité de produire, d'approvisionner et de déployer des drones en masse suffisante pour saturer les défenses adverses et maintenir une pression constante sur plusieurs axes simultanément. La **Russie** a investi massivement dans cette logique de masse avec ses drones **Shahed**, produits par centaines par mois dans des usines que l'Ukraine a ciblées à plusieurs reprises.

Le transfert de **150 000 drones** britanniques répond à cette logique de masse du côté ukrainien. En disposant de stocks suffisants pour conduire des opérations intensives sans épuiser ses ressources après quelques vagues, l'Ukraine peut maintenir la pression sur les lignes logistiques russes, sur les systèmes de défense aérienne ennemis et sur les positions blindées avancées. La masse crée la flexibilité opérationnelle — et la flexibilité opérationnelle crée les opportunités de percées tactiques.

### L'industrie britannique des drones : une opportunité de supply chain

L'annonce du paquet **Dan Jarvis** a été présentée en partie comme une opportunité pour l'industrie britannique des drones. Le titre de l'analyse de **Defence Online** mentionnait explicitement l'ouverture de « **significant supply chain opportunity** » — une occasion pour les entreprises britanniques de se positionner comme fournisseurs dans ce contrat massif. En France et en Allemagne, des mécanismes similaires ont catalysé des investissements industriels dans des filières de drones civils reconvertis pour usage militaire.

Pour le **Royaume-Uni**, qui cherche depuis le **Brexit** à consolider sa position de puissance technologique et industrielle en dehors du marché unique européen, les contrats de défense ukrainiens représentent une opportunité commerciale concrète doublée d'un positionnement stratégique. Les entreprises britanniques qui livrent des drones à l'Ukraine aujourd'hui construisent des relations industrielles et des références techniques qui détermineront leurs positions de marché dans le secteur de la défense pour la prochaine décennie.

*Aider l'Ukraine à gagner sa guerre et développer son industrie de défense simultanément — ce n'est pas du cynisme. C'est de la politique industrielle cohérente avec des valeurs. Les deux peuvent coexister. Ils doivent coexister.*

## La défense aérienne ukrainienne : des lacunes persistantes malgré les livraisons

### Ce que 350 missiles supplémentaires changent — et ce qu'ils ne changent pas

L'Ukraine maintient en **juin 2026** un système de défense aérienne multicouche qui combine des systèmes lourds (**Patriot PAC-2**, **NASAMS**), des systèmes de moyenne portée (**IRIS-T**, **Hawk**) et des systèmes légers pour la basse altitude. Les **350 missiles supplémentaires** annoncés par le **Royaume-Uni** renforcent la couche basse du dispositif — celle qui intercept les drones **Shahed** et les munitions rôdeuses à basse altitude.

Mais les lacunes les plus critiques dans la défense aérienne ukrainienne se situent à la couche supérieure : l'interception des **missiles balistiques** et des **missiles de croisière** à haute altitude qui continuent de frapper les infrastructures ukrainiennes. Le paquet britannique du **23 juin** ne comble pas cette lacune — il la complète par le bas. La résolution des lacunes à haute altitude dépend de livraisons de missiles **Patriot PAC-2** et **PAC-3**, de **NASAMS** supplémentaires et d'intercepteurs développés localement comme le **Freya**.

### Les systèmes radar : la conscience situationnelle avant tout

L'inclusion de **systèmes radar** dans le paquet britannique est peut-être la composante la moins médiatisée mais l'une des plus stratégiquement significatives. La **défense aérienne efficace** ne dépend pas seulement du nombre de missiles — elle dépend de la qualité de la conscience situationnelle, c'est-à-dire de la capacité à détecter, identifier et suivre les menaces aériennes avant qu'elles n'atteignent leur cible.

Les systèmes radar ukrainiens ont subi des pertes considérables depuis **2022**, victimes de missiles de suppression des défenses anti-aériennes russes (**HARM** initialement, puis des munitions russes développées spécifiquement pour cibler les radars). Chaque radar supplémentaire livré à l'Ukraine améliore la couverture de détection et réduit les angles morts que les drones et missiles russes exploitent. Le **Royaume-Uni** a compris que les munitions d'interception sans yeux pour les guider sont moins efficaces que la combinaison des deux.

*Dans la guerre aérienne, le radar est l'oreille avant que le missile soit le poing. Livrer des missiles sans radars, c'est équiper un boxeur avec un bandeau sur les yeux. Le Royaume-Uni a fait le bon calcul en incluant les deux.*

## La livraison avant fin 2026 : un défi logistique

### La chaîne logistique de l'aide militaire à l'Ukraine

L'engagement de livrer **150 000 drones et 350 missiles avant fin 2026** représente un défi logistique substantiel. Les livraisons d'équipements militaires à l'Ukraine transitent généralement par la **Pologne** et d'autres pays frontaliers, en utilisant des routes terrestres (camions, rail) pour contourner les interdictions aériennes. Cette logistique est rodée depuis **2022**, mais la volumétrie de ce paquet — notamment les **150 000 drones** qui requièrent un conditionnement et une manutention spécifiques — représente une contrainte supplémentaire.

Les délais de livraison courent sur **six mois** — juillet à décembre **2026**. Ce délai est suffisant pour organiser les transports en plusieurs vagues, mais il implique une planification logistique rigoureuse entre le **Ministère de la Défense britannique**, les industriels fournisseurs, les transitaires et les autorités ukrainiennes réceptrices. Les précédents paquets britanniques — notamment les livraisons de missiles **ATGM NLAWs** en **2022** et les **Storm Shadow** en **2023** — montrent que le **Royaume-Uni** dispose d'une capacité logistique éprouvée pour ce type de livraison.

### La sécurité des livraisons face aux menaces russes

La **Russie** a régulièrement tenté d'interférer avec les routes d'approvisionnement ukrainiennes, en frappant des gares de triage, des dépôts logistiques et des voies ferrées à l'intérieur de l'Ukraine. Le maintien de ces routes d'approvisionnement — et leur protection contre les frappes russes — est une priorité opérationnelle permanente pour les forces ukrainiennes et leurs partenaires logistiques. La dispersions des stocks sur plusieurs sites, la rotation des routes et l'utilisation de nuits courtes pour les transferts les plus risqués font partie de cette logistique de guerre.

Les **150 000 drones** présentent un profil logistique différent des chars ou des systèmes d'artillerie : ils sont légers, nombreux et peuvent être conditionnés en grands volumes. Ils peuvent transiter par des routes moins visibles que les convois de blindés. Mais leur grand nombre implique que les transferts s'étaleront sur plusieurs mois — ce qui les expose à des fenêtres d'opportunité pour les services de renseignement russes qui cherchent à localiser et frapper les convois d'approvisionnement.

*Livrer 150 000 drones en Ukraine sans que les Russes en détruisent une part significative en transit — c'est un défi de renseignement et de logistique autant que de fabrication. Les équipes qui gèrent ces transferts font un travail invisible et indispensable.*

## Le contexte stratégique : l'opération de 40 jours de Zelensky

### Timing et synergie avec la pression ukrainienne sur la Russie

L'annonce du paquet britannique du **23 juin 2026** intervient dans le contexte de l'opération de **40 jours** lancée par le président **Zelensky** — une campagne intensive menée par le **SBU** visant à multiplier les pressions sur les infrastructures russes, notamment en **Crimée** et dans les zones de production énergétique en profondeur de territoire russe. Cette synergie entre les livraisons d'armements et les opérations en cours n'est pas fortuite.

Les **150 000 drones** britanniques arriveront pendant ou immédiatement après cette opération de **40 jours**, ce qui signifie que l'Ukraine bénéficiera d'un renforcement substantiel de ses stocks à un moment où ses opérations offensives de drones sont les plus intenses depuis le début de la guerre. Ce timing — qui est probablement le résultat d'une coordination entre les équipes de planification ukrainiennes et britanniques — maximise l'impact opérationnel du paquet.

### Le soutien britannique : une constante à long terme

Le **Royaume-Uni** a été l'un des premiers partenaires à fournir à l'Ukraine des systèmes d'armes offensives — les missiles antichar **NLAW** livrés en **janvier 2022**, les missiles **Storm Shadow** en **2023**, les formations de pilotes de chasseurs. Sa politique de soutien a été plus cohérente et moins hésitante que celle de certains partenaires continentaux. Le paquet du **23 juin 2026** s'inscrit dans cette continuité — mais il représente également une montée en échelle dans le soutien aux capacités de drones qui n'avait pas été atteinte jusqu'à présent.

Le gouvernement **Starmer** a maintenu la ligne tracée par ses prédécesseurs sur le soutien à l'Ukraine, tout en cherchant à s'assurer que ce soutien est financé par des mécanismes qui ne pèsent pas uniquement sur le contribuable britannique — d'où l'importance stratégique du mécanisme **ERA** adossé aux actifs russes. C'est une politique publiquement défendable et financièrement soutenable qui pourrait servir de modèle à d'autres partenaires.

*Le Royaume-Uni a compris que la cohérence à long terme du soutien à l'Ukraine vaut plus que des gestes spectaculaires ponctuels. 752 millions de livres, 150 000 drones, un mécanisme de financement par les actifs russes — c'est de la politique de sécurité pensée sur le long terme.*

## La comparaison avec d'autres paquets d'aide drone

### Ce paquet dans le paysage global de l'aide à l'Ukraine

Pour mettre en perspective le paquet britannique de **752 millions de livres**, il faut le comparer aux autres contributions récentes. Les **États-Unis** avaient annoncé des paquets de plusieurs milliards de dollars en **2025-2026**, mais incluant une plus large proportion d'armements lourds. L'**Allemagne** a contribué avec des systèmes d'artillerie et des blindés. La **France** a livré des missiles **Scalp** et des systèmes de défense aérienne. Le paquet britannique se distingue par sa spécialisation dans les drones et les missiles légers — un créneau que les Britanniques ont choisi d'occuper de manière dominante.

Cette spécialisation par capacité — chaque partenaire contribuant dans les domaines où son industrie est la plus compétitive — est l'une des caractéristiques les plus efficaces de la coalition de soutien à l'Ukraine. Elle évite les redondances et assure une couverture de l'ensemble du spectre des besoins ukrainiens. Le **Royaume-Uni** en matière de drones, l'**Allemagne** en matière de blindés, la **France** en matière de missiles de croisière, la **Pologne** en matière de munitions — chacun dans son domaine de force.

### Le déficit américain et ce qu'il signifie

En contrepoint, le rapport sur le quasi-milliard de dollars de crédits d'armements américains non utilisés pour l'Ukraine — révélé par **RBC Ukraine** le **27 juin 2026** — illustre la tension persistante entre les engagements annoncés et les capacités de livraison effective. Ces crédits non dépensés ne signifient pas que les **États-Unis** n'ont pas aidé l'Ukraine — ils signifient que les procédures administratives de mise en œuvre sont parfois plus lentes que les besoins opérationnels. La comparaison avec la rapidité d'exécution britannique est instructive.

L'engagement britannique de livraison avant **fin 2026** est précisément calibré pour éviter ce type de décalage entre annonce et exécution. La crédibilité du soutien occidental à l'Ukraine dépend non seulement des montants annoncés, mais des délais de livraison effectifs. Sur ce critère, le paquet britannique du **23 juin 2026** marque un point d'excellence — à condition que la livraison tienne ses promesses.

*Promettre et livrer — c'est la différence entre l'allié qui compte et l'allié qui flatte. Le Royaume-Uni a choisi d'être dans la première catégorie. L'Ukraine — et l'histoire — noteront la différence.*

## Le soutien britannique dans le contexte de la stratégie OTAN globale

### Le Royaume-Uni comme pilier du soutien occidental

Le **Royaume-Uni** — malgré son départ de l'**UE** — a maintenu et renforcé son rôle de premier plan dans le soutien à l'**Ukraine**. L'annonce d'un paquet de **£752 millions** en drones et missiles illustre une réalité : **Londres** a fait du soutien à l'**Ukraine** une priorité de sa politique étrangère post-**Brexit**, utilisant cette cause pour réaffirmer sa place dans le paysage de la sécurité européenne. Ce positionnement a une logique géopolitique claire — le **Royaume-Uni** reste une puissance militaire de première importance, avec des capacités de renseignement, de formation et d'armement que peu de pays européens peuvent égaler.

La spécialisation britannique dans les systèmes de drones et de missiles à longue portée correspond directement aux lacunes les plus critiques de l'**Ukraine**. Le transfert de capacités en matière de **drones marins** en est un exemple emblématique — le **Royaume-Uni** a non seulement fourni des équipements mais aussi le savoir-faire technologique qui a permis à l'**Ukraine** de développer ses propres capacités de guerre navale asimétrique. Ce transfert de savoir-faire est aussi précieux que le matériel lui-même.

### La coordination avec les alliés et la valeur ajoutée britannique

Dans le cadre de l'**OTAN**, le **Royaume-Uni** joue un rôle de coordinateur et de facilitateur entre les alliés sur le dossier ukrainien. Sa relation spéciale avec les **États-Unis** lui permet de faire le lien entre la politique américaine — parfois volatile sous l'administration **Trump** — et les partenaires européens. Cette fonction de pivot est précieuse dans un contexte où la cohésion de l'Alliance est sous pression.

La formation des pilotes ukrainiens sur **F-16** en **Angleterre**, les programmes d'entraînement pour les forces spéciales ukrainiennes, le partage de renseignements — autant d'activités qui ne font pas la une mais qui contribuent de manière substantielle à la capacité de combat ukrainienne. Le paquet de **£752 millions** est la face visible d'un soutien britannique qui est, en réalité, beaucoup plus vaste et plus profond.

*Le Royaume-Uni a trouvé dans le soutien à l'Ukraine une cause qui lui permet de réaffirmer sa vocation internationale post-Brexit. Cette motivation n'est pas purement altruiste — mais elle produit des résultats concrets pour l'Ukraine. Dans la diplomatie, les intérêts convergents sont plus solides que la pure solidarité. Londres et Kyiv ont des intérêts convergents. C'est une base durable.*

## Conclusion : 752 millions de livres, un investissement dans la sécurité collective

### Ce que ce paquet dit de la stratégie britannique

Le paquet de **752 millions de livres** annoncé par **Dan Jarvis** le **23 juin 2026** est bien plus qu'une ligne dans le budget de défense britannique. C'est une déclaration de stratégie : le **Royaume-Uni** a décidé de jouer un rôle de premier plan dans la fourniture des capacités qui définissent la guerre moderne — les drones, les missiles légers, la conscience situationnelle radar. Et il a décidé de financer cela en faisant payer la Russie via ses actifs gelés.

C'est une politique cohérente, financièrement intelligente et moralement justifiable. Elle maximise l'impact sur l'Ukraine tout en minimisant les coûts pour le contribuable britannique. Et elle envoie un signal clair à **Moscou** : la **Grande-Bretagne** n'est pas en train de se lasser. Elle se professionnalise. Elle systématise son soutien. Et les **150 000 drones** en route vers l'Ukraine en sont la preuve la plus concrète.

### Ce qui reste à faire

Malgré ce paquet significatif, des lacunes cruciales persistent dans la défense aérienne ukrainienne — notamment pour l'interception des missiles balistiques et des missiles de croisière à haute altitude. Ces lacunes ne pourront pas être comblées par des drones légers ou des missiles **LMM**. Elles requièrent des livraisons de systèmes **Patriot** et de leurs missiles, des systèmes **NASAMS** supplémentaires et une production accélérée d'intercepteurs domestiques comme le **Freya**. Le paquet britannique est une contribution majeure — mais il s'inscrit dans un effort collectif qui doit se poursuivre et s'intensifier pour répondre à la totalité des besoins ukrainiens.

*£752 millions en drones et missiles. Ce n'est pas de la charité — c'est de la politique étrangère calculée, de la coopération de défense stratégique, et de la solidarité démocratique mêlées en un seul chèque. Le Royaume-Uni a compris quelque chose d'important : une Ukraine qui tient est dans son intérêt direct. Cela se paie. Cela vaut ce prix.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Defence Online — Paquet de drones et de défense aérienne de 752M£ pour l'Ukraine — 23 juin 2026](https://www.defenceonline.co.uk/2026/06/23/752m-uk-drone-and-air-defence-package-for-ukraine-opens-significant-supply-chain-opportunity/)

- [Army Recognition — Le Royaume-Uni va livrer 150 000 drones et 350 missiles de défense aérienne à l'Ukraine d'ici 2026 — 27 juin 2026](https://www.armyrecognition.com/news/army-news/2026/uk-to-deliver-150000-drones-350-air-defence-missiles-and-radars-to-ukraine-by-2026)

### Sources secondaires

- [RBC Ukraine — Le Pentagone n'a pas utilisé près d'un milliard de dollars réservé aux armes ukrainiennes — 27 juin 2026](https://newsukraine.rbc.ua/news/pentagon-did-not-use-nearly-1-billion-set-1782541533.html)

- [Euromaidan Press — Vers des cieux dégagés ? Ce que l'Ukraine tire de la réunion Ramstein — 24 juin 2026](https://euromaidanpress.com/2026/06/24/freya-interceptor-ukraine-patriot/)

- [Kyiv Independent — L'Ukraine rapatrie 160 prisonniers de guerre dans un échange avec la Russie — 27 juin 2026](https://kyivindependent.com/ukraine-war-latest-ukraine-brings-home-160-pows-in-new-exchange-with-russia/)

- [United24Media — L'Ukraine lance une vague record de frappes sur l'industrie de défense russe en juin — 28 juin 2026](https://united24media.com/war-in-ukraine/ukraine-launches-record-wave-of-strikes-on-russias-defense-industry-in-june-20234)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/reportage-le-royaume-uni-envoie-752-millions-de-livres-150-000-drones-et-350-mis
