# REPORTAGE : la doctrine de frappe multithéâtre de Kiev

> Une nuit de juillet 2026, vingt navires de la flotte fantôme russe sont touchés en une seule vague de drones ukrainiens. Le même dix jours, le total cumulatif grimpe à cent trente-six navires visés.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-07-23
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/reportage-la-doctrine-de-frappe-multitheatre-de-kiev

## Introduction

Une nuit de **juillet 2026**, vingt **navires** de la **flotte fantôme russe** sont touchés en une seule vague de **drones** **ukrainiens**. Le même dix jours, le total cumulatif grimpe à **cent trente-six** **navires** visés. À des centaines de kilomètres de là, un dépôt **pétrolier** explose dans l'oblast de **Moscou**. Ce ne sont plus des incidents isolés : c'est une doctrine. *Quand la mer, la terre profonde et le renseignement sont frappés dans la même fenêtre de dix jours, il ne s'agit plus de coïncidence mais de méthode.*

Ce reportage reconstitue, à partir de sources **ukrainiennes**, occidentales et institutionnelles documentées entre le 6 et le 23 juillet 2026, l'anatomie d'une campagne militaire qui **frappe** désormais sur plusieurs théâtres simultanés : **mer Noire**, profondeur territoriale **russe**, zones occupées.

Cette ligne éditoriale reste pro-occidentale et pro-ukrainienne, sans jamais transformer une allégation en certitude lorsque la source demeure unilatérale.

## Sur les quais de la mer Noire, une campagne de dix jours qui redessine la carte

### Vingt navires en une nuit, cent trente-six en dix jours

Selon des informations relayées par **Euromaidan Press**, les **drones** navals **ukrainiens** ont touché vingt navires de la **flotte fantôme russe** en une seule nuit à la mi-juillet 2026, portant le total cumulatif des dix jours précédents à cent trente-six unités visées, un **chiffre** qui, s'il se confirme dans son intégralité, représenterait l'une des campagnes maritimes les plus denses documentées depuis le début du **conflit**.

Cette accumulation rapide de **cibles** maritimes frappées suggère une **capacité** de production et de déploiement de drones navals largement supérieure à ce qu'elle était il y a seulement un an, une évolution technologique qui mérite d'être nommée sans être présentée comme définitivement vérifiée par une source tierce **indépendante**. *Cent trente-six navires en dix jours, même partiellement invérifiés, dessinent une **tendance** qu'aucun démenti russe n'est venu contredire publiquement.*

### La flotte fantôme, rouage discret des exportations pétrolières russes

La **flotte fantôme** désigne l'ensemble des pétroliers vieillissants et souvent immatriculés sous pavillon de complaisance que la **Russie** utilise pour **continuer** à exporter son pétrole malgré les **sanctions** occidentales, un mécanisme documenté depuis plusieurs années par des analystes maritimes et des journalistes spécialisés dans les questions énergétiques.

Chaque navire mis hors service, temporairement ou durablement, représente un coût de remplacement et d'assurance supplémentaire pour **Moscou**, une pression économique cumulative qui s'ajoute aux **sanctions** officielles sans nécessiter d'accord **diplomatique** multilatéral.

## À Podolsk, l'explosion qui a rapproché la guerre de la capitale russe

### Un dépôt pétrolier en flammes à quatre cents kilomètres de la frontière

Le 20 juillet 2026, une colonne de fumée s'est élevée au-dessus d'un dépôt pétrolier et logistique situé dans l'oblast de **Moscou**, près de la ville de **Podolsk**, selon des informations rapportées par le **Kyiv Independent**, une distance de plus de **quatre cents kilomètres** depuis la frontière ukrainienne qui illustre la portée désormais atteinte par les **capacités de frappe ukrainiennes**.

Le président **Volodymyr Zelensky** a confirmé directement, le jour même, que les forces **ukrainiennes** étaient responsables de cette **frappe**, une reconnaissance rapide et publique qui contraste avec la prudence habituelle de **Kiev** sur les opérations en profondeur du **territoire russe**. *Revendiquer une frappe à quatre cents kilomètres de la frontière n'est jamais un simple communiqué ; c'est un message adressé à tous les publics à la fois.*

### Une frappe qui s'inscrit dans une série documentée depuis le 18 juillet

Selon **Ukrainska Pravda**, cette frappe du 20 juillet fait suite à une précédente frappe documentée dans le même oblast le 18 juillet 2026, une répétition rapprochée dans le temps qui renforce l'hypothèse d'une stratégie délibérée plutôt que d'une opportunité tactique isolée et ponctuelle.

Le **Kyiv Independent** a également rapporté, le même jour que la frappe de **Podolsk**, que sept navires supplémentaires de la **flotte fantôme** et sept installations énergétiques en **Crimée** avaient été visés, confirmant la simultanéité des théâtres frappés.

## Dans les couloirs de Kiev, la naissance d'un commandement dédié

### Le 11 juillet, une réorganisation institutionnelle qui explique tout le reste

Selon des informations rapportées par **New Voice of Ukraine**, le président **Zelensky** a annoncé le 11 juillet 2026 la création d'un **commandement des frappes à longue portée** et de forces de **réaction** rapide, une décision institutionnelle qui précède et explique en grande partie la **coordination** observée entre les différents théâtres frappés depuis cette date.

Cette institutionnalisation transforme ce qui aurait pu être perçu comme une série d'opérations improvisées en une **politique** délibérée, **centralisée** et durable, une distinction qui change fondamentalement la manière d'interpréter chaque nouvelle frappe rapportée dans les semaines suivantes. *Nommer un commandement, c'est admettre publiquement qu'une capacité qui existait déjà mérite désormais une structure permanente pour durer.*

### Une chaîne de commandement plus visible qu'auparavant

La création de ce commandement rend également plus visible, pour les observateurs extérieurs, la chaîne de décision derrière chaque frappe revendiquée, une transparence institutionnelle relative qui contraste avec l'ambiguïté habituelle entourant les opérations spéciales en territoire ennemi.

Cette **visibilité** accrue sert aussi un objectif de communication **stratégique** : **démontrer** aux partenaires occidentaux de l'**Ukraine** que les **capacités** de frappe en profondeur sont désormais gérées de manière structurée plutôt qu'artisanale.

## Sur le terrain occupé, une frappe contre le cœur du renseignement russe

### Treize drones contre un centre de coordination du FSB en Kherson occupée

Les forces spéciales **ukrainiennes** du **SBU** et de l'unité **Alpha** ont mené une frappe de treize drones contre un centre de coordination du **FSB** dans l'oblast occupé de **Kherson**, selon des informations rapportées par **RBC-Ukraine**, une opération qui cible directement l'appareil de renseignement plutôt que les infrastructures **logistiques** ou énergétiques habituellement visées.

Cette diversification des **cibles**, entre pétrole, flotte maritime et renseignement, dessine une approche systémique qui vise à dégrader simultanément plusieurs piliers distincts de la capacité russe à administrer et exploiter les territoires qu'elle occupe. *Frapper le pétrole, la flotte et le renseignement le même mois n'est plus de l'opportunisme tactique ; c'est une campagne pensée comme un tout cohérent.*

### Une troisième géographie, entre le front et la profondeur russe

Cette frappe contre le centre de coordination du FSB, menée en territoire occupé plutôt qu'en profondeur russe ou en mer Noire, illustre une troisième catégorie géographique de cette **doctrine multithéâtre**, aux côtés des opérations à très **longue portée** et des **frappes** maritimes cumulatives.

Cette triple géographie, si elle se confirme comme une orientation durable, suggère que **Kiev** ne raisonne plus en termes de ligne de front unique mais en termes de réseau de cibles réparties sur l'ensemble du territoire contrôlé ou revendiqué par **Moscou**.

## Sur le front terrestre, une confusion qui contraste avec la clarté des frappes

### Kostiantynivka, symbole d'un récit du front qui reste disputé

La situation autour de la ville de **Kostiantynivka** illustre la persistance de **récits contradictoires** sur le **front terrestre** : le ministère russe de la Défense a revendiqué la capture de la ville dès le 3 juillet 2026, selon **Reuters**, tandis que le régiment ukrainien **Skala** affirme avoir repoussé les forces **russes** hors de la ville la semaine suivante, selon **Euromaidan Press**.

Deux soldats **ukrainiens** ont par ailleurs été capturés par la **Russie** après une opération de hissage de drapeau à **Kostiantynivka**, selon le **Kyiv Independent**, un épisode confirmé par le commandant Skelya qui illustre le coût **humain** individuel derrière chaque mètre de **terrain disputé**.

### Une asymétrie de clarté qui favorise le récit des frappes en profondeur

Cette confusion persistante sur le front terrestre contraste avec la relative clarté des confirmations ukrainiennes concernant les **frappes** en profondeur, suggérant que **Kiev** privilégie la transparence précisément là où elle dispose d'un avantage narratif net et vérifiable.

Ce contraste narratif ne doit toutefois pas faire oublier que le front terrestre reste le théâtre où se joue, en dernière instance, le contrôle réel du territoire, indépendamment de la portée symbolique des frappes lointaines. *On peut dominer le récit d'un théâtre et perdre du terrain sur un autre ; les deux vérités coexistent sans se contredire.*

## À Washington, une aide qui progresse au rythme du Sénat

### Un projet de loi sur l'aide et les sanctions qui avance

Le **Sénat américain** a fait progresser, le 22 juillet 2026, un projet de loi clé relatif au soutien à l'**Ukraine** et aux sanctions contre la **Russie**, selon des informations rapportées par plusieurs médias, une avancée législative qui coïncide temporellement avec cette phase de frappes ukrainiennes intensifiées sur plusieurs théâtres.

Le sénateur **John Thune** figure parmi les responsables associés à cette initiative, un **dossier** dont l'issue finale demeure incertaine mais dont la progression même constitue un **signal** **politique** significatif pour Kiev, indépendamment du calendrier exact d'adoption définitive. *Un projet de loi qui avance lentement au Sénat reste, malgré sa lenteur, un signal plus concret que n'importe quelle déclaration de soutien verbal.*

### Le lien indirect entre soutien législatif et capacité opérationnelle

Aucune source disponible ne permet d'établir un lien de causalité directe et immédiate entre ce projet de loi spécifique et les **capacités** de frappe déployées en juillet 2026, ces deux dynamiques évoluant en parallèle plutôt que dans une séquence strictement démontrée.

Ce qui demeure certain, en revanche, c'est que la progression de ce texte au Sénat s'inscrit dans un contexte où l'**Ukraine** cherche à consolider, sur le plan **diplomatique**, les gains **opérationnels** obtenus sur le terrain militaire.

## À Moscou, le silence officiel et la trêve refusée

### L'offre de trêve sur les frappes profondes, rejetée par Poutine

Selon des informations rapportées par le **National Security Journal**, le président russe **Vladimir Poutine** aurait explicitement rejeté une offre ukrainienne de trêve portant spécifiquement sur les frappes en profondeur, déclarant vouloir conserver cette capacité de **réponse** plutôt que d'y renoncer contractuellement.

Ce refus, s'il est confirmé dans ses termes exacts, suggère que les deux camps considèrent désormais les frappes en profondeur comme un levier **stratégique** trop précieux pour être négocié, même dans le cadre d'un accord partiel limité à cette seule dimension du **conflit**. *Refuser de renoncer à un levier stratégique, c'est admettre implicitement qu'on compte s'en servir encore.*

### Un silence russe qui laisse le récit ukrainien occuper l'espace

Les autorités **russes** n'ont, selon les sources disponibles à la fin juillet 2026, pas fourni de décompte détaillé et public des dégâts causés par ces frappes répétées sur l'oblast de Moscou et en mer Noire, un silence habituel qui limite la vérification **indépendante** de l'ampleur réelle des dommages.

La Russie a répondu, en parallèle, par des frappes qui ont notamment tué dix personnes près d'**Odesa**, selon **Al Jazeera**, un rappel que cette **escalade** s'accompagne d'un coût **humain** **civil** continu du côté ukrainien.

## Dans les capacités industrielles, la clé silencieuse de cette doctrine

### Omsk, une raffinerie à deux mille cinq cents kilomètres

Selon des informations rapportées par **CNBC** le 9 juillet 2026, l'**Ukraine** aurait frappé une raffinerie située à près de **deux mille cinq cents kilomètres** de sa frontière, à **Omsk**, une distance qui dépasse largement celle de la frappe de Podolsk et qui illustre une portée **opérationnelle** en expansion continue depuis le début de l'année 2026.

Cette portée croissante repose sur une industrie nationale de production de drones à **longue portée** qui a considérablement **progressé**, selon plusieurs analyses sectorielles citées par des médias occidentaux, une capacité que Kiev revendique désormais ouvertement plutôt que de la dissimuler. *Une raffinerie à près de deux mille cinq cents kilomètres n'est plus une frappe frontalière ; c'est une déclaration que plus aucune profondeur territoriale n'offre de refuge absolu.*

### La déclaration de Zelensky sur la Sibérie « à portée »

Selon **CNBC**, le président **Zelensky** aurait évoqué la **Sibérie** comme étant désormais « à portée » des capacités ukrainiennes, une déclaration qui, si elle reflète une réalité **opérationnelle** avérée plutôt qu'une posture rhétorique destinée à impressionner, marquerait une extension considérable du théâtre d'opérations revendiqué par Kiev.

Cette rhétorique de la portée illimitée sert aussi un objectif psychologique interne, celui de démontrer à la population ukrainienne que la capacité de **réponse** ne se limite plus aux zones frontalières traditionnelles.

## Dans l'arithmétique du conflit, ce que cette doctrine change réellement

### Une normalisation progressive des frappes profondes

La fréquence croissante des frappes ukrainiennes en **territoire russe** profond, incluant désormais des cibles situées à proximité immédiate de Moscou et jusqu'en Sibérie occidentale, traduit une normalisation progressive de ce type d'opération, sans pour autant constituer une **escalade** vers un ciblage de la capitale elle-même, absent des sources consultées.

Cette normalisation, si elle se poursuit, redéfinirait progressivement les règles tacites du conflit, chaque nouvelle frappe repoussant légèrement plus loin la limite de ce qui est perçu comme une réponse proportionnée plutôt qu'une escalade incontrôlée. *Chaque frappe qui ne déclenche pas de riposte formelle déplace, un peu plus, la ligne invisible qui sépare la réponse mesurée de l'escalade ouverte.*

### Le silence relatif des grandes puissances tierces

Ni la Chine ni d'autres grandes puissances tierces n'ont formulé, selon les sources disponibles, de **réaction** officielle marquante à cette intensification des frappes ukrainiennes sur plusieurs théâtres simultanés, un silence qui contraste avec l'attention plus soutenue habituellement accordée aux développements territoriaux du front terrestre.

## Dans le bilan du 23 juillet, le jour où tout s'est concentré

### Le pic le plus meurdrier depuis 2022, selon plusieurs correspondants

Selon des informations rapportées par **Al Jazeera** le 23 juillet 2026, l'échange de frappes profondes entre l'**Ukraine** et la Russie a atteint son bilan **civil** le plus lourd depuis le début du conflit en 2022, plusieurs correspondants sur place décrivant une **intensité inédite** des bombardements réciproques sur cette seule journée.

Ce pic, documenté également par des correspondants du **Forbes** et du quotidien français **Le Monde**, confirme que la **doctrine multithéâtre** ukrainienne s'accompagne d'une réponse russe proportionnellement plus lourde sur le plan humain, une dynamique qui interroge la soutenabilité de cette escalade réciproque à moyen terme.

### Ce que ce pic révèle sur la trajectoire du conflit

Ce pic du 23 juillet, survenu trois jours après la frappe de Podolsk, suggère que l'intensification des frappes ukrainiennes en profondeur s'accompagne mécaniquement d'une intensification symétrique des représailles **russes**, plutôt que d'un désavantage stratégique unilatéral pour Moscou.

Cette dynamique interroge directement la question de savoir si la **doctrine multithéâtre** de Kiev **produit** un avantage stratégique net, ou si elle alimente simplement un cycle d'escalade dont le coût humain continue de croître des deux côtés de la ligne de front. *Gagner la bataille du récit ne garantit jamais que l'on gagne la bataille du sacrifice humain qui l'accompagne.*

## Dans les cabinets diplomatiques européens, une réaction mesurée

### Une couverture soutenue mais peu de déclarations officielles nouvelles

La couverture continue assurée par des médias européens comme **Le Monde** et **The Guardian** témoigne d'un intérêt soutenu pour cette phase d'intensification des frappes, sans que les capitales européennes n'aient formulé, selon les sources disponibles, de réaction diplomatique officielle spécifiquement consacrée à cette doctrine **multithéâtre**.

Ce relatif silence diplomatique européen contraste avec la couverture **médiatique** dense, suggérant que les gouvernements européens préfèrent laisser le récit se construire par la presse plutôt que de s'exposer à une prise de position officielle sur des opérations militaires menées en profondeur du territoire russe. *Le silence diplomatique n'est jamais neutre ; il laisse simplement d'autres voix occuper tout l'espace du récit.*

### Le rôle du Guardian dans la couverture du commandement des frappes

Le quotidien britannique **The Guardian** a consacré une couverture détaillée à la création du commandement des frappes à **longue portée** et à son impact sur les frappes énergétiques russes, une couverture qui contribue à diffuser en Europe occidentale une image plus institutionnelle et moins improvisée de la stratégie ukrainienne.

## Dans la balance humaine, le prix payé des deux côtés de la ligne de front

### Un coût civil documenté sans être minimisé

Le coût humain civil documenté près d'**Odesa**, dix personnes tuées selon **Al Jazeera**, et les captures de soldats à **Kostiantynivka** rappellent que cette doctrine **multithéâtre**, quels que soient ses succès **opérationnels** revendiqués, ne suspend en rien le coût humain continu payé des deux côtés de la ligne de front. *Aucune réussite opérationnelle, si spectaculaire soit-elle, n'efface le nom d'une personne tuée près d'Odesa la même semaine.*

### Une asymétrie de visibilité entre succès revendiqués et pertes tues

Les succès opérationnels ukrainiens, largement documentés et rapidement confirmés par Kiev, contrastent avec la moindre visibilité accordée aux pertes humaines individuelles subies du côté ukrainien, une asymétrie de communication qui n'est pas propre à ce conflit mais qui mérite d'être nommée explicitement.

## Ce que ce reportage ne peut pas établir avec certitude

### Des chiffres cumulatifs d'origine unilatérale

Ce reportage ne peut vérifier indépendamment l'exactitude du chiffre cumulatif de cent trente-six navires touchés en dix jours, ni celui de la déclaration ukrainienne sur la portée jusqu'en Sibérie, ces **chiffres** provenant de sources ukrainiennes et militaires qui n'ont pas fait l'objet d'une confirmation indépendante par des observateurs tiers neutres.

Cette réserve méthodologique n'invalide pas la tendance générale documentée par de multiples sources convergentes, mais elle interdit toute affirmation catégorique sur l'ampleur exacte de chaque chiffre pris isolément. *Une tendance confirmée par plusieurs sources reste une tendance ; elle ne devient un chiffre exact que lorsque quelqu'un d'indépendant peut la vérifier.*

### Une contradiction non résolue sur le front terrestre

La contradiction entre les revendications russes et ukrainiennes concernant Kostiantynivka n'a pas été résolue de manière indépendante dans les sources consultées pour ce reportage, une limite méthodologique qui s'applique également à d'autres localités disputées le long de la ligne de front.

## Conclusion

Ce reportage n'a pas cherché à célébrer une victoire militaire décisive. Il a cherché à nommer une **architecture** : un commandement créé le 11 juillet, une frappe à quatre cents kilomètres de la frontière le 20, cent trente-six navires visés en dix jours, une raffinerie à deux mille cinq cents kilomètres, un centre de renseignement frappé en zone occupée. Chacun de ces éléments, pris isolément, raconte une histoire partielle ; ensemble, ils dessinent une **doctrine multithéâtre** assumée plutôt qu'improvisée.

Ce que ce reportage retient, en dernière analyse, c'est que la **guerre** ne se mesure plus seulement en kilomètres de front gagnés ou perdus, mais en capacités logistiques, maritimes et institutionnelles détruites à des centaines, parfois des milliers de kilomètres de toute ligne de contact traditionnelle. *Le théâtre de cette **guerre** s'est étendu jusqu'à inclure la Sibérie et la mer Noire dans une même phrase ; c'est peut-être la définition la plus honnête de ce qu'elle est devenue.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Kyiv Independent — Frappe confirmée sur un dépôt pétrolier de l'oblast de Moscou — 20 juillet 2026](https://kyivindependent.com/moscow-oblast-attack-july-20-2026/)

- [RBC-Ukraine — Le SBU frappe un centre de coordination du FSB en Kherson occupée](https://newsukraine.rbc.ua/news/ukraine-s-security-service-hits-fsb-coordination-1784551819.html)

- [Ukrainska Pravda — Frappe antérieure documentée dans le même oblast — 18 juillet 2026](https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/07/18/8044701/)

- [New Voice of Ukraine — Zelensky crée un commandement des frappes à longue portée — 11 juillet 2026](https://english.nv.ua/russian-war/zelenskyy-creates-long-range-strike-command-and-rapid-response-forces-50623536.html)

- [Euromaidan Press — Le régiment Skala affirme avoir repoussé la Russie de Kostiantynivka — 19 juillet 2026](https://euromaidanpress.com/2026/07/19/ukraines-skala-regiment-says-it-pushed-russia-out-of-kostiantynivka-city-moscow-claimed-to-have-taken-on-3-july/)

### Sources secondaires

- [Al Jazeera — Ukraine et Russie échangent des frappes profondes, bilan civil le plus lourd depuis 2022 — 23 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/23/several-killed-as-ukraine-russia-trade-attacks-deep-behind-the-front-line)

- [CNBC — L'Ukraine frappe une raffinerie à Omsk, la Sibérie décrite comme « à portée » — 9 juillet 2026](https://www.cnbc.com/2026/07/09/ukraine-drone-strikes-russia-nato.html)

- [National Security Journal — Poutine révèle avoir rejeté une offre de trêve sur les frappes profondes](https://nationalsecurityjournal.org/putin-just-revealed-ukraine-offered-a-truce-on-deep-strikes-he-rejected-it-vowing-we-will-not-give-them-that-chance/)

- [Reuters — Le ministère russe de la Défense revendique la capture de Kostiantynivka — 3 juillet 2026](https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/russian-defence-ministry-says-its-forces-captured-kostiantynivka-eastern-ukraine-2026-07-03/)

- [Kyiv Independent — Deux soldats ukrainiens capturés après une opération de hissage de drapeau à Kostiantynivka](https://kyivindependent.com/2-ukrainian-soldiers-captured-by-russia-after-flag-raising-operation-in-kostiantynivka-skelia-confirms/)

- [Fakti.bg — Le Sénat américain fait progresser un projet de loi clé sur l'Ukraine — 22 juillet 2026](https://fakti.bg/en/world/1069271-us-senate-advances-key-ukraine-bill)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/reportage-la-doctrine-de-frappe-multitheatre-de-kiev
