# REPORTAGE : L'UE exclut les hommes ukrainiens en âge de servir — une décision historique à la demande de Kyiv

> Le 26 juin 2026, la Commission européenne a proposé de prolonger la protection temporaire pour les quelque 4,4 millions d'Ukrainiens réfugiés en Europe jusqu'en mars 2028. Mais avec une exception d'une portée considérable : les nouveaux arrivants masculins âgés de 23 à 60 ans soumis aux obligations militaires ukrainiennes se verraient explicitement exclus du dispositif. Cette d

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-06-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/reportage-l-ue-exclut-les-hommes-ukrainiens-en-age-de-servir-une-decision-histor

## Introduction : Bruxelles tire un trait sur la protection temporaire des conscrits ukrainiens

### Le 26 juin 2026 — une proposition européenne qui change tout

Le **26 juin 2026**, la **Commission européenne** a proposé de prolonger la **protection temporaire** pour les quelque **4,4 millions d'Ukrainiens** réfugiés en **Europe** jusqu'en **mars 2028**. Mais avec une exception d'une portée considérable : les **nouveaux arrivants masculins âgés de 23 à 60 ans** soumis aux obligations militaires ukrainiennes se verraient explicitement exclus du dispositif. Cette décision, formulée à la demande expresse de **Kyiv**, marque un tournant dans la façon dont l'Europe gère la tension entre l'accueil humanitaire des réfugiés de guerre et les exigences légitimes de la mobilisation nationale ukrainienne.

Précision importante : la mesure ne s'applique pas rétroactivement. Les hommes déjà couverts par la protection temporaire en **Europe** avant l'entrée en vigueur de cette modification conservent leurs droits acquis. C'est uniquement pour les **nouveaux arrivants** masculins en âge de servir que la porte se ferme — une nuance juridique qui tempère la portée immédiate de la décision, sans en altérer la signification politique.

### 4,4 millions d'Ukrainiens en Europe : le défi humain derrière la décision politique

Depuis **février 2022**, l'**Europe** a accueilli une vague migratoire ukrainienne sans précédent depuis la **Seconde Guerre mondiale**. Environ **4,4 millions** de personnes — majoritairement des femmes, des enfants et des personnes âgées — ont trouvé refuge dans les pays de l'**UE**, bénéficiant de la **Directive sur la protection temporaire** activée en mars 2022. Ce mécanisme, inédit dans son application, a permis à ces personnes de travailler légalement, d'accéder aux soins de santé et à l'éducation sans passer par les procédures d'asile habituelles.

Parmi ces **4,4 millions**, un sous-ensemble d'hommes en âge de servir — entre 23 et 60 ans — soulève depuis des mois des tensions entre les gouvernements ukrainien et européens. L'**Ukraine** a besoin de ces hommes pour sa mobilisation. Certains États membres de l'**UE** expriment des réserves sur le fait d'héberger des hommes valides fuyant la conscription pendant que leurs compatriotes meurent au front. C'est cette tension que la proposition de **Bruxelles** du **26 juin** cherche à résoudre.

*Cette décision est difficile. Elle met en tension deux valeurs que je défends : l'accueil humain des personnes fuyant la guerre, et la solidarité avec un pays qui se bat pour sa survie. Il n'y a pas de bonne réponse facile ici. Mais si la demande vient de Kyiv elle-même, alors c'est que les Ukrainiens ont tranché pour eux-mêmes — et ce n'est pas à l'Europe de s'y opposer.*

## La demande de Kyiv : pourquoi l'Ukraine a réclamé cette mesure

### La crise de mobilisation ukrainienne en chiffres

La demande ukrainienne d'exclure les hommes en âge de servir de la protection temporaire s'explique par une crise de mobilisation massive. Des sources crédibles font état d'environ **200 000 soldats ukrainiens** portés **AWOL** (absents sans permission), et l'armée peine à recruter suffisamment pour maintenir ses effectifs sur des milliers de kilomètres de lignes de front. Les pertes sont importantes, la rotation est insuffisante, et la fatigue des combattants est réelle.

Dans ce contexte, chaque homme en âge de servir qui séjourne confortablement à **Varsovie**, **Berlin** ou **Paris** avec une protection juridique européenne est perçu par les autorités ukrainiennes comme une ressource militaire que l'état leur permet d'éviter. Le gouvernement **Zelensky** a donc directement demandé à **Bruxelles** de supprimer ce que certains officiels ukrainiens qualifiaient de **« bouclier contre la mobilisation »** inadvertamment fourni par le système européen de protection temporaire.

### La légitimité de la demande ukrainienne

La demande ukrainienne soulève des questions de droit international, de souveraineté et d'éthique qu'il faut traiter honnêtement. En droit international, les États ont le droit d'imposer des obligations militaires à leurs ressortissants — et d'autres États n'ont pas l'obligation de faciliter la fuite de ces obligations. La **Suisse** pendant la **Seconde Guerre mondiale**, les **États-Unis** pendant la guerre du **Vietnam** — dans les deux cas, des hommes ont fui des obligations militaires vers l'étranger, créant des tensions diplomatiques. Il n'y a pas de consensus international absolu sur le droit à fuir sa propre mobilisation nationale.

Dans le cas ukrainien, l'argument est renforcé par la nature existentielle du conflit : l'**Ukraine** ne combat pas pour des intérêts géopolitiques abstraits — elle combat pour sa survie en tant qu'État et en tant que peuple. Dans ce contexte, le droit de **Kyiv** d'appeler tous ses citoyens valides à participer à sa défense est difficilement contestable.

*Je comprends ceux qui résistent à cette idée — personne ne devrait être forcé de mourir dans une guerre qu'il n'a pas choisie. Mais il y a une différence entre la guerre de Poutine en Irak et la résistance ukrainienne à une invasion qui menace l'existence même du pays. Quand votre maison brûle, vous ne pouvez pas toujours choisir de partir.*

## Les modalités de l'exclusion : ce que la proposition dit exactement

### Qui est concerné — et qui ne l'est pas

La proposition de la **Commission européenne** du **26 juin 2026** est précise dans sa portée. Sont concernés par l'exclusion : les **nouveaux arrivants masculins** âgés de **23 à 60 ans** soumis aux obligations militaires ukrainiennes selon la législation ukrainienne en vigueur. La tranche d'âge de **23 à 60 ans** correspond aux limites légales de l'obligation militaire ukrainienne telles que définies par la loi ukrainienne sur la mobilisation.

Sont explicitement **exclus** du champ de l'exclusion : les femmes (quelle que soit leur situation), les hommes de moins de 23 ans ou de plus de 60 ans, les hommes déjà couverts par la protection temporaire avant l'entrée en vigueur de la modification (application non-rétroactive), les hommes exemptés d'obligations militaires pour raisons médicales documentées, et les hommes ayant des charges familiales spécifiques selon certaines conditions.

### Le processus décisionnel européen — la proposition doit encore être adoptée

Il est crucial de comprendre que la proposition du **26 juin 2026** est encore une **proposition** — elle doit être formellement adoptée par les États membres de l'**UE** pour entrer en vigueur. Le processus législatif européen dans ce domaine requiert l'approbation du **Conseil de l'UE** — représentant les gouvernements nationaux. Cette adoption est considérée comme probable étant donné que la mesure répond à une demande expresse de **Kyiv** et bénéficie d'un soutien politique solide parmi les États membres.

La **Commission européenne** et le gouvernement ukrainien ont coordonné leur communication sur cette proposition, selon l'agence **Interfax Ukraine** du **26 juin 2026**. Ce niveau de coordination suggère que les deux parties ont travaillé ensemble pour s'assurer que la mesure était juridiquement solide et politiquement défendable avant son annonce publique.

*L'Europe et l'Ukraine ont travaillé ensemble sur cette mesure. Ce n'est pas Bruxelles qui impose quelque chose à Kyiv — c'est Kyiv qui demande à Bruxelles de fermer une porte que le système avait involontairement laissée ouverte. C'est une collaboration entre souverains égaux. Et ça change la signification politique de la décision.*

## Les tensions avec les valeurs d'asile et de protection internationale

### Les ONG et les critiques du côté humanitaire

La proposition européenne n'a pas manqué de susciter des réactions critiques du côté humanitaire. Plusieurs organisations de défense des droits des réfugiés et des migrants ont exprimé leur inquiétude quant au précédent que cette mesure crée. Leur argument : si l'**Europe** peut décider d'exclure une catégorie de personnes de la protection temporaire sur la base de leur nationalité, de leur sexe et de leur âge, cela ouvre une porte à des exclusions plus larges dans d'autres contextes.

Ces préoccupations sont légitimes et méritent d'être prises au sérieux. La **Convention de Genève de 1951** et les principes internationaux de protection des réfugiés ne distinguent pas entre les réfugiés selon leur situation militaire dans leur pays d'origine. La proposition européenne entre donc en tension avec certaines interprétations de ces principes — même si elle bénéficie de la particularité d'avoir été demandée par le pays d'origine lui-même.

### La réponse à ces critiques — le contexte unique de l'Ukraine

La défense de la mesure, articulée par la **Commission européenne** et soutenue par des experts juridiques, repose sur plusieurs arguments. Premièrement, la **protection temporaire** n'est pas l'**asile** au sens strict — c'est un mécanisme d'urgence conçu pour des situations collectives. Ses conditions peuvent être modifiées par les gouvernements qui l'ont accordée, dans certaines limites. Deuxièmement, la non-rétroactivité protège les droits acquis, limitant l'impact immédiat sur les personnes déjà en sécurité. Troisièmement — et c'est l'argument le plus puissant — cette mesure a été **explicitement demandée par le gouvernement du pays d'origine**, ce qui change fondamentalement sa nature.

Un demandeur d'asile qui fuit une guerre ne peut généralement pas être renvoyé chez lui à la demande de son gouvernement. Mais quand le gouvernement du pays d'origine dit lui-même que ses ressortissants masculins en âge de combattre ne devraient pas bénéficier d'une protection spéciale en Europe — la situation juridique change. C'est précisément ce que **Kyiv** a fait en formulant cette demande.

*Je ne suis pas juriste spécialisé en droit international des réfugiés. Mais je comprends la logique ici : si le gouvernement légitime et démocratiquement élu de l'Ukraine dit que ses hommes en âge de combattre devraient rentrer défendre leur pays, qui sommes-nous pour dire le contraire? L'Europe respecte la souveraineté ukrainienne — et ça inclut sa politique de mobilisation.*

## L'impact pratique : combien d'hommes sont concernés?

### Les chiffres derrière la mesure

Combien d'hommes ukrainiens en âge de servir se trouvent actuellement en **Europe** sous protection temporaire? Les chiffres exacts sont difficiles à établir précisément, mais des estimations suggèrent plusieurs centaines de milliers. Sur les **4,4 millions** d'Ukrainiens en Europe, la grande majorité sont des femmes et des enfants. Mais une proportion significative d'hommes en âge de combattre — partis légalement avant l'interdiction de sortie du territoire ukrainien pour les hommes de 18 à 60 ans, ou partis en contravention avec cette interdiction — se trouvent également en **Europe**.

Les pays d'accueil les plus importants — **Allemagne** (**1,2 million** d'Ukrainiens), **Pologne** (environ **950 000** encore enregistrés), **République tchèque**, **Italie**, **Espagne** — devront appliquer la nouvelle réglementation pour les nouveaux arrivants. L'identification des individus concernés et l'application pratique de l'exclusion soulèvent des défis administratifs réels que les États membres devront gérer.

### La coopération entre services ukrainiens et européens

L'application effective de cette mesure nécessitera une coordination entre les autorités d'immigration européennes et les services compétents ukrainiens pour identifier les individus soumis aux obligations militaires selon la loi ukrainienne. Les exemptions médicales et familiales devront être documentées et vérifiées. Ce processus sera complexe et imparfait — certains hommes concernés passeront certainement à travers les mailles du filet administratif.

Mais l'objectif n'est pas la perfection — c'est d'envoyer un signal clair et de fermer la voie la plus simple pour éviter les obligations militaires ukrainiennes via l'enregistrement en **Europe**. Même une application partielle produira un effet de découragement sur les hommes qui envisageaient de fuir vers l'**Europe** spécifiquement pour éviter la conscription.

*L'application sera imparfaite. La bureaucratie est toujours imparfaite. Mais le message sera clair : l'Europe ne sera plus un refuge contre la mobilisation ukrainienne. Ce signal-là, envoyé clairement, a une valeur qui dépasse les cas individuels traités à la frontière. C'est la politique comme langage.*

## Les implications pour les relations Ukraine-Europe

### Un renforcement de la coopération stratégique

Cette décision s'inscrit dans un renforcement général de la coopération stratégique entre l'**Ukraine** et l'**Union européenne**. Elle illustre la maturité d'une relation qui va bien au-delà de la simple aide humanitaire et de la livraison d'armes — vers une coordination sur des questions sensibles de souveraineté et de politique intérieure. L'**UE** reconnaît les besoins légitimes de mobilisation de l'**Ukraine** et adapte ses politiques en conséquence, tout en maintenant ses protections pour les réfugiés les plus vulnérables.

Cette coordination est aussi un signal vers les pays candidats à l'**UE** et les partenaires hésitants : l'**Europe** prend au sérieux sa relation avec l'**Ukraine**, jusqu'à modifier des mécanismes de protection établis pour répondre à ses demandes légitimes. C'est une forme de reconnaissance de l'**Ukraine** non plus comme un réfugié politique de l'Europe mais comme un partenaire stratégique à part entière.

### Les réactions des États membres — un consensus fragile

Au sein des États membres de l'**UE**, la proposition a généralement été bien reçue, mais avec des nuances. La **Pologne** et les pays baltes — **Estonie**, **Lettonie**, **Lituanie** — ont exprimé leur soutien le plus fort, convaincus depuis longtemps que l'aide à la mobilisation ukrainienne était dans leur intérêt direct. L'**Allemagne** et la **France** ont soutenu la mesure tout en insistant sur la protection des droits acquis et les exemptions pour cas humanitaires particuliers. Certains pays d'**Europe** méridionale moins directement exposés à la menace russe ont manifesté davantage de prudence sur les aspects humanitaires.

Ce consensus fragile mais réel reflète l'évolution de l'opinion publique et politique européenne depuis **2022** : de plus en plus de gouvernements européens comprennent que le soutien à l'**Ukraine** implique des décisions difficiles et non seulement des déclarations de solidarité abstraites.

*Il y a une maturité dans cette décision que je salue. L'Europe solidaire, c'est bien. L'Europe qui aide concrètement l'Ukraine à se défendre — même quand c'est complexe, même quand ça touche aux réfugiés, même quand ça crée des dilemmes éthiques réels — c'est encore mieux. La solidarité sans substance est creuse. Celle-ci a du poids.*

## Conclusion : une décision difficile, nécessaire et historique

### Ce que cette mesure dit de l'Europe post-2022

La décision de la **Commission européenne** d'exclure les nouveaux arrivants masculins en âge de servir de la protection temporaire — à la demande de **Kyiv** — est l'une des décisions les plus politiquement significatives de la crise ukrainienne depuis des mois. Elle illustre la transformation de l'**Europe** depuis **2022** : d'un continent qui répondait aux crises avec des cadres humanitaires et politiques établis vers un continent qui est obligé de réinventer ses propres règles face à une réalité sans précédent.

Cette transformation n'est pas sans douleur et sans contradiction. Elle oblige à des arbitrages entre des valeurs — accueil des réfugiés, soutien à la souveraineté ukrainienne, équité envers les soldats qui combattent — qui ne sont pas toujours réconciliables parfaitement. Mais le fait que l'**Europe** affronte ces arbitrages plutôt que de les éviter est en soi un signe de maturité politique.

### L'Ukraine est en droit d'exiger cette cohérence

L'**Ukraine** envoie ses hommes mourir pour défendre des valeurs qui sont aussi les valeurs fondatrices de l'**Union européenne** — démocratie, état de droit, souveraineté nationale. Ces hommes ont le droit d'attendre une forme de cohérence de leurs alliés européens : que ceux qui ont fui leurs obligations ne soient pas protégés par les institutions mêmes qui fournissent les armes avec lesquelles leurs compatriotes combattent. C'est une demande de cohérence. Et l'**Europe** vient d'y répondre — imparfaitement, mais réellement.

La route vers **mars 2028** — date d'expiration de la protection temporaire prolongée — sera longue. D'autres décisions difficiles devront être prises. Mais ce **26 juin 2026** restera comme le jour où l'**Europe** a dit clairement : nous soutenons l'**Ukraine**, et ce soutien a des implications concrètes, pas seulement symboliques.

*L'Europe grandit. Douloureusement, lentement, maladroitement parfois — mais elle grandit. Cette décision en est la preuve. Et je suis convaincu que l'Ukraine — qui mérite mieux que des partenaires qui ne s'engagent que dans les limites du confort — reconnaît et apprécie cette maturité croissante de ses alliés européens.*

## Conclusion : ce reportage en chiffres et en faits

### Les données essentielles à retenir

**4,4 millions** d'Ukrainiens en protection temporaire en **Europe**. Prolongation jusqu'en **mars 2028** pour les personnes déjà couvertes. Exclusion des nouveaux arrivants masculins âgés de **23 à 60 ans**. Mesure non-rétroactive. Demandée **expressément par Kyiv**. Proposée par la **Commission européenne** le **26 juin 2026**. En attente d'approbation formelle du **Conseil de l'UE**.

Ces chiffres et ces faits résument l'essentiel d'une décision qui aura des conséquences réelles sur des centaines de milliers d'individus et sur la dynamique de mobilisation ukrainienne dans les prochains mois. La presse doit continuer à surveiller l'application de cette mesure pour s'assurer que les exemptions humanitaires prévues sont respectées et que les droits acquis sont protégés.

### Les prochaines étapes à surveiller

Trois développements méritent une surveillance particulière. Premièrement : l'**adoption formelle** par le **Conseil de l'UE** — sa rapidité et d'éventuelles modifications introduites pendant le processus d'approbation. Deuxièmement : la **mise en application pratique** par les États membres — les mécanismes de vérification, les critères d'exemption, les taux effectifs d'application. Troisièmement : l'**impact sur la mobilisation ukrainienne** — est-ce que la mesure réduit effectivement les départs d'hommes en âge de combattre vers l'**Europe**, et dans quelle proportion?

Ce reportage sera le premier d'une série. L'histoire de cette mesure ne fait que commencer.

*Quatre virgule quatre millions de réfugiés. Des centaines de milliers d'hommes en âge de combattre. Une demande de Kyiv. Une décision de Bruxelles. Des millions de vies individuelles derrière chaque statistique. C'est pour ça que le journalisme existe — pour rappeler que derrière les décisions politiques, il y a des êtres humains qui naviguent entre leurs peurs, leurs obligations et leur amour de leur pays. Je n'oublie jamais cela.*

## Conclusion : un tournant dans la politique d'accueil européenne

### Le précédent établi — et ses implications futures

Cette décision établit un précédent dans la politique d'accueil européenne. Pour la première fois, l'**Union européenne** a modifié un mécanisme de protection collective actif pour répondre aux besoins de mobilisation d'un État en guerre — à la demande de cet État. Ce précédent sera invoqué, discuté et analysé pendant des décennies dans les cercles académiques et politiques du droit international. Il redéfinit les contours de ce que la protection temporaire peut et ne peut pas garantir.

La question n'est pas de savoir si ce précédent est confortable — il ne l'est pas. La question est de savoir s'il est juste. Et dans le contexte de cette guerre, où un peuple souverain se bat pour sa survie et demande à ses alliés de ne pas protéger ceux qui fuient leurs obligations envers ce même peuple — la réponse est oui. Difficile, mais oui.

### L'humanité au cœur du dur

Une dernière chose : derrière cette décision, il y a des individus. Des hommes qui ont fui — certains par lâcheté, d'autres par épuisement, d'autres encore pour des raisons légitimes que le droit ne parvient pas à capturer pleinement. Leurs situations individuelles ne sont pas toutes identiques. Cette mesure est nécessairement imparfaite parce que les situations humaines sont toujours plus complexes que les règlements administratifs. Appliquer cette mesure avec humanité — en maintenant de vraies exceptions pour les situations humanitaires réelles — est une responsabilité que les États membres de l'**UE** ne doivent pas esquiver.

La politique dure doit se déployer avec une humanité persistante. C'est ce qui distingue l'**Europe** des régimes qu'elle combat.

*Décision difficile, nécessaire, historique. Ces trois mots résument ce que je pense de la proposition du 26 juin. Je n'ai pas de certitude absolue sur tous les aspects de cette mesure. Mais je suis certain d'une chose : l'Ukraine mérite des alliés à la hauteur de son courage. Et cette décision, imparfaite qu'elle soit, en est une démonstration.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Kyiv Independent — EU to restrict protections for Ukrainian men on Kyiv's request — 26 juin 2026](https://kyivindependent.com/eu-restricts-protections-for-ukrainian-men-on-kyivs-request/)

- [Interfax Ukraine — European Commission proposes extending refugee protection for Ukrainians with draft-age exceptions — 26 juin 2026](https://en.interfax.com.ua/news/general/1179870.html)

- [Euronews — EU to exclude military-age Ukrainian men from temporary protection — 26 juin 2026](https://www.euronews.com/my-europe/2026/06/26/brussels-to-exclude-military-age-ukrainian-men-from-temporary-protection-scheme)

### Sources secondaires

- [Euromaidan Press — Analyse des politiques européennes d'aide à l'Ukraine — juin 2026](https://euromaidanpress.com/)

- [Kyiv Independent — Couverture des réformes de mobilisation ukrainienne — juin 2026](https://kyivindependent.com/)

- [Foreign Policy — Analyse des enjeux géopolitiques de la politique d'asile européenne — 2026](https://foreignpolicy.com/)

- [Ukrainska Pravda — Décisions gouvernementales ukrainiennes sur la mobilisation — juin 2026](https://www.pravda.com.ua/eng/)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/reportage-l-ue-exclut-les-hommes-ukrainiens-en-age-de-servir-une-decision-histor
