# RÉCIT : Quatre ans après Olenivka, les familles attendent encore un tribunal

> Le 28 juillet 2026 marque le quatrième anniversaire de l'explosion qui a détruit un baraquement de la colonie pénitentiaire de Volnovakha n°120 à Olenivka , dans le Donetsk occupé, où étaient détenus des prisonniers de…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Reportage
- Publié: 2026-07-29
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/recit-quatre-ans-apres-olenivka-les-familles-attendent-encore-un-tribunal

### Un anniversaire marqué par l'annulation d'un rassemblement

Le **28 juillet 2026** marque le **quatrième anniversaire** de l'explosion qui a détruit un baraquement de la **colonie pénitentiaire de Volnovakha n°120** à **Olenivka**, dans le Donetsk occupé, où étaient détenus des prisonniers de guerre ukrainiens défenseurs de **Marioupol** et de l'usine **Azovstal**, selon les rapports publiés par le **Kyiv Post**, **UNN**, **United24 Media** et **mezha.net** à cette date.

Un **événement commémoratif** prévu sur la **place de l'Indépendance** à Kyiv a été **annulé pour des raisons de sécurité**, en raison de la menace de frappes aériennes russes massives, selon le **1er Corps Azov** de la Garde nationale d'Ukraine et l'**Association des familles des défenseurs d'Azovstal**. *Même se rassembler pour pleurer les morts d'Olenivka est devenu, quatre ans plus tard, un risque que Kyiv ne pouvait plus prendre.*

### Ce que cette date représente pour les familles ukrainiennes

Pour les **familles des défenseurs d'Azovstal**, ce quatrième anniversaire ne marque pas seulement le souvenir d'une tragédie, mais aussi la persistance d'une attente : celle d'un **tribunal international** qui établirait formellement la responsabilité de cette explosion, quatre ans après les faits.

Cette **attente** s'inscrit dans un contexte plus large de demande ukrainienne pour la création d'un **Tribunal spécial pour le crime d'agression**, une revendication portée officiellement par le **ministère ukrainien des Affaires étrangères** à l'occasion de cet anniversaire.

## Ce qui s'est passé dans la nuit du 28 au 29 juillet 2022

### L'explosion qui a détruit le baraquement

Dans la nuit du **28 au 29 juillet 2022**, une explosion a détruit un baraquement de la **colonie pénitentiaire de Volnovakha n°120**, située à **Olenivka** en territoire occupé du Donetsk, où étaient détenus des centaines de prisonniers de guerre ukrainiens, majoritairement des **défenseurs de Marioupol** capturés après la chute de l'usine **Azovstal**.

Selon le **bilan reconnu** et rapporté par plusieurs sources, dont le **Kyiv Post**, au moins **50 à 53 prisonniers de guerre ukrainiens** ont été tués cette nuit-là, et entre **70 et 130 autres** ont été blessés, les chiffres exacts variant légèrement selon la source consultée. *Un baraquement rempli d'hommes qui avaient déjà survécu au siège le plus dur de la guerre est devenu, cette nuit-là, un piège mortel.*

### La responsabilité russe confirmée malgré une version contestée initialement

La Russie avait initialement attribué cette explosion à une **frappe ukrainienne au HIMARS**, une version que des **enquêtes indépendantes** ont depuis largement contredite. Une enquête de l'**Associated Press** ainsi qu'une évaluation des **Nations unies** ont confirmé la **responsabilité russe** dans cette explosion, contredisant la version initiale du Kremlin.

Cette **confirmation**, obtenue par des **instances indépendantes** du conflit, reste un élément central du dossier que l'Ukraine continue de porter devant la communauté internationale quatre ans après les faits.

## La citation de Volodymyr Zelensky pour cet anniversaire

### « Un mal absolu qui ne peut s'empêcher de tuer »

Le président ukrainien **Volodymyr Zelensky**, dans un message publié sur **Telegram** à l'occasion de cet anniversaire, a déclaré : « Dans la nuit du 28 au 29 juillet, les Russes ont tué nos gens à Olenivka — brutalement, traîtreusement, et avec un cynisme absolu. Plus de **50 prisonniers de guerre ukrainiens** sont morts, plus de **100 ont été blessés**. C'est un État qui méprise complètement la vie, un mal absolu qui ne peut s'empêcher de tuer. Nous devons toujours nous souvenir à qui nous avons affaire. »

Cette **déclaration présidentielle**, reprise par plusieurs médias ukrainiens à l'occasion de l'anniversaire, s'inscrit dans une **continuité de commémoration officielle** qui n'a jamais varié depuis **2022** sur la responsabilité russe de cette tragédie. *Quatre ans plus tard, les mots du président n'ont rien perdu de leur tranchant. La colère, elle, n'a jamais eu le temps de refroidir.*

### Un rappel du nombre de prisonniers libérés depuis 2022

**Volodymyr Zelensky** a également confirmé, dans le cadre de cette même déclaration, que **9 613 personnes** ont été récupérées de la captivité russe depuis le début de la guerre, un chiffre qui illustre l'ampleur du travail continu d'échange de prisonniers mené par l'Ukraine, malgré des tragédies comme celle d'Olenivka.

Ce chiffre de **9 613 personnes libérées** constitue une **revendication présidentielle ukrainienne**, rapportée ici avec son attribution complète, sans confirmation indépendante distincte disponible dans le dossier de faits consulté pour ce récit.

## La déclaration du renseignement militaire ukrainien

### « Le plus grand attentat terroriste contre des prisonniers ukrainiens »

Le **lieutenant-général Oleg Ivashchenko**, chef de la **Direction principale du renseignement** (GUR) d'Ukraine, a déclaré à l'occasion de cet anniversaire : « Dans la colonie où étaient détenus les défenseurs de Marioupol, les Russes ont commis le plus grand attentat terroriste contre des prisonniers ukrainiens. Plus de **50 défenseurs ukrainiens** sont morts, et **130 ont été blessés**. »

Cette déclaration du **chef du renseignement militaire ukrainien** reprend un chiffre de blessés légèrement supérieur à celui cité par le président Zelensky, une variation qui illustre la difficulté persistante d'établir un bilan humain unique et définitif quatre ans après les faits.

### Pourquoi ce langage de qualification juridique compte

La qualification d'« **attentat terroriste** » employée par le lieutenant-général Ivashchenko s'inscrit dans une **stratégie de qualification juridique délibérée** par les autorités ukrainiennes, qui cherchent à établir cette tragédie comme un **crime de guerre** délibéré plutôt que comme un incident accidentel, en vue d'une éventuelle procédure devant une instance internationale.

Cette qualification juridique, si elle est un jour confirmée par un **tribunal international compétent**, aurait des conséquences directes sur la **responsabilité pénale individuelle** des commandants russes impliqués dans la gestion de cette colonie pénitentiaire à l'époque des faits.

## Les prisonniers survivants toujours détenus en Russie

### 46 blessés graves sans soins médicaux adéquats

Selon un rapport relayé par **UNN**, au moins **46 prisonniers de guerre ukrainiens gravement blessés**, survivants directs de l'explosion d'Olenivka, resteraient **détenus en Russie** **sans accès à des soins médicaux adéquats**, sous la menace de **procès fabriqués** selon les informations disponibles à l'occasion de cet anniversaire.

Cette situation, si elle est confirmée dans son ampleur exacte, constituerait une **violation continue** des **droits fondamentaux** des prisonniers de guerre, quatre ans après une explosion qui les a déjà laissés en état de vulnérabilité physique extrême. *Survivre à l'explosion ne suffit pas. Il faut encore survivre, chaque jour depuis, à l'absence de soins.*

### 38 anciens détenus d'Olenivka poursuivis ou condamnés en Russie

Selon un rapport de la **Media Initiative for Human Rights** (MIHR) publié le **28 juillet 2026**, au moins **38 anciens détenus** du « Baraquement 200 » d'Olenivka ont été condamnés ou font actuellement l'objet de poursuites pénales en Russie, une situation confirmée également par un rapport distinct évoquant l'ouverture d'un procès visant des survivants de la tragédie d'Olenivka appartenant au régiment Azov.

Ce chiffre de **38 personnes** poursuivies ou condamnées illustre la persistance d'une **stratégie judiciaire russe** visant les survivants mêmes de l'explosion, plutôt qu'une reconnaissance de responsabilité envers les victimes.

## La demande ukrainienne d'un tribunal spécial

### Le ministère des Affaires étrangères réclame une pression internationale accrue

Le **ministère ukrainien des Affaires étrangères** a publié, à l'occasion de cet anniversaire, une déclaration appelant à une **intensification de la pression internationale** sur la Russie et à un soutien accru pour la création d'un **Tribunal spécial pour le crime d'agression**, un mécanisme judiciaire international distinct de la Cour pénale internationale.

Cette demande s'inscrit dans une **stratégie diplomatique ukrainienne** de longue haleine, qui vise à établir un cadre judiciaire capable de juger non seulement les crimes de guerre individuels, mais également la décision politique et militaire russe d'avoir lancé l'invasion à grande échelle en **février 2022**.

### Pourquoi Olenivka reste un symbole central de cette demande

L'explosion d'**Olenivka** occupe une place symbolique centrale dans le plaidoyer ukrainien pour un tribunal spécial, précisément parce que la **responsabilité russe** y a été confirmée par des instances indépendantes — l'Associated Press et les Nations unies — contrairement à d'autres dossiers où l'attribution reste plus disputée.

Ce **statut de dossier confirmé** rend Olenivka particulièrement utile dans la **stratégie de plaidoyer international ukrainien**, chaque anniversaire devenant une occasion de rappeler ce précédent aux partenaires occidentaux encore hésitants sur la création d'un tel tribunal. *Un dossier confirmé vaut, devant les diplomates, plus que dix accusations non prouvées.*

## La décision d'annuler le rassemblement à Kyiv

### Une menace de frappes massives russes en cause

L'événement commémoratif initialement prévu sur la **place de l'Indépendance** à Kyiv pour marquer ce quatrième anniversaire a été **annulé**, selon le **1er Corps Azov** de la Garde nationale d'Ukraine et l'**Association des familles des défenseurs d'Azovstal**, en raison d'une menace spécifique de **frappes aériennes russes massives** ce jour-là.

Cette décision d'annulation illustre la persistance du **risque sécuritaire** qui pèse sur la **capitale ukrainienne**, même pour un événement commémoratif à caractère purement civil et symbolique, quatre ans après le début de l'invasion à grande échelle.

### Ce que cette annulation dit de la vie quotidienne en Ukraine en 2026

Le fait qu'un rassemblement destiné à honorer la mémoire de **prisonniers de guerre morts** doive lui-même être **annulé** par crainte d'une nouvelle attaque russe illustre, de façon particulièrement crue, la continuité du danger qui structure la vie quotidienne ukrainienne, même dans les moments consacrés au deuil collectif.

Cette réalité contraste avec l'image d'un conflit qui, dans certains récits occidentaux, pourrait sembler s'être stabilisé ou ralenti après plusieurs années ; la nécessité d'annuler une commémoration pour raison de sécurité rappelle que la menace reste, en **2026**, pleinement active. *On n'annule pas un rassemblement pour des morts par excès de prudence. On l'annule parce que la mort rôde encore.*

## Ce que les familles des défenseurs d'Azovstal réclament

### Une reconnaissance qui dépasse la commémoration symbolique

Pour l'**Association des familles des défenseurs d'Azovstal**, la **commémoration annuelle** d'Olenivka ne constitue qu'une étape parmi d'autres dans une revendication plus large : celle d'une **reconnaissance judiciaire formelle** de la responsabilité russe, assortie de conséquences pénales réelles pour les responsables identifiés.

Cette revendication reste, quatre ans après les faits, largement **insatisfaite sur le plan judiciaire international**, malgré la confirmation factuelle de la responsabilité russe par des instances indépendantes reconnues.

### L'attente d'un procès qui ne vient toujours pas

Aucune **procédure judiciaire internationale contraignante** n'a, à ce jour, abouti à une **condamnation formelle** de responsables russes spécifiquement pour l'explosion d'**Olenivka**, malgré les conclusions convergentes de l'Associated Press et des Nations unies sur la responsabilité russe.

Cette absence de procès reste, pour les familles concernées, la source principale de frustration exprimée à chaque anniversaire, quatre années consécutives après une tragédie dont la responsabilité ne fait, pourtant, plus sérieusement débat sur le plan factuel. *Savoir qui a tué ne suffit pas. Les familles attendent encore que quelqu'un le paie devant un juge.*

## Le contexte plus large des prisonniers de guerre ukrainiens en 2026

### Un dossier qui dépasse le seul cas d'Olenivka

La situation des **38 anciens détenus d'Olenivka** aujourd'hui poursuivis ou condamnés en Russie s'inscrit dans un dossier plus large de traitement des prisonniers de guerre ukrainiens, qui reste l'un des points de friction humanitaire les plus documentés du conflit depuis **2022**.

Les **échanges de prisonniers**, dont le chiffre cumulatif de **9 613 personnes libérées** cité par le président Zelensky, se poursuivent en parallèle de ces dossiers judiciaires russes contestés, illustrant la coexistence de deux dynamiques opposées : la libération négociée d'un côté, la poursuite judiciaire de l'autre.

### Pourquoi cette dualité complique la diplomatie humanitaire

Cette coexistence entre **échanges de prisonniers** et **poursuites judiciaires russes** contre certains anciens détenus complique la diplomatie humanitaire ukrainienne, qui doit négocier des libérations tout en documentant, simultanément, des violations alléguées des droits des prisonniers déjà détenus.

Cette complexité diplomatique n'a, à ce jour, empêché ni les négociations d'échange ni la documentation continue des violations, les deux processus se poursuivant en parallèle selon les informations disponibles pour ce récit.

## Ce que cet anniversaire révèle sur la mémoire de guerre ukrainienne

### Une commémoration qui structure le calendrier national

L'anniversaire d'**Olenivka** s'inscrit désormais dans un **calendrier de commémorations** qui structure la **mémoire collective ukrainienne** du conflit, aux côtés d'autres dates marquantes liées au siège de **Marioupol** et à la résistance d'**Azovstal** en 2022.

Cette structuration mémorielle joue un rôle politique et social qui dépasse le seul cadre judiciaire : elle maintient vivante, dans l'opinion publique ukrainienne et internationale, la pression nécessaire pour continuer à réclamer justice quatre ans après les faits.

### Le rôle des médias dans la transmission de cette mémoire

La couverture de cet anniversaire par plusieurs médias — **Kyiv Post**, **UNN**, **United24 Media**, **mezha.net** — illustre le **rôle continu** de la presse ukrainienne et internationale dans la transmission de cette mémoire, quatre années consécutives après la tragédie initiale. *Sans la presse qui répète chaque année ce qui s'est passé, l'oubli finirait par faire le travail que la justice n'a pas encore fait.*

Cette couverture médiatique répétée constitue également un contrepoids direct à la version initiale russe, largement démentie, qui avait tenté d'attribuer la responsabilité de l'explosion à l'Ukraine elle-même.

## Ce que cette affaire signifie pour les alliés occidentaux de l'Ukraine

### Un dossier de référence dans le plaidoyer pour un tribunal spécial

Pour les **partenaires occidentaux** de l'Ukraine qui évaluent la pertinence de créer un **Tribunal spécial pour le crime d'agression**, le dossier d'Olenivka constitue une **référence concrète** et déjà partiellement confirmée par des instances indépendantes, ce qui en fait un argument de poids dans les discussions diplomatiques en cours.

Ce type de dossier, où la responsabilité est établie mais où aucune conséquence pénale n'a encore été prononcée, illustre précisément le vide juridictionnel que la création d'un tel tribunal spécial viserait à combler pour l'ensemble des crimes commis durant cette guerre. *Un fait confirmé sans tribunal pour le juger reste une justice inachevée, année après année.*

### La pression continue sur les canaux diplomatiques existants

En l'absence d'un **tribunal spécial déjà opérationnel**, l'Ukraine continue de porter ce dossier devant les **canaux diplomatiques existants**, notamment via des déclarations répétées au sein d'instances comme le **Conseil de sécurité des Nations unies**, où la question du traitement des prisonniers de guerre reste régulièrement abordée.

Cette **pression diplomatique continue**, bien qu'elle n'ait pas encore abouti à un **mécanisme judiciaire dédié**, maintient le dossier d'Olenivka vivant dans l'agenda international quatre ans après les faits.

## Ce que la suite pourrait apporter

### Les scénarios possibles pour les 46 blessés toujours détenus

Le sort des **46 prisonniers de guerre gravement blessés** toujours détenus en Russie sans accès adéquat à des soins médicaux constitue, à ce stade, l'**urgence humanitaire** la plus immédiate liée au dossier d'Olenivka, susceptible d'évoluer par le biais de futures négociations d'échange de prisonniers.

Aucun **calendrier précis** pour une éventuelle libération de ce groupe spécifique n'est mentionné dans les sources disponibles pour ce récit, ce qui laisse leur situation dans une incertitude prolongée quatre ans après l'explosion qui les a blessés. *Certains survivants d'Olenivka attendent encore, aujourd'hui même, la libération que d'autres ont déjà obtenue.*

### L'incertitude persistante sur un mécanisme judiciaire dédié

La création effective d'un **Tribunal spécial pour le crime d'agression**, réclamée à nouveau par le ministère ukrainien des Affaires étrangères à l'occasion de cet anniversaire, dépend largement du soutien politique des partenaires occidentaux de l'Ukraine, un soutien qui n'a pas, à ce jour, abouti à la création formelle de ce mécanisme.

Cette **incertitude persistante** illustre la difficulté, pour l'Ukraine, de transformer une **responsabilité factuelle confirmée** en conséquence judiciaire concrète, un écart qui structure l'ensemble du récit de cet anniversaire.

## Ce que l'annulation de Kyiv change pour les commémorations futures

### Un précédent qui pourrait toucher d'autres commémorations

L'**annulation** du rassemblement de la **place de l'Indépendance** pour raison de sécurité constitue un précédent qui pourrait s'appliquer à d'autres commémorations de guerre en Ukraine, si la menace de **frappes aériennes russes massives** continue de peser sur les grands rassemblements publics dans les mois à venir.

Ce précédent illustre une tension croissante entre le besoin de **mémoire collective publique** et l'impératif de **sécurité physique** des civils rassemblés, une tension qui n'a, à ce jour, pas trouvé de résolution stable en Ukraine.

### Les formes alternatives de commémoration adoptées

En l'absence d'un rassemblement physique sur la **place de l'Indépendance**, la commémoration de cet anniversaire s'est appuyée principalement sur des **déclarations officielles** — celles de **Volodymyr Zelensky** et du **lieutenant-général Oleg Ivashchenko** — ainsi que sur la couverture par plusieurs médias ukrainiens et internationaux.

Cette forme de commémoration dématérialisée, si elle devient la norme pour les prochains anniversaires, changerait durablement la manière dont l'Ukraine honore publiquement la mémoire de ses prisonniers de guerre morts en captivité. *On peut annuler un rassemblement. On ne peut pas annuler le souvenir qu'il devait porter.*

## Ce que ce dossier enseigne sur la justice de guerre en général

### Un cas d'école pour la responsabilité pénale internationale

Le dossier d'**Olenivka** constitue, pour les **juristes spécialisés** en **droit pénal international**, un cas d'étude sur l'écart persistant entre l'établissement factuel d'une responsabilité et sa traduction en conséquence judiciaire réelle, un écart qui touche de nombreux autres dossiers de cette guerre.

Cet écart entre **fait établi** et **justice rendue** structure une grande partie du débat international actuel sur la nécessité de mécanismes judiciaires nouveaux, comme le **Tribunal spécial pour le crime d'agression** réclamé par Kyiv.

### Pourquoi ce dossier restera surveillé dans les années à venir

Tant qu'aucune **conséquence pénale concrète** n'aura été prononcée contre des **responsables identifiés** de l'explosion d'**Olenivka**, ce dossier continuera d'être cité par l'Ukraine et ses soutiens comme argument central dans le plaidoyer pour une justice internationale plus efficace face aux crimes de guerre. *Un dossier qui reste ouvert quatre ans après les faits finit par devenir, malgré lui, un symbole permanent.*

Quatre ans après l'explosion qui a détruit un baraquement de la colonie d'**Olenivka**, tuant au moins **50 à 53 prisonniers de guerre ukrainiens** et en blessant entre **70 et 130 autres**, la responsabilité russe reste confirmée par l'Associated Press et les Nations unies, mais aucun tribunal n'a encore prononcé de condamnation.

**Ce qui est établi** : la destruction du baraquement dans la nuit du 28 au 29 juillet 2022, la responsabilité russe confirmée par des instances indépendantes, et l'annulation du rassemblement commémoratif de Kyiv par crainte de nouvelles frappes. **Ce qui reste en suspens** : la création d'un tribunal spécial et le sort des 46 blessés toujours détenus en Russie. *Olenivka reste un dossier résolu sur les faits et non résolu sur la justice. C'est cette dissonance, précisément, que les familles portent depuis quatre ans.*

Le **ministère ukrainien des Affaires étrangères** continue de réclamer une pression internationale accrue, tandis que **38 anciens détenus d'Olenivka** font aujourd'hui l'objet de poursuites en Russie même. *Les bourreaux allégués n'ont jamais comparu. Les survivants, eux, comparaissent devant des tribunaux russes.*

Ce quatrième anniversaire, marqué par une annulation sécuritaire plutôt que par un rassemblement public, rappelle que la mémoire d'Olenivka reste vivante précisément parce que la justice, elle, ne l'est toujours pas. *Se souvenir chaque année, faute de pouvoir juger, c'est la seule justice que l'Ukraine peut encore rendre à Olenivka.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Kyiv Post — Ukraine réclame justice pour l'anniversaire d'Olenivka — 28 juillet 2026](https://www.kyivpost.com/post/81267)

- [mezha.net — L'Ukraine marque l'anniversaire de la tragédie d'Olenivka — 28 juillet 2026](https://mezha.net/eng/bukvy/a71999ef_ukraine_marks_olenivka/)

### Sources secondaires

- [UNN — Nous n'oublierons aucun crime contre notre peuple, déclare Zelensky pour l'anniversaire de la tragédie d'Olenivka — 28 juillet 2026](https://unn.ua/en/news/we-will-not-forget-any-crime-against-our-people-zelenskyy-on-the-anniversary-of-the-olenivka-tragedy)

- [United24 Media — La campagne de drones ukrainiens perturbe deux ports russes clés de la mer d'Azov — 27 juillet 2026](https://united24media.com/war-in-ukraine/ukraines-drone-campaign-disrupts-two-key-russian-azov-sea-ports-21110)

- [NV.ua — Attentat terroriste à Olenivka : l'événement commémoratif pour les combattants Azov tombés est annulé sur la place Maïdan — 28 juillet 2026](https://english.nv.ua/nation/terrorist-attack-in-olenivka-memorial-event-for-fallen-azov-fighters-canceled-on-maidan-50627875.html)

- [Kyiv Post — Bilan quotidien de l'État-major général ukrainien — 28 juillet 2026](https://www.kyivpost.com/post/81270)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/recit-quatre-ans-apres-olenivka-les-familles-attendent-encore-un-tribunal
