# PORTRAIT : notes de terrain sur un kérosène devenu introuvable

> Le 1er juin 2026, le Moscow Times rapportait qu'une interdiction d'exporter le kérosène russe venait d'entrer en vigueur, prolongée jusqu'à la fin novembre 2026, une décision qui s'ajoutait à un ensemble déjà documenté…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Portrait
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/portrait-notes-de-terrain-sur-un-kerosene-devenu-introuvable

## Introduction

Le 1er **juin** 2026, le **Moscow Times** rapportait qu'une **interdiction** d'exporter le **kérosène** **russe** venait d'entrer en vigueur, prolongée jusqu'à la fin **novembre** 2026, une décision qui s'ajoutait à un ensemble déjà documenté de restrictions touchant le **diesel**. *Le kérosène ne fait jamais la une comme le pétrole brut ; c'est pourtant lui qui, en silence, révèle le mieux jusqu'où une **pénurie** peut réellement s'étendre.*

Ce portrait retrace, notes de terrain et **sources** croisées à l'appui, ce que cette **interdiction** du **kérosène** révèle d'une **crise** plus large, documentée dans d'autres articles de cette série, où environ un tiers de la **capacité de raffinage** **russe** se trouvait hors service selon le Los Angeles Times du 1er **juillet** 2026. Le kérosène, produit raffiné essentiel à l'**aviation** **civile** comme **militaire**, constitue un **indicateur** particulièrement révélateur de l'**ampleur** réelle de cette crise énergétique.

## Le kérosène, un produit raffiné trop souvent négligé dans l'analyse

### Un carburant moins visible que le diesel, mais tout aussi révélateur

Contrairement au **diesel**, dont la **pénurie** affecte directement et visiblement le quotidien de la population **russe** aux stations-service, le **kérosène** demeure un produit plus discret, principalement destiné à l'**aviation**, dont la rareté se manifeste différemment : retards de **vols**, annulations, ou hausses tarifaires plutôt que files d'**attente** visibles pour le grand public. Cette discrétion relative explique en partie pourquoi cette **interdiction** spécifique a reçu, dans la couverture médiatique disponible, une attention moindre que celle accordée au diesel.

Cette moindre visibilité ne diminue en rien l'importance analytique de cette mesure : le **kérosène**, produit hautement raffiné nécessitant des procédés de **production** similaires à ceux affectés par les frappes ukrainiennes sur les raffineries, constitue un **indicateur** fiable de l'**ampleur** réelle des dégâts subis par l'ensemble de la chaîne de **raffinage** **russe**. *Ce qu'on ne voit pas à la pompe se voit ailleurs, dans un **vol** retardé ou un avion cloué au sol ; la **pénurie** ne choisit pas toujours la scène la plus visible pour se manifester.*

### Pourquoi ce produit mérite un portrait à part entière

Ce portrait choisit de consacrer une attention spécifique au **kérosène**, plutôt que de le traiter comme une simple note de bas de page dans une couverture plus large consacrée au **diesel**, précisément parce que sa **rareté relative** dans l'espace médiatique occidental laisse une zone d'ombre que ce texte cherche à combler par un examen plus approfondi des faits disponibles.

## Le calendrier de cette interdiction, du 1er juin au 30 novembre

### Une durée nettement plus longue que celle du diesel

L'**interdiction** d'exporter le **kérosène**, confirmée par le Moscow Times le 1er **juin** 2026, s'étend jusqu'au **30 novembre** 2026, une durée nettement supérieure aux quatre semaines de l'interdiction correspondante pour le **diesel** documentée dans un autre article de cette série. Cette différence de durée constitue, en elle-même, un **indicateur** analytique important : elle suggère que les autorités **russes** anticipaient, au moment de cette décision, une résolution plus lente de la **crise** touchant spécifiquement la **production** de kérosène.

Cette anticipation d'une résolution plus lente pourrait s'expliquer par la nature technique spécifique de la **production** de **kérosène**, qui nécessite des procédés de **raffinage** particuliers, potentiellement plus affectés par les dégâts documentés sur certaines installations spécialisées. *Six mois d'**interdiction** ne se décrètent pas à la légère ; c'est le temps qu'il faut, visiblement, pour espérer réparer ce qu'un drone a mis quelques minutes à endommager.*

### Ce que cette durée prolongée révèle sur la confiance officielle

Une durée d'**interdiction** fixée à près de six mois, plutôt qu'à quelques semaines, traduit une **confiance limitée** des autorités **russes** elles-mêmes dans une résolution rapide de cette **crise** spécifique, un aveu implicite bien plus révélateur que n'importe quelle déclaration publique rassurante formulée en parallèle.

## L'aviation civile russe face à cette pénurie

### Des compagnies aériennes confrontées à des choix difficiles

Les **compagnies aériennes russes**, dépendantes du **kérosène** pour l'ensemble de leur flotte, se trouvent confrontées, selon la logique documentée par cette **interdiction** d'exporter, à des choix difficiles concernant la gestion de leurs réserves disponibles, potentiellement traduits par des ajustements d'horaires, des hausses tarifaires, ou des réductions de certaines liaisons jugées moins prioritaires. Aucune **source** consultée pour ce portrait ne fournit de bilan chiffré précis de ces ajustements concrets, une lacune qui limite la portée factuelle de cette section à un niveau d'**analyse** logique plutôt qu'à un constat directement documenté.

Cette absence de bilan chiffré détaillé, cohérente avec le schéma de communication limitée observé pour d'autres aspects de cette **crise**, ne permet pas d'affirmer avec certitude l'**ampleur** exacte des perturbations subies par l'**aviation** **civile** **russe** à ce stade. *Une compagnie aérienne qui retarde ses **vols** ne publie jamais de communiqué expliquant pourquoi ; le silence, ici encore, en dit long sans jamais rien confirmer directement.*

### Les liaisons internationales, particulièrement exposées

Les **liaisons aériennes internationales**, déjà affectées par les **sanctions** **occidentales** limitant l'accès de la **Russie** à certains espaces aériens et à certaines pièces détachées d'aéronefs, pourraient subir un effet cumulatif supplémentaire lié à cette **pénurie** de **kérosène**, une combinaison de facteurs qui complique davantage la **situation** du **secteur** aérien **russe** que ne le ferait la seule pénurie de **carburant** prise isolément.

## La dimension militaire du kérosène, une question sensible

### Un carburant partagé entre aviation civile et militaire

Le **kérosène**, au-delà de son usage pour l'**aviation** **civile**, constitue également un **carburant essentiel** pour une partie de l'aviation **militaire** **russe**, une dimension qui rend cette **pénurie** potentiellement plus sensible sur le plan **stratégique** que ne le suggère sa couverture médiatique relativement discrète. Aucune **source** consultée pour ce portrait ne permet d'affirmer que cette pénurie a déjà affecté significativement les capacités opérationnelles de l'aviation **militaire** russe, mais l'**hypothèse** mérite d'être posée compte tenu de la nature partagée de ce type de **carburant**.

Cette dimension **militaire** potentielle, documentée de façon indirecte plutôt que confirmée explicitement par les **sources** disponibles, illustre pourquoi la campagne ukrainienne contre le **raffinage** **russe** pourrait avoir des répercussions dépassant le seul cadre **économique** civil déjà documenté ailleurs dans cette série d'articles. *Le même réservoir qui alimente un **vol** de tourisme peut, ailleurs, alimenter un avion de chasse ; couper l'un revient, presque toujours, à fragiliser un peu l'autre.*

### Le silence officiel russe sur cette dimension spécifique

Les autorités **russes** n'ont, selon les informations disponibles pour ce portrait, formulé aucune déclaration publique reconnaissant explicitement un **impact militaire** de cette **pénurie** de **kérosène**, une réticence cohérente avec la sensibilité **stratégique** évidente de toute information touchant aux capacités opérationnelles de l'**aviation** **militaire** en période de conflit actif.

## Ce que révèlent les prix du kérosène sur le marché intérieur

### Une hausse probable, documentée de façon indirecte

Bien qu'aucune **source** consultée pour ce portrait ne fournisse de chiffre précis quant à l'évolution des **prix intérieurs** du **kérosène** depuis l'entrée en vigueur de cette interdiction d'**exportation**, la logique **économique** de base — une offre disponible pour le **marché** intérieur théoriquement accrue par l'interdiction d'exporter, mais une capacité de production globalement réduite par les frappes documentées sur le **raffinage** — suggère un effet ambigu sur les prix, difficile à trancher sans données supplémentaires.

Cette **incertitude** sur l'évolution précise des prix, plutôt que de constituer une faiblesse de ce portrait, reflète honnêtement les limites des informations publiquement disponibles sur cette dimension spécifique de la crise du kérosène. *Ne pas connaître un chiffre précis n'est pas un aveu d'échec journalistique ; c'est parfois la seule honnêteté possible face à un **marché** qui préfère, lui aussi, rester discret.*

### La difficulté d'obtenir des données fiables sur ce marché spécifique

Le **marché** du kérosène, moins scruté par les analystes financiers internationaux que celui du pétrole brut ou même du diesel, souffre d'un déficit de **données publiques fiables** qui complique toute **analyse** quantitative rigoureuse de son évolution récente en Russie, une limite méthodologique que ce portrait choisit de reconnaître explicitement plutôt que de la contourner par une estimation non fondée.

## Les précédents de pénurie de kérosène ailleurs dans le monde

### Des situations comparables, mais rarement de cette ampleur

Des **pénuries de kérosène** ont été documentées ailleurs dans le monde par le passé, généralement liées à des perturbations logistiques temporaires ou à des crises géopolitiques localisées, mais rarement à l'échelle nationale et sur une durée aussi prolongée que celle documentée pour la Russie durant l'année 2026. Cette comparaison internationale, bien qu'imparfaite, souligne le caractère exceptionnel de la situation russe actuelle par rapport aux standards habituels du secteur aérien mondial.

Cette rareté comparative renforce l'intérêt analytique de ce portrait, qui documente une situation dont les équivalents historiques récents demeurent limités, tant par leur ampleur que par leur durée. *Chercher un précédent qu'on ne trouve pas est, en soi, une forme de réponse ; certaines crises n'ont simplement pas encore d'équivalent auquel se raccrocher.*

### Ce que ces précédents suggèrent pour l'évolution future de la crise russe

Sans équivalent récent directement comparable, la trajectoire future de cette crise du kérosène russe demeure, selon les informations disponibles pour ce portrait, difficile à anticiper avec certitude, une **incertitude méthodologique** qui invite à la **prudence** dans toute projection concernant sa résolution avant l'échéance officielle du 30 novembre 2026.

## Les effets en cascade sur d'autres secteurs économiques

### Le tourisme, secteur indirectement affecté

Le secteur du **tourisme**, largement dépendant de la fiabilité et du coût du transport aérien, pourrait subir des effets indirects de cette pénurie de kérosène, à travers des hausses tarifaires ou des réductions de liaisons aériennes qui compliqueraient l'accès à certaines destinations russes pour les voyageurs internationaux comme domestiques. Aucune **source** consultée pour ce portrait ne fournit de bilan chiffré de cet effet indirect, une limite qui impose de le présenter comme une **hypothèse** analytique plutôt que comme un fait établi.

Cette **hypothèse**, cohérente avec la logique **économique** généralement observée dans d'autres contextes de pénurie de carburant aérien, mérite néanmoins d'être posée pour compléter le tableau des répercussions potentielles de cette crise au-delà du seul secteur aérien directement concerné. *Un billet d'avion plus cher ne raconte jamais, à lui seul, l'histoire d'une raffinerie en feu ; il en est pourtant, souvent, la trace la plus discrète.*

### Le fret aérien, une dimension logistique supplémentaire

Le **fret aérien**, essentiel au transport rapide de certaines marchandises à haute valeur ajoutée ou périssables, pourrait également subir des perturbations liées à cette pénurie de kérosène, une dimension logistique supplémentaire qui s'ajoute aux effets déjà documentés sur le transport routier de marchandises dépendant du diesel, évoqués dans d'autres articles de cette série.

## La comparaison avec la situation du diesel, deux crises parallèles

### Des causes communes, des manifestations distinctes

Les crises du diesel et du kérosène, bien que causées par la même **campagne de frappes** ukrainiennes sur le raffinage russe documentée ailleurs dans cette série, se manifestent différemment dans leurs conséquences visibles : la première touche directement et immédiatement le grand public aux stations-service, tandis que la seconde affecte plus spécifiquement le secteur aérien, moins immédiatement visible pour la population générale mais tout aussi révélateur de l'ampleur structurelle de la crise.

Cette distinction entre visibilité publique immédiate et impact sectoriel plus spécialisé explique pourquoi la couverture médiatique de ces deux crises parallèles a été, jusqu'ici, sensiblement inégale, sans que cette inégalité de traitement reflète une différence proportionnelle dans leur gravité réelle respective. *Deux pénuries nées du même feu ne reçoivent jamais la même attention ; celle qu'on voit à la pompe l'emporte toujours sur celle qu'on ne voit que dans un tarmac silencieux.*

### Ce que cette double crise confirme sur l'ampleur du problème de raffinage

Le fait que deux produits raffinés distincts, le diesel et le kérosène, soient simultanément touchés par des interdictions d'exportation confirme que la crise documentée dans cette série d'articles affecte l'ensemble de la **chaîne de raffinage** russe, plutôt qu'un segment spécifique et isolé de cette industrie, un constat qui renforce la **cohérence** du tableau global dressé par l'ensemble de ces articles consacrés à la crise énergétique de l'été 2026.

## Le rôle des raffineries spécialisées dans la production de kérosène

### Toutes les raffineries ne produisent pas ce carburant de la même façon

La production de kérosène nécessite des **procédés de raffinage spécifiques**, distincts de ceux utilisés pour d'autres produits comme le diesel ou l'essence, ce qui signifie que toutes les raffineries touchées par les frappes ukrainiennes documentées ailleurs dans cette série n'ont pas nécessairement le même impact sur la production nationale de kérosène. Certaines installations, spécialisées dans ce type de raffinage plus complexe, pourraient avoir un poids disproportionné dans la crise actuelle par rapport à leur simple part de la capacité totale de raffinage russe.

Cette spécialisation technique, documentée de façon générale par plusieurs analyses sectorielles internationales, n'a pas fait l'objet, dans les **sources** disponibles pour ce portrait, d'une identification précise des raffineries spécifiquement touchées et de leur poids relatif dans la production nationale de kérosène.

### Ce que cette absence d'identification précise implique

Cette absence de données précises sur les **raffineries spécialisées** touchées limite la capacité de ce portrait à établir un lien causal direct et quantifié entre telle frappe spécifique et l'ampleur de la pénurie de kérosène qui en résulte, une limite méthodologique qu'il convient de reconnaître explicitement plutôt que de la contourner par une estimation non fondée sur des données vérifiables. *Toutes les raffineries ne se ressemblent pas sous les décombres ; certaines comptent plus que d'autres, et cette hiérarchie reste, pour l'instant, largement invisible depuis l'extérieur.*

## Les alternatives envisageables pour l'aviation russe

### Le recours à des stocks stratégiques, une option limitée dans le temps

Face à cette pénurie, l'aviation russe pourrait recourir à des **stocks stratégiques** de kérosène accumulés antérieurement, une option qui ne peut cependant offrir qu'un répit temporaire si la production nationale ne parvient pas à se redresser avant l'épuisement de ces réserves. Aucune **source** consultée pour ce portrait ne fournit d'estimation précise de l'ampleur de ces stocks stratégiques ni de leur durée d'épuisement potentielle dans le contexte actuel.

Cette **incertitude** sur l'ampleur des réserves disponibles constitue l'une des variables les plus déterminantes, mais aussi les moins documentées publiquement, pour évaluer la gravité réelle et la trajectoire future de cette crise spécifique du kérosène. *Un stock stratégique ne se compte jamais publiquement ; c'est peut-être le seul chiffre de cette crise que personne, de part et d'autre, n'a intérêt à révéler.*

### L'importation, une piste déjà évoquée pour d'autres carburants

Comme documenté ailleurs dans cette série d'articles concernant les déclarations du vice-Premier ministre Novak sur d'éventuelles importations de carburant, une piste similaire pourrait théoriquement s'appliquer au kérosène, bien qu'aucune **source** consultée pour ce portrait ne confirme explicitement une telle option envisagée spécifiquement pour ce produit raffiné à ce stade.

## La dimension régionale de cette pénurie de kérosène

### Des aéroports plus vulnérables que d'autres

Certains **aéroports régionaux** russes, plus éloignés des principales infrastructures de raffinage et de distribution, pourraient subir cette pénurie de kérosène de façon disproportionnée par rapport aux aéroports mieux connectés aux réseaux logistiques principaux, une **hypothèse** cohérente avec le schéma de vulnérabilité différenciée déjà documenté pour la pénurie de diesel dans un autre article de cette série.

Cette vulnérabilité régionale différenciée, si elle se confirmait par des données plus précises, ajouterait une dimension supplémentaire à la compréhension géographique de cette crise, déjà esquissée à travers l'exemple de la Crimée pour l'électricité dans un autre article de cette série. *La géographie d'une pénurie n'est jamais neutre ; elle frappe toujours plus fort là où les réseaux sont les plus fins et les alternatives les plus rares.*

### Les grandes plateformes aéroportuaires, mieux protégées mais non immunisées

Les grandes **plateformes aéroportuaires** russes, mieux intégrées aux principaux réseaux de distribution de carburant, pourraient bénéficier d'une résilience relativement supérieure face à cette pénurie, sans pour autant être totalement immunisées si la crise venait à s'aggraver ou à se prolonger significativement au-delà de l'échéance officielle du 30 novembre 2026.

## Les répercussions sur les vols militaires et l'entraînement aérien

### Une réduction possible des heures de vol d'entraînement

Au-delà des opérations militaires directement liées au conflit, cette pénurie de kérosène pourrait affecter les **heures de vol d'entraînement** des pilotes militaires russes, une dimension moins immédiatement visible mais potentiellement significative pour le maintien des compétences opérationnelles à moyen terme. Aucune **source** consultée pour ce portrait ne permet de confirmer une telle réduction effective, mais l'**hypothèse** mérite d'être posée comme l'une des conséquences potentielles les moins documentées de cette crise.

Cette **hypothèse**, si elle se vérifiait, illustrerait une conséquence de second ordre de la campagne ukrainienne sur le raffinage, moins immédiatement visible que les effets civils déjà bien documentés, mais potentiellement significative sur le plan stratégique à moyen et long terme. *Un pilote qui vole moins d'heures aujourd'hui ne fait pas de bruit ; c'est demain, dans le ciel, que ce silence d'entraînement pourrait un jour se payer.*

### La priorité donnée aux opérations actives plutôt qu'à l'entraînement

Dans un contexte de **ressources limitées**, il est raisonnable d'anticiper que les autorités militaires russes privilégieraient l'allocation du kérosène disponible aux opérations militaires actives plutôt qu'aux activités d'entraînement, une priorisation logique qui pourrait avoir des conséquences différées sur la préparation opérationnelle future, un scénario que ce portrait présente comme une **hypothèse** analytique raisonnable plutôt que comme un fait confirmé.

## Ce que cette crise du kérosène révèle sur la planification énergétique russe

### Une dépendance structurelle insuffisamment anticipée

L'ampleur de cette crise du kérosène, avec une interdiction d'exportation prolongée sur près de six mois, suggère que la **planification énergétique** russe n'avait pas suffisamment anticipé la vulnérabilité de ses capacités de raffinage spécialisé face à une campagne de frappes aussi soutenue et prolongée que celle documentée par les frappes ukrainiennes recensées ailleurs dans cette série d'articles.

Cette insuffisance de planification, révélée par l'ampleur et la durée des mesures correctives nécessaires, contraste avec l'image d'une puissance énergétique traditionnellement présentée comme résiliente et bien préparée face aux perturbations extérieures. *Une puissance énergétique qui doit interdire ses propres exportations pendant six mois n'était, visiblement, pas aussi préparée qu'elle aimait le prétendre.*

### Les leçons que cette crise pourrait inspirer pour l'avenir

Cette crise pourrait, à terme, inciter les autorités russes à investir davantage dans la **redondance et la protection** de leurs infrastructures de raffinage spécialisé, une réponse structurelle de long terme qui dépasse le cadre des mesures d'urgence documentées dans ce portrait, mais qui constitue un scénario plausible si la vulnérabilité actuelle venait à se répéter dans les années suivantes.

## Conclusion

Ce portrait du **kérosène introuvable**, moins visible médiatiquement que la crise du diesel documentée ailleurs dans cette série, révèle une dimension tout aussi révélatrice de l'ampleur réelle des dégâts subis par le raffinage russe depuis l'intensification des frappes ukrainiennes. Une interdiction d'exportation prolongée jusqu'au 30 novembre 2026, plus longue que celle touchant le diesel, confirme une confiance limitée des autorités russes elles-mêmes dans une résolution rapide de cette crise spécifique.

Ce que ce portrait retient, en définitive, c'est qu'une pénurie moins photogénique qu'une file d'**attente** à la pompe n'en demeure pas moins révélatrice, à sa manière plus discrète, de l'ampleur d'une crise que les communiqués officiels continuent de circonscrire prudemment. *Un avion qui ne décolle pas ne fait jamais la une comme une voiture immobilisée à la pompe ; le silence médiatique autour du kérosène ne rend pourtant pas la pénurie moins réelle, seulement moins racontée.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [The Moscow Times — Interdiction d'exporter le kérosène jusqu'en novembre — 1er juin 2026](https://www.themoscowtimes.com/2026/06/01/russia-bans-jet-fuel-exports-until-late-november-a92887)

### Sources secondaires

- [Los Angeles Times — Un tiers de la capacité de raffinage russe hors service — 1er juillet 2026](https://www.latimes.com/world-nation/story/2026-07-01/ukrainian-drone-attacks-on-oil-refineries-plunge-russia-into-summer-fuel-crisis)

- [Reuters — Interdiction du diesel confirmée par le vice-Premier ministre — 8 juillet 2026](https://www.reuters.com/business/energy/russia-bans-diesel-exports-increase-domestic-supply-says-deputy-pm-2026-07-08/)

- [Al Jazeera — Rationnement touchant plus de 90 % des régions russes — 9 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/9/ukraine-targets-russian-oil-depots-and-tankers-in-drone-attacks)

- [Wikipedia — Chronologie de la crise du carburant russe — mise à jour 2026](https://en.wikipedia.org/wiki/2025%E2%80%932026_Russian_fuel_crisis)

- [NPR — Contexte diplomatique des frappes sur le raffinage — 18 juin 2026](https://www.npr.org/2026/06/18/g-s1-128782/moscow-ukraine-drone-attack-russia-oil-refinery)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/portrait-notes-de-terrain-sur-un-kerosene-devenu-introuvable
