# PORTRAIT : Maysak, la tempête qui a redessiné le visage du sud de la Chine

> La tempête tropicale Maysak n'était, sur le papier météorologique, qu'un système de catégorie modeste comparé aux monstres qui traversent régulièrement le Pacifique.

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Portrait
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/portrait-maysak-la-tempete-qui-a-redessine-le-visage-du-sud-de-la-chine

## Introduction : Le portrait d'une tueuse silencieuse venue de la mer

### Une tempête qui n'avait rien d'un typhon classique

La **tempête tropicale Maysak** n'était, sur le papier météorologique, qu'un système de catégorie modeste comparé aux monstres qui traversent régulièrement le Pacifique. Pourtant, en quelques jours, elle a laissé derrière elle un bilan de **39 morts** dans le sud de la Chine, selon l'**Associated Press**, transformant des villages entiers du **Guangxi** en zones de catastrophe. Ce paradoxe — une tempête relativement modérée sur l'échelle des vents, mais dévastatrice par ses précipitations — dessine le portrait d'un phénomène qui a frappé moins par sa force brute que par son endurance et son volume d'eau déversé sur une région déjà saturée.

Maysak a touché terre dans le sud de la Chine et au Vietnam au début du mois de juillet, selon le **Washington Post**, apportant des pluies torrentielles qui ont saturé les cours d'eau, les réservoirs et les sols d'une région agricole densément peuplée. La majorité des décès, **26 sur les 39 recensés**, sont directement liés à la rupture partielle d'un barrage à **Hengzhou**, dans la ville sous juridiction de **Nanning**, tandis que les **13 autres morts** résultent des inondations généralisées ayant touché l'ensemble de la région du **Guangxi**.

### Le portrait d'une région qui n'a pas eu le temps de respirer

Ce qui distingue Maysak d'autres épisodes météorologiques survenus en Chine ces dernières années, c'est la vitesse à laquelle la crise s'est propagée sur plusieurs fronts simultanément. En quelques jours, la tempête a généré des inondations meurtrières dans le Guangxi, engendré au moins deux tornades intérieures dans la province du **Hubei** en Chine centrale, selon **Reuters**, et préparé le terrain météorologique pour l'arrivée imminente du **super typhon Bavi** sur la côte est du pays. Le sud de la Chine n'a, à toutes fins pratiques, jamais eu de répit entre ces vagues successives.

Plus de **130 000 personnes** ont été évacuées dans la région du Guangxi au plus fort de la crise, tandis que les autorités locales s'efforçaient de porter secours à environ **10 000 personnes** encore bloquées par les eaux montantes, selon des estimations relayées par plusieurs médias internationaux. Neuf personnes demeuraient portées disparues au moment des derniers bilans disponibles, un chiffre qui pourrait encore évoluer dans les semaines suivant la catastrophe.

*On dresse rarement le portrait d'une tempête comme on dresserait celui d'un être humain, mais Maysak mérite ce traitement : elle a un début, un parcours, des victimes qu'elle a choisies presque au hasard, et une trace qu'elle laisse derrière elle sur des cartes et dans des mémoires familiales. C'est ce portrait-là qu'il faut dresser, pas seulement un bulletin de chiffres.*

## Hengzhou, l'épicentre d'un désastre à visage humain

### Une ville marquée à jamais par une brèche de 50 mètres

Le visage le plus reconnaissable de la tragédie causée par Maysak porte un nom : **Hengzhou**. C'est là, dans cette ville sous l'autorité de Nanning, que le réservoir de **Liulan** a cédé le **7 juillet 2026**, ouvrant une brèche estimée à **50 mètres de large** selon le **China Business Network**, et libérant un torrent d'eau qui a directement causé **26 des 39 décès** attribués à la tempête. Cette seule ville concentre donc les deux tiers du bilan humain régional, un fait qui transforme Hengzhou en symbole malgré elle d'une catastrophe climatique plus vaste.

Les résidents de Hengzhou, comme **Xiao Xiang** du village de **Fulong**, racontent des scènes de panique soudaine : son frère et son oncle ont disparu, emportés alors qu'ils circulaient à vélo électrique au moment où les eaux ont déferlé. Ce genre de récit, répété dans plusieurs foyers de la ville, humanise un bilan qui pourrait sembler abstrait à distance : chaque chiffre correspond à une famille frappée sans avertissement suffisant pour fuir à temps.

### Une ville de 55 000 âmes affectées en quelques heures

Selon **CGTN**, plus de **55 000 personnes** ont été affectées par les inondations dans la seule ville de Hengzhou, et plus de **48 000** y ont été évacuées vers des zones plus sûres. Le portrait de cette ville, avant la catastrophe une localité relativement discrète du Guangxi, s'est transformé en quelques heures en symbole national d'une vulnérabilité climatique que peu d'observateurs avaient anticipée à cette échelle pour une agglomération de cette taille.

Les niveaux d'eau du réservoir de Liulan avaient grimpé à **111,20 mètres**, soit **0,91 mètre au-dessus de sa capacité maximale de conception face aux inondations**, avant que la structure ne cède définitivement. Ce dépassement documenté donne à Hengzhou une place particulière dans le récit de Maysak : celle d'une ville où l'alerte technique existait, mais où la marge de manœuvre pour agir s'est révélée insuffisante face à la vitesse de la montée des eaux.

*Hengzhou n'avait rien demandé pour devenir le nom que tout le monde associera désormais à Maysak. C'est le sort cruel des lieux frappés par les catastrophes : ils deviennent des raccourcis médiatiques, alors qu'ils étaient, la semaine précédente encore, simplement des villes ordinaires où des gens vivaient des vies ordinaires.*

## Les 13 autres visages d'une catastrophe régionale

### Au-delà de Hengzhou, une région tout entière submergée

Si Hengzhou concentre l'attention médiatique, les **13 autres décès** attribués aux inondations de Maysak dans l'ensemble du Guangxi méritent tout autant d'être documentés. Au moins **40 rivières et cours d'eau** étaient en état de débordement dans la province, avec une alerte rouge de niveau maximal déclarée pour les inondations, selon **Al Jazeera**. Ce niveau d'alerte, le plus élevé du système chinois de gestion des risques, signale que la menace ne se limitait pas à un seul foyer de crise, mais s'étendait sur un territoire beaucoup plus vaste que la seule zone de Hengzhou.

Le **réservoir de Yunbiao**, également situé à Hengzhou, a connu un **débordement simultané** à celui de Liulan, tandis que le réservoir de **Liuwang**, dans le comté de **Binyang** relevant de Nanning, débordait lui aussi sous la pression des précipitations. Cette concentration de défaillances sur un même bassin hydrographique, en l'espace de quelques heures, dessine le portrait d'une région entière prise au piège d'un système météorologique d'une intensité rarement documentée à cette échelle géographique.

### Des morsures de serpent aux maisons hollowées, le quotidien bouleversé

Un aspect moins spectaculaire mais tout aussi révélateur du portrait de cette catastrophe concerne les conséquences secondaires des crues : les autorités sanitaires locales ont signalé une augmentation des morsures de serpent parmi les victimes des inondations, un phénomène qui a conduit à l'augmentation des réserves d'antivenin dans la ville de Hengzhou. Les crues soudaines déplacent souvent la faune locale vers les zones habitées, ajoutant un risque secondaire à la noyade et aux traumatismes directs.

Plus de **300 personnes** vivant près du réservoir de Liulan avaient réussi à **évacuer** vers des **terrains plus élevés** avant la rupture complète, selon le personnel de l'installation cité par des médias chinois. Ce **chiffre**, souvent éclipsé par celui des morts et des disparus, représente pourtant une **part importante** du portrait de cette catastrophe : celle des vies sauvées par une évacuation partiellement réussie, malgré l'ampleur de la défaillance structurelle.

*On parle toujours des morts en premier, et c'est légitime. Mais le portrait complet d'une catastrophe doit aussi inclure les 300 personnes qui ont réussi à fuir à temps, les évacuations qui ont fonctionné, les décisions qui ont sauvé des vies. Sinon, on ne raconte que la moitié de l'histoire.*

## Xi Jinping face au portrait d'une nation éprouvée

### L'ordre présidentiel venu de Pékin

Le président chinois **Xi Jinping** a personnellement appelé à des efforts de sauvetage **« tous azimuts »** face à l'ampleur des inondations et des tornades qui ont frappé la Chine dans les mêmes jours, selon des propos rapportés par la télévision d'État **CCTV** et relayés par **Al Jazeera**. Cette intervention personnelle et directe du chef de l'État, exigeant que les équipes de secours **« aillent à fond »** dans l'organisation des opérations d'urgence, s'inscrit dans un portrait plus large d'un régime confronté simultanément à plusieurs crises climatiques d'ampleur nationale.

Pour **Pékin**, la **gestion de cette crise multiple** — inondations dans le Guangxi, tornades dans le Hubei, typhon Bavi menaçant la côte est — représente un test de la capacité de l'État chinois à répondre efficacement à des catastrophes climatiques simultanées sur un territoire aussi vaste. La communication présidentielle rapide, dans ce contexte, sert autant à mobiliser les ressources matérielles qu'à démontrer, sur le plan intérieur, la réactivité perçue du pouvoir central.

### Une nation qui apprend à composer avec l'imprévisible

Le portrait de la Chine qui émerge de cette séquence climatique est celui d'un pays doté d'immenses capacités logistiques — capable de mobiliser plus de 130 000 évacuations en quelques jours — mais aussi confronté aux limites de ses infrastructures hydrauliques plus anciennes face à des événements climatiques d'une intensité croissante. Cette dualité entre puissance organisationnelle et vulnérabilité structurelle constitue peut-être le trait le plus révélateur du portrait dressé par Maysak.

La **rapidité de la mobilisation présidentielle** et des secours locaux ne doit cependant pas occulter les **questions structurelles** soulevées par la rupture du barrage de Hengzhou : un réservoir dont les niveaux d'eau avaient dépassé leur seuil de conception avant la défaillance complète. Le portrait de la résilience chinoise reste donc incomplet sans un examen sérieux de l'entretien et de la conception de ses infrastructures vieillissantes.

*Il y a quelque chose d'admirable dans la capacité de mobilisation chinoise face à ces catastrophes, et il faut le reconnaître sans réserve excessive. Mais l'admiration pour la réponse d'urgence ne doit jamais servir à éviter les questions difficiles sur pourquoi la catastrophe s'est produite en premier lieu.*

## Le typhon Bavi, l'ombre qui plane déjà sur les ruines de Maysak

### Une région qui n'a pas fini de compter ses morts

Alors même que les **équipes de secours** s'efforçaient de gérer les conséquences de Maysak, la Chine devait déjà se préparer à l'arrivée du **super typhon Bavi**, dont les vents soutenus atteignaient environ **150 miles à l'heure (241 km/h)** selon le service météorologique national américain, cité par **Al Jazeera**. Bavi devait toucher terre sur la côte est chinoise vers le jeudi suivant, selon l'agence de presse d'État **Xinhua**, ajoutant une nouvelle couche de risque à un pays déjà éprouvé par une semaine de catastrophes consécutives.

Le portrait de Maysak ne peut donc pas se dresser isolément : il s'inscrit dans une séquence météorologique continue où une même masse d'air humide, alimentée par des températures océaniques élevées, a engendré tempête, tornades et typhon en l'espace de quelques jours seulement. Cette **continuité climatique** illustre une réalité que les **climatologues** documentent depuis des années : l'intensification des événements extrêmes dans le Pacifique occidental n'est plus une hypothèse, mais une observation répétée saison après saison.

### Une fatigue nationale face à l'accumulation des crises

Pour les **équipes de secours chinoises**, déjà mobilisées depuis plusieurs jours pour Maysak, l'arrivée annoncée de Bavi représente un **défi logistique considérable** : redéployer des ressources humaines et matérielles déjà sollicitées vers de nouvelles zones à risque, sans que les besoins de la première crise ne soient encore pleinement résolus. Les neuf personnes toujours portées disparues dans le Guangxi illustrent cette réalité d'une urgence qui n'a pas eu le temps de se refermer avant qu'une nouvelle ne s'ouvre.

Ce chevauchement entre catastrophes successives dessine, en creux, le portrait d'une région qui devra apprendre à vivre avec une fréquence d'événements extrêmes plus élevée que par le passé. Le sud et l'est de la Chine, exposés directement aux systèmes tropicaux du Pacifique, sont en première ligne de cette nouvelle normalité climatique, avec des infrastructures qui n'ont pas toutes été conçues pour l'absorber.

*Une tempête, puis des tornades, puis un typhon, tous en quelques jours : ce n'est plus de la mauvaise chance météorologique, c'est un signal qu'il faudra bien un jour arrêter de traiter comme une anomalie statistique. Le portrait de Maysak est aussi, malgré elle, le portrait d'un climat qui change plus vite que nos infrastructures ne s'adaptent.*

## Le portrait invisible : ce que les chiffres officiels ne montrent pas

### Neuf disparus, une attente qui s'étire

Derrière chaque **bilan officiel** se cache une réalité plus complexe et plus douloureuse que les chiffres seuls ne peuvent transmettre. Les **neuf personnes portées disparues** dans le Guangxi au moment des derniers bilans disponibles représentent des familles suspendues entre l'espoir et le deuil, dans des conditions de recherche rendues difficiles par les dégâts sur les routes et les communications locales. Chaque jour supplémentaire sans nouvelles réduit statistiquement les chances de retrouver des survivants, une réalité que les équipes de secours chinoises connaissent bien après des décennies d'expérience face aux catastrophes naturelles récurrentes.

La couverture médiatique internationale de cette catastrophe est restée relativement limitée par rapport à d'autres drames similaires survenus dans des pays occidentaux, un contraste qui n'a pas manqué d'être relevé par certains observateurs. Cette différence de traitement médiatique ne diminue en rien la réalité humaine vécue par les familles du Guangxi, mais elle révèle une dynamique persistante dans la manière dont l'actualité internationale hiérarchise les catastrophes selon leur lieu de survenue.

### Une transparence chinoise, imparfaite mais réelle

Il faut reconnaître que les **autorités chinoises** ont, dans ce cas précis, communiqué avec une relative rapidité sur le **bilan humain** de la catastrophe, avec des points de presse officiels donnant des chiffres précis sur les morts et les disparus, notamment via la vice-mairesse de Nanning, **Ding Wei**. Cette transparence partielle contraste avec certains épisodes passés où l'information sur les catastrophes naturelles en Chine s'est révélée plus difficile à obtenir pour les observateurs internationaux, même si elle reste éloignée des standards d'enquête publique indépendante pratiqués en Occident.

Reste que l'origine précise des défaillances structurelles multiples sur les réservoirs de la région — âge des infrastructures, entretien, conformité aux nouvelles normes de précipitations extrêmes — n'a pas fait l'objet, à ce stade, d'une enquête publique détaillée et indépendante accessible aux observateurs extérieurs. Pour les familles des victimes, ces questions techniques ne sont jamais de l'ordre de l'abstraction.

*Le portrait complet de Maysak inclut ces neuf noms qu'on ne connaît pas encore, ces familles qui attendent un appel qui ne viendra peut-être jamais. On peut saluer la rapidité relative de la communication chinoise sur les chiffres, tout en exigeant qu'elle aille plus loin, jusqu'aux causes structurelles, pas seulement jusqu'aux bilans.*

## Ce que Maysak révèle sur la vulnérabilité climatique mondiale

### Une leçon qui dépasse les frontières chinoises

Le **portrait dressé par Maysak** dépasse largement le cas particulier de la Chine. Partout dans le monde, des infrastructures hydrauliques conçues selon des normes établies il y a plusieurs décennies sont désormais confrontées à des événements climatiques dont l'intensité et la fréquence augmentent, sous l'effet documenté du changement climatique. Le réservoir de Liulan, dont les niveaux d'eau ont dépassé leur seuil de conception avant la rupture, illustre un phénomène que des ingénieurs et climatologues observent sur plusieurs continents simultanément.

Pour l'Occident, qui dispose lui aussi d'infrastructures hydrauliques vieillissantes dans de nombreuses régions, la catastrophe de Hengzhou devrait servir d'avertissement plutôt que de simple fait divers lointain. La même intensité de précipitations qui a brisé un réservoir dans le Guangxi pourrait, dans d'autres circonstances géographiques, mettre à l'épreuve des structures similaires ailleurs dans le monde, y compris dans des démocraties occidentales dont certains barrages datent également de plusieurs décennies.

### Un portrait qui doit inspirer la vigilance, pas l'indifférence

Reconnaître la **gravité humaine** de cette catastrophe chinoise, tout en maintenant des **positions critiques légitimes** envers le régime de Pékin sur d'autres dossiers géopolitiques majeurs, relève simplement d'une cohérence morale élémentaire. Le climat ne fait pas de distinction idéologique entre les nations qu'il frappe, et les 39 victimes de Maysak méritent une reconnaissance qui transcende les tensions stratégiques entre l'Occident et la Chine sur d'autres fronts.

Ce portrait d'une tempête aux conséquences disproportionnées par rapport à sa force nominale devrait aussi rappeler aux décideurs occidentaux l'urgence d'investir dans l'entretien et la modernisation de leurs propres infrastructures hydrauliques, avant qu'un événement climatique comparable ne révèle des vulnérabilités similaires plus près de chez eux.

*On peut regarder la Chine avec méfiance sur bien des dossiers stratégiques, et avoir raison de le faire. Mais fermer les yeux sur ce que Maysak révèle du changement climatique, simplement parce que la catastrophe s'est produite loin de chez nous, serait une erreur que nous paierons nous-mêmes tôt ou tard.*

## Le portrait comparatif : Maysak face aux grandes tempêtes chinoises récentes

### Une intensité modérée, des conséquences majeures

Comparée à d'autres épisodes météorologiques majeurs ayant frappé la Chine au cours des dernières années, **Maysak** se distingue par le décalage frappant entre son intensité météorologique relativement modérée et l'ampleur de ses conséquences humaines. Une **tempête tropicale**, catégorie inférieure à celle d'un typhon puissant comme **Bavi**, a suffi à provoquer un bilan de **39 morts** et des **dégâts structurels majeurs** sur plusieurs réservoirs simultanément. Ce contraste souligne à quel point la **vulnérabilité des infrastructures** peut transformer un événement météorologique modéré en catastrophe majeure.

Les inondations catastrophiques de **2021 dans la province du Henan**, où l'armée chinoise avait dû faire exploser un barrage pour libérer les eaux menacçantes, avaient déjà rappelé la fragilité de certaines infrastructures hydrauliques chinoises face à des pluies extrêmes. Maysak s'inscrit dans cette même lignée de catastrophes qui, régulièrement, rappellent que la modernisation rapide du pays n'a pas toujours suivi le même rythme que l'entretien de ses infrastructures les plus anciennes.

### Une fréquence qui s'accélère, une préparation qui doit s'adapter

Le **portrait comparé** de ces épisodes successifs révèle une tendance préoccupante : la fréquence des événements climatiques extrêmes touchant la Chine semble s'accélérer d'une année à l'autre, sans que les infrastructures critiques du pays n'aient toutes été mises à niveau au même rythme. Les **autorités chinoises** font face à un défi d'une ampleur considérable : moderniser des milliers de réservoirs et de digues à travers un territoire immense, tout en gérant des crises qui surviennent désormais avec une récurrence accrue.

Pour les observateurs internationaux, ce portrait comparatif offre une leçon qui dépasse largement le cas chinois : partout dans le monde, les infrastructures hydrauliques construites selon des normes plus anciennes devront être réévaluées à la lumière de précipitations dont l'intensité dépasse désormais régulièrement les seuils de conception historiques.

*Maysak n'était pas le monstre météorologique qu'on pourrait imaginer à la lecture d'un bilan de 39 morts. C'est justement ce qui devrait nous inquiéter davantage : si une tempête modérée peut faire ça, qu'arrivera-t-il le jour où un système vraiment exceptionnel frappera les mêmes infrastructures fragilisées?*

## Conclusion : Le portrait final d'une tempête qui aura marqué une génération

### Trente-neuf noms, une empreinte durable

**Maysak** restera, dans la **mémoire collective** du Guangxi et de la Chine centrale, comme la tempête qui a révélé les failles d'infrastructures que l'on croyait solides et qui a rappelé, une fois de plus, la vulnérabilité persistante des populations face aux caprices d'un climat en pleine mutation. Les **39 victimes** de cette catastrophe, dont les **26 décès** directement liés à la **rupture du barrage de Hengzhou**, ne devraient jamais se réduire à une simple statistique dans le décompte mondial des catastrophes climatiques de l'année 2026.

### L'héritage d'une catastrophe qui interpelle le monde entier

Le portrait complet de Maysak inclut à la fois l'ampleur de la mobilisation chinoise, les questions structurelles laissées sans réponse définitive, et l'ombre du typhon Bavi qui planait déjà sur les mêmes régions avant que les secours n'aient terminé leur travail. Cette tempête, relativement modeste sur l'échelle des vents, aura prouvé qu'un système météorologique n'a pas besoin d'être exceptionnel en intensité pour devenir exceptionnellement meurtrier lorsqu'il rencontre des infrastructures fragilisées et des populations denses.

*Je n'ai pas connu ces 39 personnes. Je ne connaissais pas Hengzhou avant cette semaine. Mais dresser leur portrait collectif, même à distance et à travers les mots d'autres journalistes, c'est le minimum qu'on doit à ceux que l'eau a emportés trop vite pour qu'on retienne leurs noms.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

**Familles de sources primaires** retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d'organisations intergouvernementales, dépêches d'agences de presse internationales reconnues.

**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [Les inondations dans le sud de la Chine font 39 morts, dont 26 liés à la rupture d'un barrage — Associated Press, 9 juillet 2026](https://apnews.com/article/typhoon-maysak-bavi-china-taiwan-flooding-e0d8291a25627d8b62595739b51a569e)

- [Les inondations dans le sud de la Chine liées à la tempête Maysak et au typhon Bavi — CBS News](https://www.cbsnews.com/news/southern-china-flooding-maysak-typhoon-bavi/)

- [De fortes pluies font 5 morts dans le nord de la Chine pendant que Maysak frappe le sud — The Washington Post, 5 juillet 2026](https://www.washingtonpost.com/world/2026/07/05/china-vietnam-typhoon-maysak-rain-flooding/b6c390c0-7855-11f1-b194-f872dd4ec5aa_story.html)

### Sources secondaires

- [Les tornades tuent 17 personnes en Chine centrale alors que le typhon Bavi menace — Al Jazeera, 7 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/7/tornadoes-kill-17-in-central-china-as-typhoon-bavi-looms-offshore)

- [Un barrage cède en Chine, des centaines de personnes évacuées après les pluies du typhon — South China Morning Post, 6 juillet 2026](https://www.scmp.com/news/china/politics/article/3359586/china-dam-collapse-hundreds-evacuated-after-typhoon-rains-breach-guangxi-reservoir)

- [Opérations de secours en cours dans la région autonome du Guangxi Zhuang — CGTN, 7 juillet 2026](https://news.cgtn.com/news/2026-07-07/VHJhbnNjcmlwdDkxNDM2/index.html)

---

Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/portrait-maysak-la-tempete-qui-a-redessine-le-visage-du-sud-de-la-chine
