# PORTRAIT : L'Iran qui refuse de plier malgré la colère de Trump sur Ormuz

> Le 8 juillet 2026, alors que Donald Trump multipliait les insultes publiques depuis un sommet de l'OTAN à Ankara, qualifiant les autorités iraniennes de « sick » et de « scum », l'Iran répondait par un silence…

- Auteur: Maxime Marquette
- Publication: MadMax (https://mad-max.co)
- Rubrique: Portrait
- Publié: 2026-07-20
- Adresse à citer: https://mad-max.co/fr/article/portrait-l-iran-qui-refuse-de-plier-malgre-la-colere-de-trump-sur-ormuz

## Introduction : Le portrait d'un régime qui préfère le défi à la reddition

### Une nation qui a choisi la posture plutôt que la conciliation

Le **8 juillet 2026**, alors que **Donald Trump** multipliait les insultes publiques depuis un sommet de l'**OTAN à Ankara**, qualifiant les autorités iraniennes de **« sick »** et de **« scum »**, l'**Iran** répondait par un silence stratégique suivi d'une défiance assumée. Ce **portrait** dresse le tableau d'un régime qui, malgré des semaines de **frappes américaines répétées**, des pénuries croissantes et une colère présidentielle sans filtre, refuse obstinément de céder sur ce qu'il considère comme son dernier levier de puissance réelle : le contrôle du **détroit d'Ormuz**.

Ce n'est pas la posture d'un pays **acculé** qui négocie sa survie. C'est celle d'un régime qui a choisi de transformer chaque revers militaire en occasion de démonstration de fermeté rhétorique, quitte à prolonger indéfiniment un conflit qui coûte cher à sa propre population. Selon **Al Jazeera**, l'Iran a insisté sur l'exercice de son contrôle dans le détroit après une nouvelle flambée d'attaques, refusant catégoriquement l'idée que **Washington** puisse dicter unilatéralement les règles de navigation dans ce qu'il considère comme ses eaux stratégiques.

### Un pays qui a déjà tout perdu, sauf sa capacité de défi

Il faut mesurer l'**ampleur** de ce que l'Iran a déjà subi pour comprendre la singularité de cette **défiance persistante**. Depuis le début de la guerre le **28 février 2026**, le pays a perdu son guide suprême **Ali Khamenei**, tué lors des frappes américano-israéliennes initiales, ainsi que plusieurs hauts responsables militaires et politiques. Il a subi des dizaines de **frappes** contre ses **infrastructures militaires, portuaires et énergétiques**. Et pourtant, ce même régime continue de refuser la moindre concession sur le dossier du détroit d'Ormuz, comme si céder sur ce point précis équivalait à une capitulation totale que même les pertes humaines et matérielles considérables n'ont pas réussi à provoquer.

*Il y a une forme de vertige à observer un régime qui a déjà perdu son chef suprême, une partie de son armée et des pans entiers de son infrastructure énergétique, mais qui continue de fonder toute sa crédibilité intérieure sur le contrôle d'un chenal maritime de quelques kilomètres de large. C'est le portrait d'une fierté qui refuse de compter le prix qu'elle fait payer à son propre peuple.*

## L'article 5 : la clause que Téhéran a transformée en ligne rouge

### Une lecture juridique façonnée pour servir un récit de souveraineté

Le cœur de la **défiance iranienne** repose sur une interprétation précise et assumée de l'article 5 du **mémorandum d'entente** signé en juin avec Washington. Ce texte stipule que l'Iran **« fera des efforts pour assurer le passage sûr des navires commerciaux, sans frais, pendant 60 jours seulement »**. Téhéran a choisi d'y lire une reconnaissance implicite de son autorité sur la gestion du trafic maritime dans le détroit — une lecture que les **États-Unis** rejettent entièrement, mais que l'**Iran** défend avec une constance remarquable depuis des semaines.

Le porte-parole de la Commission de la sécurité nationale du parlement iranien, **Ebrahim Azizi**, a formulé cette position sans la moindre ambiguïté sur X : **« C'est la seule voie possible. Reconnaissez le nouvel ordre iranien dans le détroit d'Ormuz. »** Cette phrase, à elle seule, résume l'**essence du portrait** : un régime qui ne demande pas la paix, mais la reconnaissance formelle d'un **« nouvel ordre »** qu'il a lui-même décrété.

### Le martyre comme argument de négociation

**Majid Shakeri**, conseiller du négociateur en chef iranien **Mohammad Bagher Ghalibaf**, a poussé cette logique jusqu'à son point le plus extrême lors d'une intervention télévisée. Il a exigé que le sultanat d'Oman garantisse que sa portion du détroit ne serve jamais de base militaire contre l'Iran — une garantie qui, selon lui, ne peut être vérifiée que par des **inspections iraniennes**. Sa formule la plus révélatrice de l'état d'esprit du régime : **« Soit nous tenons ce détroit, soit nous devenons des martyrs pour lui, un par un. »**

Cette **rhétorique du sacrifice collectif** appliquée à une question de gestion maritime en dit long sur la manière dont le régime iranien construit sa légitimité intérieure : non pas sur la **prospérité** ou la **sécurité** de sa population, mais sur la capacité à résister, symboliquement et rhétoriquement, à ce qu'il présente comme une agression occidentale permanente.

*Transformer une clause de traité maritime en question de martyre national est un exercice de rhétorique impressionnant, mais profondément inquiétant. Cela révèle un régime qui a besoin d'un ennemi extérieur constant pour justifier les sacrifices qu'il impose à l'intérieur.*

## Pezeshkian, Nabavian, Rezaei : les voix d'un régime qui parle d'une seule bouche

### Le président qui dénonce un « playbook » occidental

Le président iranien **Masoud Pezeshkian**, souvent présenté comme la face la plus **modérée** du pouvoir iranien, n'a laissé planer aucun doute sur son alignement avec la ligne dure lors de cette crise. Il a dénoncé ce qu'il perçoit comme une manipulation systématique de la part de Washington : **« Bending rules, bullying rivals, creating obstacles, and cheating. This is their MAGA playbook. Iran rejects such games. We stand firmly for our rights. »** Cette déclaration, venant du chef de l'exécutif plutôt que des seuls cercles conservateurs les plus radicaux, illustre l'**unité de façade** que le régime cherche à projeter face à la **pression américaine**.

Le parlementaire conservateur **Mahmoud Nabavian** a complété ce tableau avec une charge encore plus directe contre l'idée même de la diplomatie avec les États-Unis, affirmant que les attaques nocturnes ont prouvé une fois de plus que **« faire confiance à ce gouvernement terroriste [les États-Unis], et être optimiste, ne rapporte que des pertes pures »**. Cette méfiance viscérale, exprimée en pleine négociation à Oman, révèle la **fragilité** du canal diplomatique que Téhéran maintient malgré tout.

### La vengeance comme fil rouge du discours officiel

**Mohsen Rezaei**, autre figure influente du camp conservateur, a franchi une **étape supplémentaire** en appelant explicitement à ce que la vengeance pour la mort de **Khamenei** soit exercée contre **Donald Trump** lui-même et le premier ministre israélien **Benjamin Netanyahu**. Il a également prédit, avec une certaine assurance fataliste, que **« les Américains détruiront eux-mêmes ces pourparlers. Ils ne les laisseront produire aucun résultat, comme nous le voyons maintenant »**.

Ce chœur de voix officielles — un président qui dénonce un complot occidental, un parlementaire qui rejette toute confiance envers Washington, un conservateur influent qui appelle à la vengeance nominative — dessine le portrait d'un **appareil d'État** qui a choisi, à tous les niveaux, de privilégier la **confrontation rhétorique** plutôt que la recherche d'une sortie de crise apaisée.

*Quand un président soi-disant modéré, un parlementaire conservateur et un faucon notoire tiennent exactement le même discours de défiance, ce n'est plus une nuance de politique intérieure. C'est un régime qui a décidé, unanimement, que la confrontation vaut mieux que le compromis — même quand ce choix coûte cher à ses propres citoyens.*

## Mashhad et le deuil national comme théâtre de la défiance

### Des funérailles transformées en démonstration de force

Le **contexte immédiat** de cette défiance iranienne ne peut être séparé du **deuil national** qui traversait le pays au moment des déclarations les plus virulentes. Les restes du guide suprême **Ali Khamenei** ont été transportés en **Irak** pour des processions funéraires avant un enterrement prévu dans la ville sainte chiite de **Mashhad**, dans le nord-est de l'Iran. C'est précisément durant cette période de recueillement collectif que les appels à la vengeance et à la fermeté ont atteint leur intensité maximale, le deuil devenant un puissant **levier de mobilisation nationaliste**.

Le nouveau guide suprême, **Mojtaba Khamenei**, fils du défunt, a lui-même promis de **« venger le sang innocent »** de son père — une formule qui installe d'emblée sa **légitimité** sur le registre de la **vengeance** plutôt que sur celui de l'**apaisement**. Ce choix rhétorique, dès les premiers jours de son accession, donne le ton de ce que sera probablement sa gouvernance dans les mois à venir.

### Une défiance qui se nourrit de son propre traumatisme

Le président **Masoud Pezeshkian** lui-même est retourné en Iran après avoir assisté aux processions funéraires en Irak, revenant dans un pays où chaque frappe américaine supplémentaire — comme celles du **9 juillet**, visant environ **90 cibles militaires** — est immédiatement réinterprétée par le pouvoir comme une confirmation supplémentaire de l'hostilité irréductible de l'Occident. Ce **cycle** où chaque escalade militaire renforce le discours de défiance plutôt que d'inciter à la **retenue** constitue l'un des traits les plus frappants de ce portrait national.

Cette **dynamique** explique en partie pourquoi les canaux diplomatiques ouverts à **Oman**, où le ministre iranien des Affaires étrangères **Abbas Araghchi** continue de négocier, n'ont pour l'instant produit aucune avancée décisive. Le deuil collectif et la rhétorique de vengeance créent un climat politique intérieur dans lequel toute concession publique deviendrait immédiatement suspecte, voire dangereuse, pour ceux qui la proposeraient.

*Utiliser le deuil d'un chef d'État pour souder la nation autour d'une posture de défi n'est pas une invention iranienne — c'est une technique aussi vieille que le pouvoir lui-même. Mais elle rend la désescalade presque impossible, puisque chaque geste de conciliation devient, dans ce climat, une trahison symbolique du défunt.*

## Les preuves matérielles d'une résistance qui a un coût réel

### Des frappes qui n'ont pas suffi à faire plier le discours officiel

Ce qui rend ce portrait particulièrement frappant, c'est le **contraste** entre l'ampleur des frappes américaines subies et la constance du discours de défiance iranien. Le **9 juillet 2026**, le **CENTCOM** a frappé environ **90 cibles militaires iraniennes**, après une salve précédente ayant visé environ **80 cibles**, incluant plus de **60 bateaux** du **Corps des gardiens de la révolution islamique**. Ces chiffres, confirmés directement par le **commandement américain**, représentent une **pression militaire considérable**, répétée sur plusieurs jours consécutifs.

Trump lui-même a revendiqué que les frappes américaines étaient **« vingt fois plus fortes »** que les attaques iraniennes qui les avaient précédées. Et pourtant, aucune de ces démonstrations de force n'a produit la moindre inflexion publique dans le discours iranien. Au contraire, chaque frappe semble avoir renforcé la détermination affichée par les responsables du régime, alimentant un **narratif de résistance héroïque** face à une agression disproportionnée.

### Le prix payé par la population, absent du discours officiel

Ce que ce portrait révèle aussi, en creux, c'est l'**absence quasi totale**, dans le discours des dirigeants iraniens cités, de toute référence au coût humain et économique que cette défiance impose à la population civile. Les pénuries de carburant, la baisse drastique du trafic maritime dans le détroit — passé selon **MarineTraffic** d'une moyenne de **110 navires par jour** à seulement **15** — et l'isolement économique croissant du pays ne trouvent quasiment aucun écho dans les déclarations officielles analysées ici, entièrement centrées sur la souveraineté et la vengeance.

C'est peut-être le trait le plus révélateur de ce portrait : un régime qui préfère parler de martyre collectif et de nouvel ordre régional plutôt que d'admettre, même implicitement, le coût réel que sa politique de défiance fait porter à ses propres citoyens, pris en étau entre les sanctions occidentales et l'isolement diplomatique qu'il a lui-même choisi d'aggraver.

*Un régime capable de survivre à la mort de son guide suprême, à des dizaines de frappes militaires et à l'effondrement de son trafic maritime, sans jamais infléchir son discours d'un iota, n'est pas simplement résilient. Il est structurellement incapable d'admettre le coût de ses propres choix — et c'est sa population qui paie cette incapacité.*

## Oman, dernier canal d'un dialogue qui refuse de mourir

### Araghchi à Mascate, symbole d'une diplomatie parallèle

Malgré la **défiance publique** affichée à tous les niveaux du pouvoir iranien, un fait mérite d'être souligné dans ce portrait : Téhéran continue d'envoyer ses négociateurs à Oman. Le ministre des Affaires étrangères **Abbas Araghchi** a rejoint le sultanat pour poursuivre les discussions sur l'avenir du détroit d'Ormuz, selon Al Jazeera, preuve que même le régime le plus fermement campé sur ses positions publiques garde ouverte une **porte de sortie discrète**.

Cette coexistence entre défiance publique maximale et négociation discrète continue illustre une caractéristique constante de la diplomatie iranienne depuis des décennies : afficher une fermeté totale devant sa propre population et ses partisans les plus radicaux, tout en maintenant, en coulisses, des canaux permettant d'éviter le pire. C'est un **exercice d'équilibriste** que le régime pratique avec une habileté certaine, même si son efficacité réelle reste à démontrer face à la détermination américaine actuelle.

### Les envoyés américains et la carotte des 300 milliards

Selon Al Jazeera, les envoyés américains **Steve Witkoff** et **Jared Kushner** ont exhorté l'Iran à **« penser plus grand »** et à envisager la levée des sanctions, la reprise du commerce et l'accès à un **fonds de 300 milliards de dollars** qui permettrait de reconnecter l'économie iranienne au reste du monde. C'est une **offre substantielle**, qui contraste fortement avec la rhétorique de vengeance et de martyre dominante dans le discours public iranien analysé dans ce portrait.

Le fait que cette offre n'ait, pour l'instant, produit aucune inflexion visible dans la posture publique de Téhéran en dit long sur la priorité que le régime accorde à la préservation de son image de résistance plutôt qu'à l'amélioration concrète et immédiate des conditions économiques de sa population. C'est un choix politique, assumé, dont les conséquences continueront de se faire sentir tant que la défiance restera la ligne officielle.

*Trois cents milliards de dollars, une économie exsangue, une population qui fait la queue pour de l'essence — et pourtant, le régime continue de privilégier son image de résistant plutôt que le bien-être concret de ses citoyens. C'est le portrait d'un pouvoir qui a fait, depuis longtemps, son choix entre l'orgueil et la prospérité.*

## La rue iranienne, absente des récits officiels de défiance

### Des files d'attente que les discours ne mentionnent jamais

Pendant que les responsables iraniens multiplient les déclarations de fierté nationale, la réalité quotidienne de la population raconte une histoire radicalement différente. Les pénuries de carburant, aggravées par les frappes répétées sur les infrastructures énergétiques et par l'effondrement du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, touchent directement la vie ordinaire des citoyens iraniens. Aucun des responsables cités dans ce portrait — ni **Pezeshkian**, ni **Azizi**, ni **Rezaei** — n'a consacré une seule phrase publique à l'impact concret de cette crise sur le quotidien des familles iraniennes.

Ce silence n'est pas accidentel. Il reflète une hiérarchie de priorités assumée par le régime : la souveraineté symbolique sur le détroit d'Ormuz prime sur le bien-être immédiat de la population, même quand cette dernière paie le prix direct des sanctions, des pénuries et de l'isolement économique croissant que la politique de défiance continue d'aggraver semaine après semaine.

### Un contraste que les caméras officielles ne montrent jamais

Ce contraste entre le discours de fierté nationale et la réalité matérielle du pays constitue l'un des angles morts les plus révélateurs de ce portrait. Les médias d'État iraniens, largement cités dans la couverture officielle des événements, insistent sur la résilience nationale et la légitimité de la résistance, sans jamais aborder frontalement le coût économique réel que cette posture impose à des millions de citoyens ordinaires, coincés entre les sanctions occidentales et les choix stratégiques de leurs propres dirigeants.

C'est peut-être là le véritable test de la défiance iranienne dans les mois à venir : non pas sa capacité à résister aux frappes américaines, mais sa capacité à maintenir la cohésion sociale interne face à une population dont la patience économique a des limites que même la rhétorique la plus habile ne pourra pas éterniser indéfiniment.

*On parle beaucoup de martyre et de souveraineté dans les palais du pouvoir iranien. On parle beaucoup moins des files d'attente devant les stations-service, des familles qui rationnent leur essence, des économies domestiques étrannglées par des sanctions dont leurs propres dirigeants refusent d'assumer la responsabilité. Ce silence en dit plus long que tous les discours officiels réunis.*

## Ce que ce portrait révèle sur la nature du pouvoir à Téhéran

### Un régime qui a besoin de l'ennemi extérieur pour se légitimer

Au terme de ce portrait, une **conclusion** s'impose avec une clarté presque dérangeante : le régime iranien actuel a besoin de la confrontation avec l'Occident pour justifier sa propre existence et les sacrifices qu'il impose à sa population. Chaque frappe américaine, chaque déclaration hostile de Trump, chaque pression diplomatique devient immédiatement matière première pour un discours de résistance héroïque qui masque l'incapacité structurelle du régime à offrir autre chose à ses citoyens que la fierté d'un défi permanent.

Ce n'est pas un hasard si les figures les plus modérées, comme le président Pezeshkian, adoptent le même vocabulaire de défiance que les faucons les plus radicaux comme Rezaei. C'est le signe d'un **système politique** où la survie même des dirigeants dépend de leur capacité à démontrer, en permanence, qu'ils ne céderont jamais face à l'Occident — quel qu'en soit le coût réel pour le pays.

### Un portrait qui interroge l'avenir plus qu'il ne le prédit

Ce que ce portrait ne peut pas prédire, c'est la durée pendant laquelle cette stratégie de défiance permanente restera tenable face à l'épuisement économique croissant, aux pénuries qui s'aggravent et à une population qui, tôt ou tard, pourrait remettre en question le prix de cet orgueil national. Pour l'instant, le régime tient. Mais tenir n'est pas gouverner, et la différence entre les deux pourrait bien devenir, dans les mois à venir, la véritable ligne de fracture de ce pouvoir.

Ce portrait d'un régime qui refuse de plier reste, en définitive, le portrait d'un pouvoir qui a choisi de parier son avenir sur la conviction que la fierté rhétorique peut suffire à compenser l'absence de solutions concrètes à la crise qu'il a lui-même largement provoquée.

*Un régime qui a besoin de l'ennemi pour exister est un régime fragile, quoi qu'il en dise. La vraie force ne se mesure pas à la capacité de résister aux frappes, mais à celle d'offrir un avenir à sa population. Sur ce terrain, Téhéran n'a, pour l'instant, rien à montrer.*

## Conclusion : Le portrait d'une fierté qui refuse de compter ses pertes

### Une défiance qui a un prix que personne, à Téhéran, ne veut nommer

Ce portrait de l'Iran en 2026 est celui d'un pays qui a choisi la résistance symbolique plutôt que la négociation pragmatique, malgré des pertes humaines, militaires et économiques considérables depuis le début du conflit en février. De Pezeshkian à Rezaei, en passant par Azizi et Shakeri, chaque voix officielle contribue au même récit : celui d'une nation qui préfère le martyre déclaré à la reddition, même symbolique, face à une pression américaine pourtant massive et documentée.

Mais ce portrait révèle aussi les limites d'une telle stratégie : les canaux diplomatiques à Oman restent ouverts, l'offre américaine de 300 milliards de dollars reste sur la table, et la population iranienne continue de subir directement les conséquences d'un choix politique qui privilégie l'image de fermeté sur toute autre considération. Tant que cette dynamique persistera, le détroit d'Ormuz continuera d'être le théâtre d'un affrontement dont l'issue reste, pour l'instant, entièrement incertaine.

*Un portrait n'est jamais une prédiction. Mais quand un régime préfère, année après année, l'orgueil à la prospérité de son peuple, l'histoire a déjà montré, ailleurs, comment ce genre de pari se termine. Téhéran n'échappera probablement pas à cette règle, quel que soit le temps qu'il lui faudra pour l'admettre.*

**Signé Maxime Marquette, chroniqueur**

## Encadré de transparence du chroniqueur

### Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais **chroniqueur et analyste**. Mon expertise réside dans l'observation et l'analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l'objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. **Je prétends à la lucidité analytique**, à l'interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d'offrir une lecture critique des événements.

### Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre **faits vérifiés et analyses interprétatives**. La règle de méthode est constante : une information factuelle n'est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous **Sources**, jamais ici.

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**Familles de sources secondaires** : publications spécialisées, médias d'information reconnus internationalement, analyses d'institutions de recherche établies, rapports d'organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d'institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l'institution exacte est nommée sous **Sources**.

### Nature de l'analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une **synthèse critique et contextuelle** basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d'experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d'interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l'observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n'est promise d'avance; lorsqu'un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

## Sources

### Sources primaires

- [L'Iran affiche sa défiance alors que Trump s'emporte sur les frappes du détroit d'Ormuz — Al Jazeera, 8 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/2026/7/8/iran-signals-defiance-as-trump-fumes-over-strait-of-hormuz-strikes)

- [Liveblog : les États-Unis exigent une déclaration publique de l'Iran sur le détroit d'Ormuz — Al Jazeera, 11 juillet 2026](https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2026/7/11/iran-war-live-us-demands-iran-publicly-state-strait-of-hormuz-open-for-all)

- [Les États-Unis insistent : l'Iran « ne contrôle pas » le détroit d'Ormuz — RFE/RL, 9 juillet 2026](https://www.rferl.org/a/iran-war-us-hormuz-oil-blockade-gulf-israel/33640284.html)

### Sources secondaires

- [Trump salue une deuxième nuit de frappes contre l'Iran comme une « rétribution » — The Telegraph, 8 juillet 2026](https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/07/08/us-iran-strikes-persian-gulf-nato-chief-summit-ankara/)

- [Le trafic dans le détroit d'Ormuz s'effondre alors que l'Iran est enterré après des jours de frappes — CNN, 10 juillet 2026](https://www.cnn.com/2026/07/10/world/live-news/iran-war-trump)

- [Chronologie de la crise du détroit d'Ormuz en 2026 — Wikipedia](https://en.wikipedia.org/wiki/2026_Strait_of_Hormuz_crisis)

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Source : Maxime Marquette, MadMax. Pour citer ce texte, nommer l’auteur et lier https://mad-max.co/fr/article/portrait-l-iran-qui-refuse-de-plier-malgre-la-colere-de-trump-sur-ormuz
